Conseils pour les parcours plateau à allure lente

Mes conseils pour réussir les parcours de l’examen du permis de conduire moto, partie hors circulation (plateau), à allure lente.

Les 4 parcours possibles de l’épreuve de maniabilité à allure lente comportent tous deux parties, l’une en solo, l’autre en duo (avec passager).

Les 4 parcours solo sont bâtis sur un schéma commun : un “noyau central” de 5 portes (3 avec plots, 2 avec piquets), avec une ou plusieurs portes placées soit avant, soit après. Sur deux des parcours, le noyau central s’effectue dans un sens ; sur les deux autres, dans le sens inverse.
Entraînez-vous d’abord à négocier le noyau central dans les deux sens, avant d’effectuer les parcours complets.
Le parcours n°4 est le plus facile, les 1 et 2 sont de difficulté moyenne, le 3 est le plus dur.

Vidéos :




http://www.youtube.com/watch?v=mWL9giLwQqc
http://www.youtube.com/watch?v=OImx7t8Na0k
http://www.youtube.com/watch?v=MtFcJnjjZRI
http://www.youtube.com/watch?v=QzVJZT5KiFE

* * *

Pour bien négocier ces parcours, vous devez respecter 4 points essentiels : la position, la trajectoire, le regard, l’allure.
Souvenez-vous de ça : PTRA (position, trajectoire, regard, allure).

Mais dans le parcours, il ne faut se poser aucune question !
Si vous commencez à réfléchir, à vous poser des questions sur ce que vous devez faire, c’est mort : vous ne serez plus concentré(e), vous prendrez du retard et vous commettrez une erreur.

Avant chaque départ, respirez : une grande inspiration par le nez, une longue expiration par la bouche en poussant les épaules et les coudes vers le sol pour les relaxer.
Posez-vous, concentrez-vous, visualisez votre trajectoire, projetez-vous mentalement dans le parcours en pensant à toutes vos actions du début jusqu’à la fin… Au besoin, faites une reconnaissance du parcours à pied, en mimant les manoeuvres.

A l’entraînement, au lieu d’enchaîner les parcours à répétition sans arrêt à la stakhanoviste, prenez 10 secondes avant chaque départ pour analyser vos erreurs et réfléchir aux remèdes.

1- La bonne position de conduite

Il faut se mettre le plus en avant possible sur la selle, contre le réservoir.
En appui dynamique, pas avachi(e), les genoux serrés, les pieds au plus près de la moto, bien parallèles, en appui sur le repose-pied avec la partie la plus large du pied.
Le bas du corps doit être bien gainé et serré sur la moto, tandis que le haut du corps doit rester souple, détendu.

Le poids du corps doit reposer sur les pieds et les genoux, pas sur le guidon.
Tenir le guidon sans le serrer et surtout sans se crisper dessus. Poignets dans le prolongement de l’avant-bras, surtout pas cassés, ni vers le haut, ni vers le bas.
Coudes souples, ni collés au corps, ni écartés vers les côtés, épaules relâchées.
Ne jamais freiner de l’avant, enlevez les doigts du levier, n’y touchez jamais.

Les appuis sont fondamentaux : une moto à basse vitesse, cela se conduit avec les pieds et les genoux.
Très souvent, vous avez du mal à garder les genoux serrés, car vous essayez spontanément de retrouver votre équilibre en bougeant les genoux. C’est inutile, mais instinctif.
Dans ce cas, travaillez en levant les fesses de la selle, sans tendre les jambes, les genoux toujours en contact avec le réservoir, le poids en appui sur les genoux et les pieds, surtout pas sur le guidon. Vous ressentirez ainsi beaucoup mieux les appuis sur les pieds et leur rôle dans le maintien à l’équilibre de la moto.

Très important : avancez les épaules vers l’avant, penchez-vous un peu en avant. Cela vous permet de garder les bras souples et mobiles, en évitant le risque de donner un coup d’accélérateur involontaire quand vous tournez le guidon.
Beaucoup d’élèves se tiennent raides, trop droits, voire en arrière, comme pour refuser l’obstacle.

Détendez-vous ! La crispation bloque vos épaules, rend vos bras tendus et fait baisser votre regard.
Un bon truc : avant de partir, respirez à fond, expirez longuement et totalement en poussant vos épaules et vos coudes vers le bas, vers le sol.

Vous devez veiller à tout cela avant de prendre le départ.
Une fois dans le parcours, une seule chose à penser : serrer les genoux !

