A l’occasion du lancement commercial du système “airbag sans fil” de Bering fin 2010, ma réflexion sur cet équipement de sécurité : son utilité, son fonctionnement, ses lacunes…
Article mis à jour en janvier 2012
Une vidéo montrant le déclenchement de deux gilets airbag, un Hit-Air et un Helite :
Pourquoi porter un gilet airbag ?
Parce qu’il protège des régions du corps qui d’une part ne le sont pas ou peu ou pas assez, et d’autre part s’avèrent vitales.
De la même façon qu’en matière d’accidents, il faut distinguer l’accidentalité (le nombre d’accidents) de la mortalité (le nombre de morts), il faut distinguer en matière de traumatologie la prévalence et la gravité des lésions. En traumatologie moto, les lésions les plus prévalentes, les plus fréquentes, sont celles aux membres inférieurs. Le motard tombe et comme il est rarement protégé aux jambes et aux pieds, il se blesse. Parfois très embêtant, mais il survit.
A l’inverse, la prévalence des blessures au thorax et à l’abdomen est faible. Elle n’atteint même pas 15%… des motards ayant survécu à l’accident.
En effet, ces lésions s’avèrent souvent graves et comptent pour une bonne part dans les lésions fatales. En partie parce que ces zones riches en organes vitaux sont peu ou mal protégées, à la fois par le corps humain et par les équipements motards. Moralité, le motard tombe, il heurte un obstacle et comme ses côtes, ses poumons, son coeur, sa rate, son foie ou sa colonne vertébrale ne sont pas protégés… il meurt.
Il existe la solution du gilet intégral de protections rigides, qui réunit des renforts aux coudes, épaules, dos et torse dans un gilet de maille flexible. Mais c’est peu pratique, peu élégant, peu discret. De plus, aucun équipement ne vient protéger le ventre, cette zone molle et exposée qui est forcément pliée quand on est assis sur une moto. Une protection souple et / ou épaisse ne peut protéger efficacement sans gêner le motard. Le gilet airbag reste souple et fin, mais quand il se gonfle, il devient épais et dur. Solution pratique et discrète.
Le gilet airbag protège également le dos et la nuque, c’est-à-dire les vertèbres, des cervicales aux lombaires.
A savoir que lors d’un choc, les mouvements d’hyperflexion ou d’hyperextension de la tête (le “coup du lapin”) ne sont nullement freinés par le casque. En fait, ils sont même aggravés à cause du poids du casque (voir cette vidéo). Or ce sont ces mouvements qui provoquent les lésions cervicales, par fracture des vertèbres cervicales C1/C2 ou déplacement du corps vertébral, le plus souvent.
Une fracture cervicale au-dessus ou au niveau de la vertèbre cervicale C4 a de grands risques de léser la moelle épinière. Elle cause le plus souvent directement la mort par asphyxie, par lésion du nerf phrénique qui innerve le diaphragme : on ne peut tout simplement plus respirer et c’est la mort rapide, même sans aucune autre lésion.
Quant aux vertèbres lombaires, il est utile de les protéger pour prévenir la paraplégie.
Ce n’est pas pour vous faire peur, mais pour faire comprendre l’importance de protection de ces zones. Un choc, même à faible vitesse, avec fracture ou déplacement d’une vertèbre cervicale est potentiellement bien plus dangereux que n’importe quelle autre fracture, au niveau des membres par exemple.
Sur tout accident possiblement traumatique (moto, voiture, ski…), l’obsession des secouristes est de maintenir le rachis parfaitement droit et sans pression, ce n’est pas pour rien.
Le gilet airbag est-il la solution miracle ?
Non.
Les lésions les plus graves sont celles internes, principalement liées à la vitesse au moment de l’impact et donc à l’énergie cinétique à dissiper.
Quand on passe de 100 km/h à 0 en un quart de seconde, il se produit classiquement un arrachement des gros vaisseaux sanguins qui est fatal en quelques secondes : le coeur est projeté en avant alors que l’aorte reste “attachée” à la colonne vertébrale. D’où rupture, hémorragie interne massive et…
A plus de 100 km/h, la moitié des chutes sont mortelles. Mais dans le même temps, les chutes à plus de 100 km/h ne représentent qu’une petite partie des accidents de moto. Dans l’immense majorité des cas, on tombe entre 30 et 100 km/h. Même si le motard roulait “vite”, il a en général le temps de freiner avant l’impact et/ou la chute.
Il sera toujours possible de trouver des exemples montrant que le casque n’a servi absolument à rien, que la dorsale ne protège pas, où l’airbag n’a pas pleinement protégé, qu’il semble parfois préférable de mourir que d’accepter certaines séquelles, etc.
Tout le monde connaît un petit vieux qui a fumé un paquet par jour pendant un demi-siècle et qui est mort à 120 ans pendant son sommeil : il n’empêche qu’un fumeur sur deux décédera prématurément à cause du tabac.
Le gilet airbag ne protège pas de tout, mais il vous sauvera la vie dans la plupart des cas de chute à basse et moyenne vitesse.
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Tous les gilets airbag se valent-ils ?
Il existe différents modèles disponibles sur le marché, la plupart conçus sur le même principe : un déclenchement mécanique causé par l’éjection du motard libère le gaz comprimé dans une cartouche.
Le pionnier du système a été la société japonaise Mugen Denko, à travers sa marque Hit-Air, avec un système breveté en 1995 et commercialisé en 1998.
Il s’agit d’un gilet d’abord conçu pour les cavaliers, puis décliné pour les motards. Le principe en est simple : un câble se fixe par une boucle autour du cadre de la moto, il est relié par un “clip” détachable au câble du gilet qui arrive à un percuteur. Si le motard est éjecté de la moto, la tension du câble exerce une traction (qui doit être supérieure à 30 kilos) qui libère le percuteur et déclenche le gonflement du gilet par du gaz CO2 comprimé dans une cartouche sous haute pression.
Les produits Hit-Air sont aujourd’hui commercialisés dans de nombreux pays et de nouveau distribués en France depuis 2011 par la société AllShot.
Leur gamme comprend des blousons, des vestes et des gilets qui fonctionnent tous selon le même principe. En cas d’éjection du pilote, l’arrachement du système libère instantanément le gaz contenu dans la cartouche de CO2 pour venir déployer l’airbag en libérant les 23 boutons-pression et venir ainsi protéger toutes les parties vitales potentiellement engagées : cervicales, colonne vertébrale, lombaires, thorax, abdomen.
Mise à jour de janvier 2012
L’association motarde CASIM (Chaîne d’Amitié pour la Sécurité et l’Information des Motards), dont je fais partie, propose de janvier à mars 2012 une commande groupée de gilets airbag Hit-Air à prix réduit.
Son choix s’est porté sur le modèle de gilet léger MLV-R.
Le prix public de 365 euros TTC est ramené à 315 euros TTC pour les adhérents, 320 euros pour les “extérieurs” (non adhérents à la Casim).
Pour plus d’informations, voir le site de la Casim des Yvelines.
Vidéo d’une démonstration du gilet faite par l’importateur AllShot pour la Casim 78 :
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Le principe du gilet airbag pour motards a été repris par la société française Hélite, dont les produits sont distribués par la société parisienne Protairbag.
Leur modèle phare est le gilet Helite Airnest, que je porte depuis 2009 en version HV (haute visibilité), c’est-à-dire en coloris jaune fluo.
Je n’ai jamais eu l’occasion de le tester en conditions réelles d’accident. Je peux simplement témoigner qu’il s’avère pratique à l’utilisation, facile à enfiler par-dessus n’importe quelle veste ou blouson grâce à de larges ouvertures pour les bras, confortable grâce au matériau matelassé, sans risque de le déclencher de façon involontaire (en descendant de la moto sans avoir pensé à le détacher, par exemple). Après un an et demi d’usage fréquent, les matériaux résistent bien à l’usure, les bandes réfléchissantes en 3M Scotchlite sont quasi neuves.
Par contre, les parties colorées en jaune fluo se salissent rapidement et doivent être nettoyées régulièrement (tous les deux ou trois mois).
Un point négatif, mais justifié : le gilet ne comporte pas de poches. Cela peut se comprendre pour l’absence de poche intérieure. Quand le gilet se gonfle, il comprime énormément le corps, tout objet gênant par son volume ou sa dureté, compris entre le gilet et le corps, pourrait occasionner des blessures.
Par contre, le fabricant aurait pu penser à équiper son gilet d’une ou deux poches extérieures.
Le gilet se règle facilement par trois sangles à clips dont les boucles ajustables se cachent sous un rabat. Pas de boutons ou de sangles à serrer, juste trois clips à mettre, et cela permet au gilet de ne pas flotter au vent (le gros défaut des gilets fluo “standard”) et de pouvoir s’adapter sur n’importe quel vêtement moto, hiver comme été. A propos d’été, on pourrait craindre que le gilet tienne trop chaud : ce n’est pas le cas, il est assez bien ventilé dans le dos.
Le percuteur qui déclenche le déploiement de l’airbag est situé sur le torse. Le sac airbag recouvre la poitrine, le dos, les hanches et quand il se gonfle, maintient le casque pour protéger la tête. La protection du dos est renforcée par la présence d’une petite plaque dorsale homologuée CE 1621-2 incluse dans le gilet, obligatoire pour le cas où vous oublieriez de connecter votre gilet à la moto. Ce qui peut arriver au début, mais très vite, l’habitude se prend et on met le clip à chaque fois, tout comme on boucle sa ceinture de sécurité en voiture.
J’ai procédé à quelques essais de déclenchement manuel (comme dans cette vidéo) :
Totalement gonflé en moins d’un dixième de seconde, l’airbag commence à laisser échapper l’air au bout de 7 à 8 secondes par une valve située à l’arrière. La protection apportée par le gilet reste donc effective assez longtemps.
Commercialisé aux environs de 500 euros, ce produit constitue un investissement conséquent, certes remboursé valeur à neuf par certaines assurances en cas d’accident, mais les consommateurs auraient certainement préféré une aide à l’achat.
