Comme j’ai eu assez souvent l’occasion de le dire, de le lire et de le constater sur les routes, la plupart des usagers (toutes catégories confondues) savent à peu près manier leur véhicule et se sont donc vus accorder le droit de conduire. Mais très peu savent bien conduire, c’est-à-dire se déplacer avec prudence et responsabilité au milieu des autres usagers. Au-delà du constat, qu’est-ce que “bien conduire” ?
Premier constat de bon sens: la vitesse blesse et tue, c’est indéniable, mais uniquement en cas d’accident !
Les accidents dont la seule cause est la vitesse sont plutôt rares. La première cause de la mortalité routière, c’est bien l’accident, lié dans la grande majorité des cas à l’incompétence des conducteurs (manque de vigilance et/ou de maîtrise).
La stagnation de la baisse de la mortalité routière (en 2007) montre les limites de la répression de la vitesse seule. Il faut maintenant s’attaquer aux autres facteurs qui favorisent l’accident: l’alcool au volant (et au guidon), les drogues et médicaments, la somnolence, les distances de sécurité insuffisantes, les feux rouges non respectés, le téléphone au volant…
Bref, des mesures de bon sens.
Mais plutôt que la répression, ne serait-il pas plus simple de mieux former les conducteurs dès le départ ?
Lire l’article “Réflexion sur la formation initiale aux deux-roues“.
Pour conduire, il suffit d’avoir son permis. Pour bien conduire, il faut avoir de l’expérience (ce sont les assureurs qui le disent et le mettent en pratique dans leurs tarifs). En fait, il faut surtout avoir la bonne expérience et si on ne la possède pas encore, respecter quelques règles qui permettront de rester en vie pour l’acquérir.
Connaître le code de la route
Le code de la route a pour but d’harmoniser la circulation des véhicules sur la chaussée pour assurer la sécurité de tous. Il dicte une règle de conduite (sans jeu de mots) pour presque toutes les situations que vous pouvez rencontrer en tant que conducteur. Plus vous respectez le code de la route, plus vous réduisez le risque de vous trouver dans une situation qui pourra mener à l’accident.
Si vous décidez de ne pas respecter une de ces règles, n’oubliez pas que le code de la route ne prévoit que ce qu’il dicte. En vous écartant de ce règlement, vous n’êtes plus protégé par celui-ci et les autres non plus. Vous prenez alors le risque de vous faire sanctionner par les forces de l’ordre, mais surtout, vous mettez en danger votre vie et celle des autres.
Alors, avant de passer à l’acte, réfléchissez bien à toutes les conséquences de votre décision et prenez toutes les précautions nécessaires pour que cette infraction ne gêne ni ne mette en danger qui que ce soit. Si vous avez envie de commettre un excès de vitesse par exemple, veillez au moins à ne pas vous trouver en vitesse excessive par rapport aux conditions de circulation.
En toute logique, pour votre sécurité (et celle des autres), vous devez éviter de cumuler les infractions pour ne pas multiplier les risques. Rouler de nuit en excès de vitesse, tous feux éteints et sans casque ne constitue pas seulement un cumul de trois infractions graves, c’est surtout le meilleur moyen de mourir. C’est la même chose si vous grillez un stop (ou un feu rouge) sous la pluie, tous feux éteints et en téléphonant…
Enfin, si vous choisissez d’enfreindre la loi, faites-le en conscience et assumez-en les conséquences. Vous avez bu une demi-bouteille de whisky, vous commettez un excès de vitesse, vous blessez ou tuez quelqu’un (une seule de ces infractions ou les trois à la fois) ? Ne venez pas pleurer parce que vous êtes sanctionné. Personne ne vous a forcé à picoler. Personne ne vous a obligé à conduire alors que vous saviez être bourré. Vous avez fait ce choix, assumez-en les conséquences.
Si vous n’êtes pas informé personnellement des évolutions du Code de la route, et en vertu du principe que nul n’est censé ignorer la loi, je vous conseille de vous tenir au courant sur le site Legifrance ou sur Lexinter. Le texte originel des lois n’est certes pas toujours évident à comprendre quand on n’est pas juriste, mais il donne les bases.
Connaître sa route
Pour bien conduire sur une route, il est impératif de faire en sorte de savoir à l’avance ce que vous allez rencontrer.
C’est à dire, savoir quand et comment elle tourne à gauche ou à droite, mais également connaître chaque route, chaque chemin, chaque parking qui débouche sur celle-ci. C’est aussi connaître chacun des pièges qu’elle peut cacher (trous, bosses, gravillons, feuilles mortes…). C’est enfin, peu de personnes y pensent, repérer des voies de dégagement (en cas d’urgence extrême, freiner est souvent insuffisant, il faut pouvoir éviter l’obstacle).
Sur une route que vous fréquentez beaucoup, ces informations sont faciles à recueillir.
Sur une route que vous empruntez pour la première fois, vous ne disposez que de la signalisation (panneaux et marques au sol) pour obtenir ces renseignements. Alors regardez bien la route (et ses abords) et roulez un peu moins vite.