2- La bonne trajectoire

Vous devez passer bien à l’extérieur dans les portes.
Ne visez pas le milieu de la porte, comme on le fait instinctivement au début.
Faites comme si votre roue avant devait frôler le plot ou le piquet extérieur de chaque porte. Cela évitera que votre roue arrière touche le plot intérieur. Si la roue avant passe au milieu de la porte, l’arrière touchera.

Ne suivez pas une trajectoire “rectiligne”, faite de lignes droites cassées. Prenez tous les virages très larges, en suivant une sinusoïde, avec des changements d’angle bien arrondis.
Pour cela, il est très important de comprendre qu’il vous faut tourner AVANT les portes, et non “dedans”, à leur hauteur.

Il faut changer l’orientation du guidon environ un mètre avant chaque porte pour aller chercher la suivante.
Faites comme s’il y avait une porte virtuelle, imaginaire, placée un mètre avant chaque porte réelle. Vous verrez, vous passerez bien plus facilement…

En particulier sur la première porte, qui est fondamentale.
Très souvent, les élèves attendent d’être dans la première porte, voire de l’avoir dépassée, pour tourner. Et du coup, ils tracent tout droit vers la porte suivante. Elle passe, mais pas la troisième. Ou si ça passe, ils se retrouvent trop “courts” sur la sortie en diagonale du parcours n°3, donc braquent tout à fond à droite et mettent un pied à terre.
Il faut faire comme si le slalom commençait avant la première porte : on tourne un peu avant elle et à fond, pour viser un bon mètre avant la porte suivante.

Un détail pour finir : dans la partie avec passager, la plupart des parcours (sauf un) comprennent un demi-tour autour d’un plot.
Il n’y a pas de délimitation imposée sur ce demi-tour. Vous pouvez et devez le prendre très large, sans hésitez à sortir de la piste si nécessaire, surtout si elle est en pente. N’essayez pas de le prendre serré, c’est le meilleur moyen de mettre un pied à terre.

3- Le regard bien placé

Cela veut dire, avant tout,  regarder loin (au moins 4-5 mètres à l’avance) et à hauteur d’homme, jamais au sol (si vous regardez par terre, vous irez par terre).
Il faut toujours regarder l’endroit où l’on veut aller.

Application concrète : regardez non pas la porte qui arrive, mais celle d’après.
Dès que vous venez de passer une porte, ne regardez pas la porte suivante, mais déjà celle d’après.
Autrement dit, regardez toujours “une porte et demie” à l’avance.
Les portes du “noyau central” étant toujours disposées de la même façon, on finit par savoir où placer son regard.

Deux astuces : dans le parcours 3 (avec le “S” de sortie), dès qu’on attaque l’avant-avant dernière porte (à la sortie des piquets), bien lever les yeux pour regarder directement la sortie du slalom, donc TROIS portes à l’avance.
Pour la sortie en demi-tour en “U” (parcours 2) : ne pas regarder les deux cônes transversaux (la porte du milieu), juste un coup d’oeil pour les localiser, et ensuite, viser la porte de sortie (DEUX portes à l’avance), puis le bout de la piste.

Dans l’idéal, il faut essayer de ne pas fixer le regard, de garder les yeux toujours en mouvement.
Alternez un coup d’oeil vers la porte suivante et un vers celle d’encore après. Cela permet de toujours savoir où on va, tout en anticipant sur sa trajectoire.
Soyez bien conscient que c’est difficile : cela demande d’être totalement à l’aise sur tout le reste (gestion des commandes, position, trajectoire, équilibre).

Certains de mes élèves butent pourtant sur ces parcours. Malgré un bon placement du regard, malgré une trajectoire bien comprise, malgré une bonne position, ils n’arrivent pas à prendre bien large, accumulent du retard, posent un pied à terre à la 3e ou 4e porte…
Dans ce cas, je conseille une petite astuce. Juste après avoir passé une porte, jeter un petit coup d’oeil par dessus l’épaule intérieure, comme  pour regarder la porte précédente. Juste un “flash”, très rapide ! Ensuite, regarder directement une porte et demie à l’avance. Ce petit coup d’oeil en arrière fait plus facilement tourner la moto, comme si on voulait faire demi-tour. Il permet de prendre bien large la porte suivante. De plus, comme on regarde en arrière, puis directement la porte “n+1″, on ne regarde à aucun moment la porte à venir, ce qui évite de rester fixé dessus.

4- La bonne allure

Deux solutions existent, deux méthodes sont possibles pour négocier ces parcours.

