Il y a ceux qui rentrent leur moto au garage à l’arrivée des premiers frimas, et ceux qui se refusent à abandonner leur machine sous prétexte que le thermomètre s’est mis en berne. Voici quelques conseils pour les irréductibles à qui le froid ne fait pas peur…
Pour l’équipement hivernal du motard, lire “S’équiper pour l’hiver“.
Et plus spécialement “Les équipements chauffants pour l’hiver “.Pour des conseils d’équipement hivernal pour la moto, lire “Equiper sa moto pour l’hiver“.
Si vous remisez votre machine à la mauvaise saison, lisez l’article “Préparer sa moto pour l’hivernage“.
Augmentez votre température interne par une activité musculaire.
Bougez sur la moto, une jambe après l’autre, un bras puis l’autre. Arrêtez-vous plus souvent pour vous réchauffer et bougez ! Faites des moulinets des poignets et des bras, même aux feux rouges.
Profitez de la source de chaleur principale de votre machine: son moteur. A la pause, rapprochez-en vos mains nues pour les réchauffer (sans le toucher, bien sûr). Vous vous arrêtez quelques minutes ? Mettez vos gants au plus près du moteur, coincés sous le carénage ou posés sur les cylindres pour un flat-twin.
Attention toutefois à ne pas les mettre avec les tubes d’échappement, cela les ferait fondre (vécu).
Pour vous réchauffer, approchez les mains d’une source de chaleur (radiateur), mais ne les mettez pas en contact direct ! Le froid anesthésie: rien de pire que de plonger des mains ou des pieds glacés dans l’eau très chaude, vous ne feriez que les brûler. Mettez-les sous l’eau tiède et augmentez très progressivement la température.
A la fin d’un long trajet hivernal, on est parfois tenté d’accélérer ou de zapper la dernière pause pour arriver plus vite. Erreur fatale ! Les derniers kilomètres sont ceux où l’on est le plus fatigué, le moins attentif et donc les plus accidentogènes.
Avant de partir pour un long trajet, informez-vous sur les conditions météo, l’état des routes, les fermetures des cols de montagne. Voir sur le site de la DDE de votre département.
Augmentez les distances de sécurité avec les véhicules vous précédant.
Non seulement le sol peut être glissant, ce qui augmente la distance d’arrêt, mais en cas de neige ou de glace sur la route, des paquets de neige sale s’accumulent dans les passages de roue des voitures et des camions. D’un coup, ils se détachent et tombent juste devant vos pneus…
Autre phénomène, la pellicule de givre qui se forme sur les carrosseries ou les bâches des camions et peut se détacher sous l’effet de la vitesse ou d’un coup de vent. Vous envoyant ainsi des glaçons en pleine figure !
Se méfier également des véhicules de salage qui projettent du sel, du sable, de la neige sur les côtés et derrière eux. Ne les suivez pas de près et si vous en croisez un, ralentissez et serrez à droite, le plus loin possible.
A ce propos, ne croyez pas que suivre une saleuse vous permettra de rouler tranquillement. Non seulement, elle rendra votre moto complètement cradingue, mais le sel qu’elle dépose sur la chaussée ne fera fondre la neige ou le verglas qu’au bout de 20 minutes environ. Pire, le salage maintient une humidité constante sur le revêtement et crée même parfois une pellicule de crasse, mélange de neige fondue et de projections diverses, extrêmement glissante.
Equivalence froid/vitesse. Gardez à l’esprit que plus vite vous roulez, plus le vent relatif augmente et la température ressentie diminue. La correspondance entre la vitesse et le froid est établie par un indice de refroidissement éolien (IRE) qui vous permettra de calculer (ici sur le site d’Environnement Canada) la température réelle en fonction de votre vitesse et de la température ambiante.
