Réflexion sur les fausses certitudes motardes

Les motards (le commun des motards, c’est-à-dire vous, moi, les motards non professionnels) citent souvent en exemple les pilotes de compétition. Pour beaucoup, ils représentent un idéal, une référence à suivre et à imiter. Nombre d’entre nous font de la moto pour le plaisir de rouler vite et les pilotes pros sont ceux qui roulent le plus vite. Est-il bon pour autant de vouloir faire comme eux ? Leurs techniques sont-elles applicables à la route ?

Avant toute chose, je tiens à préciser et à souligner AVEC FORCE que le pire défaut à moto est le sectarisme, l’intransigeance, le refus de se mettre en question et la volonté de plaquer une seule et même recette à appliquer partout, tout le temps, quelles que soient les circonstances.
La sécurité à moto, c’est savoir anticiper et s’adapter !

Le présent article est issu d’une réponse que j’ai fait sur le forum français BanditWorld.
A la question d’un débutant qui se demandait comment mieux négocier ses virages, un des membres a cité mes articles sur ce sujet et un autre a reproduit un de mes articles paru en 2007 dans le magazine “Moto 2″, à l’époque où je tenais la rubrique “Conseils de conduite”.
Cet article portait sur la position du motard sur sa moto en virage, il résume donc la deuxième partie de la série en trois volets.

Plusieurs des membres du forum ont exprimé leur scepticisme sur le bien-fondé de la position dite de “déhanché extérieur”, en des termes plus ou moins argumentés.
J’ai donc pris la plume pour dissiper certaines de leurs erreurs, souvent issues de leur méconnaissance de cette position, parfois techniques, parfois “philosophiques”.

Ce sont ces dernières qui ont retenu mon attention et m’ont motivé pour approfondir ma réflexion et écrire ce qui suit.
Mes pensées ne constitueront pas une surprise pour beaucoup de mes lecteurs qui me suivent depuis longtemps et partagent la plupart de mes points de vue.  J’ai pu les exposer en partie au détour de certains articles déjà parus, notamment dans “Se conduire en vrai pilote” et dans la partie consacrée aux trajectoires dans “Prendre un virage en moto“.

Je suis issu de la formation gendarmerie motocycliste, je l’assume et j’en suis fier.
Mais j’ai aussi appris avec des policiers, avec des civils, avec des sportifs, sur la route, hors route et sur circuit. Et si j’ai appris une chose, c’est que ce qui est enseigné à Fontainebleau s’avère certes utile et fondamental, mais pas forcément complet et objectif. Les gendarmes ont certains dogmes qu’ils refusent de remettre en cause, ce qui est à mon sens un tort.
Tout comme les policiers qui en ont d’autres, ou les pilotes de compétition qui en ont encore d’autres…

Ces idées formatées, normatrices, ces dogmes, ces clichés, ces préjugés sont reproduits et transmis de génération en génération de motards.
Ils se transmettent par les formateurs de conduite, qui ne sont rien d’autre que des motards comme les autres à qui on a appris à transmettre leur savoir, sans leur en donner plus que ce qu’eux-mêmes ont pu apprendre dans leur passé. Ils se transmettent par les médias, par les magazines moto qui sont écrits par des journalistes qui côtoient les pilotes de compétition, voire qui sont eux-mêmes souvent d’anciens pilotes. Ils transmettent de motard expérimenté à motard débutant, au cours des sorties, des balades, des discussions au café ou sur le Net.

Parmi les milliers de commentaires et de réactions reçus sur mon site, une minorité s’avèrent “négatifs” ou simplement divergents. Et bien souvent, cela vient de motards expérimentés qui ne sont pas d’accord avec ce que j’expose (sur la trajectoire EDSR, sur la position en déhanché extérieur, entre autres). Pour étayer leur argumentation, ils disent fréquemment : “moi je fais comme ça depuis 20 ans (ou 30, ou 40, selon les cas) et ça marche bien”, sous-entendu “donc c’est ce qu’il y a de mieux”.

Je rencontre fréquemment l’argument du “on a toujours fait comme ça, donc c’est bien”, y compris dans mon métier de formateur moto où je côtoie des collègues et confrères qui possèdent 20 ou 30 ans d’expérience dans la profession et ne sont pas d’accord avec les nouvelles pédagogies. Je leur réponds que si on appliquait ce principe, nous en serions encore à nous balancer de liane en liane dans la jungle…
Dire “on a toujours fait comme ça, donc c’est bien, donc on continue” est la négation de la notion même de progrès.