La plus répandue, le ralenti de première.
Sur le premier rapport, on lâche doucement l’embrayage, la moto va rouler toute seule, sans caler (si le ralenti n’est pas réglé trop bas). L’élève ne maîtrise pas ou peu l’allure, c’est la moto qui avance à son propre rythme. Plus facile à gérer, mais irréaliste : dans la vraie vie, personne ne circule sur le ralenti de première. De plus, à la moindre erreur, la moto est irrécupérable puisque l’élève n’a pas appris à la ralentir, ni à récupérer une perte d’équilibre.

Moins répandue, mais plus efficace, la gestion des commandes.
La coordination des trois commandes d’embrayage, d’accélérateur et de frein arrière s’avère souvent difficile à acquérir pour les élèves, mais se révèle la façon la plus efficace non seulement d’éviter les erreurs, mais surtout de les rattraper.

D’abord apprendre à gérer l’embrayage, manié à trois doigts, le petit doigt enroulé autour de la poignée, les trois autres sur le levier. Moteur tournant, sur le premier rapport, il s’agit de trouver le point de patinage. Dès que la moto avance de 2 cm, on reprend l’embrayage, mais sans jamais débrayer entièrement. Pour encore mieux le sentir, freiner de l’avant et lâcher lentement le levier d’embrayage jusqu’au calage.
Ensuite, l’accélérateur : à l’arrêt, sur le point mort, travailler à ne jamais couper les gaz et garder un régime moteur entre 3.000 et 5.000 tr/minute.
Passer à la combinaison des deux pour sentir que le point de patinage devient plus sensible.
Enfin, travail de l’allure en ligne droite, en ajoutant le frein arrière, pour rouler le plus lentement possible, sans caler ni mettre de pied à terre.
Une fois que c’est acquis, à pratiquer en cercle, puis en huit, puis sur le noyau central.

Combiné avec un zeste de roue libre avant chaque porte pour libérer la direction et pouvoir bien tourner le guidon au maximum en braquage dégressif, cela permet une gestion optimale de l’allure et de la maniabilité.

Avantages ?
Pouvoir gérer son allure permet de se ralentir pour mieux tourner avant chaque porte, mais aussi de se relancer pour reprendre de l’équilibre en sortie de porte.

Comme la vitesse n’est pas assez élevée pour utiliser le contre-braquage et que tourner le guidon jusqu’en butée implique un risque de perte d’équilibre, il faut faire pencher la moto pour tourner plus court.
Or cela tombe bien, le fait d’incliner la moto entraîne une rotation plus facile du guidon.

C’est un point fondamental à comprendre !
Si la moto penche en avançant, le guidon se tournera du côté où elle penche. Du coup, vous tournerez bien plus facilement, sans avoir à vous battre avec le guidon, que ce soit pour tourner ou pour redresser.
Expérimentez-le simplement : mettez-vous derrière la moto, à l’arrêt, guidon droit, et poussez-la en l’inclinant. Vous verrez que le guidon se tourne de suite du côté où la moto penche.

Pour tourner plus facilement, inclinez la moto : appuyez avec le genou extérieur sur le réservoir, poussez sur votre pied intérieur, et tournez le guidon à fond pour appuyer sur la poignée intérieure vers le sol.
La moto va légèrement s’incliner. Pour compenser l’équilibre, il est fondamental de garder de l’accélération (sans pour autant prendre de la vitesse, grâce à la gestion du point de patinage et du frein arrière).
Si cela ne suffit pas, sortez vos épaules vers l’extérieur en penchant le haut du corps vers l’avant et sur le côté opposé au virage. Cela permet de porter votre poids sur le pied extérieur.

Du coup, après avoir passé la porte, il vous sera facile de redresser la moto pour l’emmener vers la porte suivante.
Pour ce faire, reprenez de l’allure, appuyez cette fois sur le pied extérieur à l’inclinaison que vous venez de prendre et poussez sur le genou intérieur : cela aura pour effet de redresser la moto et donc son guidon.
Enchaînez ensuite de l’autre côté et ainsi de suite…

Au final, la séquence complète est la suivante :
- regard vers la porte n+1 ;
- environ un mètre avant la porte, freinage de l’arrière et mise en roue libre ;
- inclinaison de la moto (éventuellement avec contrepoids du corps) ;
- rotation du guidon, presque jusqu’en butée, pour passer sur l’extérieur de la porte ;
- reprise d’allure et d’équilibre ;
- regard vers la porte n+1…

Si tout cela est bien assimilé, vous pourrez vous concentrer sur les deux choses essentielles : serrer les jambes (genoux et pieds) et lever les yeux.

- – -

Focus sur le demi-tour serré en U par les trois portes, que vous devrez savoir effectuer en solo et en duo.