Ainsi, pour une température ambiante de 10 degrés Celsius à l’arrêt sans vent, la température ressentie sur la peau nue du motard au guidon d’une moto non carénée sera déjà de -2°C à 50 km/h et de -6°C à 130 km/h. De même, un 0°C à l’arrêt se transformera en -20°C à 90 km/h et -21 degrés à 130 km/h. Par -5 en ambiant, on arrive très vite à -25 à 50 à l’heure, -28 à 90 et -29 à 130… Quand vous démarrez par -10 degrés, il fera déjà -33°C à 50 km/h et -37°C à 130 km/h !
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De façon générale, faire de la route en hiver s’avère surtout délicat dans les premiers kilomètres, le temps que les pneus chauffent, et dans les virages.
Autrement, en ligne droite sur du bitume propre, cela ne pose pas de difficultés particulières.
Sauf qu’en hiver, la caractéristique principale du bitume, même propre, est qu’il reste froid. Donc nos pneus chauffent moins fort et plus lentement. Donc adhèrent moins.
Bref, c’est un peu comme sous la pluie.
Ceux qui cherchent des conseils de conduite liront donc avec profit l’article “Conduire sur route mouillée“, les fondamentaux sont les mêmes:
- adopter une conduite “souple”, dite “coulée” : pas de gestes brusques, pas de forte accélération ni de freinage brutal, pas de changements violents de direction…
- rester souple tant dans sa conduite que dans sa posture : ne pas se crisper ;
- ne pas pencher la moto dans les virages, ou le moins possible, mais sortir le corps pour garder la moto droite ;
- par conséquence, freiner très en amont des difficultés (virages, rond-points) pour arriver doucement et ne pas avoir à freiner ni pencher ;
- respecter les distances de sécurité avec les autres véhicules, bien sûr, et même les doubler.
Par temps froid et sec, aucun problème particulier ne se pose.
Simplement, n’oubliez pas que l’air ambiant étant plus froid, il faudra plus de temps à votre moteur pour parvenir à sa température de fonctionnement et plus de temps aux pneus pour atteindre leur adhérence optimale.
Par temps de pluie, rien d’autre à faire que de réduire la vitesse et d’appliquer les conseils de l’article “Conduire sur route mouillée“.
Rappelez-vous aussi que le fait d’être mouillé multiplie par cinq la vitesse de refroidissement de votre organisme. Pour rester au chaud, soyez parfaitement étanche ! Sinon, arrêtez-vous le temps de sécher.
Par temps de brouillard, la route est mouillée, les mêmes conseils s’appliquent.
Il faudra par contre tenir compte d’une visibilité encore plus réduite, pour vous comme pour les autres. Diminuez encore plus la vitesse !
En cas de brouillasse à couper au couteau, vérifiez que votre feu de croisement est bien allumé (je sais, c’est bête à dire, mais si vous saviez ce qu’on voit des fois…), mettez les warnings si vous en avez, enclenchez bien sûr les feux anti-brouillard si votre moto en est équipée… Inutile de mettre le feu de route, le faisceau lumineux intense serait renvoyé par les gouttelettes d’eau en suspension dans l’air et vous y verriez encore moins bien, surtout de nuit. Si possible, enfilez un gilet ou une chasuble réfléchissante, mettez un brassard à diodes (voir l’article “Rouler de nuit“).
Si vous portez des lunettes, ne commettez pas l’erreur de relever l’écran de votre casque. La condensation se formerait alors directement sur les verres de vos lunettes et vous deviendriez quasi aveugle. Entrouvrez légèrement l’écran s’il s’embue, mais ne l’ouvrez pas complètement. Essuyez fréquemment l’extérieur de l’écran avec un doigt de votre gant, si possible doté d’une raclette. Si vous prévoyez de rouler dans le brouillard, usez et abusez des produits anti-buée ou d’un double écran “pinlock”.
S’il pleut et qu’il gèle, il est probable que vous rencontrerez du verglas. Et donc de perdre l’adhérence de vos roues.
Faites particulièrement attention dans les endroits venteux (ponts, gorges), les tunnels, les sous-bois où le soleil ne perce pas, les versants de montagne au nord, etc.