Tout ça pour dire qu’il faut savoir prendre du recul sur sa pratique, analyser, tirer les leçons du passé et en dégager des enseignements pour un meilleur avenir.

Ceux qui ne jurent aujourd’hui que par le déhanché intérieur, le genou par terre et autres techniques d’inclinaison issues de la compétition, en disant que c’est forcément ce qu’il y a de mieux puisqu’on a toujours fait comme ça, oublient (ou plus simplement, ne savent pas) que c’est faux : cela n’a pas toujours été ainsi.

Regardez les images des compétitions moto des années 1920 à 1950, personne ne déhanche, aucun pilote ne sort le genou. Les pilotes restaient toujours bien en ligne, couchés sur leur réservoir, ne sortant pas le plus petit centimètre carré du carénage car ils privilégiaient l’aérodynamisme.
Dans l’esprit de tous, pour aller vite, il fallait que rien ne dépasse.

Il a fallu des années pour que dans les années 1960, Mike Hailwood (neuf fois champion du monde moto entre 1961 et 1967, quand même) ait l’idée de sortir les fesses, ou même le corps entier, vers l’intérieur dans un virage. Et encore, il gardait les genoux près du réservoir.

Après “Mike the Bike”, c’est Jarno Saarinen qui a révolutionné la façon de conduire une moto de course, à la fin des années 1960 et début des 70s.
Le Finlandais a débuté dans des courses sur glace et lorsqu’il débarqua sur les pistes européennes en bon bitume, sa technique de la glace s’avéra payante : le genou par terre, il pulvérisait tous les records de passage en courbe et fut le précurseur des techniques contemporaines de pilotage.
Avant que Randy Mamola n’aille encore plus loin, dix ans plus tard.

Ce style en déhanché intérieur est maintenant devenu universel en compétition et plein de motards ne jurent que par lui.
Il est pourtant probable que les techniques de pilotage continueront d’évoluer en fonction des possibilités techniques offertes par les motos.

La leçon à retenir de l’histoire de l’évolution de ces techniques de pilotage est que les choses ne sont pas figées, qu’une technique n’est la meilleure que jusqu’à l’arrivée d’une autre technique plus efficace et que ceux qui refusent de changer se retrouvent un jour ou l’autre en bas de tableau, alors que les innovateurs finissent (parfois, mais pas toujours) en tête de classement.

L’argument de dire “on a toujours fait comme ça” ne tient pas !

Un autre argument que je rencontre souvent est celui qui dit : “s’ils font comme ça en compétition, c’est ce qu’il y a de mieux !”
Certains motards vont jusqu’à dire que puisque ces techniques sont les plus efficaces (certes, mais dans quel but ?), elles sont forcément les plus sûres. Et là, je pouffe…
Ceux-là n’ont pas dû souvent poser leurs roues sur un circuit, ou alors ils n’ont pas pris la peine de réfléchir.

Réfléchissons donc ensemble.

Je pense que nous sommes tous d’accord pour admettre que les pilotes de compétition de vitesse possèdent un seul impératif prioritaire : rechercher la plus grande vitesse possible, y compris dans les passages en courbe.
Cet objectif leur impose de garder la moto la plus droite possible, afin de gagner de l’adhérence, donc la meilleure transmission de la puissance du pneu arrière au sol.

Comment tourner en gardant la moto droite ?
En déportant le centre de gravité du pilote à l’intérieur du virage, donc en mettant tout le corps ou presque en dehors de la moto.

Pourquoi peuvent-ils se permettre d’employer cette technique ?
Parce qu’ils tournent sur un circuit fermé, où il n’y a que des motos qui vont toutes dans le même sens, où ils peuvent employer toute la largeur de piste, avec un revêtement à l’adhérence optimale, où ils connaissent le parcours par coeur et savent à l’avance quelle trajectoire adopter sur chaque virage, avec une visibilité parfaite, avec en cas de pépin des dégagements vastes et dégagés, sans obstacle ni sur la piste ni à ses abords…
Bref, un environnement sécurisé à 100%.

Avez-vous l’impression qu’il en est de même pour nous sur la route ?
Je pense que non.