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Deux autres produits ont été lancés en 2010, mais n’ont pas vraiment rencontré leur public.
Concernant le système Neck DPS du fabricant italien Spidi (un peu plus de 300 euros), c’est surtout parce qu’il ne protège que la nuque et présente un look “total futuriste”, style “Tortue Ninja”.
En plus, le système ne s’avère guère pratique à l’usage : une fois le gilet enfilé, il faut d’abord placer la protection pectorale par le biais de boutons-pression. Cette protection n’est pas anodine. En effet, avec la bonbonne de gaz placée sur les côtes, elle est obligatoire pour protéger ces dernières en cas de chute sur le ventre. Ensuite, il faut remonter le zip, puis verrouiller la petite “ceinture de sécurité” sur le torse. Au final, trois manipulations, un peu contraignant quand on est pressé ou quand on doit récupérer quelque chose dans la poche intérieure du blouson. Lors du déclenchement, un double coussin qui vient protéger le haut de la colonne et toute la zone située sous la tête.
Quant au système Motoairbag (vendu à 400 euros), lui aussi fabriqué en Italie et distribué en France par la société RMF, il présente pour désavantage de ne protéger que le dos.
Présenté sous forme de gilet, avec un système proche de celui du Helite Airnest, il comprend un vaste sac airbag qui se déplie lors du déclenchement en trois parties : un grand coussin dorsal, un coussin qui remonte pour protéger la nuque et l’arrière du crâne, ainsi qu’un coussin descendant sur le sacrum. Une fois gonflé, le Motoairbag protège totalement le dos et évitera le coup du lapin. En revanche, rien ne vient maintenir la tête sur les mouvements latéraux et surtout, l’avant du corps n’est pas protégé du tout.
Tous ces systèmes sont réutilisables après déclenchement, il faut juste remplacer la cartouche de gaz CO2 et parfois le percuteur (de 10 à 35 euros, selon les cas).
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Depuis novembre 2010, un nouveau système est apparu, comportant de nombreuses différences avec les systèmes précédents.
Conçu et fabriqué en France, il est commercialisé par la société Bering. Il est sans fil et non réutilisable.
Ce qui pose pas mal de questions…
Précision : la société Holding Trophy – qui “chapeaute” les marques Bering, Bagster, Segura, BLH, Cameron, etc. – s’est déclarée en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Nanterre (92) en octobre 2011. Le groupe a été placé en redressement judiciaire pour une période de six mois le 13 octobre, avec une dette de 22 millions d’euros. Le 26 novembre, le groupe a été racheté par le fabricant français de casques Shark.
Le nouvel ensemble forme le numéro un français de l’équipement moto et devrait assurer la continuité de tous les produits existants, y compris le système airbag.
Qu’apporte de nouveau le système Bering airbag sans fil ?
Au départ, j’étais franchement dubitatif sur ce système.
Outre son prix à plus de 500 euros, il présentait à mes yeux l’inconvénient d’être lié à la moto où sont fixés les capteurs. Quid quand on change de moto ? Et si l’électronique déconne ? Et en cas d’interférences, de parasites ? La transmission sans fil nécessite une alimentation électrique, donc une pile ou batterie : quelle sera sa durée de vie ?
En même temps, après trois ans d’études avec une cohorte de partenaires spécialisés dans leur domaine, le produit se devait d’être abouti.
En attendant de pouvoir tester le produit moi-même, j’ai pu poser toutes les questions que je voulais aux responsables du projet rencontrés lors de la présentation presse en novembre 2010 et obtenir des réponses convaincantes.
Le système comporte 4 éléments : le gilet, deux capteurs montés sur la moto, et un boîtier de signalisation.
Son grand avantage réside évidemment dans son côté pratique : pas de fil à connecter, il suffit d’enfiler le gilet par dessus la veste, le fermer par un zip central et de monter en selle. Pas de risque d’oublier de se connecter, ni de se déconnecter.
Précision : à ce jour, je n’ai pas encore pu tester le système Bering.
Je devais recevoir un gilet mi-décembre 2010, mais le rendez-vous pour l’installation du système sur ma moto a été annulé à cause des fortes intempéries (chutes de neige importantes) enregistrées en Ile-de-France à ce moment. Un second rendez-vous fin janvier 2011 a été annulé à cause des premiers cas de défauts recensés (voir plus bas).
A ce jour, Bering ne m’a pas recontacté pour un essai.
L’airbag est-il aussi, voire plus, protecteur que ses concurrents ?
Le gilet airbag lui-même est un mélange des produits Helite Airnest et Motoairbag : très couvrant devant et derrière, il protège tout le thorax jusqu’à l’aine et le dos de la nuque (avec coussin de maintien du casque) jusqu’au coccyx. Le sac est donc bien plus grand que le gilet, la surface protégée étant acquise par un système de soufflets “cachés” qui se gonflent lors du déclenchement.
La cartouche de gaz (hélium comprimé à 600 bars) et le système de déclenchement sont intégrés dans la plaque dorsale (homologuée ECE 1621-2) intégrée au gilet. Cette dorsale a précisément pour fonction d’empêcher ces éléments de blesser le dos.
Le sac airbag, d’un volume total de 60 litres, est fabriqué par la division Automotive de Zodiac Aerospace, le gilet lui-même par Bagster. D’un poids de 1,75 kg, bien réparti, il ne se sent pas quand on le porte.
Comment le système détecte-t-il un accident ?
Le système Bering comprend deux capteurs : un accéléromètre monté sur la fourche pour détecter les chocs frontaux et un capteur (breveté, secret) dans la moto pour détecter les pertes de contrôle (glissades) en dynamique.
Pour les chocs frontaux, pas de souci, il est facile de détecter une décélération brutale. Je suis plus sceptique sur le capteur de détection des pertes d’équilibre. Le fabricant affirme que le logiciel est suffisamment fin pour différencier une glissade d’une prise d’angle en virage, ou encore pour se déclencher en cas de choc par l’arrière, mais pas si la moto tombe lors d’une manoeuvre à basse vitesse. Tant que le véhicule n’excède pas 5 ou 6 km/h, seul le capteur placé sur les fourreaux de fourche est activé, mais pas le capteur de perte de contrôle. A vérifier.
L’avantage de ce système est qu’il déclenche le gonflage de l’airbag dès la détection du choc, donc avant que le motard soit éjecté. Avec un gonflage effectif en 0,08 seconde après détection du choc, c’est l’assurance d’être protégé avant de heurter un obstacle.
L’électronique est-elle fiable ?
La fiabilité, un critère crucial quand on parle d’électronique, est assurée par un fonctionnement tout en numérique, avec circuits et capteurs redondants fabriqués par de grands noms de l’industrie automobile et aéronautique : électronique fabriquée par PDCI (boîtiers électroniques et pièces injectées) et MSL Circuits (intégration des cartes électroniques), processeur et capteurs de haute précision fabriqués par Freescale.
Le système de déclenchement et la cartouche de gaz sont fabriqués par ISI, premier fabricant européen de générateurs de gaz hélium comprimé pour airbags automobiles.
La vérification de la sûreté de fonctionnement de l’ensemble a été vérifiée par LGM, bureau d’études spécialisé en SDF (sûreté de fonctionnement) et ingénierie électronique, avec une certification finale par le CRITT.
Le risque de non-déclenchement ou de déclenchement intempestif est évalué à 1 sur 10 millions.
Mise à jour du 10 février 2011 : moins de trois mois après le lancement commercial du système Bering et alors qu’environ 350 exemplaires en ont été vendus, la marque a opéré un rappel global de tous les produits commercialisés.
Un premier défaut a été détecté en janvier 2011, avec un dysfonctionnement des diodes de contrôle de fonctionnement du gilet, qui donnent un signal d’alerte (lumière rouge) alors que tout va bien (lumière bleue), avec une prévalence de huit cas recensés. Début février 2011, un second défaut a été révélé, avec deux cas de déclenchement intempestif.
Le bureau d’étude d’API R&D a déterminé qu’un composant de diagnostic placé dans le boîtier de choc pouvait envoyer un signal aléatoire se manifestant par l’allumage de deux diodes rouges sur le boitier de communication. La modification nécessite le remplacement de ce composant et la remise en fabrication du sous-système moto qui entraine la suspension provisoire des poses jusque fin mars 2011.Pour info, il ne s’agit pas directement d’un problème électronique. Le boîtier situé sous la selle − chargé de vérifier en permanence que la moto (ou le scooter) roule normalement et n’entame pas de phase de chute par perte de contrôle − doit être fixé au cadre d’une manière très précise, par deux colliers spécifiques, éventuellement secondés par un écrou quand la moto le permet. La configuration de certaines machines a rendu la fixation du boîtier dans la bonne position très délicate avec les colliers. Dans ces cas, les colliers n’ont donc pas été utilisés, au profit du seul écrou. Malheureusement, ce choix rendait le boîtier très sensible aux vibrations à hautes fréquences. Certaines fréquences ont donc rendu le boîtier de contrôle trop sensible et ont entraîné le déclenchement intempestif du gilet.
Lire les commentaires des utilisateurs à ce sujet, voir en bas de page.
L’alimentation électrique est-elle fiable ?
L’alimentation de l’électronique est assurée par une pile-bouton au lithium, celle du système de déclenchement par une pile 9V spécifique. L’ensemble est à changer au moins une fois par an, pour un coût de 19 euros la paire de piles.
L’alimentation des capteurs est quant à elle assurée par un raccordement au faisceau électrique 12V de la moto, sur le “plus” après contact, avec un relais.
Précision : même sur les faisceaux multiplexés (comme pour les BMW récentes), car pas besoin de “déclarer” le système au bus CAN.
Un contrôle d’intégrité du système est effectué en permanence, avec contrôle du niveau de charge des piles.
Si le niveau de charge devient insuffisant, une alerte s’affiche sur le boîtier de communication, monté sur le guidon, où deux diodes (une par gilet) indiquent l’état opérationnel du système. Première alerte (rouge clignotant) à 20% de charge, seconde alerte (rouge permanent des deux diodes) à 4% de charge.