Si c’est en ligne droite et que la plaque de verglas n’est pas trop longue, ne freinez surtout pas, regardez loin droit devant vous, ne vous crispez pas et vous avez une chance de raccrocher le bitume. Cela m’est arrivé une fois, j’avais pris la plaque de glace (deux-trois mètres de long) pour une flaque de sel, à 100 km/h sur une quatre-voies. Cela fait tout drôle, mais je suis encore là pour vous en parler.
Si c’est dans un virage, c’est fini, vous êtes par terre, pire que du gasoil. Et toute route finit par tourner… Franchement, ne tentez pas le diable. Le verglas est le seul aléa climatique qui me dissuade d’emblée de prendre la moto.
S’il neige, ça commence à devenir rock ‘n roll…
Dans la mesure du possible, si vous arrivez à prévoir la chute de neige, évitez de prendre la route en deux-roues. D’abord, ça glisse un peu quand même, et surtout, la visibilité est très mauvaise. La neige vient se coller sur l’écran du casque, on ne voit rapidement plus rien, il faut l’essuyer toutes les dix secondes. Même conseils sur la visibilité que par temps de brouillard.
Rouler dans la neige fraîche et poudreuse n’est pas plus compliqué que sur une route détrempée. Essayez au maximum de suivre les traces des pneus des véhicules qui vous précèdent, tout en évitant les endroits où la neige est damée, compressée et bien souvent glacée.
Sur neige, on roule en deuxième à 10 km/h, les deux pieds sortis pour rattraper les petites glissades, sans freiner ni accélérer. Tout à l’embrayage ! Apprenez à repérer le point de patinage de l’embrayage et allez-y tout doux sur les gaz.
Cela dit, ne rêvons pas, rouler sur une couche de neige de plus de 2 ou 3 cm revient à jouer à la roulette russe avec cinq balles dans le barillet.
Question de pneus
Le principal problème posé par la conduite d’un deux-roues en hiver, c’est le manque d’adhérence.
Cette moindre adhérence provient d’une part d’une surface de contact (la chaussée) plus froide, souvent humide voire mouillée ou même glacée, et d’autre part d’une surface de frottement (le pneu) qui atteint plus lentement sa température de chauffe.
Comme on ne peut guère agir sur la route (sauf en essayant de rouler aux endroits les moins froids et les moins mouillés), il faut agir d’influer sur le pneu.
D’abord en veillant à rouler sur sa partie la plus chaude, la bande de roulement, donc en gardant la moto droite.
Ensuite en augmentant le pouvoir d’adhérence du pneu.
Or, si la capacité d’adhérence d’un pneu s’améliore avec sa montée en température, cette dernière n’a pas (ou peu) d’influence sur une route trempée, où seule compte la capacité du rainurage à évacuer l’eau. Pour bien faire, il faut des pneus avec une gomme capable d’offrir un bon “grip” à basse température, mais qui offre aussi un bon rainurage pour évacuer l’eau de pluie. Très difficile à réaliser, dans la mesure où les pneus sportifs à gomme dite tendre n’atteignent justement leur plein pouvoir d’adhérence qu’à haute température.
En l’absence de pneus “neige” pour moto, il faut recourir à des expédients : entourer ses gommards de ficelle ou de corde, de toile spéciale ou les chauffer avec un aérosol comme le “Traitement pneus GR 700″ de Lexoil.
Les pneus tout-terrain ou mixtes adhèrent mieux que les pneus routiers, mais cela ne fera que retarder l’échéance.A noter qu’en 2007, Metzeler a lancé un pneu spécial hiver pour les maxi-scooters : le Feelfree Wintec.
Il offre une surface de contact au sol optimisée grâce à de petites rainures sur l’ensemble du pneu. Ces dernières permettent également un temps de chauffe moins long.
De plus, le mélange de composants (trois différents polymères, et l’équilibre entre silice et noir de carbone) est spécialement étudié pour que le Wintec offre une bonne adhérence sous la barre des 0°C. Le design de la bande de roulement, quant à lui, s’inspire des pneus moto destinés aux GT pour une meilleure évacuation de l’eau.