Nous, nous devons composer avec tout l’opposé :
- un revêtement aléatoire, imprévisible et pas toujours au top de l’adhérence ;
- un parcours parfois inconnu et toujours imprévisible, qui peut changer chaque jour en raison de travaux, déviations ;
- des risques imprévisibles (piétons, véhicules, animaux, obstacles, intempéries) ;
- des intersections, passages piétons, carrefours, sorties de garages, de parkings, passages à niveau, etc. ;
- des véhicules qui arrivent en sens inverse, voire qui empiètent sur notre voie ;
- des comportements imprévisibles des autres usagers dans des véhicules d’autres catégories (voitures, camions, scooters, cyclos, vélos, bus, semi-remorques…)
- des abords de chaussées non sécurisés, avec des obstacles, des rambardes, des poteaux, des fossés, des murs, des arbres…
- et surtout, une visibilité qui est rarement totale et parfaite à cause de tout ce qui précède.

Partant de là, à votre avis, est-ce que nous, motards de route, pouvons employer les mêmes techniques que les pilotes de circuit ?
Je pense que la réponse s’impose d’elle-même.

Dire que “les techniques des pilotes de circuit sont les plus efficaces et donc les plus sécuritaires” est une ineptie.
Elles sont efficaces dans un certain contexte, en fonction de certains impératifs, précisés ci-dessus.

Et le pire, c’est que malgré cet environnement totalement sécurisé, malgré leur entraînement professionnel, malgré leur haut niveau de compétence, les pilotes de compétition arrivent encore à se planter. Et même assez souvent, en regard du nombre de kilomètres effectués sur circuit (quelques milliers de kilomètres dans l’année).
Si ces techniques étaient “les plus sécuritaires”, pourquoi y a-t-il autant d’accidents en compétition moto ???

Si ces pilotes professionnels sont les meilleurs du monde, pourquoi la plupart d’entre eux ne roulent-ils jamais sur route ? Pourquoi certains ne possèdent-ils même pas leur permis de conduire moto ?
Posez-leur la question, ils vous le diront : la route est un environnement dangereux car imprévisible, trop dangereux pour des sportifs professionnels qui ne peuvent pas se permettre de se blesser sur un banal accident de la route qui leur coûterait des semaines, des mois, voire une saison de championnat.

De nos jours, peu de pilotes de haut niveau roulent sur route ouverte. Et quand ils le font, certains en meurent, souvent dans des accidents dont ils ne sont pas forcément responsables, mais qu’ils n’ont pas vu venir.
Deux exemples que j’ai en tête : Mike Hailwood a perdu la vie à la suite d’une collision avec un camion qui effectuait un demi-tour interdit, en Angleterre, à Portway, le 21 mars 1981 alors qu’il revenait avec sa fille d’acheter des ”fish and chips”. Et Norifumi Abe a trouvé la mort en 2007 dans un accident à Kawasaki, percuté par un camion alors qu’il circulait à moto.
C’est bien la preuve qu’il ne suffit pas d’être un dieu du guidon pour éviter l’accident.

Bref, quand on est motard de route, on ne cherche pas à singer les pistards !
Le déhanché intérieur, le genou par terre, le point de corde, la trajectoire “extérieur – intérieur – extérieur”… ON OUBLIE !

27 Commentaires

Classé dans Conduite, Culture moto

27 réponses à Réflexion sur les fausses certitudes motardes

  1. Pour illustrer ton article, je revois Rossi en train de faire un tour du TT en 2009 … un vrai poireau ! LOL

    • FranckyGoes

      Bonjour et merci à toi Fabien

      Enfin un discours réfléchi et mature dans le monde des motards ;-)
      Je commençai à désespérer :o
      Motard depuis 1985, adhérent FFMC depuis 10 ans dans le 74, je me bats selon mes modestes moyens et ma disponibilité limitée afin de sensibiliser mes confrères, pilotes de 2 roues (notamment les plus jeunes, passant le BSR) : il reste tellement à faire en formation et prévention, respect de l’autre et partage de la route entre usagers multiples !
      La moto a beau être une passion fédératrice des générations, je pense qu’il est de notre devoir d’apporter notre expérience d’”ancien”, afin de contribuer à la sécurité de tous.
      Il m’arrive quelquefois d’encadrer des courses cyclistes ( et ainsi épauler les gendarmes) sur route ouverte ou des groupes de potes lors de concentres (port de gilet et encadrement).
      Quelle victoire sur la tragédie lorsque une virée se termine sans accrocs et sans excès ET que tous affichent la banane !
      Je me suis même définitivement brouillé avec un jeune ami, fougueux et talentueux, qui prenait trop la route pour un circuit privé … puisses cela lui avoir préservé la vie car je crois savoir qu’il ne roule plus à 2 roues depuis.
      J’en ai connu un autre, extrêmement doué sur circuit (j’ai tourné à Issoires avec lui) et qui s’est tué sur le chemin du travail à 22 ans, dans un certain virage familier où il aimait améliorer chaque jour sa vitesse …
      Je croise 2 fois par jour le petit panier fixé au poteau téléphonique car je prends le même chemin pour aller au travail.
      Enfin, j’aime à dire ou à entendre le dicton suivant :
      “un bon motard est un motard vivant”, respect aux anciens
      V+++
      FranckyGoes