Bering a prévu une autonomie d’un an avec un schéma-type d’utilisation d’une heure par jour, six jours par semaine. Soit environ 300 heures de fonctionnement hors veille. Il restera donc environ 60 heures d’utilisation lors de la première alerte, et 12 heures lors de la seconde alerte. Attention, la pile au lithium se décharge très vite quand il ne lui reste plus beaucoup de charge, le remplacement des piles devra se faire dans la journée.
La liaison entre les éléments du système est-elle fiable ?
La transmission entre les différents éléments se fait par ondes radio. Bering certifie avoir choisi une gamme de fréquence qui n’est utilisée par aucun autre système sur la route.
Mais pas moyen de savoir laquelle, sauf que ce n’est ni du WiFi, ni du Bluetooth.
Le montage du système est-il fiable ?
Le montage des capteurs et du boitier sera effectué en atelier par des techniciens TecnoGlobe, formés par Tecnoglobe, mais certifiés par Béring.
Prévoir environ deux semaines de délai entre l’achat du système et le montage. Durée de l’intervention, entre 1h15 et 1h45 selon les modèles de motos.
Le gilet et le système sont garantis un an et donnés pour une durée de vie de dix ans.
S’il y a un vice caché, une défaillance qui ne serait pas due à une mauvaise utilisation, Béring prendra en charge jusque dix ans après achat.
Tout ça pour quel prix ?
Le coût du montage (90 €) est intégré dans le prix d’achat du système : 490 € en prix de lancement (les 500 premières unités), puis 559 € ensuite.
Si vous voulez ajouter un gilet seul (pour la passagère), c’est 290 € pour le gilet + 75 € pour l’appairage gilet/système.
Si vous voulez un système seul (sur votre seconde moto, par exemple), 250 €.
Si vous changez de moto, il faut faire démonter le système et le remonter sur la nouvelle : 150 €.
Et pour ce prix, c’est réutilisable, au moins ?
Même pas : si le système se déclenche, pas de réutilisation, il faut tout changer.
Et au début, ce point me faisait vraiment tiquer… Les dirigeants de Bering m’ont expliqué leur raisonnement : pour eux, l’airbag, c’est comme le casque. Lors d’un accident, si le casque touche, même pas fort, on ne peut être certain qu’il remplira ensuite correctement sa fonction de protection. Donc on le change, même pour un petit choc sur un casque à 600 euros. La plupart des assureurs spécialistes de la moto remboursent d’ailleurs le casque en valeur à neuf.
Idem pour l’airbag. Même si le gilet n’est pas détruit dans l’accident, difficile d’être 100% sûr qu’il n’a pas été endommagé et qu’il fonctionnera parfaitement la fois suivante. Donc mieux vaut le changer. Si l’accident n’a pas ruiné la moto, il ne faudra racheter qu’un gilet, soit 290 euros (+75 € d’appairage). Si la bécane est épave ou qu’un élément du système a été touché, il faudra tout changer.
C’est pourquoi il vaut mieux être assuré chez un assureur qui le remboursera valeur à neuf, sans franchise. Pour l’instant, seuls AXA-Club 14 et la MACIF le font.
Au départ, il était dit que le remboursement se ferait sans déduction de vétusté. Renseignement pris auprès des compagnies concernées (il se trouve que je suis assuré chez Axa – Club 14), c’est faux. Il y aura bien application d’une déduction de vétusté (20% par an à compter de la date d’achat mentionnée sur la facture), mais avec un plancher de 20%. Autrement dit, si l’airbag se déclenche dans la cinquième ou sixième année après l’achat, vous toucherez 100 euros pour en racheter un autre…
Pour les autres, il faudra faire jouer la garantie optionnelle Equipement, mais avec vétusté (et franchise en cas de sinistre responsable ou avec un tiers non identifié).
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Pas d’autre alternative ?
Elles arrivent progressivement sur le marché.
Les précédents équipements étaient tous à porter par-dessus nos vêtements moto usuels. La nouvelle tendance est de les incorporer au vêtement. Problème, cela suppose d’acheter un équipement airbag par saison, ce qui va revenir assez cher…
L’équipementier suisse IXS propose par exemple une veste avec airbag intégré, baptisée “Stunt”.
Relié à la moto par cordon, le mécanisme de déclenchement active une cartouche de CO2 qui gonfle l’airbag en 0,5 seconde et pendant 30 secondes. Les coussins gonflables protègent la nuque, la colonne vertébrale, les clavicules et le sternum, la zone des reins ainsi que le coccyx. Compter dans les 450 euros pour cette veste en cordura typée mi-saison et hiver, bien trop chaude pour l’été.
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Depuis le printemps 2011, l’italien Dainese commercialise son système sans fil Dainese D-Air.
La combinaison airbag Dainese D-Air Racing est un pur produit de piste, avec les contraintes liées à cette pratique et qui devront être effacées pour séduire le motard en utilisation routière. Sur la version “racing”, les capteurs embarqués et le programme déclenchant l’ouverture de l’airbag ont été calibrés pour protéger lors d’une chute “type” sur circuit, selon des scénarios précis. Sur route, les chutes sont différentes, donc le système ne serait pas adapté. D’autant que sur piste, on risque bien moins de heurter des obstacles fixes ou d’autres véhicules.
Dainese annonce une réduction d’énergie transmise au corps de l’ordre de 80% par rapport à des protections EN 1621.1 traditionnelles.
La combinaison cuir Dainese D-Air protège en priorité le haut du buste du pilote, notamment les épaules et clavicules, en réduisant également les risques de flexions exagérées de la nuque. Intégré dans la bosse de la combinaison, le système complet ne pèse que 650 grammes. Activé automatiquement à partir de 60 km/h, le système reste actif 30 secondes quand on repasse sous cette vitesse, ce qui peut être le cas dans certaines portions très lentes. En cas de détection d’une situation de chute, le calculateur met 15 millisecondes à prendre la décision de gonfler l’airbag. Celui-ci se déploie en 30 ms, soit un temps total inférieur à 0,05 seconde. Au bout de 5 secondes, le système initie le dégonflage du coussin, qui reste en permanence dans la combinaison.
Équipée de 3 gyroscopes et 3 accélèromètres (un sur chaque axe) ainsi que d’un capteur GPS, la combinaison airbag Dainese D-Air représente un surcoût conséquent : elle s’affiche à 2.899 €.
Bien pensé : un voyant lumineux sur la manche indique l’état du système.
Si l’autonomie de 8 heures en fonctionnement continu des batteries LiPO alimentant la centrale électronique n’est pas une contrainte (qui roule vraiment 8 heures sur une journée de piste ?), il faut savoir qu’après un déclenchement, le système doit obligatoirement être inspecté par Dainese. Il faut renvoyer la combinaison D-Air au fabricant pour un examen et une remise en route du système à neuf. Payant (mais inclus dans un pack d’assistance), ce service immobilise la combinaison pendant une à deux semaines.
De même, une révision du système est obligatoire au bout de 5 ans sans chute.
La version “route”, dite D-Air Street, a été présentée début décembre 2011, pour une commercialisation en mars 2012.
Le système est proche de celui de Bering, avec un capteur sur la fourche et sur la selle, un récepteur dans le gilet, un boîtier sur le guidon.
Le tarif annoncé est de 749 euros le gilet + 459 euros pour le montage des capteurs et du boîtier.
Soit tout de même près du double du système Bering.
Enfin un exposé clair sur le gilet airbag qui m’intéresse depuis un grand nombre d’années : j’avais besoin de l’avis d’un utilisateur , et la pertinence de cet article achève de me convaincre . Il est regrettable qu’effectivement il n’y ai pas d’aide à l’achat , alors que pour un assureur , la prise en charge des soins corporels (si garantie du pilote souscrite) sera toujours bien supérieure à celle de la réparation ou du remboursement de la machine , et je ne cite pas les dépenses sociales consécutives à un handicap (para ou tétraplégie…Quant à la prise de conscience des motards hexagonaux qui sont encore trop nombreux à rouler en été sans les protections élémentaires , je crois qu’elle sera lente , le propre du motard étant son amour de la liberté ! Merci Fabien !
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Réponse
D’accord avec toi sur l’aide à l’achat.
Pour moi, les assureurs devraient proposer une remise substantielle (genre -50%) sur le coût d’une garantie optionnelle Corporelle sur présentation de la facture d’achat d’un gilet airbag, en plus de son remboursement valeur à neuf.
Là, ça motiverait l’achat !
Absolument genial, toutes les infos necessaires compilees en 1 article !
Je m’interessais aux gilets air-bag, qui a mon avis se democratiseront des que les systemes seront eprouves, diversifies et donc des que le prix baissera avec l’effet de la concurrence, et la j’en sais plus en 5mn qu’en cherchant des infos sur le net.
Juste une remarque : existe t-il des “crash tests” pour ce genre d’equipements ? Dans ce cas precis de la securite, une video vaudrait tous les mots, notamment pour les personnes qui se demandent quel est “l’effet” quand on touche le sol avec le gilet gonfle : on rebondit un peu, on roule sur soi-meme comme un bibendum au lieu de glisser, etc. ? Evidemment ca depend de la chute, mais dans des cas classiques comme le low side ou le high side ?
Merci Fab !
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Réponse
Les vidéos ne manquent pas, pour la plupart réalisées par les concepteurs des équipements.
Béring nous a encore montré un “crash test” lundi dernier avec un cascadeur de Julienne Events qui est allé percuter une bagnole avec son scooter à 50 km/h.
C’est spectaculaire, ça fait un gros bruit, mais on n’apprend rien.
Lors d’un crash-test, le conducteur est un cascadeur professionnel qui sait qu’il va percuter, qui se prépare au choc, qui est super équipé avec des protections partout en plus du gilet airbag. Pas représentatif de la réalité quotidienne.
Tu verras sur les vidéos : le motard glisse, il ne rebondit pas. Il glisse et roule sur lui-même un peu plus que s’il n’avait pas de gilet, c’est tout.