Paraît que Metzeler réfléchit à le faire pour les motos, mais pour l’instant, rien en vue.
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Les troubles de santé liés au froid
L’homme est homéotherme, c’est-à-dire qu’il est muni d’un dispositif physiologique lui permettant de maintenir une température constante. A cette fin, l’organisme met en oeuvre des mécanismes dits de thermorégulation.
Le problème de l’isolation thermique, c’est de trouver l’équilibre entre l’hypothermie ou l’hyperthermie.
Afin de lutter contre l’hyperthermie (quand la température centrale tend à s’élever), trois réactions peuvent se produire :
- Vasodilatation périphérique et élévation de la température périphérique.
- Transpiration qui entraine le refroidissement de la peau par évaporation.
- Augmentation de la respiration et des échanges thermiques respiratoires.
Afin de lutter contre l’hypothermie (quand la température centrale tend à baisser), deux réactions peuvent se produire :
- Vasoconstriction périphérique, qui entraîne les engelures.
- Augmentation de la thermogénèse, c’est-à-dire augmentation de l’intensité du métabolisme qui engendre une production de chaleur supplémentaire en brûlant des calories, notamment les sucres rapides.
Les engelures sont consécutives à des troubles de la circulation qui se manifestent d’abord aux extrémités par un engourdissement. Il va sans dire que la préhension des commandes s’avère difficile. C’est dès ces premiers signes qu’il faut s’arrêter pour desserrer au maximum son équipement (ouvrir, voire quitter les bottes, si possible). La peau apparaît rougie et son réchauffement entraîne des picotements. Au stade de la gelure, les extrémités sont totalement insensibles et des cloques peuvent se former. Dans ce cas, faire appel aux secours et ne pas tenter de se réchauffer au-dessus du moteur, d’un radiateur, ni en buvant une boisson alcoolisée. Au pire, les tissus peuvent se nécroser irrémédiablement (perte de la sensibilité).
L’hypothermie se manifeste par une sensation de froid intense, des frissons puis des crampes. Elle entraîne rapidement une somnolence. Le risque est maximal lorsqu’on roule le ventre vide. Privilégier les sucres lents (pâtes, riz) aux repas du jour précédant le trajet et les en-cas sucrés à chaque arrêt. Par contre, éviter le cassoulet bien gras juste avant de partir, une digestion lourde engendre la somnolence. Il vaut mieux manger léger.
Le café a une action vasodilatatrice, il accélère donc la déperdition de chaleur, à consommer avec modération.
L’hypothermie peut mettre en danger de mort un campeur éméché (attention lors des concentres hivernales), très exposé du fait de son immobilité et de la diminution progressive de sa température interne (l’alcool n’arrange rien !). Encore une fois, ne pas tenter de réchauffer la victime façon « rasade de gnôle au coin du feu », mais alerter les secours, couvrir la victime et lui donner des aliments sucrés (en quantité raisonnable).
Voir l’article “Les gestes qui sauvent un motard“
Prévenir l’hypothermie. La consommation de poissons gras, surtout issus des mers froides (saumon, maquereau, hareng, thon), permet d’atteindre une condition physique optimale pour rouler l’hiver. Les graisses qu’ils contiennent ont la propriété de favoriser la fluidification du sang et de préserver le bon état des vaisseaux sanguins. Comme les méfaits du froid sont générés par des troubles de la circulation, l’ingestion régulière (deux à trois fois par semaine) de ces poissons est bénéfique dès les premières gelées.
Il faut impérativement éviter l’alcool ! L’alcool provoque en effet une vasodilatation périphérique, une plus grande irrigation des vaisseaux sanguins capillaires, ceux qui sont proches de la surface de l’épiderme (c’est pour ça que le visage rougit quand on a trop bu). Du coup, le sang se refroidit beaucoup plus rapidement au contact de l’air froid. L’impression de se réchauffer est factice.