  2. Ubbo

    Bonjour,
    Voilà bien accro à ce blog: Heu ya juste une chose que je ne comprends pas, en quoi la position 3 est elle sensée choquer ou surprendre? je suis à peu près convaincu que quand j’ai passé mon permis, en 1999, dans le livret de conduite, il y avait déjà cette fameuse position en V illustrée (que j’avais adopté pour son côté sécurisant ie augmenter la portée du regard).
    La formation au permis a changé? ils l’ont supprimé de ce petit bouquin? j’ai passé mon permis à une période particulière? avant on en parlait pas, après on en parlait plus?

  3. Ludo

    Bonjour,
    Je m’interroge sur la meilleure manière de piloter un Maxi scooter dans mon cas un 650 mais c’est aussi valable pour toutes les autres cylindrés.
    L’architecture est différentes d’une moto ( absence de réservoir, de cale-pieds) par conséquent les points d’appuis ne sont pas les mêmes que sur une moto “traditionnelle”
    La taille des roue elle aussi diffère.
    Les conseilles de pilotage s’appliquent -t-ils donc aussi pour ces machines que nous sommes de plus en plus nombreux à piloter ?

    • J’ai roulé quelques années en maxi-scoot et je continue actuellement en scoot 125 en parallèle de la moto.
      Je conduis de la même façon les 2 sauf que le scoot à un problème de garde au sol.
      Mes appuis se font uniquement au guidon (pour les 2).

    • Je pense qu’il y a 2 écoles, la “vieille” et la “nouvelle”.
      Avant, l’exemple à suivre était de pencher un maximum et on était une lopette quand on ne le faisait pas.

      Maintenant, je vois les p’tits jeunes de la moto, déhancher à l’intérieur comme des malades alors qu’ils auraient pu largement passer en restant “droit”, alignés à la moto.

      J’ai l’impression qu’on leur enseigne d’éviter de pencher parce que c’est dangereux (ce qui n’est pas faux en soi).

      Ce que beaucoup ne comprennent pas, c’est que les “vrais” pilotes déhanchent à l’intérieur car ils sont déjà en angle maximum et ca permet de passer plus vite (changement du centre de gravité) et non l’inverse, ils ne déhanchent pas pour garder la moto droite.

      • Maxime

        Désolé, mauvaise manip …
        mon 2è message était pour répondre à Ubbo

      • Laurent

        Bonjour,

        j’ai découvert ce blog il y a quelques semaines et je suis littéralement accro. Les conseils sont super et très sécurisant sur route ouverte. Il permet de calmer les ardeurs sans se sentir ridicule avec ses bandes de peurs! . Me considérant encore comme débutant je trouve dans ce blog une très bonne synthèse de tous les conseils que l’on peut trouver sur d’autres plus sectaires.
        Pour en revenir au sujet : j’ai passé mon permis il y a 3 ans (en 2007) et à aucun moment on nous apprend le déhanché intérieur. Au contraire, on nous dit clairement de ne pas faire d’esbroufe. Les techniques d’apprentissage n’ont pas l’ai d’avoir changé, a part peut-être que l’on met plus l’accent sur le plateau en délaissant la conduite (ça vient aussi peut-être de la moto école). Le fait de vouloir poser le genou vient aussi de la démocratisation de la moto, et de la diffusion des motoGP où de plus en plus de jeunes veulent se la jouer à Rossi et autres. Après comme tout le monde, je rêve un jour de poser un genou par terre mais je garde ça pour un dimanche sur circuit après une bonne initiation.

        • Ubbo

          Pour le déhanché, bon pendant la formation, l’interdire pourquoi pas. Après je pense que c’est toujours quelque chose à essayer, ça n’est pas forcément plus mal de jouer de différentes façons sur ses appuis sur sa moto, ça permet de voir comment se comporte d’une la moto, de 2 le motard, tout ça par rapport à la gravité.