Lire l’article “Préparer son trajet à moto“.
Connaître son véhicule
Malgré ces précautions, une (mauvaise) surprise peut vous attendre à tout moment. C’est à ce moment que vous aurez besoin de connaître votre moto. C’est-à-dire savoir comment elle va réagir dans des circonstances peu ordinaires: perte d’adhérence, évitement d’urgence, freinage brusque à petite, moyenne ou grande vitesse, en ligne droite ou en courbe, sur route sèche ou mouillée, etc.
Trois solutions:
- soit vous avez la chance d’avoir un circuit pas trop loin de chez vous, lire l’article “S’entraîner sur circuit” ;
- soit ce n’est pas le cas et vous allez devoir trouver un endroit moins sécurisé pour réaliser certains de ces tests et exercices, lire l’article “Exercices de maniabilité moto” ;
- soit vous souhaitez faire tout cela dans un environnement sécurisé et avec un professionnel qui corrigera vos erreurs, lire l’article “Perfectionner sa conduite moto“.
Connaître ses propres limites
Maintenant que vous connaissez les réactions de votre véhicule, vous devez vous intéresser aux vôtres.
Lire l’article “Rouler au mieux de sa forme“.
Chacun(e) d’entre nous a des capacités différentes (en fonction de son âge, de sa condition physique, de son expérience, de son état d’esprit…), le code de la route est rédigé en tenant compte d’une moyenne. En fonction de vos capacités, il vous faudra adapter celui-ci en vous imposant des règles plus strictes sur les points où vous êtes moins à l’aise.
Par exemple, peut-être ne vous sentez-vous pas capable de rouler à plus de 50 km/h sur le périphérique parisien, alors évitez de l’emprunter ! Ou si un verre de vin suffit à vous faire tourner la tête et que vous devez prendre le guidon, ne buvez pas. Ou si vous n’avez jamais parcouru plus de 100 km à moto, attendez des conditions parfaites (être reposé, par beau temps) pour effectuer un long trajet. Ou si vous n’êtes pas habitué à rouler en groupe, déclinez l’invitation du copain qui vous propose une grosse arsouille avec des potes…
C’est à chacun de vous de trouver ses limites et d’agir en conséquence.
Anticiper au maximum
Etre maître de son véhicule n’est pas toujours suffisant. Un incident peut survenir dans des conditions qui feront que l’accident sera inévitable, quelle que soit votre maîtrise. Pour éviter de vous mettre en situation d’accident, il faut essayer de la prévoir, de la voir venir, de façon à pouvoir agir tant que c’est encore utile.
Pour anticiper, il faut observer (principalement avec ses yeux, mais aussi avec ses oreilles) et imaginer ce qui devrait ou pourrait se produire. Non seulement votre vigilance doit être en permanence à 100%, mais vous devez aussi analyser, réfléchir, déduire à toute vitesse. Avec le temps et l’expérience, on acquiert des automatismes, on sait que telle situation peut déboucher sur telles conséquences. Mais au départ, il faut se donner le temps de réfléchir, donc diminuer l’allure.
Respecter les autres
Peut-être le plus important. Vous n’êtes pas seul sur la route. Il s’agit d’un lieu public, accessible à tous : jeunes, moins jeunes, à pieds, sur deux roues, quatre roues ou plus. Chacun de ces usagers peut réagir à un évènement de façon différente, en fonction de ses moyens physiques, psychologiques ou mécaniques.
Faites donc preuve d’indulgence envers la personne qui aura fait une erreur (surtout si elle est sans conséquence), cela peut arriver à tout le monde, y compris à vous-même. En fait, il n’est pas uniquement question ici de courtoisie ou de savoir-vivre, mais aussi d’humilité et de sécurité : si vous êtes conscient que vous n’êtes pas à l’abri d’une erreur, vous êtes conscient que les autres non plus (et réciproquement). Vous n’avez alors plus qu’à ajouter ce risque d’erreur dans votre marge de sécurité…
Il reste à acquérir la fameuse expérience indispensable au bon conducteur.
Pour cela, pas de mystère, il faut d’abord pratiquer. Mais la pratique n’est pas tout. Il faut aussi pouvoir profiter de l’expérience des autres. Je vous propose une partie de la mienne, qui vaut ce qu’elle vaut. Pour la compléter, lisez les forums web, participez, posez des questions, rejoignez un moto-club, faites des sorties en groupe… Bref, prenez contact avec d’autres motards et discutez avec eux.
Bien sûr, il y a sans doute quelques mauvais conseillers dans le tas. Toutes les expériences ne sont pas bonnes, ou plutôt, elles peuvent être bonnes pour certains et pas pour vous. Sachez faire le tri !
Vous pensez que vous remplissez tous ces critères ? Que vous êtes un pro de la sécurité sur la route ?
Un petit test québecois pour vérifier tout ça. Attention, c’est anonyme, mais il faut remplir quelques infos au départ, notamment sur votre province d’origine: mettez n’importe quoi.