Attention aux médicaments ! De nombreux traitements, notamment contre le rhume (ou rhinite, angine, bronchite, grippe…) sont incompatibles avec la conduite d’un véhicule. Il est possible de repérer ces médicaments aux effets secondaires avérés (somnolence, troubles visuels, perte de concentration…) grâce à un logo en forme de panneau triangulaire apposé sur l’emballage. Généralement, le médecin peut trouver un traitement de substitution sans effets sur la conduite, n’hésitez pas à lui demander.
Sur ce sujet, lire l’article “Rouler au mieux de sa forme“.
Pour éviter le rhume. Contrairement aux idées reçues, le rhume n’est que rarement consécutif à un refroidissement. Ce qui n’exclut pas de prendre quelques précautions contre les rigueurs hivernales car l’organisme fatigue plus vite lorsqu’il lutte contre des conditions climatiques défavorables. Il devient alors plus sensible aux intrus que sont les bactéries, microbes ou virus en tous genres.
La prise de vitamine C est utile à titre préventif. Les besoins journaliers d’un adulte sont estimés à 110 mg. Si elle ne joue aucun rôle curatif, elle peut au moins atténuer les symptômes de l’infection et éviter qu’elle ne traîne en longueur. Une alimentation adaptée permet d’assimiler la vitamine C sans avoir recours aux médicaments, d’autant qu’un excès peut occasionner des troubles digestifs (nausées, diarrhées, crampes). Les fraises, les kiwis, les agrumes (clémentines, pamplemousses, oranges et citrons) sont des mines de vitamine C, tout comme les poivrons, le persil, les brocolis ou les choux.
Dose de vitamine C pour 100 g d’aliments crus
Goyave : 250 mg
Poivron : 160 mg
Kiwi : 80 mg
Brocoli : 60 mg
Orange : 50 mg
Se soigner. Même si aucun médicament ne permet de réduire la durée d’une rhinite ou d’une angine, il est toutefois préférable de consulter son médecin aux premiers symptômes (toux, migraine, fièvre…) car la médication varie selon l’origine de l’infection (bactérienne, allergique ou virale).
Dans la moitié des cas, la prescription d’antibiotiques (nécessaire seulement contre certaines bactéries) peut être évitée au profit de simples anti-inflammatoires et/ou médicaments « classiques » (paracétamol, aspirine…). Les nombreux effets secondaires dus aux antibiotiques, particulièrement néfastes au guidon (hypovigilance, somnolence), sont ainsi évités et la résistance des souches bactériennes réduite, comme le trou de la Sécu !
Dans tous les cas, ne pas abuser des produits à inhaler pour réduire l’écoulement nasal (vasoconstricteurs locaux). S’ils peuvent paraître très efficaces et évitent de quitter le casque à chaque carrefour pour se moucher, ils ont l’inconvénient d’entraîner des rhinites chroniques en cas d’usage prolongé et répété.
11 commentaires
20 décembre 2008 à 22:48
Bonjour,
Je viens de passer mon permis et d’acquerir ma première moto, (déjà posté com. sur les choix!!).
Bref, j’ai souvent de la buée sur l’écran de mon casque, surtout à basse vitesse, c’est très pénible, y a t il un truc ou une méthode , sans relever l’écran et se geler. ? (casque intégral Shark) Merci d’avance
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Réponse
Bonjour,
Le plus simple est d’appliquer un produit anti-buée, comme celui de RainX, ça se trouve dans les magasins auto.
Le moins cher : du liquide vaisselle étalé à sec avec le doigt, de la salive étalée au doigt, ou de l’amidon, en frottant l’écran avec une pomme de terre coupée en deux.
Le plus efficace : acheter un double écran Pinlock et le faire monter par le vendeur (si compétent).
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Merci pour ces conseils, je vais essayer le produit vaisselle pour commencer, merci encore !!
Bonne route et bonnes fetes à tous !