Exemples ici:
http://www.youtube.com/watch?v=4ucwuxpOWn0
http://www.youtube.com/watch?v=hOXsXEeig7k
http://www.youtube.com/watch?v=1KI1CI8QiFA
http://www.youtube.com/watch?v=TX_YIr5CkDM
http://www.youtube.com/watch?v=FcTv6N5ppEU
http://www.youtube.com/watch?v=Dd91W2j168k
Bonjour,
pour répondre à ton commentaire c’est un cascadeur de l’équipe de Dominique Julienne, Sté JulienneEvents, et non pas Rémy.
La démonstration est très représentative car le cascadeur ne s’éjecte pas mais percute la voiture avec les jambes, de plus il tombe au sol et non pas sur un matelas.
Le but est de démontrer l’efficacité du gilet et le cascadeur n’avait pas de protections au torse autres que le gilet BERING et un blouson, comme un conducteur de 2 roues “standard”, seuls les jambes étaient sur-protégées car il ne fallait pas se blesser.
Pour les chutes glissées le gilet ne fait pas tourner le cascadeur. Les “roulades” sont faites volontairement pour montrer que le gilet protège.
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Réponse
Correction faite sur la société Julienne Events, dirigée par Dominique Julienne, un des fils de Rémy.
Mes excuses pour la confusion des prénoms.
Merci Fabien pour cette compilation d’information. Je porte aussi le gilet Helite et j’en suis tout aussi ravi par ces côtés pratiques.
Une question sur le système Bering, la mise en fonction (pas le déclenchement) du gilet se fait automatiquement quand on se rapproche de la moto ? Dit autrement, le soir quand la moto est dans le garage et le gilet posé dessus, je vais user les piles ou pas ?
Arnauld aka nono95
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Réponse
Salut Arnauld,
Non, car l’activation du système se fait lors de la mise sous contact du véhicule. Il n’y a pas de détection des “périphériques actifs” comme sur le Bluetooth, ni de transpondeur de proximité. C’est quand le motard met le contact sur sa moto que le boîtier de communication va activer les capteurs, puis chercher le ou les gilet(s) et mettre le tout en fonction. Le temps de mise en fonction n’est pas donné, il est de quelques secondes, mais cela devra être vérifié.
La mise en fonction correcte est signalée par le clignotement d’une diode bleue sur le boitier de communication au guidon.
Très intéressant cet article. Comme d’habitude.
Reste qu’à ce prix et tant qu’on ne parle pas de crédit d’impôt pour les équipements de sécurité, je n’ai pas les moyens de me payer ce genre de chose alors que j’y pense depuis déjà quelques années, en fait depuis que j’en ai entendu parler. :-/
Les prix indiqués restent élevés voir très élevés et avec un budget mini, ça ne va pas. Dommage.
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Réponse
Dommage, en effet.
Mais deux choses font baisser les prix : plus d’offre et plus de demande.
Sur le premier point, la concurrence commence à jouer sur le créneau de l’airbag moto, où Helite était seul il y a encore deux ans.
Aujourd’hui, il y a Bering, Spidi, Motoairbag, Aprilia… Demain, Dainese et IXS. Après-demain, sans doute BMW, Rukka ou d’autres.
Sur le second, plus il y aura de clients, plus les prix baisseront.
Par ailleurs, il reste possible de se joindre à une commande groupée pour bénéficier d’un rabais.
Le gilet Helite Airnest, par exemple, proposé à 490 euros TTC sur catalogue, peut être négocié à 370 euros. Protairbag le propose même à 300 euros pour les pilotes du Moto Tour.
Merci pour cette reflexion sur les gilets airbag moto. J’envisage de me mettre a la moto et comme je tiens a maximiser la securité, je glane des infos sur les differents systeme de protection. Le prix de ces systemes est tout de meme dispendieux mais a choisir entre quelques centaines d’euros ou boiter toute ma vie… le choix est vite fait.
J’aimerai avoir vos avis sur un equipement motard complet:
-J’ai lu que les pieces type racing sont plus resistante que celle de touring. Vous etes d’accord avec ca ?
-Une combi est elle plus sure qu’une veste avec un pantalon ?
-Sur le site dainese, il y a l’ensemble de protection Jacket Wave pro 2. Ca fait peut etre cosmonaute mais ca assure certainement une plus grande securité. Peut ton mettre ca sur ou sous une combinaison en cuir ?
Quel systeme airbag serait adapté ?
Le systeme Airbag Bering avec les capteurs de glissade doivent etre installés par des specialistes si j’ai bien compris. C’est peut etre difficile d’en trouver en province style en basse normandie ?
Ce systeme assure t il une bonne protection des cervicales ?
Un grand merci.
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Réponse
Que de questions, pas toutes en rapport avec l’article…
Dire que des vêtements “racing” seraient plus résistants que des équipements “touring” est une ineptie et un simple prétexte pour justifier des prix plus élevés. Il existe de très bons équipements de protection pour la route, d’autres mauvais, comme pour la piste ou la compétition. Un équipement de route haut de gamme restera meilleur qu’un équipement “course” d’entrée de gamme.
Une combinaison est effectivement plus sûre qu’un ensemble deux pièces, dans la mesure où elle élimine le risque de dissociation entre le haut et le bas. Mais elle est aussi beaucoup moins pratique et un ensemble avec zip de raccord apportera quasiment la même protection avec bien plus de confort.
Le gilet de protection Dainese Jacket Wave Pro 2 est destiné à être porté sous un vêtement ample d’enduro, de moto-cross ou de route. Impossible de le porter sous une combinaison de cuir qui est forcément ajustée, près du corps. Quant à le porter par dessus une combi cuir, c’est juste inutile et totalement inesthétique. Pour une utilisation routière, il vaut mieux le porter au plus près du corps et enfiler par dessus une veste en matériau résistant à l’abrasion, comme le cuir ou le cordura.
Le système Bering doit être installé par des techniciens spécialement formés qui seront présents dans tout le réseau de revendeurs Bering sur tout le territoire français. Le gilet airbag Bering étant fabriqué par Bagster dont l’usine est situé à La Ferté-Macé, dans l’Orne, je pense que la Basse-Normandie ne sera pas défavorisée.
Il assure une protection de la nuque en immobilisant le casque, mais ne protège pas directement les vertèbres cervicales.
Petite précision sur l’airbag : contrairement aux protections classiques, ie plus ou moins rigides (d’ailleurs, en regardant les chiffres de force résiduelle après impact, il semble que les plus rigides soient les moins bonnes, ce qui me paraît tout à fait logique), l’airbag se déforme et, en plus d’absorber bien plus d’énergie cinétique que les protections “basiques”, contribue à ce que l’ensemble “organes internes + cage thoracique” ait plus de distance pour décélérer (dans un choc classique, si la cage thoracique s’enfonce de quelques millimètres, la décélération sera bien plus brutale que, je dis ça au pifomètre, si l’airbag s’écrase d’un centimètre : gagnant-gagnant, la cage thoracique ayant moins de chance de s’enfoncer, et sa décélération étant moins brutale, réduisant ainsi les dommages périphéraux et internes).
Sinon, au sujet des gilets Hit-Air, il semble qu’ils soient en train de relancer leur importation en France ; importation qui fut arrêtée quand l’ancien importateur, qui n’était autre que Hélite, leur a repompé leur concept, et soit-disant amélioré : après, j’ai discuté avec Mr Takeuchi par mail, le créateur d’Hit Air, et il m’a affirmé n’avoir jamais réussi à déclencher leur airbag, qui ne semble qu’être un airbag Hit Air modifié, dans le temps qu’ils prétendent, temps qui varie d’ailleurs, selon les sources, de 50ms à 80ms à 100ms à 120ms à 200ms… bref, moyen clair, tout-ça. Au passage, sinon, le Neck DPS de Spidi (en gilet, ou direct en combinaison intégrale) intègre le système Hit-Air, également présent dans leur dernière veste.
Autrement, une nouvelle norme devrait voir le jour l’année prochaine (1621-4 – deux nouvelles normes, d’ailleurs, puisque 1621-3 couvrira elle les protection pectorales, sur le même modèle que les protections dorsales, et non pas comme les pare-pierres MX existants, eux couverts par EN 14021), pour certifier les airbags (ce qui me fait un peu me demander comment Hélite peut prétendre être certifié, la norme n’étant pas finalisée)… enfin, vu qu’en presque dix ans d’existence des autres normes, censées interdire de vanter des qualités protectrices sans être certifié, alors que, en tout, sur le marché, dès qu’on sort des dorsales, genouillières et cie, peut-être 5% des bottes sont certifiées, pas davantage de cuirs (à part ce qui vient de chez BKS Leather et quelques combis de piste), et, en tout et pour tout, deux vestes textiles, une paire de pantalons, et une paire de gants, en gros, ce qui vient de chez Halvarssons, plus une veste britannique (tous les autres produits vantant une protection non certifiée en toute illégalité), on ne peut que craindre de ne pas y voir des masses plus clair malgré les nouvelles certifications.
Sinon, juste un dernier mot sur les systèmes électroniques : c’est le genre de truc dont je ne veux même pas entendre parler. J’étais tombé sur le manuel de je ne sais plus lequel de ces systèmes, et ils spécifiaient bien dedans que, en cas de passage à côté de dispositifs perturbateurs d’ondes (petit malin avec un brouilleur, ou encore à proximité d’installations électriques, ou d’émetteurs radios), le système pouvait se mettre en rade et ne repartir que 10 secondes plus tard. Ca, plus la fragilité intrinsèque à l’électronique, sans compter que si un strap d’airbag, ça s’installe en un tour de main, les capteurs sur fourche et cie, si je décide de prendre la bécane non équipée d’un pote, l’airbag, je l’ai dans l’os. Le câble, c’est peut-être primitif, peut-être trop, mais l’électronique, ça me fait cent fois plus peur. Bah oui : construire du matos électronique qui ne fait pas d’interférences avec le matos électronique déjà existant, on sait plus ou moins faire, mais du matériel civil (déjà que le matos militaire…) qui résiste à toute perturbation, là, c’est encore du domaine de l’utopie. C’est d’ailleurs le truc que je trouve vraiment limite chez Dainese : ils foutent l’eau à la bouche pendant des années avec un système où tout serait intégré dans la veste, comme sur leurs combis pros, et ils finissent par annoncer un truc à base d’ondes radios dont on ne peut que craindre la fiabilité, en matière de sensibilité électromagnétique, qui vient s’ajouter à celle inhérente à l’électronique. Bon, si ça marche, ça se déclenche surement plus vite qu’un tirage de câble, mais, non, l’électronique et le sans-fil là-dessus, ce sera sans moi.