Il est très important d’effectuer un petit déport à gauche (de l’ordre d’un mètre) avant d’attaquer le demi-tour, afin d’élargir l’entrée et pouvoir ainsi resserrer la sortie.
Surtout ne pas couper tout droit vers la porte centrale, sous peine de compromettre la trajectoire de sortie.

Attention à ne pas non plus élargir trop tôt. Il faut attendre que le corps soit au niveau des plots de la porte d’entrée dans le demi-tour.
A ce moment-là, le regard est sur l’extérieur de la porte centrale (celle du bout), au ras du plot extérieur.
Ensuite, dès que l’on commence à tourner, le regard doit se porter sur la porte de sortie.

Comment atteindre cette fichue porte de sortie ?
Avant tout, il faut tourner le guidon à fond, vraiment à fond, jusqu’en butée de direction. Pour cela, utiliser les deux bras : le bras droit tire d’abord, le bras gauche pousse ensuite.
Une fois que le guidon est tourné au maximum, il faut incliner la moto en appuyant sur le guidon intérieur, celui de droite en l’occurrence. Pousser le guidon vers le bas, le bras droit se retrouve presque tendu.

Bien sûr, pour que la moto puisse s’incliner sans perdre l’équilibre, il faut user de tous les moyens pour lui faire garder cet équilibre.
D’une part sortir les épaules vers la gauche pour porter le poids du corps sur le repose-pied gauche. Le bras droit reste tendu vers le bas, le coude gauche se plie vers le haut.
D’autre part, tout en gardant l’embrayage au point de patinage pour assurer la motricité (surtout ne pas débrayer complètement), il faut donner du gaz, donner de bons coups d’accélérateur. Plus on va doucement, plus il faut donner des gaz. C’est paradoxal, mais utile.
Dans le même temps, freiner du pied sur le frein arrière pour ne pas prendre de vitesse.

Il faut s’évertuer à ne pas regarder les plots de la porte de sortie.
Porter le regard au-delà, le plus loin possible. Il est essentiel de ne pas regarder au sol.

Cette technique peut se travailler en enchaînant des 8 les plus serrés possible sur deux plots distants de 4 mètres.

11 Commentaires

Classé dans Conduite

11 réponses à Conseils pour les parcours plateau à allure lente

  1. Excellent, comme d’habitude.
    Si j’avais eu des conseils comme ça pour mon plateau j’aurais gagné du temps (même si mon moniteur me disait exactement la même chose, mais bon c’était le moniteur, donc j’écoutais pas toujours avec assez d’attention).
    Bravo

    • Aziz

      Bonjour, tout d’abord félicitations pour ce blog plein d’astuces et de détails qui donnent confiance pour apprendre à maitriser cette formidable invention qu’est la moto. J’ai 49 ans et je me suis lancé dans l’aventure motarde,qui me trottait dans la tête depuis quelques années, en mai dernier . Réussite du code en octobre dernier, avec que des ados et depuis le mois de novembre j’ai commencé les cours de plateau et circulation. j’attaque ma 7ème leçon demain matin et je ne suis pas encore à l’aise avec le lent et le rapide, mais je sens que je progresse, pas suffisamment vite à mon goût, mais je me dis qu’il faut toujours du temps pour que notre cerveau assimile toute cette nouvelle gymnastique.
      j’espère obtenir le sésame pour le printemps afin de profiter des ballades avec mes amis motards. merci encore pour ce blog riche d’enseignement très PRO. à bientôt et merci d’avance de vos soutiens.

  2. jpalcover

    J’ajouterais un conseil : dans tout virage à très basse vitesse, déplacer les fesses à l’extérieur de la selle pour éviter les sensations (parfois justifiées) de perte d’équilibre et de chute vers l’intérieur du virage et assurer un bon appui du pied extérieur sur le cale-pied extérieur, une fois la moto penchée. Pour un virage à droite, fesse droite sur le côté gauche de la selle et fesse gauche en dehors de la selle ; inverse pour virage à gauche. S’entraîner à faire des “huit”, ce qui est l’épreuve de base du plateau lent dans la plupart des pays OCDE (mais pas en France !)..

    - – -

    Réponse

    Sur le principe, je suis d’accord.
    Mais pas dans le cas du slalom à allure lente car il faut enchaîner des virages assez rapprochés. Sortir les fesses d’un côté, puis de l’autre de façon aussi rapide risque de perturber l’équilibre plus qu’autre chose.
    Il faut changer les appuis, mais sans bouger les fesses.

