Mes conseils pour réussir les parcours de maniabilité à allure normale de l’examen pratique du permis de conduire moto, hors circulation (plateau). Conseils certes issus de mon expérience professionnelle, mais pour autant, qui ne sont ni infaillibles, ni incontestables. Aucun conseil théorique ne vaudra jamais l’analyse sur place et en direct d’un formateur professionnel compétent et pédagogue.
Vidéos
http://www.youtube.com/watch?v=iEwV1nP5xXo
http://www.youtube.com/watch?v=kb_aEfjhWQA
Si votre trajectoire et votre technique du demi-tour sont bonnes, le chrono viendra tout seul.
Il ne sert à rien de vouloir aller super vite, surtout sur le slalom retour. Si vous en êtes à essayer de gagner du temps sur le slalom aller et/ou retour, c’est que vous n’avez pas encore la bonne technique de contrebraquage sur le slalom, ni la bonne technique pour le demi-tour.
La réussite du parcours rapide se joue sur deux phases cruciales: le départ et le demi-tour.
1. Le départ et l’entrée du slalom
Le départ
Partir du bout de la piste pour bien prendre de l’élan.
Pour gagner du temps tout au début, avant la ligne de chronométrage, il faut accélérer très fort au départ et monter rapidement les rapports.
Première étape, démarrer en se lançant : premier rapport enclenché, un peu d’accélérateur, on relâche rapidement l’embrayage, mais pas d’un coup pour ne pas caler.
Il est important de relâcher rapidement l’embrayage pour pouvoir ensuite accélérer fort sans risquer de cabrage, ni de “cirage” d’embrayage.
La maîtrise du levier d’embrayage est un point difficile mais fondamental dans l’apprentissage de la conduite moto.
Contrairement à la voiture où l’embrayage ne sert qu’à démarrer et changer de rapport, l’embrayage répond à plusieurs fonctions : en plus de faciliter le passage des rapports à la montée comme à la descente (et surtout quand on le souhaite car il est possible de changer de rapport sans débrayer), il sert aussi à moduler la rapidité de démarrage et à gérer l’arrivée de la puissance de façon bien plus fine qu’avec l’accélérateur.
Beaucoup de débutants ont tendance à faire “ronfler” le moteur au démarrage en maintenant une forte accélération tout au long d’un lent lâcher d’embrayage, afin de rester certains de ne pas caler. Problème : non seulement cela abîme à la longue le mécanisme d’embrayage, mais cela rend inefficace l’accélération puisque celle-ci se retrouve absorbée par l’embrayage au lieu d’être transmise à la roue arrière.
Il est très important de savoir démarrer fort sur une courte distance et cela ne peut se faire qu’en apprenant à lâcher rapidement l’embrayage sans caler.
Embrayage lâché, on accélère fort et longtemps en restant en première.
Il faut monter le régime moteur jusqu’aux deux tiers de la plage d’utilisation, c’est-à-dire aux deux tiers du régime de zone rouge. Si la zone rouge est à 10.000 tours/minute, on tire jusque 7.000 tr/min.
Avec le pied gauche qui reste positionné sous le sélecteur, couper les gaz très vite et débrayer en même temps d’un coup, passer la 2e, relâcher l’embrayage rapidement. Débrayer de nouveau très vite, passer la 3e, relâcher une dernière fois l’embrayage et garder un filet de gaz pour une vitesse stabilisée d’environ 45 km/h.
Il faut passer la 3e avant la ligne de chronométrage, sans attendre d’être à la hauteur du premier plot de slalom.
L’entrée du slalom
Cela permet de commencer le slalom trois ou quatre mètres AVANT d’être à la hauteur du premier plot.
Il faut incliner la moto pour viser le premier plot, comme si vous vouliez lui passer dessus. En fait, vous allez passer juste derrière, ce qui permet de passer dans la première moitié des portes, sans jamais risquer de toucher un plot, en restant au plus près de l’axe médian, sans s’en éloigner de plus d’un mètre de part et d’autre.
Avec cette technique, on passe la montée du slalom sur le bon tempo (environ 45 km/h) pour un aller entre 8 et 9 secondes avant d’attaquer le demi-tour. Ce qui permet de faire le retour sur un rythme moins soutenu (35-40 km/h), à condition que le demi-tour soit correct.
Important : Regarder loin, au bout de la piste, ne pas regarder les cônes au sol !
Toujours regarder loin et à hauteur d’homme, pas devant votre roue. Mais votre moniteur vous le dira bien assez.
2. Le demi-tour
Tout au long du slalom aller, le regard doit rester constamment sur le plot central du demi-tour.
A la sortie du slalom aller, coup de gaz pour aller vers le demi-tour.