Bref, convaincu moi aussi que l’airbag peut être utile : maintenant, j’hésite. Ce sera plus que sûrement un modèle Hit Air, mais lequel ? Celui qui protège bien le torse, mais moin bien les cervicales (en fait, ça les protège pas mal, sauf en hyperflexion frontale, où là, ça laisse sans doute un peu trop de liberté), ou la super protection cervicales qui laisse le torse presque complètement exposé ? Ca, je ne sais pas encore trop… mais ce sera sûrement l’un des deux.
Je suis d’accord avec Trok concernant tous les machins électroniques. Je ne leur accorde que très peu de ma confiance.
Et si je devais prendre un airbag-moto ce serai un modèle muni d’un câble certes plus rustique mais beaucoup plus fiable à mon avis et aussi plus facile à installer d’une moto à une autre sans intervention d’un ingénieur de la NASA….
Comme je l’ai expliqué dans l’article, j’étais moi-même assez sceptique au départ sur le degré de fiabilité de l’électronique de ce système. Pour l’instant, Bering m’a présenté des explications qui me paraissent tenir la route et assurer un risque de défectuosité quasi nul (je dis bien “quasi”).
Maintenant, c’est très bien sur le papier. Nous demandons tous à voir. Ce sera le cas dans les semaines à venir.
J’ai oublié d’ajouter que les systèmes électroniques demandent d’être montés en concession ou chez des professionnels contrairement aux systèmes mécaniques (cable) que nous pouvons monter nous même. Et ce n’est pas négligeable question coût, surtout si on a plusieurs motos.
Salut Fabien,
Sur le gilet Hélite acheté en commun avec la Casim, je pense comme toi que l’on gagnerait à y ajouter des poches extérieures.
Sur la chaleur en été, je trouve quand même qu’on perd la capacité de ventilation , même en ayant une super veste avec plein de trous dedans : j’ai testé quelques fois cet été et l’épaisseur structurelle du gilet, requise pour sa solidité, plus sa forme qui vient se poser pile sur les aérations d’une veste d’été, font qu’on sue davantage.
Dernier bémol pour moi : le système de clip : le plastique a fondu sur le moteur parce que j’aime laisser la longe longue (exercice de diction) pour pouvoir me lever sur la moto . On pourrait avoir un matériau plus solide et un système de réglage de la longueur moins cheap.
Bémol subsidiaire : le poids ajouté à la tenue
Ceci étant dit, je reste convaincu de l’intérêt du gilet et le porte systématiquement sur la moto, je veux garder mes organes mous et le reste en bon état ! Salutations !
En même temps, le risque, avec les poches, c’est que ça contribue à percer le gilet lors d’un impact au sol…
… déjà que les détails sur la norme 1621-4 qui les couvrira n’ont pas encore assez filtré quant à savoir si que la norme prendra en compte la résistance du tissu du gilet à l’abrasion (ce qui est quand même un peu capital)… si on augmente encore les risques de percer le gilet en mettant des conneries dans les poches (sous le gilet, ou dans le gilet)…
Non, au final, l’absence de poches, je trouve ça plutôt cohérent avec le principe du truc. Et puis, de toute façon, idéalement, j’ai plutôt tendance à éviter de mettre quoi que ce soit dans les poches, en moto (je m’autorise juste une montre au poignet et un pendentif autour du cou) : un bon sac de réservoir, avec des petites poches sur les contours, pour mettre la CB et cie, ça le fait tout aussi bien, et c’est quand même beaucoup moins dangereux en cas de viandage.
“tout objet gênant par son volume ou sa dureté, compris entre le gilet et le corps, pourrait occasionner des blessures”
Cela signifie-t-il que l’usage d’une dorsale indépendante est à proscrire ? Portant un sac lorsque je suis passagère, j’aimerais éviter d’avoir à passer d’une protection conséquente lorsque je suis seule (blouson + gilet airbag, sans dorsale) à rien du tout, ou si peu, lorsque je suis passagère (= blouson sans gilet, toujours sans dorsale). La possibilité de porter la dorsale + blouson + gilet (à retirer en cas de port de sac) me semblait être une bonne solution, je ne sais juste pas si elle est possible.
Dans tous les cas, merci pour ces informations fort précieuses, et pour votre travail sur ce blog de manière générale.
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Réponse
Une coque dorsale est certes un objet “dur”, mais pas au point d’une chaîne en acier ou d’un ordinateur portable. C’est surtout une protection destinée à absorber l’énergie d’un impact. Elle est donc tout à fait compatible avec le port d’un gilet airbag.
Il est tout à fait possible de porter une coque dorsale sous le blouson et un gilet airbag par dessus.
Par contre, pas possible de combiner un sac à dos (même avec protection dorsale homologuée) avec un gilet airbag, le sac gênerait le gonflage normal de l’airbag.
Bonjour Fab
Même question que Elke pour ma part : dorsale externe (une ForceField Sub4 chez moi) est utilisable avec un gilet air-bag, ou c’est niet ?
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Réponse
Tout à fait compatible.
Il faut peut-être juste régler le gilet pour tenir compte de la surépaisseur causée par la coque dorsale.
Fabien, tu as écrit : “….Le sac airbag recouvre la poitrine, le dos, les hanches…”.
Ben, non, pas les hanches comme signifié sur le site du promoteur où il situe les hanches au niveau des lombes…..Les hanches, c’est plus bas, sur les côtés et au niveau de la partie du fémur.
A part ça, je rejoins un peu TROK qui écrit : “…Celui qui protège bien le torse, mais moin bien les cervicales (en fait, ça les protège pas mal, sauf en hyperflexion frontale, où là, ça laisse sans doute un peu trop de liberté), ou la super protection cervicales qui laisse le torse presque complètement exposé ? Ca, je ne sais pas encore trop… mais ce sera sûrement l’un des deux.”
Le blème est que certains disent protéger les cervicales. C’est pas tout à fait vrai et je m’explique.
De ce que j’ai pu observer :
L’hyperextension est limitée mais pas supprimée idem pour la latéro-flexion. Quand à l’hyperflexion, ben, elle n’est jamais limitée.
J’ai pu observer une vidéo du Spidy qui m’apparaît le plus limitant pour l’hyperextension et la latéro-flexion mais niet pour l’hyperflexion.
Il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas soit hyperextension soit latéroflaxion soit hyperflexion. Souvent les 3 mécanismes sont combinés et associés au choc au sommet de la pointe du crane (vertex) qui entraîne un tassement brutal au niveau des cervicales avec des conséquences parfois dramatiques et qui est quasi toujours associé à l’un ou l’autre des mécanismes.
Donc airbag et protection des cervicales ? Non
Par contre, une solution simple pourrait être mise en place et qui limiterait fortement les mouvements en extension, flexion et inclinaison latérale mais n’empêcherait pas le trauma du vertex : une “minerve” air bag, sorte de tour de cou, et indépendante du gilet (achat isolé) ou reliée au gilet sur une partie de sa circonférence avec des tailles variées.
Note pour ceusses qui pilotent des hypersportives sont toujours en quasi hyperextension et qui ont “mal au cou” : là, ce sont les arcs postérieurs des cervicales qui sont sollicités. pour vous soulager, vous massez, fléchissez la tête. Une astuce consiste donc à reproduire ce mouvement, en passif.
Aller s’acheter une minerve mousse et à la “velcrotiser” à l’envers donc derrière et non devant. Cela permet de placer le rachis en position neutre voire discrètement en flexion et ça fait du bien.
+1! super boulot!
Bonjour,
avec l’apparition de ce nouveau gilet déclenchable par radio, est il encore opportun d’acheter un “gilet à cable”, certe moins réactif mais moins cher et réutilisable?
Olivier
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Réponse
Ce sont deux produits assez différents et qui trouvent chacun leur justification.
Je tiens tout d’abord à relativiser la différence de réactivité. Le gilet sans fil se trouve entièrement déployé en 0,08 seconde après détection du choc. Le gilet filaire se gonfle entièrement en 0,08 seconde après percussion. La différence entre les deux ? Le temps entre le choc et l’actionnement du dispositif, celui-ci se produisant lors de l’éjection du motard relié à sa moto par un câble extensible.
Lors d’un choc par l’avant, la différence est assez peu sensible, l’important étant que le gilet soit gonflé avant que le motard touche un obstacle.
Le système sans fil de détection de perte de contrôle trouve par contre tout son intérêt lors de pertes d’adhérence.
Le système filaire n’est donc guère moins performant et demeure moins cher.
Quant au côté “réutilisable”, je n’y crois pas vraiment. Sur une longue glissade ou même une courte à bonne vitesse, le gilet sera de toute manière fortement endommagé, ce qui compromet sa réutilisation dans de bonnes conditions de sécurité.
Le problème se pose plutôt sur de “petites” chutes, sur lesquelles le gilet airbag se déclenche et permet d’éviter des blessures légères sans en ressortir abîmé. Dans ce cas, cela fait mal de devoir déclarer le sinistre à l’assureur et changer le système, alors qu’avec le gilet filaire, il suffit de remplacer la cartouche.
Justement, l’avantage (très gros tout de même) des modèles à câble, c’est leur coût et le coté réutilisable.
Bonjour,
Merci, tout d’abord, pour ce beau travail et pour l’avoir partagé avec nous.
J’ai acheté cet airbag Bering dès sa sortie, et cet article me confirme qu’il s’agit d’un bon achat.