Quelques trucs et astuces
J’ai rassemblé des notes prises au cours de mes périples, des expériences, des trucs entendus ou lus à droite, à gauche… C’est écrit sans ordre logique, ce n’est pas exhaustif, j’en rajoute au fur et à mesure. N’hésitez pas à proposer les vôtres en commentaire, je les intégrerai s’ils sont pertinents.
Un truc tout bête au sujet de la distance de sécurité: vous savez qu’il faut deux secondes entre vous et le véhicule qui vous précède. Dès que celui-ci se trouve sur un point de repère (marque sur la route, ombre, etc.), comptez un… deux… TROIS ! Ne vous arrêtez pas à deux, cela ne ferait qu’une seconde ! Ne riez pas, ça s’est vu…
En circulation normale, ne vous contentez pas de surveiller le véhicule qui vous précède, mais surveillez aussi ceux qui sont devant lui (le plus loin possible), cela pourra vous éviter une manœuvre d’urgence. Conduisez le plus droit possible, levez la tête au maximum.
Si vous avez un “morpion” collé au derrière, essayez de lui faire comprendre qu’il est trop près en allumant vos feux de détresses, ou si ça ne suffit pas, en allumant plusieurs fois le feu stop, mais sans freiner.
S’il ne comprend toujours pas, multipliez par deux votre distance de sécurité avec le véhicule précédent. Au mieux, il profitera du trou pour vous doubler. Au pire, en cas d’urgence, vous pourrez freiner moins brutalement et éviter de vous faire emboutir l’arrière-train.
A l’approche d’un carrefour (où vous êtes prioritaire), essayez de voir le visage du conducteur du véhicule qui devra vous céder le passage, simplement pour être sûr qu’il vous a vu. A défaut, ralentissez et posez d’avance les doigts sur le levier de frein.
Un véhicule ralentit devant vous, sans raison apparente. Méfiez-vous, il a peut-être oublié son clignotant et va tourner à gauche ou à droite. Ou il a simplement vu un obstacle que vous ne pouvez pas voir (un chien traversant la route, par exemple). Mieux vaut éviter de le dépasser.
Lorsque vous dépassez un véhicule, surveillez sa roue avant gauche: si elle tourne légèrement vers la gauche (vers vous), c’est que le conducteur ne vous a pas vu, freinez ! Même chose sur la roue avant droite des véhicules que vous dépassez par la droite, lors des remontées d’interfile sur le périph’ par exemple.
Sur route ou autoroute, en dehors de toute manœuvre, même si vous roulez vite, n’oubliez pas quand même de jeter régulièrement un coup d’œil à vos rétroviseurs. Un danger peut aussi venir de derrière vous. Il y a toujours plus rapide que soi.
Si vous roulez un peu trop vite et qu’un véhicule effectuant un dépassement en sens inverse va être un peu juste, ralentissez (ou freinez) et serrez à droite. Vous rouliez trop vite et l’autre ne pouvait pas forcément le prévoir.
Avant d’effectuer un dépassement ou un changement de voie ou de direction, vous savez que vous devez jeter un coup d’œil dans votre rétroviseur pour vous assurer qu’un autre véhicule n’est pas en train de vous arriver dessus. Profitez-en pour regarder la route à côté de vous. Vous risquez d’y voir le pare-choc de la voiture ou la roue avant du scooter qui était dans votre angle mort.
Contrôlez votre angle mort systématiquement pour tout changement de direction, même léger. Il y a toujours un vélo, un scoot’, une bagnole pour venir s’y fourrer quand on ne s’y attend pas.
Pour vérifier si votre phare fonctionne, profitez d’un arrêt (à un feu par exemple) pour voir s’il se reflète dans la carrosserie du véhicule devant vous ou dans une vitrine de magasin en face de laquelle vous êtes garé. Testez aussi vos clignotants de la même manière.
De nuit (ou dans un parking souterrain), vous pouvez faire la même chose en utilisant un mur devant vous, ce qui permet en plus de vérifier le réglage de la hauteur du faisceau.
Même chose pour le feu arrière. Pensez à tester aussi votre feu stop et vos clignotants arrière avant de prendre la route, il suffit de rester debout à côté de la bécane et de tendre la main devant le phare pour voir la lumière s’y refléter.
Au sujet des camions, ne vous attendez pas à ce qu’ils aient les mêmes réactions qu’une voiture. En particulier, n’essayez pas de passer devant lui de force, il ne pourra pas s’arrêter !
Ne faites pas de “queues de poisson” ! Si la majorité des victimes de ce genre de manœuvre se contente de quelques mots et gestes, certains peuvent avoir des réactions dangereuses pour elles (le coup de volant qui les met dans le fossé ou sur le toit) et pour les autres (le fameux coup de freins auquel personne ne s’attend).
Attention au ballon qui traverse la route, il y a TOUJOURS un enfant qui suit ! Même chose pour les chiens (avec ou sans laisse qui traîne par terre) et tout autre jouet ou animal de compagnie.