N’hésitez pas à accélérer fort. Vous êtes en 3e, la moto ne va pas lever la roue avant… Vous devez être presque en ligne droite à cet endroit, puisque vous allez tout droit en diagonale de l’avant-dernier plot vers l’extérieur du demi-tour. Vous disposez d’environ 12 mètres entre la dernière porte du slalom aller et l’entrée du demi-tour, alors accélérez bien sur 5 à 6 mètres.
Vous devez vous mettre sur une trajectoire bien à l’extérieur, en frôlant la ligne blanche extérieure, sans la mordre, sans rouler dessus.
A environ 5-10 mètres de l’entrée du demi-tour, freinage puissant.
Freinez fort des deux freins, mais brièvement. Il faut perdre beaucoup de vitesse en peu de distance, mais sans arriver trop lentement non plus. Donc freinez fort de l’avant et de l’arrière pendant une seconde, puis relâchez l’arrière : le frein avant est plus facile à doser.
Débrayez pour vous placer en roue libre en continuant à freiner légèrement (seulement de l’avant) pour moduler votre vitesse et arriver sur le demi-tour à une allure correcte.
Il ne faut pas vouloir trop ralentir, ne pas perdre trop de vitesse : le virage doit se négocier entre 15 et 20 km/h, vitesse nécessaire pour pouvoir incliner la moto.
Exercice de préparation
Cela peut se travailler en effectuant des demi-tours sur le ralenti de 2e, à répétition et dans les deux sens.
Pas d’accélération, pas de frein, juste débrayer à fond au moment où on déclenche le virage, donc au niveau du plot central. Relâcher lentement l’embrayage en sortie de virage.
Pour tourner court, on tourne le guidon au maximum et ensuite, on incline la moto. Dans le demi-tour, s’attacher à incliner au maximum, en poussant le guidon vers le plot et en appuyant sur le pied intérieur.
Cet exercice permet de se rendre compte que l’on peut incliner fortement la moto sans perdre l’équilibre et que cela permet de virer très court. A condition de conserver de la vitesse !
Tourner sur le ralenti de 2e permet de se rendre compte de la vitesse minimale à conserver.
Tout en continuant à freiner de l’avant, rétrogradage de deux rapports.
Vous pouvez choisir de négocier le demi-tour en première ou en deuxième. La souplesse d’emploi des moteurs quatre-cylindres permet de passer sur la 2e, alors que le frein-moteur des bicylindres inciterait plutôt à descendre en 1e. Rétrograder jusqu’en 1e impose de descendre, puis monter 2 rapports, ce qui prend plus de temps. Passer en 2e augmente le risque de calage en sortie.
Au total, il est préférable de négocier ce demi-tour serré en roue libre, mais avec le premier rapport engagé pour préparer l’accélération en sortie de demi-tour.
Cela impose de savoir rétrograder rapidement les deux rapports en relâchant très brièvement l’embrayage au point de patinage (pour profiter d’un peu de frein-moteur et surtout confirmer le verrouillage du rapport) entre chaque passage de rapport. Ne pas dépasser le point de patinage pour limiter le frein-moteur et éviter de casser votre vitesse de façon incontrôlée.
Ensuite, on débraie à fond et on reste en roue libre pour doser le freinage sans être dépassé par le frein-moteur.
Tourner au bon moment
Il faut déclencher le demi-tour quand votre corps est à la hauteur du plot central. Surtout pas avant et pas trop longtemps après : l’épaule au niveau du plot.
Plus tôt, la moto risque de toucher le plot et on aura tendance à la redresser pour éviter cela, ce qui va nous faire élargir la trajectoire en sortie.
Plus tard, on parcourt plus de distance et on perd du temps.
Engager le demi-tour sans frein, mais débrayé.
Il est très important de ne plus être en train de freiner de l’avant pour attaquer le demi-tour.
En relâchant le frein avant, la moto va se redresser, la détente de la fourche aidera à bien tourner.
Par contre, il faut entamer le demi-tour avec le levier d’embrayage tiré à fond, complètement débrayé.
Cela libère la direction et permet de tourner plus serré, sans être entraîné par le moteur, en profitant de l’inertie pour garder l’équilibre et ne pas mettre de pied à terre.
Attention : je parle bien de “commencer” le demi-tour en étant débrayé, pas de faire tout le demi-tour en roue libre jusqu’en sortie !
Mais plus vous arriverez avec de la vitesse, plus longtemps vous pourrez rester en roue libre.
Certes, me direz-vous, mais si on arrive trop vite ? Hé bien, on freine, mais seulement de l’arrière. Le frein arrière sert précisément à se ralentir sans gêner la maniabilité, sans redresser la moto.