          De même jouer sur la pression des jambes sur le réservoir, les appuis sur les réservoirs, les appuis sur les cale-pieds, sur le guidon, et pis après le positionnement des fesses (les premières fois où j’ai un peu déhanché en intérieur, j’avais l’impression d’avoir le postérieur complètement en dehors de la selle, mais ça ne reste qu’une impression). Bon le sorti de genou… j’ai pas de slider, peut être que ça viendra, ça ça reste le truc le moins indispensable pour moi pour le moment. Tout dépend de ses envies en somme (je m’étais amusé à jeter un oeil sur le repaire des motards sur la formation dispensée par BMW, tu as des photos où justement ils te mettent dans des positions “improbables”, ça doit participer à la mise à l’aise sur sa moto).

  4. rsamourai

    Bonjour,

    Je viens juste de découvrir ce blog car je cherche une dorsal…
    Pour revenir au sujet, j’aimerais quand même donner un avis bien sûr qui ne regarde que moi. J’ai commencé la moto à l’age de 8 ans sur une 125 Honda typée sport (mon père faisait des courses sur route avec ces potes), j’ai 29 ans donc je peut dire j’ai une certaine expérience de la moto. Sur route toutes les techniques de pistards ne sont pas bonne prendre mais certaine sont essentiel, comme le fait de ne pas avoir les pieds en canard sur les cal pieds, de bien maintenir sa moto avec le bas du corps… normalement en virage vous devriez pouvoir poser un main au sol sans que cela agi sur la stabilité de la moto et pour les bon lacher les 2 mains (à tester sur piste bien sûr). Ensuite les stunters, ils ont un très bon contrôle de leurs montures, mais ne savent pas prendre des virages et freine quasiment que du frein arrière (contrairement au pistard qui freine presque que de l’avant) ce qui fait que la roue arrière bloque et la moto devient incontrôlable pour un novice (j’ai testé sa fait mal). Une de mes amies à eût un accident de moto en montagne (direction pas de la case) car sont moniteur (stunteur) lui a dit qu’il faut pas conte braqué (lol).

    Bref, la meilleure façon d’apprendre, c’est de prendre le meilleure des autres afin de s’améliorer soit même et d’avoir un bon jugement de l’état du revêtement, de la météo (agis l’adhérence), de ces capacité et surtout de la connaissance de sa machine (genre vous sortez pas du concessionnaire pour vous tiré l’arsouille) .

    Ps: je n’ai rien contre les stunters qui m’ont appris appris à perfectionner mon freinage sur piste grâce au stop it ;) .

  5. pef

    Bonjour,

    Pour ma part, le style 3 ne me choque pas non plus : c’est celui que je pratique naturellement et pour cause : c’est ce que m’a appris mon moniteur… aggréé AFDM ;-) (c’est pour ça que je l’ai choisi, d’ailleurs).

    Et c’était il y a un peu plus d’un an à peine, donc plutôt récent.

    Je trouve cette technique très agréable et rassurante, et la sensation de contrôle est nette : au lieu de se “jeter” dans le virage, on a plutôt la sensation d’ “inscrire” la moto dans la courbe.

    Pour moi, c’est un peu la même différence qu’entre “y aller bourin” vs. “piloter tout en finesse” ;-)

  6. Gilles (alias visorDOWN)

    Bonjour

    Je viens tout juste de découvrir votre site… félicitations il est très intéressant!

    Gilles
    Rosemère, Québec, Canada

  7. Thy

    Hélas beaucoup font de la piste uniquement pour se perfectionner afin de passer les courbes plus vite.

    Mon opinion, qui ajoute une voix à cet article, c’est qu’on a beau connaître sa bécane, qu’on a beau connaître la route, qu’on a beau se connaître soi-même (ce qui déjà est douteux), on ne connaîtra jamais la voiturette sans permis à la sortie du virage, le camping-car qui déborde, le lièvre ou le sanglier qui traverse, ou tout autre élement extérieur.

    En principe, on devrait pouvoir s’arrêter dans la portion de route que l’on voit : Un tracteur à l’arrêt en plein virage ne *devrait* poser de problème à personne.
    Mais ça impliquerait de prendre les virolos à 40kmh (cette valeur est approximative : je n’ai pas fait le calcul, mais c’est faisable), ce que personne ne fait.
    Pas même les autres usagers de la route, quel que soit le nombre de leurs roues et essieux.
    Dans le code de la route ça porte le nom de “vitesse adaptée”.