De même, s’il y a un enfant, il y a souvent un deuxième qui suit…
Méfiez-vous des enfants au bord d’une route, même (et surtout) s’ils sont tenus par la main. Faites systématiquement un écart et, au besoin, ralentissez. Ne croyez pas qu’une mère qui pousse un landau ou une poussette va faire plus attention en traversant la rue, au contraire: la plupart se servent de leur bébé comme d’une arme pour forcer le passage.
En ligne droite et sur du plat, si vous avez l’impression que votre direction tire à droite ou à gauche, c’est que vous avez peut-être un pneu en train de se dégonfler. Arrêtez-vous dès que possible pour vérifier, et au besoin, regonfler le pneu (ou le réparer).
De même, dans une courbe, si vous avez l’impression que l’avant (ou l’arrière) du véhicule a tendance à glisser vers l’extérieur du virage (comme pour aller tout droit), c’est probablement aussi parce qu’une roue avant (ou arrière) est sous-gonflée.
La même impression peut aussi être le signe d’une chaussée glissante ou dégradée, de suspensions en fin de vie ou tout simplement d’une vitesse excessive ! Dans tous les cas, ralentissez.
Pour en finir avec les glissades avant ou arrière en virage, si le revêtement de la chaussée n’est pas très bon (bosses, trous, tôle ondulée), cela peut aussi être un signe de faiblesse des amortisseurs.
Quand vous vous faufilez sur autoroute ou voie rapide aux heures de pointe, évitez de passer le plus à gauche, juste à côté des barrières de sécurité. Attendez que le véhicule se soit complètement rabattu sur la file à droite, il peut lui arriver de se rendre compte qu’il n’en a la place et donc de revenir se remettre brutalement dans sa file originelle.
Lorsque la route est mouillée, pour limiter la perte d’adhérence, essayez au maximum de rouler dans les traces de la voiture qui vous précède.
Chacun sait que l’efficacité du freinage diminue sur route glissante (pluie, neige, verglas). Vous vous doutez qu’il en est de même si votre moto est très chargée. Mais avez-vous pensé que dans une descente, votre distance d’arrêt sera d’autant plus longue que la pente est importante ?
Lorsque vous voulez vous faire une idée de l’adhérence de votre moto sur revêtement difficile (gravier, terre, neige, verglas), ne freinez pas ! Restez plutôt sur un rapport assez bas (1ère ou 2nde), accélérez fort, et relâchez dès que vous sentez que ça patine. Et évitez de faire ça dans une courbe !!
Sur une route sinueuse assez rapide, surveillez le véhicule qui vous précède, sa vitesse, sa trajectoire, ses feux stop: il vous ouvre la route et vous signale à l’avance les difficultés.
Sur une route de campagne, n’hésitez pas à jeter de temps en temps un œil sur les champs à droite et à gauche de la route devant vous. Vous pourriez peut-être apercevoir la bestiole qui va vous couper la route.
Sur autoroute, vous envisagez de dépasser la ‘limace’ qui est devant vous, mais une voiture est sur le point de vous doubler et une autre arrive au loin. Vous avez juste la place entre les deux. Avant de vous engager juste derrière la première, attendez un peu pour être sûr qu’elle ne tracte pas une remorque !
Pour ne pas transformer votre bécane en braséro, évitez de vous garer dans de l’herbe sèche et un peu haute, surtout après un long trajet. La ligne d’échappement peut y mettre le feu.
Si vous devez effectuer un freinage d’urgence, essayez de jeter un coup d’œil dans votre rétro. Si le véhicule qui vous suit est trop près, essayez de remplacer la procédure de freinage par une manœuvre d’évitement (pas toujours facile).
De même, si vous avez commencé à freiner et que visiblement ça sera trop court, passez à la manœuvre d’évitement (probablement encore plus difficile… finalement, c’est bien la distance de sécurité, non ?).
Dans une longue descente, vous devez éviter de trop freiner car vous risquez de ne plus avoir de freins du tout. Parce que l’échauffement prolongé de vos freins peut faire bouillir votre liquide de freins, ce qui crée des bulles de gaz dans le circuit de freinage, qui le rendent alors totalement inefficace.
Bon nombre d’entre nous font un appel de phare pour signaler un accident (ou un radar et autres contrôles routiers).
Mais avez-vous déjà pensé à en faire pour signaler un véhicule lent (véhicule agricole, groupe de cyclistes, de piétons), un problème sur la chaussée (branche d’arbre, rocher, trou important, plaque de verglas), un animal errant (chien, vache, gros gibier) ou tout autre obstacle inhabituel qu’il est impossible de prévoir ?
Un jour ou l’autre, vous vous trouverez sûrement dans une longue file derrière un véhicule lent. Faites très attention si vous commencez à dépasser toute la file, car vous allez très rapidement atteindre une vitesse relative (par rapport aux autres) très dangereuse, en particulier si un des autres ne vous a pas vu et qu’il déboite sous votre nez.
Faites plutôt preuve de patience, dépassez en saute-mouton, un par un, ou attendez votre tour (quand vous êtes juste derrière “l’escargot”).