Dans la sortie, relâcher le levier d’embrayage au point de patinage pour le mettre en prise, puis le relâcher progressivement tout en accélérant là aussi très progressivement. J’ai bien dit : “progressivement” ! Une reprise brusque de vitesse ferait se redresser la moto et élargirait la trajectoire de sortie.
Pendant tout le temps du freinage et rétrogradage, regardez le plot central du demi-tour.
Une fois que vous êtes arrivé à sa hauteur, au moment où il est au niveau de votre épaule, dites-vous que vous voulez aller le toucher. Fixez-le bien, mais brièvement.
Il est TRES important, fondamental, d’attendre que le plot de demi-tour soit à votre hauteur avant de commencer à tourner. Si vous tournez trop tôt, vous allez risquer de toucher le plot, vous allez vouloir l’éviter, donc redresser la moto et perdre ainsi tout le bénéfice de l’inclinaison. Pour une trajectoire homogène et fluide, tournez autour du plot, derrière lui, et non dessus !
Dès que vous commencez à tourner, lâchez le plot des yeux et reportez votre regard sur le premier plot du slalom retour.
Il ne suffit pas de juste lever les yeux : il faut tourner la tête et pivoter tout le haut du torse. Les épaules entraînent les bras qui font tourner le guidon.
Cela suppose bien sûr de ne pas avoir les bras tendus, ni les épaules contractées.
Dès que l’on commence à tourner, le regard se lève, la tête se tourne par-dessus l’épaule pour aller chercher le premier plot du slalom retour.
C’est lui l’objectif, il faut le fixer et ne pas le lâcher des yeux.
Il faut pivoter tout le haut du corps, envoyer les épaules vers la sortie. Non seulement cela permet à la tête de bien tourner, mais surtout, cela entraîne les bras et aide à la rotation du guidon. Et pour cela, encore une fois, il faut détendre les épaules.
Dans tous les cas, ne pas regarder le bord de la piste, ne pas jeter un oeil sur les lignes blanches des limites, à aucun moment : ce serait le meilleur moyen d’aller droit dessus.
Trouver sa position.
Il va falloir pousser sur le guidon intérieur pour faire s’incliner la moto et lui faire engager le demi-tour, avant de tourner le guidon pour tourner serré.
Deux positions sur la moto sont possibles.
Première possibilité : se déhancher vers l’extérieur, avec le corps droit, tendre le bras intérieur en poussant sur le guidon, appuyer sur le pied intérieur.
Deuxième possibilité : se déhancher vers l’intérieur, en se penchant vers l’avant et sur le côté, plier le coude en appuyant sur le pied intérieur et sur la main intérieure.
Testez les deux pour voir ce qui vous convient le mieux.
Ne pas réaccélérer trop tôt.
Repartir dès que la roue avant est alignée vers la sortie, mais sans accélérer de suite. Accélérer trop tôt vous ferait “élargir”.
Qu’est-ce qui va faire se redresser la moto ? La reprise de vitesse.
Nous avions freiné en entrée pour perdre de la vitesse (mais pas trop). Ne pas oublier de totalement lâcher le frein avant en entrant dans le virage.
Dès la moitié du demi-tour, commencer à donner des coups de gaz pour préparer la réaccélération. Celle-ci va se faire en relâchant progressivement le levier d’embrayage, d’abord au point de patinage, puis progressivement.
Faire non pas seulement une moitié de tour (un “demi-tour”), mais bien deux tiers d’arc de cercle. Il faut continuer à tourner un peu après avoir fait demi-tour, toujours sans lâcher des yeux le slalom retour.
Quand la roue avant est orientée vers le plot de slalom retour, relâcher l’embrayage complètement, ce qui remettra la moto droite et la roue arrière dans l’axe.
Attention à ne pas vouloir redresser la moto vous-même !
C’est un défaut très répandu, qui vous fait élargir tout à la fin de votre sortie. C’est la reprise de vitesse qui redressera toute seule votre moto, pas besoin de l’aider en redressant le guidon. Gardez le guidon tourné jusqu’à la toute fin du demi-tour, il se redressera de lui-même lors de l’accélération.
Accélérer fort, monter un ou deux rapports, puis stabiliser l’allure en 3e pour effectuer le slalom retour.
Exercice de préparation
Enchaînez les demi-tours (à droite et à gauche) sur une portion de ligne droite d’une largeur légèrement inférieure à celle du du parcours “officiel” (qui fait 6 mètres de large), aux abords bien dégagés pour ne pas être gêné visuellement. Commencer sur le ralenti de 2e, afin de travailler le regard et la position sans avoir à se soucier de l’allure, jusqu’à ce que ça passe tout seul. Puis ajouter d’abord le freinage et rétrogradage avant, puis la réaccélération avec montée de rapports après.