Avant de l’avoir je roulais déjà en blouson avec dorsale Dainese séparée (un blouson différent, plus léger, avec dorsale intégrée l’été).
Maintenant, avec le gilet en plus, je me sens vraiment TRES épais et lourd.
Je voudrais me débarrasser au moins de ma dorsale, pour gagner un peu de poids et épaisseur, mais je me demande justement si je serais vraiment suffisamment couvert par l’airbag en cas de pépin, surtout en ce qui concerne le bas du dos, où la coque rigide du gilet n’arrive pas.
Serais-je un peu excessif à vouloir garder ma dorsale avec le nouveau gilet ou la protection additionnelle qu’elle offre justifie en tout cas son utilisation, malgré la (légère) perte de confort? Votre opinion d’expert m’intéresse! Merci d’avance.
Bonjour,
à mon avis, trop complexe, trop dépendant d’une chaîne électro-logicielle faillible. Le surcroît de performance, s’il est obtenu au prix d’une augmentation notable des coûts, immédiats ou différés.
Cela me paraît contre-productif, ce type de matériel risque hélas de ne toucher qu’une minorité d’utilisateurs.
Comme pour confirmer mes réserves, je viens d’apprendre le rappel des gilets Bering, pour cause de composant défectueux…
Bonjour,
Oui, la livraison du mien est retardée.
La société m’a contacté. Selon mon interlocutrice, 2 problèmes ont été révélés sur les 350 dispositifs déjà installés ; c’est à dire que les diodes installées sur la moto restent au rouge au lieu de passer au vert, ce qui fait que le gilet ne pourrait pas se gonfler en cas de besoin.
J’ai néanmoins confiance dans ce matériel, tout comme je fais confiance aux airbags de ma voiture.
je confirme le rappel ci dessous un lien sur un forum qui donne des infos sur le sujet
http://r1200rt.allgoo.net/t11572-campagne-de-rappel-airbag-bering?highlight=bering
Bonjour,
Je confirme également, j’ai reçu ce matin la lettre de la part de Bering, m’annonçant le rappel (je dois contacter mon revendeur à partir du 22 mars). On me donne un bon d’achat de 50 € sur des produits Bering.
En revanche aucune indication explicite sur quoi faire de mon gilet en attendant, mais je pense qu’il est évident, s’il y a un rappel c’est qu’il va mieux ne pas l’utiliser en attendant.
Néanmoins je rejoins DUVALEIX dans sa confiance dans ce matériel, au contraire, ce rappel démontre à mon avis que des dispositifs sont en oeuvre pour minimiser le risque de défauts.
Je rappelle que même dans l’aviation civile le risque d’accident considéré tolérable est de 99,99% (comme il nous l’indique également Fabien dans son billet “Se conduire en vrai pilote”), le risque zéro donc n’existe simplement pas.
Cordialement
@ Fa3vi :
Si je comprends bien, tu as déjà le gilet Bering.
L’installation sur ta moto est-elle déjà réalisée ?
- Si oui, il me semblerait logique que tu la fasses réviser en concession ;
- Si non, effectivement, le gilet ne peut pas fonctionner.
Salut Duvaleix,
Merci de ta réponse.
Oui, mon gilet a déjà été installé, depuis décembre dernier, et il semble fonctionner bien (les diodes s’allument comment ils sont censés faire, avec les bonnes couleurs dans le bon ordre). La lettre que j’ai reçue m’invite néanmoins à contacter mon revendeurs (à partir du 22 mars…) pour faire réviser l’ensemble. On ne me dit pas s’il faut que j’arrête d’utiliser mon gilet en attendant, mais il me semble logique.
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Réponse
Copie du courrier de Bering que j’ai reçu :
Le système qualité mis en place par Bering et API R&D dans le cadre du développement et la commercialisation de ce produit a révélé qu’il existait une anomalie qui nous oblige aujourd’hui, dans le respect du principe de précaution, à faire un rappel global des produits installés.
Correctif : Cette modification nécessite le remplacement de ce composant et la remise en fabrication du sous système moto qui entraine la suspension provisoire des poses jusqu’au 22 Mars 2011.
Ce que nous faisons actuellement :
Vis-à-vis de nos clients pour lesquels l’Installation a déjà été réalisée :
- Courrier R/AR envoyé directement à ces clients les 9 et 10 février reprenant les points principaux de la démarche à suivre et la demande, suite à de rares cas de déclenchement intempestif du gilet, de ne plus utiliser le gilet jusqu’à remplacement de ce dernier lors d’un rendez-vous qui sera pris avec leur revendeur à partir du 21 février.
- Une compensation commerciale sera offerte à ces clients.
Vis-à-vis de nos clients pour lesquels le système est commandé mais non installé :
- Courrier simple envoyé les 9 et 10 février reprenant les points principaux de la démarche à suivre ; à savoir la prise d’un nouveau rendez-vous pour l’installation du système lors de l’appel de leur revendeur à partir du 21 février.
- Une compensation commerciale sera offerte à ces clients.
Nous regrettons tous les inconvénients que cette campagne pourra causer mais la sécurité est pour nous primordiale et vous assurons que les principes de fonctionnement qui font la force du Système de sécurité Airbag Bering ne sont nullement en cause dans cette campagne de rappel et que seul le principe de précaution prévaut.
Vos lecteurs peuvent contacter le Service Technique Bering à l’adresse suivante : info@holdingtrophy.com
J’ai en effet reçu ce courrier cet après-midi, après mon 1er message sur ce forum.
On me demande également de contacter mon revendeur à partir du 22 mars, pour que je puisse récupérer le gilet (que je n’ai pas encore ; son envoi est retardé) et que je puisse faire installer le dispositif.
Sous-entendu, le dispositif sera logiquement au point à cette date.
Pour toi qui possèdes déjà le tout, effectivement, et à mon sens, tu peux l’utiliser tant que les diodes s’allument correctement. Mais tu n’est pas à l’abri d’une panne intempestive due à un composant vraisemblablement défectueux.
Il faut en tenir compte.
Peut-être peux-tu remettre ta dorsale dans ton blouson, en plus du gilet airbag ?
je préfère ne pas prendre de risques… si ce truc s’ouvre sans raison à 130 km/h sur une autoroute ça risque d’ être très dangereux..
Quant au fait de mettre la dorsale en plus du gilet, c’est ce que je fais pour l’instant mais comme il s’agit d’une dorsale externe (càd non pas intégré dans le blouson), ensemble avec la coque dorsale du gilet ça fait un sacré épaisseur, ce n’est pas très confortable.
Pour l’instant je ne mets pas de gilet, une fois la révision du gilet faite j’enlèverai la dorsale, je pense que c’est le meilleur compromis.
juste pour ajouter une remarque concernant le gilet airbag de Bering… Il me semble qu’une des différences intéressantes par rapport au gilet filaire c’est le détecteur de choc ( si tant est qu’il soit fiable… ) en effet celui-ci pourra réagir plus rapidement à un choc par l’arrière, qui est relativement fréquent dans les statistiques, l’ouverture du gilet se faisant immédiatement pourra peut être éviter ou limiter le coup du lapin et autres mouvements en extension.
)
me trompe-je ??
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Réponse
Non, c’est en effet une des applications intéressantes du système de déclenchement par détection de choc, et non plus par éjection du motard.
Toutefois, je récuse l’idée que les chocs par l’arrière soient “relativement fréquents dans les stats”. Je n’ai plus les chiffres exacts en tête, mais de mémoire, les collisions par l’arrière d’une moto représentent environ un quart des accidents impliquant un deux-roues motorisé. Pas anodin, mais la très grande majorité des collisions se font par l’avant et de trois quarts avant sur la moto.
Bonjour,
Une question bête à laquelle vous avez sans doute déjà répondu ?
Si je me décide pour l’achat d’un gilet Airnest HV comme vous avez (ou aviez) ma passagère peut-elle être équipée ? ou l’ancrage de la longe se fait uniquement sur le guidon?
Merci
iPapy
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Réponse
La sangle d’attache peut se poser n’importe où sur la moto. Personnellement, je l’ai fixée autour d’un tube du cadre, sous la selle.
il est donc possible de la faire porter jusqu’à la selle arrière.
“Sinon, juste un dernier mot sur les systèmes électroniques : c’est le genre de truc dont je ne veux même pas entendre parler”
je pense que les ABS, Airbag, esp, prétentionneurs, AFU et autres bidules de sécurité auto ont largement fait leur preuve niveau stabilité.
L’énorme plus du sans fil face au filaire, c’ets ce qui fait déjà la force de l’airbag auto : il commence à se gonfler AVANT que tu aies bougé du ou dans le véhicule. quand tu subis le choc il sets déjà gonflé
Le fil ne marchera pas sur une touchette type portière ou déboitage voiture, du moins il marchera après le premier choc moto/voiture, après ton ejection. tu auras le temps de toucher largement la caisse, de t’écraser dessus.
Je pense que statistiquement, la conjonction brouilleur+accident est plus rare que celle d’un accident seul avec choc motard/véhicule
Enfin le sans fil permet le déclanchement électronique de la goupille qui est plus explosif que la goupille mécanique, d’un facteur 10. j’imagine que la goupille mécanique ne permet pas des pressions de bouteilles faramineuses face à un vrai “airbag”
pour moi la version Bering ets plus proche d’un vrai airbag éprouvé de bagnole, alors que le “filaire” c’est mieux qu’un blouson seul, mais ses chances de gonflages efficient sont plus aléatoires
bonjour,
à presque fin mai, avons nous des nouvelles des gilets airbag qui ont été rappelés par bering et la conception dans son ensemble ? le problème a-t-il été résolu? le gilet est-il fiable désormais?
J’ai fait installer mon airbag Bering il y a 2 semaines.
Marche-t’y, marche-t’y pas, j’espère ne jamais le savoir
Les deux installateurs étaient sympas. Mais avant de m’en aller, au moment de leur demander comment cela fonctionnait précisément, ils m’ont répondu : “Nous, on est juste des installateurs. Faut lire la notice”.