  8. Stéphane

    Il ne faut pas oublier qu’en conduite “GT”, on a assez souvent un(e) passager(e). Dans ce cas, le “déhanché intérieur” ne me semble pas être la meilleure position :-)

    - – -

    Réponse

    Pas faux.
    Le déhanché extérieur non plus, à moins que la passagère soit formée à cette position et sache suivre le conducteur.

    • Pour un motard qui roule en GT et 50% du temps avec une passagère, que conseillez vous alors?

      Aucun déhanché?

      • Bannier

        pratiquer le déhanché extérieur pour le pilote, et être en ligne avec axe moto pour le passager(la passagère)

      • Soit aucun déhanché.
        Soit un léger déhanché intérieur (sortir les épaules, mais pas bouger les fesses).
        Soit un déhanché extérieur sans exagération.
        Dans les deux derniers cas, le mieux est que la passagère reste droite dans l’axe de la moto. Sur une moto GT, cela permettra un comportement neutre.
        Si elle se sent l’envie d’accompagner le pilote dans ses mouvements, tant mieux, mais cela demande de l’entraînement et une accoutumance mutuelle.

  9. Claude

    Quelques observations sur ce sujet qui a “la dent dure” ! Je “roule” maintenant depuis de nombreuses années (1983>) en moto sur “route ouverte” et je constate effectivement que c’est l’endroit le plus dangereux pour le motard quel qu’il soit. La réalité quotidienne n’a absolument rien à voir avec celle d’un circuit et les conditions de sécurité comme d’utilisation sont à cent lieues d’être identiques. C’est pourquoi, je suis évidemment d’accord avec Fabien que les techniques employées doivent également être différentes et adaptées à chaque environnement.
    Pour être un fan du pilotage EDSR, j’ai aussi beaucoup appris au contact de leurs personnels, je crois qu’il est quasi parfait pour se déplacer avec une sécurité optimale dans notre belle jungle routière. Je répète, de la même manière, que cette sérénité sur un deux-roues, cette assurance dont le pilote a besoin pour pouvoir se concentrer sur une conduite efficace, ne s’obtiendra qu’avec une pratique régulière de la moto et ce par tous les temps et sur tout type de route. “C’est en forgeant qu’en devient forgeron” ! Cela reste plus que jamais tellement vrai !
    Toutefois, les techniques évoluent avec le temps et les machines, mais la physique demeurant les règles ne changent pas fondamentalement. Ce que j’ai le plus constaté au fil du temps, c’est que très souvent les “jeunes pilotes” confondent “esthétique” (faut être beau, faire comme son idole, montrer un style, impressionner…) et “efficacité” (simplicité, sobriété et adaptation aux conditions du moment, mais moins kekou…).
    Je considère aussi que les discussions inutiles et infrutueuses doivent bien cesser un jour. La sanction sera, malheureusement, toujours donnée par les résultats obtenus et pour moi, “un bon motard est un vieux motard”… Le plus difficile étant d’acquérir les moyens pour y arriver !

    Appel de phare à toutes et à tous d’un K13 en pleine forme !

  10. Franck

    Je découvre ce blog, et le trouve vraiment tres interessant.
    J’ai passé mon permis à l’age de 16 ans (1973) pour les grosses cylindrées, mais j’ai débuté avec un 125, histoire de me roder, de me mettre à l’aise en 2 roues.
    Aujourd’hui, je roule pour le plaisir, en BMW R1200RT, et j’aime toujours voir les commentaires, les conseils, etc….
    Je me considere toujours comme un débutant, et les conseils avisés sont toujours les bienvenus, surtout lorsqu’il s’agit de sécurité, autant pour moi, mon passager (ou passagere…), que pour tous les autres usagers de la route.
    Restons humble, et respectons-nous tous.
    Cordialement
    Franck