Adopter une allure de retour adaptée à l’exercice final
Le retour peut se faire moins rapide que l’aller pour avoir une vitesse qui rend la manoeuvre finale plus simple : entre 35 et 40 km/h (grand maximum) pour l’évitement, 45 km/h pour le rétrogradage, autour de 40 km/h pour le freinage sur le sec.
Réduire de 5 km/h sur le mouillé.
Le temps se gagne à l’aller et sur le demi-tour, pas au retour !
Quelques conseils:
Effectuer le parcours en passager avec le moniteur, une première fois pour comprendre que la moto tient bien la route (ça rassure) et une deuxième fois pour visualiser la trajectoire.
Un petit “truc” : pour les exercices avec entrée à droite (évitement droite et rétrogradage), placer sa moto à GAUCHE de la piste (le jour de l’examen, on peut partir d’où on veut). Faire l’inverse pour les entrées à gauche (évitement gauche et rétrogradage).
Excellent, encore une fois
excellent site et merci de l’avoir réalisé. la lecture des différents sujets, des commentaires et autres conseils m’ont permis de dédramatiser et de me détendre. Aprés mon code (26 ans de permis auto!) j’ai réussi cet aprés midi le “plateau” avec un 4A. Alors encore merci!
Au niveaux de l’entré dans le “S” mon moniteur ma dis de prendre vraiment large, et de passer derrière le plot a environ un mètre . Lui et toi vous avez parfaitement raison, depuis qu’il m’a dis cela je gagne du temps dans l’allé comme cela je peut revenir moins vite au retour car mon problème est que je revient trop vite, et a l’évitement “AIE” je vais trop vite, et je me mange un “C” a cause de l’arrêt
c’est tres bien , il faudrait faire passer le message à tous ceux qui circule en deux roues tres bon travail claude 69 ans 51 ans de permis et toujours sur deux roues goldwing 1800 pas un seul accident de la route un conseil une bonne métrise de son vehicule comme il est expliqué tres tres bien avec cela vous devez réussir le plateau bonne journée
Attention au sol mouillé !
Pour mon cas, sur le sec tout allait bien, mais lorsque j’ai passé le plateau, le sol était humide, et là, ça change tout. Je démarre impec, je passe les cônes sans problème, j’accélère franchement avant le demi-tour et juste avant d’entamer le tour du cône, grand coup de frein avant et arrière et là … les 2 roues bloquent et je pars tout droit. Grosse frayeur, du coup à mon second passage je “merdouille” et au lieu de retrograder en 1er au demi-tour, je me retrouve au point mort. Verdict un C, mais qu’à cela ne tienne, j’ai retenu la leçon. Mon conseil sur le mouillé : ne pas freiner comme un bourrin et pour cela, s’aider du frein moteur : facile, il suffit de relacher la poignée d’embrayage d’un coup à chaque rétrogradage, 3ème – 2de puis 2de- 1ère, au lieu de descendre la 3ème et la 2de en même temps sans lâcher la poignée, comme on peut le faire sur sol sec. Autre difficulté sur le mouillé, ne pas oublier que la distance d’arrêt augmente de moitié, il faudra donc y aller mollo à la fin du parcours pour s’arrêter au bon endroit et ne pas s’affoler si la roue arrière bloque un peu.
Voilà, ça fait maintenant 4 mois que j’ai mon permis A, j’ai 50 ans et c’est que du bonheur, à condition de rester prudent (surtout lorsqu’il pleut).
Bonjour,
Je passe le 28 et j’ai encore 10 de cours devant moi, et il me reste à maitrise les évitement.
Concrètement, je fais l’aller en moins de 6 secondes, mais je sors du demi tour au bout de 12. Etant sur une ER 5, je rétrograde et tourne sur le frein moteur, ayant trop peur de me vautrer en roue libre.
En attendant mon tour quand on est 2/ 3, j’ai essayé de tourner en roue libre après avoir été sur le ralenti de 1ere, mais la moto perdait trop de vitesse, je vais donc essayer sur le ralenti de 2e.
De même, pour le demi tour je regarde directement en arrière sans regarder le cône, je tourne donc 1 ou 2m derrière lui.
Enfin, ma question : tourner en roue libre me fera-t-il gagner des secondes ? Car à l’heure actuelle, le frein moteur me donne une sensation de sécurité. De plus, j’ai peur de tendre la chaine trop violemment en accélérant fort en sortie de demi tour ….
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Réponse
Aucun risque pour la chaîne.
Slalom aller en moins de 6 secondes, c’est très rapide. Par contre, six secondes pour sortir du demi-tour, c’est ultra long…
Le frein-moteur donne en effet une sensation de sécurité, mais empêche de tourner le guidon et gêne pour incliner la moto.