  3. brisy

    bonjour,
    malgré que le permis et ses soucis s’éloigne doucement vers le passé… cet article bien encyclopédique (comme d’hab) est passionnant, l’éléve, a priori ,fait ce que le moniteur lui dit de faire (ou devrait); du coup c’est le mono qui choisit la méthode enseignée!
    bien sentir et connaitre les réactions de la bécane, c’est essentiel pour la suite….je retrouve dans cet article des choses : pas apprises au début mais découvertes, par la suite en roulant ,(les appuis, les genoux). merci pour ce travail de précision sur la conduite et ses secrets…

  4. Pour ma part le moniteur m’a fait connaître les 2 méthodes, à la base il veut nous voir le faire à l’embrayage pour l’examen. Cependant, voyant que j’allais beaucoup trop lentement, il m’a incité à le passer sur le ralenti moteur qui allait beaucoup plus vite. Et la on peut travailler sa trajectoire / regard sans trop se soucier des commandes. Ensuite il m’a refait passer les exercice en jouant sur l’embrayage et la c’était devenu vraiment facile. Plus peur d’aller trop vite, meilleures trajectoires. ça a vraiment été un déclic pour moi. Je pense que les deux méthodes sont donc interessantes.

  5. Maxime

    Comme on dis la moto ira où tu regarde, si tu regarde au sol, la moto ira au sol…
    Un petit conseil pour le lent avec passager s’il vous plait?
    Car mon moniteur qui était derrière mois se tener a mon épaule et je n’avais pas du tout d’équilibre. Faut t-il que accéléré?

    - – -

    Réponse

    Pour le lent avec passager, ne pas hésiter à donner de l’accélération et ne jamais freiner de l’avant.
    Dans les lignes droites, relâcher le levier d’embrayage pour prendre de la vitesse et assurer l’équilibre.
    Dans les virages, ralentir au frein arrière, garder une bonne accélération et utiliser le point de patinage de l’embrayage pour maintenir une vitesse lente.
    Plus on va doucement, plus il faut accélérer pour maintenir l’équilibre.

  6. nodens

    l’endroit où le passager se tient ne fait pas grande différence si il fait bien corps avec la moto. A priori, ton moniteur est un passager expérimenté donc ça devrait aller ;)

    Cela dit, avec un peu de vitesse supplémentaire, l’effet gyroscopique aidera à stabiliser la moto.
    De plus, Il faut forcément mettre un peu plus de gaz pour atteindre la même vitesse, du fait que la moto est plus lourde.

  7. Jacques Légé

    Tout est dit, une faute courante est de “braquer” jusqu’à la butée le guidon, ce qui est le plus souvent une surprise et donc la source d’un déséquilibre, c’est typiquement ce qui arrive lorsque l’on engage trop tard une porte parce que l’on est rester trop longtemps sur la précédente.

    - – -

    Réponse

    Braquer jusqu’en butée de direction ne constitue pas nécessairement une faute et n’implique pas forcément une perte d’équilibre. On peut tout à fait tourner serré en butée de direction en maintenant l’équilibre soit en faisant contrepoids avec son corps, soit en maintenant un régime moteur élevé par une franche accélération sur le point de patinage.

  8. jean-philippe

    illustration en images (le regard !!) :
    http://www.moto-net.com/breve.php?RefBreve=4484

  9. Sol_carrelus

    J’ai passé mon plateau pour la 2ème fois et je l’ai encore râté.
    A l’auto école tout va bien, je fais la totalité des parcours lents sans problème, j’ai plus souvent des A que des B, pourtant, cela fait 2 fois que j’échoue sur le lent. Ce matin, un peu pied parterre qui a compté pour C (?) et une erreur de parcours (je suis passée à droite du cône extérieur). A la moindre erreur, je me panique et après c’est fichu, je n’arrive plus à reprendre le dessus. Et par dessus le marché, ce matin, la température était négative et avec toutes mes couches de vêtements (je suis assez frileuse), j’étais un peu engoncée … Enfin j’espère que la 3ème sera la bonne. Mais je vais peut être attendre des températures plus clémentes pour recommencer

    • zizou77

      Eh bien , c’est pas de chance !!!! tu dois apprendre à te relaxer, car le plateau c’est 50% de technique et 50% de moral. il faut bien inspirer avant chaque épreuve et laisser tomber ses bras vers le bas en expirant. Tu peux également faire une cure d’Euphytose (relaxant à base de plante vendu en pharmacie) 3 semaines avant l’épreuve. Pour ma part je devrai le passer en février, date à confirmer. Bon courage et ne perd pas espoir, ça finira par passer et dit toi que c’est ta sécurité qui est en jeu pour la suite. à bientôt

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