  11. Palou

    Excellent votre blog, je le parcours depuis peu de temps et j’y prend plaisir.
    Permis depuis 73 et toujours en vie, donc un bon motard ?
    Toutes sortes de pratiques en virage ont été essayées par moi, et finalement, en vieillissant, on devient plus cool sur sa moto, plus sûr de soi sans chercher le dixième de seconde à gratter par rapport à la veille. En fin de compte, avec l’expérience acquise et sans s’en rendre spécialement compte, on (je) prend les virages moins secs qu’auparavant, on s’inscrit mieux en courbe sans déhancher particulièrement. Je suis toujours adepte du ‘serré de réservoir’ qui permet de mieux sentir sa monture lors des manoeuvres, des pointes de pieds sur les repose-pieds pour mieux guider l’ensemble, et au cas où on se trouve limite pour tourner il reste encore un peu de déhanchement possible. Tranquille quoi, même avec un minimum de sensations et de vitesse, pas besoin de mettre un pied à terre pour tourner. Je respecte toujours les autres usagers de la route, je suis toujours en vie et en relativement bonne santé, n’est-ce pas le principal ?
    Faites-vous plaisir, mais en ‘sécurité’ car les motard sont le maillon faible sur la route ;-)

  12. daniel

    bonjour,
    super le site , un regal et une mine d’informations.
    mais j’ai oublié de me presenter , j’ai 54 piges et passé mon permis hier ( enfin en1978)…J’ai commencé par une 125 (honda 125xl ) puis une BMW R60/5 et j’ai eu la chance de faire des stages de conduites de moto avec la BMO de Moulins (03) sous l’egide de la prevention routiere au titre de la “MOTO D’OR” et je peux vous dire que le circuit etait “coton” ( pneux-rondins de bois-bascule-etc…)
    cela m’a permis d’apprendre un peu les bons reflexes , reflexe que j’ai pu mettre en pratique au guidon de la BMW qui a eclaté son pneu arriere à 90 km/h et que j’ai reussi à maintenir droite …et de ne pas m’etaler par terre ..
    de 1983 à 2011 traversée du desert et passage aux 4 roues et là je me suis fait plaisir en prenant une R1200RT.
    je l’ai depuis 2 mois et deja (ou seulement) 3500km mais je repart à zéro car la conduite n’ai plus la meme ( puissance-ABS-ESA etc..)
    je prefere passer pour un blaireau sur la route et ne pas faire racler les cales pieds (une BMW flat twin ce n’est pas sa vocation!!!) je conduits propre car je veux arriver entier …mais cela ne m’empeche pas de faire des moyennes honorables…
    je regrette la disparition de ces stages de moto de la prevention routiere car c’etait deja un moment privilegié pour se retrouver entre motards et professionnel, de la moto … mon apprentissage avec ma BM se fera en douceur , je conduit pour mon plaisir et pas pour battre des chronos ( il y a la piste pour cela …).
    alors dehanché ou pas le pricipal c’est de prendre la bonne trajectoire et d’adapter sa vitesse en fonction de la route et de la moto.
    je pense aussi que le dehanché inerieur et le genou qui frotte , cela est du aussi à l’evolution des pneux ( radial + gomme) qui permette de prendre de l’angle.

    voilà bonne route à toutes et à tous
    salut de la main

    - – -

    Réponse

    Effectivement, il est bien dommage que La Prévention Routière ait cessé (depuis bien longtemps déjà) ses formations de perfectionnement à la conduite moto.
    Tu peux te tourner aujourd’hui vers la Casim qui reprend le même principe, mais qui n’est pas présente sur tout le territoire français.

  13. dupond

    la ffmc organise aussi des stages régulierement

  14. Toujours aussi paradoxal ce site. Il faut être ouvert d’esprit, mais la conclusion est presque toujours unique et forcément la meilleure, preuve en est ici avec quelques clichés à la clef. Utiliser le déhanché pour se prendre pour un pilote de course, on est d’accord, la position (se prendre pour un pistard sur route) est idiote. Utiliser le déhanché pour sortir plus vite d’un virage, ouais, bien sûr, c’est un des motifs. Mais j’en vois au moins deux autres qui n’ont rien à voir avec la frime, la vitesse, le style… Je viens de troquer ma 1200GS contre une MT-01, bestiau qui fait dans les 250 kg avec une fourche qui n’est pas aussi complaisante que celle de la GS. Amener la MT sur l’angle demande d’y aller au physique, et même à des vitesses légales. Le déhanché (et les cale-pieds) ce n’est pas obligatoire, mais c’est quand même bien plus simple et rassurant. Même si la visibilité en prend un coup, je suis d’accord. Mais un virage bien négocié à une vitesse adaptée…
    Ensuite, quand il pleut, c’est également plus rassurant de limiter la prise d’angle, et donc le risque de glissade.
    Pour finir, même si le ton “donneurdeleçons” est gonflant, le contenu des articles est très intéressant. V