Ce sont de très bons conseils !! je suis moniteur moto et j’ai retrouvé plusieurs de mes explications dans ces lignes, je fait d’ailleurs 2 passages avec les élèves derrière lors des premiers parcours, un pour leurs donner confiance en la moto et un autre pour garder un “parcours type” en tête, avec rythme et trajectoires.
),et éviter de rester au ralenti sinon on se retrouve dans la même configuration qu’au lent, donc obligé de garder la moto droite et tourner le guidon “a plat”, ce qui fait perdre de précieuses secondes.
Petite précision a propos demi tour, (et aussi pour plop ) un 1/2 tour au parcours normale est différent de celui que l’on pourrait retrouver aux parcours lent, c’est a dire qu’il faut que la moto se penche légèrement.on utilise donc le “coté” des pneus qui a un rayon plus petit et qui nous aide a tourner, il faut donc garder un peu de vitesse (car plus les roues tournent vite, plus on a d’équilibre,fiche 15: l’effet gyroscopique
plop, ne t’inquiète pas pour la chaîne, elle est prévue pour!! Il suffit de suivre les conseils ci dessus et relâcher progressivement l’embrayage dans le dernier tiers du 1/2 tour et de bien relancer la moto une fois celle ci droite.
Voilà, en espérant avoir été utile et encore bravo à l’auteur de ce blog.
V
Pas étonnant de trouver d’aussi bons conseils vu que tu es moniteur toi aussi si j’ai bien compris !! En tout cas merci, en parcourant un peu plus ton blog j’ai découvert des astuces et conseils que je ne connaissais pas et qui vont me permettre d’être plus performant dans mon boulot !
Belle initiative de faire un blog comme celui ci, bravo !!
V
Bonjour pourvez me dire au niveau du demi tour a quelle moment on freine et on rétrograde merci
cordialement.
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Réponse
Le demi-tour du parcours à allure normale est une séquence complexe, une succession très rapide d’opérations à enchaîner rapidement et sans erreur.
Première étape, la sortie du slalom aller.
Elle se prépare dès l’avant-dernier plot du slalom, on donne une franche accélération pour gagner du temps et acquérir de la vitesse. Cette vitesse donnera l’inertie nécessaire pour incliner et tourner serré dans le demi-tour.
Deuxième étape, l’arrivée sur le demi-tour.
Il s’agit de ralentir, mais sans perdre toute la vitesse acquise lors de l’accélération précédente. On commence par couper les gaz et dans le même temps, freiner. Non pas fort à quatre doigts, mais pour un freinage dégressif, à deux doigts, accompagné d’un rétrogradage très rapide de deux rapports.
Ce freinage doit être effectué le plus tard possible, au plus près de l’entrée du demi-tour sur la ligne extérieure, jusqu’au niveau du plot.
Dès qu’on est à la hauteur du plot central de demi-tour, on arrête de freiner et on débraie pour libérer la direction.
La fin du freinage détend la fourche, ce qui va faciliter l’inclinaison de la moto dans le demi-tour.
D’après mes souvenirs, peu importe la machine : tu rétrogrades avant d’effectuer ton demi tour, tu n’es pas en roue libre lorsque tu commences le demi tour. Evidemment, tu freines avant, tu tournes ensuite. En fait, schématiquement ça donne ça : Freinage avec rétrogradage, vitesse stabilisée, tu commences ton demi tour seulement après, le regard et hop tu réaccéléres en fin de demi tour, je ne sais pas si je suis très clair.
J’ai une question d’ordre technique : j’avais appris sur une CBF500, nous passions le demi tour en première, actuellement je roule sur ma machine, une CBF600NA8 donc un 4 cylindre, s je devais refaire le parcours allure normale du plateau, à quelle rapport devrais-je passer mon demi tour ? En seconde je pense mais je n’en suis pas certain. Sachant que la souplesse du 4 patt’ est très agréable au quotidien.
Pareil concernant le parcours à allure lente, il m’arrive d’effectuer des demi-tours (hé oui malgré 4 ans de permis ça arrive) et je ne sais jamais si c’est mieux de rester en seconde et qu’il n’y aura pas calage.
Merci par avance.
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Réponse
D’accord avec le schéma général.
Sauf qu’après le freinage/rétrogradage, on relâche certes le levier d’embrayage pour se donner un poil de frein-moteur, mais ensuite, on débraie bien pour commencer le demi-tour en roue libre. Hé oui, ça tourne mieux car cela libère la direction !
Et dans le demi-tour, on se remet au point de patinage avec du gaz pour préparer la réaccélération en sortie de demi-tour.
Effectivement, la souplesse des moteurs 4-cylindres permet de négocier le demi-tour du parcours d’examen sur le 2e rapport.