Dans les mêmes circonstances, si vous ne vous sentez pas capable de doubler, ou tout simplement si vous n’en avez pas envie, laissez alors un grand espace entre vous et le véhicule qui vous précède. Cela permettra aux autres de vous dépasser, avant de dépasser le véhicule lent plus loin.
Méfiez-vous des véhicules lents (tracteurs agricoles, vélos, etc.) !
Comme ils vont déjà lentement, ils n’ont pas besoin de ralentir pour effectuer une manœuvre (en particulier pour tourner, surtout à gauche). A leur approche, ralentissez. Ensuite, si la route est suffisamment large, doublez le plus à gauche possible. Et si ce n’est pas le cas, placez-vous derrière jusqu’à ce qu’il vous ait vu (au besoin, klaxonnez) avant d’entamer ce dépassement.
Lorsque vous roulez en ville, pour réduire le risque de vous faire surprendre par un piéton, vous devez regarder de chaque côté de la chaussée. Mais, si un véhicule un peu haut (camion ou autobus) est arrêté sur le côté, vous ne voyez plus rien. Pensez alors à regarder par en-dessous, vous verrez peut-être les pieds du piéton …
Rien n’est plus dangereux sur la route que l’habitude, la monotonie. Si vous effectuez régulièrement un même trajet (pour aller au boulot, par exemple), n’hésitez pas de temps en temps à changer d’itinéraire, même s’il est plus long.
Attention aux feuilles mortes sur la route. Un tapis de feuilles, surtout si elles sont mouillées (et elles le sont souvent, dessous) est aussi glissant qu’une plaque de verglas !
Un complément d’éclairage (anti-brouillard, longue portée) permet d’y voir beaucoup mieux la nuit. Vous savez bien sûr que cela éblouit le conducteur d’en face, lorsqu’il n’est pas très loin. Mais savez-vous que, avant même d’être ébloui, cette grande quantité de lumière altère son appréciation des distances et de votre vitesse ?
Alors, dès que vous voyez des phares en face de vous, réduisez votre éclairage et, si besoin (à cause de la visibilité réduite), ralentissez votre allure.
Si quelqu’un vous cède le passage alors que rien ne l’y oblige, vérifiez que la voie est libre (on ne sait jamais) et allez-y ! N’essayez pas d’être plus poli que l’autre, car, au final, vous risquez d’avancer tous les deux en même temps.
Evitez de rouler dans une flaque d’eau lors d’un gros freinage. Outre le risque d’aqua-planning, vous pouvez voiler vos disques de freins. En effet, ceux-ci, devenus brûlants lors du freinage, risquent d’être refroidis trop brutalement par l’eau.
Si, lorsque vous freinez légèrement, vous sentez des à-coups dans la commande de freins, il y a de fortes chances pour qu’un de vos disques (au minimum) soit voilé. Faites vérifier au plus tôt. Et surtout, n’attendez pas pour changer le disque voilé (voire les deux, en cas d’usure avancée).
Un bus vient de mettre son clignotant pour démarrer et vous êtes déjà à sa hauteur : n’accélérez surtout pas pour lui faciliter la tâche. Si jamais un piéton s’est engagé devant ce bus, il va sûrement se mettre à courir pour traverser la chaussée et vous ne pourrez pas l’éviter.
Dans la série “Les animaux de la ferme qui traversent la route”, attention aux oies et aux canards ! Si, dans l’ensemble, les animaux sont effrayés par le bruit, ces deux volailles semblent s’en moquer. Ne vous attendez pas à les voir s’enfuir à votre approche.
A l’inverse, méfiance lorsque un jeune animal (veau, agneau) est d’un côté de la route et sa mère de l’autre. Sous l’effet de la peur, le petit aura tendance à traverser la route au dernier moment pour rejoindre sa mère.
En hiver, sur autoroute ou route dégagée, lorsque vous suivez un camion qui trimballe 20 centimètres ou plus de neige sur son toit, tenez-vous à bonne distance pour pouvoir éviter les paquets de neige qui pourrait en tomber.
Idem après un orage ou une grosse averse, de l’eau s’est sûrement accumulée dans les bâches des remorques. Un cahot, un virage, un dépassement et vous pourriez bien vous prendre quelques litres d’eau dans la tronche…
Au sujet des camions, et surtout des semi-remorques, méfiez-vous lorsque l’un d’eux s’apprête à tourner de votre côté et que vous êtes à sa hauteur. Si, par malheur, son chauffeur ne vous a pas vu avant de commencer sa manœuvre, sachez qu’il ne pourra plus vous voir une fois celle-ci commencée ! Pire, s’il vous accroche, il risque de ne même pas s’en apercevoir ! Dans ce cas de figure, ralentissez pour vous retrouver en arrière des roues de la remorque. Et si ce n’est pas possible, il ne vous reste plus qu’à klaxonner ou, de nuit, à faire des appels de phares !