    * * *

    Réponse

    J’accepte la plupart des critiques.
    Mais pas celle sur le côté “univoque” : je n’ai jamais dit et je n’écris jamais qu’il existe une seule et meilleure solution, recette, idée…
    En l’occurrence, je propose et je démontre un ensemble de solutions en matière de trajectoire et de position qui me paraît le plus adapté pour une conduite moto de sécurité sur route ouverte. Bien entendu, ce n’est pas la seule manière de pratiquer la moto et ce n’est pas nécessairement la plus adaptée partout et tout le temps. Je suis le premier à sortir le haut du corps à l’intérieur du virage sur route mouillée, par exemple.

  15. rsamourai

    Eh bien on peu dire que c’est un sujet qui perdure. malgré le nombre de réponse, il y a toujours autant de question. Peut-être qu’il n’y a tous simplement pas de réel, parce que trop d’inconnue.

    Personnellement, j’ai arrêté la route (ouverte) pour me consacrer uniquement à la piste et a la course sur route. Même si la dangerosité de la chose est supérieur, le plaisir est beaucoup plus intense. Et pour revenir au sujet, certain d’entre nous recherche tous simplement plus de frisson et pas plus de sécurité. Pour avoir le plaisir de voir le bitume défiler à quelque centimètre de sa tête, de faire glisser la moto. Il y a beaucoup de motard qui recherche ce frisson, il sont donc obligé de déhancher. Du coup, je n’ai qu’une seul chose à leur dire, arrêter la route et venez prendre votre pied sur piste ou lors de nombreuses courses sur route ;) .

  16. thierry m

    salut a vous tous…
    la moto ,petite ou grosse,est un plaisir,comme la voiture petite ou grosse decapotable sportive ou autre…
    donc faite vous plaisir,en pensant un peu a vous, et beaucoup aux autres ,…et sur la route tout iras bien…
    bonne route a tous
    je suis triker…pas motard ,mais sur la route aussi…

  17. tout vos commentaires sont immatures et non reflechis
    c’est un rapport de vitesse, forces de poussées et centre de gravité
    Le simple “poireau” sur route à 90 ou 130 km/h, si il respecte les limitations de vitesse, n’a pas besoin d’effectuer un dehanché exterieur pour gagner quelques km/h puisque déja il n’est pas aux maximum des possibilités de la moto (je ne parle pas de petites cylindrées)
    si on parle de 200, 250 km/h (à l’epoque 1970 on avait un peu de mal a les atteindre) oui là en courbe avec la poussée centrifuge, pour combattre cette force, on equilibre l’ensemble moto/pilote (plus leger maintenant)
    en s’opposant à cette force.
    Et le dehanché interieur le permet plus facilement en modifiant le centre de gravité plutôt que juste en poussant comme un “âne” sur le guidon.
    C’est un rapport vitesse/poids/forces
    alors stop sur “methodes nouvelles ou les anciens avaient raisons” !!!
    ce n’est plus les mêmes données, les mêmes motos, les mêmes pneus et les routes sont plus “sures” quoiqu’on en disent
    Mêmes à 200
    alors le dehanché interieur oui cela facilite l’effort de conduite !!!!

    * * *

    Réponse

    Si vous pouviez éviter les insultes et autres remarques désobligeantes avant d’asséner votre vérité que vous pensez visiblement suprême et universelle, ce serait plus sympa, non ?

  18. Knut

    A moto pour allez vite ? On ne peut plus, donc si l’on continue, c’est pour d’autres raisons. Et voici les miennes.
    Après quelques gamelles dont une qui m’a plombé le croupion plus de 21 ans, je suis mieux debout sur ma moto qu’allongé dans ma super caisse anti-chocs, chaude et sure.
    J’ai en moi l’envie de chevaucher, et comme un cheval ne va plus assez vite et que mon boss ne le laissera pas broutter la moquette du hall d’entrée, je retrouve mon compte à moto.
    J’aime le froid, le vent, la pluie, encore un souvenir de vie antérieur sans doute, je suis Normand. Donc à moto, je suis encore heureux.
    Les pilotes de course mon idéal ? Nan, Maryline nettement plus !
    Bonne route à tous et l’auteur de l’article à en partie raison, à moto, votre avenir est souvent au bout du virage, à peine plus….

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