Toutefois, ce n’est pas conseillé car il y a risque de calage en sortie si le motard a trop freiné à l’entrée.
Quant au demi-tour à allure lente, il se pratique de préférence sur le 1er rapport, au point de patinage et avec de l’accélération pour assurer une basse vitesse sans calage.
J’ai appris sur une CBF600N et je passais le demi-tour en 2ème et à la fin du demi-tour je faisais un peu cirer l’embrayouare pour repartir rapidos, ça me faisait gagner du temps
MERCI POUR TES CONSEILS. je me régale à chaque lecture.
Bonjour à toutes et à tous , je passe le plateau demain en ER6 et mon moniteur nous fait prendre le demi tour du rapide en deuxieme , je lui ai demandé pourquoi car partout je lis que c’est en premiere normalement et il me dit que je gagne du temps en seconde et que ca m’apprends à incliner la moto . Mais c’est vrai qu’en seconde il m’arrive de caler à la sortie du demi-tour ce qui me fait peur pour demain !!!
Merci
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Réponse
Tu demanderas à ton formateur en quoi passer le demi-tour sur le second rapport apprend à incliner… On peut incliner tout autant en 1e, à condition de ne pas rester sur le ralenti de 1e.
Passer le demi-tour en seconde peut faire gagner du temps, en effet, mais peut aussi tout faire perdre à cause des risques de calage, surtout avec un moteur bicylindre comme celui de l’ER-6n. Autrement dit, ton formateur te prépare à réussir l’examen avec de la chance, mais pas à conduire correctement.
J’espère quand même que ça se passera bien pour ton examen !
bonjour, je suis en pleine apprentissage depuis debut septembre, j’ai fais bcp de progrès pr une jeune femme de mon gabarit (petite & fine) pas évident pr controler le poids de la moto ^^ & je voudrais avoir des conseils pr le lent, j’ai encore du mal a etre bien reguliere dans mes parcours (un coup plusieurs A ou un C, B…) Comment ou au bout de combien de temps serais je reguliere? & qlq conseils aussi sur l’évitement je suis tombée une fois sur celui ci & depuis blocage des que j’arrive dessus!J’arrive tt de même a avoir des B voir A sur celui ci mais j’arrive ds l’évitement a 44km/H alors que j’arrivais plus vite avant..Merci
44 km/h c’est largement suffisant pour une fin de parcours allure normale !
Quant à la régularité, y’a pas à s’inquièter, elle arrive plus vite qu’on ne pense.
…Effectivement, la régularité , s’installe sans qu’on s’en aperçoive . Il arrive même parfois qu’on se surprenne soi-même au fil des heures …
Encore une fois, l’adage se verifie …” c’est en forgeant que l’on devient forgeron ” ..
V motard …
Un autre Eric …( avec trente de moto quasiment sans interruption, encore un ” roule toujours” aujourd’hui , pour longtemps encore j’épère …).
Super site, vraiment, j’avais manqué mes plateaux à cause d’un stress énorme et j’ai réussi après avoir découvert toutes les explications nécessaires ici, une fois bien appliquées tout marche parfaitement ! Vraiment bravo et encore merci, je passe ma conduite dans 10jours, le permis est proche !
J’ai découvert ce site qui donne beaucoup d’info très utiles en complément des infos distillé par les moniteurs.
Je passe le plateau le 14 décembre 2011 et je commence à stresser, malgré une bonne expérience du 2 roues (scooter 125) depuis presque 10 ans. En tout cas, ce site contient aussi des liens super. Ah oui, sinon, j’ai 46 ans, le bon age pour apprendre ? A mon avis, oui, on est plus prudent…
Bravo à l’auteur.
Bonsoir,
Je découvre ce site et après la lecture de seulement deux articles je ne suis pas totalement d’accord avec le contenu.
Premièrement sur la manipulation du levier d’embrayage ; il ne se lâche jamais ; “on lâche les fauves” oui, on peut lâcher tout et n’importe quoi oui, mais pas le levier d’embrayage. Il existe deux mots – embrayer/débrayer – ce sont deux notions différente de “lâcher” et qui sont attachées à la manipulation d’un outil précis – l’embrayage -, allez lire la définitions de ses mots dans un dictionnaire et vous comprendrez la subtilité. C’est de la terminologie certes mais elle à sont importance.
Deuxièmement sur le réglage de l’allure lente là aussi il y une notions avec ses deux valeurs qui ne transparait pas dans vos écrits. Les deux valeurs de cette notion sont un des piliers “des notions de bases de manipulation d’un deux roues” et à la lecture de vos explications l’on peut ce rendre compte que vous n’y faite pas référence.
Et dans les explications de la gestion des freins ce n’est pas çà non plus
Et dans les explications de la gestion du demi tour ce n’est pas çà non plus
Et le verbe “réaccélérer” n’existe pas.