21 décembre 2008 à 09:56
Bonjour,
Laurent essayes une goutte de liquide vaisselle “paic citron” à l’intérieur de l’écran puis étales jusqu’a ne plus voir une trace, ne pas rincer.
Je trouve que c’est plus efficace et bien moins chère que les produits spécifiques.
17 décembre 2009 à 23:11
Pour ma part, je place en hiver l’espèce de masque qui se fixe dans le casque et qui couvre le nez et la bouche.
Ainsi il y a un compartiment étanche pour les yeux et la visière et un pour la respiration.
Pour être efficace,celui-ci doit parfaitement isoler (sens étanche) le compartiment du nez et de la bouche en étant bien plaqué sur le visage (une petite mousse comme les joints de fenêtre épouse la forme du visage et sépare bien ses deux compartiments)
L’air chaud et humide expiré s’échappe alors par le bas sans pénétrer dans le compartiment de la vue.
Cette solution est désagréable au début et on a l’impression de devenir pilote de chasse mais elle fonctionne encore parfaitement a moins 18° (Alsace) et ne tombe pas en panne.
30 décembre 2008 à 17:08
Bonjour,
je dispose d’une moto de type enduro et je voudrais savoir si y a un moyen de rouler sur le verglas en toute sécurité je dois faire 30 km pour aller travaillé alors tous les conseille sont les bien car je ne dispose pas du permis auto
merci d’avance
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Réponse
Bonjour,
Un moyen, oui. Mais pas “en toute sécurité”.
La conduite sur verglas reste éminemment casse-gueule, quoi qu’on fasse.
Bien sûr, ça peut aider de mettre des pneus à gomme très tendre et surtout de les dégonfler comme sur du sable : pas plus de 1 bar de pression.
Côté conduite, même chose que sur neige : pas de freinage ni d’accélération, tout à l’embrayage en roulant super souple en 2e et 3e.
Et bien sûr, rouler très doucement, ralentir à l’extrême à l’approche des virages.
Mettre un équipement de protection complet, avec des renforts aux genoux et aux hanches, avec des gants solides.
Et puis, prier, fort, très fort !
30 décembre 2008 à 17:32
Si c’est une Java avec des spikes (des clous du type “course sur glace”), alors vas-y
sinon, à ma connaissance, aucune moto ne tient sur du “verglas”… Ni même aucune voiture ! Là, nous sommes à égalité avec elles
14 août 2009 à 14:53
mauvaise idée, les clous : c’est interdit, d’après le code que je viens de réviser pour obtenir mon permis A ( lundi dernier
)
par contre je sais pas pourquoi ce n’est pas autorisé : je suppose que c’est parce que dans toutes les autres conditions que sur une couche de glace ces pneus sont nettement moins adhérents?
complément :
http://www.wat.tv/video/pneus-cloutes-pour-moto-moto-1c3zn_1c3rr_.html
23 août 2009 à 20:00
Neige ou verglas,en bécane tout trajet devient TRES laborieux…!!!En pneu route comme mixte,même sur un gros trail,multiplier le temps de trajet habituel par au moins…oulala…!!!!!plein!!!Et je te parles pas de la sudation,mieux que le sauna ,avec des trucs qui passent par le tête toutes les 15 secondes du genre:”ça y est,ce coup ci je me gauffre”..!!ou encore “Ho putain,c’etait limite”!!
Je ne roule qu’à moto,toute l’année,mais je ne vois que rarement la neige par chez moi(Dep 34),et quand c’est arrivé,dans la mesure du possible(mais pas tjrs),j’ai laissé ma titinne au garage,et sans regret,car souvent,même un taxi coute moins chère qu’une gamelle à l’arrêt pour la tirelire.
A moins d’être attelé,je déconseille le 2 roues à moteur sur glace comme sur neige,à part bien sur parking vide et autres lieux fermés afin d’y faire des glissades à la con pour le fun ,mais vêtu et protégé en conséquences,et au possible avec une bécane qui ne craint plus grand chose en cas de gamelles (assurées…lol…).Mais pour le moment,c’est encore l’été et son big sun…!!! YES…!!!