Sur autoroute, voire sur route, lorsque la circulation est dense, et que, comme cela arrive souvent dans ce cas, les distances de sécurité sont un peu écourtées, n’oubliez pas de vous décaler latéralement du véhicule qui vous précède. En plus de vous permettre de voir plus loin, cela vous donnera peut-être la possibilité, en cas de freinage brusque, de vous arrêter à côté de lui.
Il y a malheureusement des cas où l’accident est inévitable, ne l’oubliez jamais. Mais gardez à l’esprit qu’il faut, à tout prix, éviter le choc frontal ! Donc, entre le pire et le moins pire, préférez le fossé à la voiture d’en face.
Si vous suivez une voiture de près, gardez un oeil sur le bas de son pare-brise avant. Il arrive fréquemment que des automobilistes déclenchent leur lave-glaces, exprès pour vous embêter ou non. Il y a toujours des gouttes qui partent en l’air et vous tombent dessus. Et le liquide lave-glaces sur l’écran du casque, c’est pas top…
Lorsque vous avez fini d’effectuer un dépassement un peu “limite”, vous vous rabattez et, pour ne pas taper la voiture devant vous, vous freinez. Si ce véhicule freine à ce moment là, vous allez appuyer plus fort sur la commande de freins, mais celui qui vous suit ne verra pas la différence. Pour éviter cela, essayez de freiner un peu plus fort au début afin de pouvoir rapidement lâcher le levier de freins (et donc éteindre votre feu stop). Si vous avez, de nouveau, besoin de freiner, celui qui vous suit sera alors clairement informé du danger.
Dans la catégorie des oublis : le clignotant. Si une voiture devant vous a son clignotant en fonctionnement depuis un moment, c’est probablement parce que son conducteur l’a oublié. Faites très attention si c’est le clignotant gauche, c’est peut-être un automobiliste très prudent qui prévient (trop) longtemps à l’avance qu’il va tourner.
La visibilité au-delà d’un rond-point est parfois nulle à cause de la bute de terre au centre. Résultat, c’est seulement lorsque vous êtes sur le point de quitter celui-ci que vous voyez si la voie de sortie est libre. Si ce n’est pas le cas, plutôt que de vous arrêter brusquement (et en plein milieu du rond point), faites simplement un tour de plus.
A un “stop” ou un “cédez le passage”, ne vous engagez pas si un véhicule encombrant (camion ou camionette) arrive de ce même côté, surtout s’il a l’intention de tourner à sa droite (pour prendre la même route que vous, par exemple), il y a peut-être, caché derrière lui, une voiture ou une moto qui est déjà en train de le doubler !
De nuit, quand un véhicule arrive en face de vous avec ses feux de route (pleins phares), et que, malgré vos appels de phares, celui-ci persiste, ne faites pas comme lui. Restez en feu de croisement (codes) ! Fixez votre regard sur le bord droit de la chaussée (idéalement, sur la ligne de “bordure” blanche). Ce petit truc permet de réduire sensiblement la sensation d’éblouissement et vous permet également d’utiliser la bordure comme guide. Ceci dit, votre visibilité étant réduite, n’oubliez pas de ralentir !
Par temps de brouillard, ne vous fiez jamais au véhicule devant vous. Outre le phénomène d’hypnose que cela peut provoquer, le conducteur qui vous précède peut, à tout moment, partir dans le fossé, et vous avec ! Utilisez pour vous repérer le bord droit de la chaussée (et particulièrement la ligne blanche si il y en a une). Ce n’est pas un hasard si les anti-brouillard sont réglés pour éclairer les côtés de la chaussée…
De nuit et en cas de brouillard, n’utilisez jamais votre feu de route, il ne ferait que créer un mur de lumière devant vous. Restez simplement en feu de croisement. bien évidemment, allumez vos anti-brouillard si votre moto en est équipée.
Quand un véhicule de secours est derrière vous, gyrophare allumé et sirène hurlante, c’est qu’il veut vous doubler. Ne vous arrêtez pas, mais ralentissez et serrez à droite. N’hésitez pas, au passage, à faire des appels de phares à l’intention des véhicules venant en face pour qu’ils fassent de même.
Si vous êtes en agglomération et que la rue est étroite, écartez-vous le plus tôt possible (parking, croisement, au besoin trottoir), mais faites-le toujours en douceur, sans coup de frein violent ! N’oubliez jamais qu’une vie est peut-être en jeu…
De la même manière, si vous entendez le deux-tons d’un véhicule de secours, mais sans le voir, ralentissez et serrez à droite. Il peut se présenter face à vous au dernier moment dans un virage…
Si vous apercevez sur une autoroute (ou même une quatre voies) un objet relativement encombrant (disons plus de 50 cm de longueur), signalez-le à la première station d’essence ou au péage. Dans tous les cas, soyez le plus précis possible pour préciser l’endroit où l’objet a été aperçu (il y a toujours des bornes hectométriques sur le terre-plein central des autoroutes).
Pour ceux qui usent leur plaquettes de freins en permanence : servez-vous de votre frein moteur le plus souvent possible (sauf danger imminent, bien sûr). Cela peut facilement doubler la durée de vie de vos plaquettes !