Allez je zap …
* * *
Réponse
J’adore ces gens qui font mine de savoir, qui pinaillent sur des mots parce qu’ils préfèrent les termes techniques, qui disent “c’est pas ça”, mais qui surtout n’expliquent rien, ne corrigent rien. “La critique est aisée, l’art est difficile”. Facile de dénigrer quand on ne prend pas soi-même le risque d’expliquer.
Zappez donc, mais alors, pourquoi vous être donné la peine de rédiger un commentaire, sinon pour vous faire mousser ?
C’est vrai çà ….C’est tellement facile de critiquer, et de s’en aller juste après ….Ca me fait penser à des tas de moniteurs auto que j’aicroisé à ce jour ….
Ils critiquent, ils engueulent les élèves parcqu’ils ne savent pas ….mais ils ne sont pas fichus d’expliquer et d’enseigner ce qu’il faudrait savoir …..
Je viens de réussir mon plateau ce matin et je tiens à vous féliciter et vous remercier pour votre site complet, détaillé, riche…en deux mots: très utile!
Pour moi le plus difficile était de vaincre le stress et de me sentir à l’aise sur la moto (j’ai 45 ans). Je n’étais pas rassuré ce matin mais j’ai tout réussi grâce à un super moniteur, un inspecteur sympa et un peu… non, beaucoup! de travail!! Vos vidéos sur les fiches sont très utiles!
Joyeuses fêtes de fin d’année à tous les motards, les futurs motards et la Terre entière!
Salut salut,
Bon, bin moi je vais repasser le plateau vendredi…
Je bloque au rapide à chaque fois, premier passage trop lent. Deuxième passage forcément plus de stress mais je me concentre plus, je suis dans les temps mais je fais à chaque fois une erreur (pied par terre + B au temps, ou cône en tête d’évitement).
Donc je vais relire une enième fois toutes ces lignes. Croisez les doigts pour moi ;]
A pl0us
Plateau réussi !
Merci à toi, noble rédacteur de ce site bondé de conseils!
A bientôt !
Super site Bravo !! Je passe actuellement le permis et grâce à vos conseils je me régale sur le lent…Par CONTRE ….je n’atteins toujours pas le “chrono” sur l’allure normale. J’entends le même refrain depuis 2 leçons : TROP LENT. De mon côté j’ai le sentiment d’être à fond mais bon….24″ un escargot ! Je sens le découragement pointé. Dans une semaine ma 9ème leçon et je vais relire tous les conseils présents ici. Bonne année à vous !!
Bonjour à tous!
Moi aussi je suis devenue fan de ce blog. Merci à son auteur.Mettre des mots simples pour expliquer des manoeuvres pas forcément évidentes n’est pas chose facile .En te lisant Fabien tout est devenu limpide pour mes manoeuvres surtout le demi tour.La leçon qui a suivi la lecture de ton blog n’avait plus rien à voir avec les précédentes d’ailleurs mon moniteur était bluffé (il m’a demandé le nom du site car il est jeune et lui aussi ne demande qu’à progresser. J’ai apprécié l’ouverture d’esprit).Il me fallait des points de repaires et tu me les a apporter .
Je résume lundi je passe le plateau avec beaucoup d’appréhension pour le rapide et donc forcément je me loupe(monteé du slalom pas assez rapide ,demi tour approximatif donc perte de temps….) on me propose de le repasser vendredi et là panique car je pense que mes problèmes ne sont pas régler et que pour le moment je ne fais que les répéter pendant mes leçons (stagnation) .Je suis donc allée sur le net pour trouver des astuces notamment pour le demi tour et là miracle je tombe sur ce site et c’est la révélation.J’applique à la lettre les conseils et hop montée du slalom en 5”60 avec demi tour super fuide ,le déclic est passé.En plus plus aucune appréhension (j’avais fait une chute avant Noël et me suis fêllé une cotte ,aïe!), la confiance était là pour la première fois et c’est devenu magique.
Jeudi, donc ce matin j’ai décroché l’épreuve plateau!! yes !! je suis complètement rassurée maintenant et beaucoup plus sûre de moi.Jeudi prochain normalement je passerai la “circu” ,j’espère que tout va bien se passer. Une Suzuki V Strom dl 650 m’attends dans le garage (et oui je suis tombée sur une super occas’ avant l’obtention du permis alors que je n’étais pas pressée, c’est toujours comme ça )…J’espère avoir fait un bon choix pour démarrer mon expérience motarde.
Maintenant je vais me concentrer sur les conseils pour l’épreuve circulation en espérant que ça me soit aussi profitable .
Encore une fois un grand merci à toi Fabien pour tous les conseils de ce site c’est une mine d’or!!!