Je commence à déchanter.
C’est la société Technoglobe qui effectue les installations : d’habitude, ils sont dans les alarmes, etc.
hello ,
le sujet reste brûlant, mon système airbag béring a finallement été installé cet aprème après un report d’une journée pour cause de cafouillage; béring, technoglobe, maxxess….du coup ,j’ai eu droit à “un geste commercial”; facile à régler par dessus ma veste (hudson), facile à fermer par un zip , avec une petite poche pour la carte suisse (clin d’oeuil) d’infos sécurité santé(je suppose qu’une carte de crédit y rentrerait aussi facilement).
Comme le collègue j’espère ne pas avoir besoin de l’engin, mais je me sens plus tranquille de l’avoir sur le dos(le poids est perceptible ,mais discret) , j’ai enlevé la dorsale de ma veste (pourquoi en avoir deux?) celle du gilet étant garantie CE et de bonne qualité (dixit l’installateur), de plus , si j’ai bien compris tout c’est l’air bag lui même qui remplira le rôle habituellement tenu par la “dorsale”.
par ailleurs on m’ a annoncé que bientôt tous les vêtements “moto” seraient automatiquement équipésdes protections agrées et non plus de mousses alibi … avez-vous des infos sur le sujet?
cordialement
M.B.
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Réponse
Non, pas d’info précise sur ce point.
Attention, une protection CE ne veut rien dire, a priori, d’après article sur ce même site. Ca garanti juste que les normes de fabrication respectent certains critères (matériaux employés,…). Mais pour la sécurité, c’est la norme EN 1621-2. qui prévaut.
merci du tuyau ! est-ce que ça veut dire qu’il faut se méfier des protections commercialisées en magasins ou sur le net?
Oui, il faut se méfier de tout. Pour chaque matériel de protection, il faut veiller à la norme. Par exemple, pour les bottes, il faut veiller à ce qu’il y ait l’inscription EN 13634, signifiant “Chaussure de protection des motocyclistes” (cf Google). Toute paire de bottes portant une autre norme sera en principe moins protectrice (j’ignore si un article parle des bottes, sur cet excellent forum… à voir).
J’ai acheté il y a quelques années une dorsale plus rigide que celle qui était disposée dans mon blouson. Je l’ai portée pendant des années. C’est en lisant ce forum que je me suis aperçu qu’elle ne valait rien et que le vendeur (le gérant, en réalité) m’avait commandé et vendu une m… ! Il aurait au moins pu me renseigner sur les produits existant et me demander précisément ce que je voulais. Mais il n’en a pas pris la peine.
Donc, depuis quelques temps, j’exige de tout regarder. Et encore, je suis loin d’être au courant de tout. Je n’achète aucun matériel de protection sur internet.
Bonjour aviateur35
vérification faite ,l’inscription EN 1621-2. est à l’intérieur du gilet air bag.
cordialement
M.B.
Tout à fait d’accord avec Toroto.
Je n’ai pas le système airbag de Bering, mais je me suis fait percuter par l’arrière le 16 avril dernier, un piéton traverse, je suis derrière les deux voitures, nous sommes arrêtés, je contrôle dans mon rétro et “BAM” l’utilitaire me rentre dedans… Je récupère la moto la semaine prochaine y en a quand-même pour 2000 euros de réparation, j’ai eu mal au dos un petite semaine et heureusement aucunes séquelles. Honnêtement, je n’ai pas eu le temps de réagir, aucunes chances et dieu seul sait que je contrôle très souvent les rétros. Bref… Je me pose sérieusement la question de savoir si le gilet airbag m’aurait éviter le mal de dos ? Pour ce qui est de l’esthétique, si certain(e)s se posent la question… faut savoir ce qu’on veut : être protéger ou se la péter avec la panthère Furygan (dans le dos) du cuir… Moi j’aurai vite fait le choix ! C’est pour ça que j’y pense j’y pense… de plus en plus.
Micke.
toujours à propos des vétements de protection: je m’aperçois à l’usage que : il faut toujours vérifier la présence et la conformité(merci aviateur 35)à la norme EN1621-2 des protections de coudes , épaules et dorsale sans parler des genoux et des hanches. En achetant pantalon et blouson (desert fox) je me suis aperçu :que les “protections de hanches” sont une vulgaire mousse alvéolée, idem pour la dorsale…..dans la veste! comment s’étonner de la gravité des blessures lorsque même des fabriquants réputés ne proposent pas des modèles :prêts à rouler et que la vendeuse “oublie” de vous le signaler!il parait que la loi a changé et que celà sera bientôt du passé quand aux fabriquants qui laissent au catalogue des articles “épuisés ” quand on souhaite les acheter n’en parlons même pas
amicalement
Et ce qui devait arriver arriva !!
Gilet airbag Bering en panne au bout de 220 km (19 juin 2011). Les diodes posées sur la moto ne s’allument plus. La connexion ne se fait plus entre le gilet et la centrale.
Ce n’est pas Bering qui s’occupe de la technique et du service après-vente, mais la société API.
J’ai donc contacté API le 20 juin : “Nous prenons cela en compte, monsieur, et les techniciens de Technoglobe vous rappelleront demain !”.
Car c’est encore une autre société, la société Technoglobe, qui effectue les interventions !!!
Mais aucune réponse de Technoglobe !
Je rappelle API le 23 juin : idem, Technoblobe doit me rappeler le soir même ou le lendemain ! Mais toujours rien.
Puis je contacte Bering par mail le 29 juin… aucune réponse.
Mon revendeur local me contacte alors le 19 juillet pour m’informer que la réparation aura lieu le… lendemain !! Peux pas, suis en vacances !
Résultat, pas de rdv avant septembre, car les techniciens ont toute la France à gérer !!!!! Rââââhhh !!!!
MEFIANCE quant à ce produit, car le service après-vente est relativement minable.
salut aviateur35,
autre département ,autres moeurs, après avoir un peu sollicité tecnoglobe , ils m’ont fort gentiment rappelé pour me fixer un rendez-vous chez le mécano et remonter le système sur ma nouvelle moto(honda cbf 1000a); c’est chose faite ; le gilet était toujours synchro avec sa base et le montage a été rapide.
Apparement pas mal de boulot pour les techniciens , pour apparier gilets, capteurs, centrale,etc… peut-être victimes de leur succès, d’où des délais; j’ai amélioré(enfin je l’espère!) la visibilité du gilet en lui cousant des bandes jaunes aux épaules (sans percer le boudin de l’air bag!) et en travers du dos. Ca fait un peu carnaval mais au moins je suis vu!
amicalement
marco59
Salut Brisy,
Je viens à l’instant d’envoyer un mail à Technoglobe.
Je désespère, car même MAXXESS Rennes tente de m’obtenir un rendez-vous. Mais personne ne leur répond.
bonjour aviateur 35
le siège de tecnoglobe est à lodève, c’est peut-être la voie la + directe,ils sont sur le net.amicalement marco 59
Ayé : Holding Trophy (qui possède Bering) vient de m’appeler : 51 dossiers d’airbags en panne à gérer sur 500 vendus.
(((((
Ma réparation interviendra à partir de la mi-septembre
J’oubliais : litige entre Holding Trophy et le (ou un) fabricant de pièces électroniques.
salut aviateur35,
décidément! pas de bol pour toi!… j’ai récupéré ma moto et après-midi.. .. finalement stator grillé et régulateur changé, le tout sous garantie, bon;avec quelques rayures sur les valises (merci le transfert)sinon le système airbag fonctionne bien comme j’ai pu le constater.
c’est une technologie nouvelle pour la moto, assemblage de plusieurs fabricants,mise en œuvre par un prestataire, chez des concessionnaires (pas toujours contents de voir ce travail leur échapper,) divers cela doit être adaptable sur toutes les motos bref à mon avis pas facile à gérer. cela représente pourtant un grand progrès de sécurité comme tu en es sûrement convaincu puisque tu l’as acheté, moi aussi ,je me sentais frustré de l’avoir sans qu’il soit opérationnel sur ma bécane(comme une menace de se viander sans protection), je te souhaite bonne continuation
amicalement
marco
Resalut Brisy,
Pour sûr, que je suis convaincu de l’utilité de ce système.
Mais à titre de comparaison, un musicien soliste (classique ou autre) qui arrive dans un nouvel orchestre, qui joue dans une salle qu’il ne connaît pas (acoustique plus ou moins particulière), en étant dirigé par un chef d’orchestre qu’il ne connaît pas non plus, ne se produit pas en public avant d’avoir maintes fois répété et d’être parfaitement au point.
Le public ne lui pardonnerait pas d’avoir réalisé un mauvais concert. Sa réputation s’en trouverait altérée.
Idem pour l’airbag. la perfection devrait déjà être au rendez-vous, surtout si c’est pour sauver des vies.
Mais je reste confiant. Enervé mais confiant. Sinon, j’aurais demandé le remboursement à Maxxess.
Et c’est d’ailleurs le SAV que j’ai précédemment qualifié de relativement minable, pas le produit !
Motardement, V !
Pas très claire mon explication précédente : je faisais une comparaison entre un musicien arrivant dans une nouvel orchestre et le nouvel airbag Bering arrivant dans le monde de la moto

Le musicien doit être irréprochable dans son nouveau milieu, tout comme le nouvel airbag doit être parfait
M’enfin, c’est théorique
salut aviateur35 ,d’accord pour la musique; c’est vrai que concernant la sécurité l’irréprochable doit être de mise…à mon sens et malgré une expérience limitée : on en est loin. après avoir été échaudé, je ne monterai plus sur l’engin sans l’avoir vérifié avant, testé les freins etc… (voir :”se conduire en pilote”) de béring ,on attend beaucoup, forcément….
amicalement
marc
Bonjour,
Mon airbag Bering, tombé en panne le 19 juin 2011, a enfin été réparé le 4 octobre suivant. C’était un problème de pile.
Le réparateur ne passe chez Maxxess Rennes que tous les 2 mois (dans mon cas, à cause des vacances d’août, les 2 mois se sont transformés en 3,5 mois).