Si vous voulez conserver une bonne visibilité à l’entrée d’un tunnel pas trop éclairé, essayez de fermer un œil (et un seul !) un peu avant le tunnel. Rouvrez-le lorsque vous êtes dans le tunnel.
Autre astuce, clignez des yeux plusieurs fois très vite, cela les aide à s’adapter à la faible lumière.
De nuit ou par faible luminosité, il arrive que, dans une grande courbe, la visibilité soit limitée par les plantations ou autres contructions sur le bord de la chaussée. Pour “voir” un peu plus loin (en particulier, pour apercevoir les feux stop qui s’éclaireraient), regardez sur le côté des véhicules qui vous précèdent (les portières et les ailes). Ils vous serviront de miroir.
Si vous devez tourner à gauche, sur une chaussée à double sens, vous devez vous arrêter au milieu pour laisser passer les véhicules venant dans l’autre sens. Dans cette situation, évitez de braquer votre roue à l’avance, pour éviter l’accident au cas où, par inadvertance, vous relâcheriez l’embrayage (ou simplement si une voiture derrière vous pousse).
Ne vous arrêtez à aucun prix sur un passage à niveau ! En particulier, si vous devez céder le passage à un véhicule arrivant sur votre droite juste après le passage à niveau, arrêtez-vous avant les barrières et attendez que le véhicule passe avant de redémarrer.
Si, comble de malchance, vous tombez en panne sur un passage à niveau, essayez d’en sortir le plus vite possible. Si le démarreur fonctionne, ne perdez pas de temps à essayer de redémarrer : enclenchez la première et faites avancer le véhicule avec le démarreur. Sinon, descendez pour pousser. Et, si vous n’êtes pas seul, faites descendre le passager.
Et, si ce n’est vraiment pas votre jour de chance et que les barrières se baissent… alors, il ne vous reste que le temps de vous carapater. Une moto, ça se remplace, pas une vie !
Observez les rétros de la voiture que vous suivez. Si vous voyez le regard du conducteur dans son rétro, c’est qu’il vous a vu, c’est déjà plus rassurant.
Surveillez le comportement de l’automobiliste qui précède : s’il zigzague ou s’il roule lentement, cela veut dire qu’il est perdu ou qu’il téléphone. Il faut se méfier de ses réactions intempestives.
Dans le même ordre d’idées, il faut se méfier des automobilistes qui ne sont pas seuls dans leur voiture. Souvent, ils discutent et sont moins attentifs.
C’est peut-être un cliché, mais méfiez-vous de tout ce qui porte casquette. Un gars qui garde sa casquette en voiture est forcément louche. Que ce soit casquette de base-ball ou vieux béret, casquette d’ouvrier ou galurin, à l’endroit ou à l’envers, jeune con des cités ou vieux bouseux, c’est suspect !
Un bon moyen pour anticiper des changements de direction de la voiture qui précède est d’observer les mouvements de mains sur le volant ou si possible, les roues avant. Si le clignotant est allumé, attendez que le véhicule ait fini sa manœuvre de changement de direction avant de le doubler. Certains confondent encore droite et gauche !
Si un groupe de voitures semble rouler anormalement lentement, plutôt que de doubler sans réfléchir, essayez de voir pourquoi elles se traînent : probablement que le premier de la file a un problème mécanique, ou il cherche son chemin, ou alors il téléphone. En ville, ca arrive fréquemment à cause de voitures qui quittent un stationnement.
Ce n’est pas parce qu’ils alignent des dizaines de milliers de kilomètres par an que les professionnels de la route (taxis, routiers, etc.) sont nécessairement meilleurs conducteurs que les autres : pas de traitement de faveur, il faut maintenir le même niveau de vigilance avec tout le monde.
Méfiance supplémentaire même à l’encontre de ceux qui sont amenés à conduire des véhicules d’urgence et qui se croient parfois tout permis même quand ils ne sont plus prioritaires: ambulances, véhicules de police, véhicules d’intervention EDF-GDF, voire taxis.
Les rétroviseurs extérieurs sont des accessoires, au sens strict du terme, pour beaucoup d’automobilistes.
N’oubliez jamais de rouler en feu de croisement et placez-vous dans le dos du conducteur que vous suivez pour que le phare éclaire son rétro intérieur et le rétro gauche, ou dans l’axe de son rétro gauche, toujours en tenant une distance de sécurité suffisante.
La distance d’arrêt d’une moto sur le sec est plus courte que celle d’une voiture : si une voiture vous suit de près, ne freinez pas trop brusquement, sans quoi elle pourrait bien vous rentrer dedans.
Même chose avec le frein moteur : souvent le frein moteur de nos bécanes suffit pour s’adapter aux changements de rythme de la circulation, et la voiture qui vous suit ne verra pas immédiatement que vous ralentissez…
Pour éviter cela, un petit freinage de l’arrière ou juste un léger appel de frein avant peut suffire pour prévenir celui qui suit.
Sur route dégradée, passer trop vite sur une bosse ou un trou peut provoquer des surprises. Roulez prudemment et tenez fermement le guidon pour contrer tout début de guidonnage.