A Bientôt!
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Réponse
Un message qui fait plaisir à lire.
Merci et bravo, bonne continuation !
Pas de quoi . J’espère vous donner de bonnes nouvelles jeudi.
Au fait la V Strom 650 est-elle un bon choix? MERCI
A+ Valou
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Réponse
La DL est un bon choix pour débuter, à condition d’avoir la bonne longueur de jambes pour monter dessus et maîtriser son équilibre.
Merci ,pour la réponse .Oui c’est ok pour la longueur de jambes. Pour le reste j’espère pouvoir commencer à maîtriser à partir de jeudi.Un nouveau monde va bientôt s’ouvrir à moi celui des motards!!
merci à toi Fabien pour ton site. Je viens de réussir le plateau après l’avoir échoué une fois. Ce qui m’a aidé? ta description étape par étape. Je ne savais pas jusqu’où il me fallait accélérer (70% du compte tour) et pour le premier cône, pareil: le viser. Bien sur les moniteurs de ma moto école y sont pour beaucoup et finalement me l’avais déjà expliqué. Disons qu’en plus détaillé, comme tu l’as fait, cela me semble plus concret.
Autre chose qui m’a aidé: le regard au demi tour avec les épaules “aussi” tournées. J’avais tendance à regarder la ligne de cône de retour sans y mettre les épaules.
Un grand merci donc, qui vient s’ajouter aux remerciements que j’ai adressés à mes moniteurs
Il est souvent évoqué de passer à l’aller les 2 vitesses sans relacher l’embrayage (pour arriver directement en 3ème) … comme je bloque souvent sur le passage de la 3ème … serait ce la solution ?
Coucou à tout le monde!
Voilà c’est fait je suis officiellement motarde aujourd’hui.Le froid était l’invité surprise. Merci encore pour tes conseils Fabien.
Bonne route à tous.
Valou
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Réponse
De rien et bravo !
rien a dire plein de reponse que je me poser j est ai trouver sur se blog
Merci pour tous c’est conseil j’épluche ce site depuis le passage de mon permis 125 (et oui 16 ans mais je veux savoir comment rouler en sécurité) et je me rend compte que je ne faisais pas tant d’erreur du temps ou j’étais en 50 et de même lorsque j’ai passé le plateau ,il y a 1 mois, ou la circu il y a trois semaines (et tout du premier coup). Il y a quelquechose que j’ai remarqué c’est que malgré le déficit de puissance, j’affichais toujours des temps meilleurs que les autres en er6-n alors pour l’épreuve à vitesse normale la 125 serait elle plus efficace car plus légères ? (je suis même descendu sous les 19s donc je savais que j’avais de la marge pour le plateau)
Malheuresement les intemperies et une mère soucieuse m’ont empêcher de conduire ma CBF aussi souvent que je le veux mais l’idée de pouvoir la reprendre dès que c’est possible me mets dans une telle joie que je m’en moque. En espérant que les précautions que je prends seront payantes et que je finiraient vieux motards
Bonjour ,
Voilà j’ai réussi mon plateau ce matin, a la deuxième tentative , j’ai suivi les conseils du site qui mon beaucoup aider ,au final ABAA ,reste la circu dans trois semaines normalement .
Je savais que j’étais prêt mais le stress est le plus dure a gérer, j’ai échoué une fois a cause de cela .
J’ai donc mis en application les conseils lu ici et la pratique de mon auto école .
Une inspectrice d’une gentillesse !! , qui a sue décontracter les candidats, malgré cela deux sur quatre on raté cette épreuve ,elle semblait très déçue pour eux .
Le tirage du rapide était plutôt favorable » rétrogadage « ,sur mouille s’est le mieux !! ,mais les repaires peuvent diffères de la piste de l’auto école, il n’y pas tout les plots alors il faut bien se concentrer sur le marquage au sol Bonne chance a tout ceux qui vont bientôt passer le plateau
sur mouillé c’est mieux ?? je suis pas vraiment d’accord mais tous les GC disent ça alors …
pourquoi tous le monde pense ça alors que on a intérêt à faire plus gaffe ??
Non je voulais dire que c’est le parcours le mieux que je pouvait espéré pour le rapide sur mouillé ,pour pas a avoir a trop freine justement .Il est sur que le sec est mieux ou là a l’entrainement je tournais a 20.5s en moyenne .Se qui laisse une bonne marge sur mouillé .
ah d’accord de même je tournais en dessous des 20.5 on stress beaucoup moins le jour de l’examen comme ca
Bonsoir
Merci pour ce site, une mine de conseils, surtout pour le lent et le demi tour.
Bon moi j ai appris cet apres midi que je passais le plateau demain après midi dans les Yvelines,