Je suis extrêmement déçu du service après-vente.
- – -
Réponse
Et cela risque de ne pas s’améliorer avec la mise en cessation de paiement de Bering début octobre 2011.
Ton gilet a sans doute été parmi les derniers à être réparé, puisque les techniciens de Tecnoglobe ne sont dorénavant plus payés par Bering.
oups!je ne voulais pas croire le gars du magasin ce matin ,mais donc celà se confirme, pour béring et baxter (puisque maintenant,c’est la même entité),aïe, que pasa pour la garantie??espérons que quelqu’un reprenne ce bizness (quelqu’un de sérieux si posible)
????!!!! Et merrrrr…e !!!
Mais comme c’est la société API qui s’occupe du service après-vente, espérons que la garantie continue comme si de rien n’était !
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Réponse
API est une société de la holding Trophy, comme Bering ou Bagster, Cameron, Segura, BLH…
Si Trophy part en liquidation, API partira avec.
Mais j’ai bon espoir que le groupe soit placé en redressement ou sera repris.
salut aviateur 35
vieux motard que j’aimais !
Article très intéressant et très bien informé. Je suis convaincu de l’utilité de l’airbag moto maintenant.
Quid de la veste airbag Piaggio si Bering venait à disparaitre ?
hello aviateur35 et tout le monde,
ce midi colis en provenance de holding trophy , dedans un mode d’emploi et une pile lithium de 3.6 volts plus un anneau de mousse a placer autour du ressort en contact avec le négatif de la pile. le courrier parle de microcoupures de liaison radio entrainant une usure prématurée de la pile par défaut de maintien de celle-çi dans le boitier(dans un nombre de cas réduits), j’ai donc changé la dite pile sans trop de mal grace à un mode opératoire en photo précis et facile.
je continue de penser que s’agissant d’une technique très nouvelle ,un peu de mise au point avec quelques couacs n’est pas étonnant…je trouve courageux de la part du fabriquant de faire la démarche vers chaque usager, celà me donne plus confiance que d’attendre une eventuelle panne…tout à l’air ok après le changement de pile. as-tu reçu de même?à moins que la modif ait été faite lors du changement de ta pile,le petit anneau de mousse ayant certainnement pour but de limiter les mouvements eventuels de la pile.
amicalement
marco
Salut Brisy,
Effectivement, lors de son intervention, le réparateur a changé la pile et a ajouté un morceau de mousse par la même occasion.
Mais je n’ai pas tout compris (moi et la technique, ça fait 2 !) :
Il m’a dit que mon problème venait certainement de ce que la pile bougeait toute seule (dos d’âne,…). Cela avait pour effet d’allumer le voyant rouge.
Mais je lui ai répondu que mon voyant n’était pas rouge… il était carrément éteint (ce que j’avais déjà dit plusieurs fois par tél ou par mail).
Bon ben là, je n’ai pas eu de réponse. Ni lui ni moi ne connait donc la cause réelle de la panne.
Le plus important est que désormais, tout refonctionne.
Bonne route
bonjour,
oui ,tu as raison, l’essentiel est que celà fonctionne ! la position verticale du logement des piles fait que celles-çi sont sensibles aux vibrations , c’est peut-être la cause de ces “micro-coupures” en tout cas le but de l’anneau mousse inséré autour du ressort est de limiter le débattement de celui-çi(pour améliorer les contacts électriques)le voyant rouge est un indicateur de niveau faible des piles gilet(clignotant) ou de la batterie moto(fixe) ou encore de problème électronique…l’extinction ou le non-allumage signale plutôt un défaut de connexion radio gilet/calculateur ou d’alimentation électrique. je me demande si certains accessoires moto (gps par ex) ne risquent pas d’interférer.. il y a de plus en plus d’onde radio (domotique, voiture, etc…)la cohabitation est sûrement un peu compliquée,je suppose que les fabricants ont envisagé ce cas de figure.
j’ai changé la pile de 9 volts dans la foulée pour repartir sur un délai global d’un an avant d’y revenir. bonne route à toi
amicalement
marco
Bonjour,
Juste pour dire que Hit-Air propose un nouveau gilet le MLV qui semble d’un bon rapport qualité-prix.
J’envisageais l’achat d’un bering mais au vu des commentaires, je vais laisser tomber.
J’attends le test dans “l’équipement” et feu.
http://www.lequipement.fr/produit/gilet-airbag/hit-air/mlv-r-y
Amitiés
Julien
Je me réponds à moi même.
Finalement je n’ai pas attendu l’essai, j’ai décidé d’acheter avant.
Je viens de recevoir le gilet. Le système de déclenchement est identique à celui de l’Helite (qui en est un dérivé à l’origine). Il m’a fallu visser la cartouche de gaz livrée à part sur le gilet.
Il semble proposer une protection plus étendue pour un temps de gonflage à peine plus long. Pas de poche non plus mais je le savais. J’ai pris un rétro-réfléchissant de nuit, le système est sobre de jour mais très efficace de nuit. C’est presque étrange. Le gilet est très léger, facile à enfiler et à connecter. Ce qui ne gâche rien j’ai eu l’occasion d’avoir le distributeur français au téléphone et il a été très sympa.
Je posterai d’autre commentaires si nécessaire à l’usage.
Julien
bonjour,
est-ce que tu peux me dire combien a couté ce modèle?
amicalement
m.brisy
Bonsoir, cela m’a coûté 355 euros + 6 euros de frais de port.
A quelques minutes près je gagnais 10 euros.
Le prix a augmenté juste au moment de mon achat.
Julien
Bonsoir Julien,
Peux-tu nous donner l’adresse où tu as trouvé le gilet à ce prix .
Cdt,
Hugues
Je réponds à ma question
Site du distributeur français (moins cher que sur le site suisse) :
http://www.allshot.fr
355€ le gilet mlv-y
@+
Salut,
Ce topic super intéressant (comme tout le site d’ailleurs) a été ouvert le 23 novembre 2010, je me demandais si il y avais une mise à jour de prévue C prochains temps
Fabien utilises tu toujours le Airnest ou y a t’il du neuf ??
Excuse moi si j’ai loupé une mise à jour, J’ai parcouru le grand nombres de réponses de plus en plus en diagonale au fil de la lecture.
Un autre Fabien
* * *
Réponse
J’ai fait plusieurs mises à jour sur cet article, dont la dernière en décembre 2011.
J’utilise toujours le Helite Airnest HV.
Pas de Bering pour l’instant.
Prochain essai probable, le Hit-Air.
Merci pour les précisions,
En me renseignant un peu sur Helite (avec la cessation de paiement de la holding liée à Bering, lu plus haut je me méfie).
Voila ce que j’ai trouvé : ce serait une boite d’une 10 aine de personnes, enregistrée comme “Commerce de gros (commerce interentreprises) d’autres biens domestiques (4649Z)”.
Rien sur la production!!
Qui fabrique réellement le produit??
Comme j’envisage très sérieusement cet achat prochainement, j’essaie de faire un choix judicieux.
Heu pour quand l’essai du Hit-Air ?
Bonjour et tout d’abord merci pour cet excellent article ainsi que tous les autres du site! Quelqu’un peut-il me conseiller entre le mvl-r et le airnest?
J’hésite franchement entre les deux et il est difficile de trouver des infos précise ou des points de comparaison entre les 2 mis à part leur prix assez différent! Rapidité d’ouverture pour le hit-air?, zones de protections identiques? Qualité générale? Qualité de la dorsale intégrée au Airnest? Facilté d’en intégrer une au Hit-air?
Bref, si vous avez des informations qui peuvent m’aider à faire mon choix, je sui preneur!
Merci d’avance!
Geoffrey.
bonjour,
l’autre jour lors d’une chute à faible vitesse(très faible),sur le trottoir en fait!… le gilet s’est déclenché , protégeant mon côté droit avant que je n’atteigne le sol : c’est ça l’intérêt du béring ,très rapide (80 millisecondes), maintenant, il est dans les tuyaux pour un reconditionnement, je vous tiendrai au courant du coût et des délais…
amicalement
marco
Bonjour,
Heureux possesseur d’un airbag Bering je tiens à donner mon témoignage sur le produit. Je l’ai acheté dès sa sortie et j’ai donc fait partie de ceux qui ont du le ramener pour faire changer le boitier, au cas où, mais personnellement je n’avais pas eu de problèmes. Certes cela a pris quelques semaines mais je pense qu’il est normal d’avoir quelques moments d’ajustement au début du cycle de vie d’un produit innovateur. Depuis je m’en sers régulièrement et bien heureusement je n’ai pas eu à le tester (je touche du bois !).
La seule question que je me pose concerne la capacité protectrice de la dorsale intégrée. J’ai toujours porté une dorsale à part entière et je me sens “nu” à sortir sans (le gilet airbag en ayant une intégrée je ne peux pas porter l’autre aussi.)
Surtout le bas du dos je le sens moins protégé.
Vos avis à ce sujet m’intéressent beaucoup, est-ce que vous considérez qu’avec l’airbag on est suffisamment protégés, ou ajoutez vous une autre protection?
Merci et bon dimanche.
Bonjour à tous.
Aujourd’hui et bien malgré moi j’ai testé mon HIT AIR MLV.
J’ai fait une chute à l’arrêt en calant à la descente d’un trottoir…
Sentant que je ne pourrais retenir ma FZ1 qui versait à gauche, j’ai poussé sur mes jambes. Mon air bag s’est déclenché et était gonflé avant que je ne touche le sol.
Du coup comme je suis tombé sur le dos, mon casque n’a même pas tapé.
Bon, la moto n’a rien (merci les roulettes) et j’en suis pour une cartouche de gaz.
Bref tout ça pour dire que ça marche. J’ai presque plongé à l’arrêt et le gonflage à été assez rapide pour amortir ma chute.
Donc j’imagine qu’en cas de chute en mouvement le déclenchement sera suffisamment rapide.
Voilà pour la suite de mon retour d’expérience.
Bonne journée à tous.
Julien