A l’approche d’une intersection où une voiture attend, méfiance : rien ne prouve que son conducteur vous a vu. Adaptez votre vitesse, utilisez votre klaxon ou appel de phare pour signaler votre présence et n’oubliez pas que les automobilistes ont tendance à sous-estimer la vitesse des motos : même s’il vous a vu, il peut s’engager et vous couper la route au dernier moment en pensant qu’il avait le temps de passer.
Ne doublez pas au niveau des intersections si vous n’avez pas une visibilité parfaite à 100% sur toutes les voies d’accès et tous les véhicules. Pensez qu’une autre moto, un scooter, un vélo peut ête caché par une voiture, une fourgonnette, un camion. Si la voiture devant vous tourne à droite et qu’un autre véhicule attend au carrefour pour tourner, il va peut-être démarrer en voyant l’autre sortir. Du coup, il vous coupera la route… La majorité des accidents se produit aux intersections, soyez ultra-vigilants !
Ne doublez pas juste avant de prendre un embranchement à droite ou à gauche, cela peut devenir très périlleux si vous devez planter un gros freinage juste après votre dépassement pour prendre la sortie.
Faites très attention en doublant par la droite une voiture qui reste scotchée sur la voie de gauche d’une voie rapide. Elle peut se rabattre au dernier moment en vous voyant arriver. Il est préférable de prévenir de votre présence par un appel de phare ou un coup de klaxon. En général, le distrait se rabat promptement. Laissez-lui une chance de réintégrer la bonne voie de circulation. S’il s’entête, gardez une grande marge de sécurité, prévenez de votre manoeuvre (clignotant) et dépassez-le vite et large.
De nuit en groupe, ne laissez pas plus de quelques mètres d’ombre entre vous et la zone éclairée par la moto qui précède, mais restez suffisament loin pour que le faisceau de vos phares n’empiète pas sur cette zone. Dans ce cas, il y aurait de grandes chances que le gars de devant soit ébloui par le reflet de vos feux dans ses rétros, ce qui est désagréable.
Pour la même raison, évitez de passer en plein phare si vous n’êtes pas en première position, même si vos codes éclairent autant qu’une lampe à huile.
Une fois que l’écart avec la moto de devant est correct, regardez la portion route éclairée par les phares de ceux qui précèdent, et non pas celle éclairée par vos propres phares (surtout pour un débutant, pour qui porter le regard loin devant n’est pas encore une seconde nature).
Evitez quand même de regarder fixement le feu arrière du précédent, ça endort et vous risquez de vous faire surprendre au premier freinage.
5 commentaires
13 septembre 2007 à 09:45
J’ai trouvé l’adresse de votre site sur “moto magazine”.
Cela fait une heure que je le parcoure et je viens d’admettre qu’il va me falloir lui consacrer beaucoup plus de temps.
Premières réactions :
Je suis conducteur moto depuis 2 ans (première année en 125 Varadero suivie la deuxième année par 28.000 km en 650 Deauville) et je voulais vous remercier entre autres pour votre article “Nos trucs pour “bien” conduire” dans lequel je retruve mon parcours d’apprentissage. Il me parait trés sain et équilibré .
A bientôt quand j’aurai pris connaissance de votre site plus profondément.
Michel
30 mars 2008 à 17:09
Merci beaucoup pour tous ces renseignements.
C’est un bon complément du permis.
J’ai roulé en 125 Shadows pendant un anet demi et maintenant, à 55 ans j’ai acheté la VN900 Kawasaki!! Le pied !!!! Mais les pieds sur terre!!!J’ai appris à anticiper avec les arts martiaux….vigilance oblige.
encore merci
Un nouveau motard qui tient à vivre encore longtemps si dieu le veut!!!
5 août 2008 à 19:19
Merci !
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De rien !
22 octobre 2008 à 23:35
J’ai 62 ans et j’ai passé mon permis moto il y a six mois. Votre site figure en bonne place dans mes favoris, et je “vous consulte” encore avec le plus grand intérêt, y compris dans l’arborescence la plus “fine” de votre site toujours riche d’enseignements.
Et je vous en suis reconnaissant. Encore merci.
P.S. : Les “galurins” et autres casquettes, que je porte volontiers, ne font cependant pas le “moine”.
La rédaction de ce paragraphe, que j’aurais passé sous silence, ternit un peu l’ensemble…
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Réponse
Bonjour,
Merci de votre intérêt pour le site !
Je précise bien que je me méfie des gens qui gardent leur couvre-chef dans la voiture, pas que je regarde de travers tous ceux qui ne sortent pas tête nue… Et il s’agit bien sûr d’une tendance générale, pas d’une règle absolue. Mon grand-père ne sortait jamais sans sa casquette, mais il l’enlevait pour conduire.
13 avril 2009 à 20:56
Un autre conseil. Il faut toujours éviter de faire des écarts. Souvent, il y a quelque chose en face ou a cote. Mieux vaut freiner en regardant dans son retro si une voiture ou une moto ne colle pas trop.