5 octobre 2009 à 12:37
Une fois de plus un excellent sujet, merci.
Je suis originaire des Hautes Pyrénées (65), où rouler la neige est une habitude.
Une “épopée” m’a fait parcourir Toulouse-Tarbes sur la voie rapide en 1989 avec mon KZ 400 sous une tempête de neige et avec une jolie couche de neige au sol.
9 heures pour 180 kms, avec moult chutes.
Encore aujourd’hui, je suis un motard “annuel”, ce n’est qu’en cas de verglas que je ne roule pas.
Il est à noter que la conduite du scooter (mon SW 400) est très différente de celle de la moto.
Centre de gravité plus bas, freinage couplé et surtout roues de 13′ et 14′.
La conduite en hiver, bien protégé, je ne connais pas le froid.
Mais la conduite en hiver avec la pluie, c’est mode lopette tout au long de la route.
Ce qui ne m’empêche pas de me balader aux alentours de Lyon profiter des monts enneigés.
5 octobre 2009 à 12:49
Moi comme je dis souvent,rouler sous la neige,RESPECT…!!!
J’ai été obligé 2 fois,et bonjour les flips…!!!!
8 novembre 2009 à 18:42
Bonjour Fabien,
J’ai le projet suivant : rentrer (seul) de la capitale en Aveyron (A75 donc et 700 bornes), puis y remonter pour les agapes de fin d’année (trajet fin décembre début janvier). Le trajet serait uniquement autoroutier. Mon entourage tempête et me dit que c’est n’importe quoi mais sans argument solide. Avant cette aventure, j’aurais fait plusieurs weekends moto dans les 200/300 km avec ma meilleure moitié. Par ailleurs, en ce moment, je suis sur des trajets Paris/banlieue tous les jours
Je connais bien l’A75 et sais que c’est une autoroute sur laquelle il arrive de neiger, mais qui est bien entretenue.
Côté équipement, j’ai tout ce qu’il faut, sauf poignées chauffantes.
Je prévois de faire moultes pauses et de rouler en forme, à jeun, etc… pas de folie là-dessus
En tant que motologue qu’en pense-tu ? avec l’expérience indiquée plus haut, est-ce déraisonnable de ma part de tenter un tel trajet dans des conditions hivernales ? Je pressens que ta réponse va me conseiller la patience pour ce type de trajet
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Réponse
Salut,
Non, pourquoi ?
L’autoroute, c’est ce qu’il y a de plus facile. Et l’A75 ne présente pas de difficulté particulière.
Les deux principaux risques sont le froid et la fatigue. Si tu es bien équipé et que tu t’arrêtes souvent, c’est-à-dire dès que tu ne sens plus le bout de tes doigts et que tu ressens des signes de fatigue, c’est un trajet faisable.
Prévois la journée entière pour ne pas te trouver pris au dépourvu. Il vaut mieux partir très tôt le matin (vers 7h) pour essayer d’arriver avant la nuit qui tombe dès 18h. Dans l’idéal, il serait même préférable de prévoir le trajet sur deux jours (un jour et demi, en fait).
Prévoir de l’eau, un thermos de thé chaud et des barres énergétiques.
Outre l’article sur la conduite hivernale, lis aussi : “Rouler au mieux de sa forme“.
“Motologue”, c’est nouveau ça…
Tu crois que je peux le mettre sur mon CV ?
23 novembre 2009 à 12:23
Encore un bel article avec de très bons conseils!
encore 2 petits conseils qui vous permettront de rouler encore plus à l’aise:
un pochon en plastic par dessus vos chaussettes (ca marche aussi pour la pluie)
des journaux entre le blouson et la polaire…c’est vieux comme la moto mais super efficace
en cas de très forts risque de verglas/neige je préfère utiliser l’autoroute: la chaussée est traitée et les aires de refuge plus présents que sur les RN.
Un exemple:
http://balades-en-125.over-blog.com/4-categorie-10761815.html