Le titre de cet article ne doit rien au hasard: rouler en moto en duo est un partage, un échange, un partenariat. Un comportement inapproprié de l’un des deux partenaires peut les mettre tous deux en danger. Voici quelques idées pour que tout se passe bien !
Rouler à moto est une chose tant qu’on est seul en selle. Cependant, lorsqu’une personne prend place sur le siège arrière, c’est autre chose. Non seulement le comportement du deux-roues se trouve modifié, mais en plus, scoop ! Vous êtes deux à vous trouver sur la moto ! Et si c’est vous qui avez le guidon, vous avez (ou êtes censé avoir) la maîtrise du véhicule, donc la responsabilité de ses occupants…
Chaque pilote doit bien être conscient qu’il est responsable de son passager, non seulement moralement, mais aussi financièrement (rapport à l’assurance).
Or les trajets quotidiens se font rarement en tandem. Si l’on n’y est pas habitué, il faut s’adapter à ce changement important. Partager à deux le plaisir de rouler à deux-roues nécessite quelques ajustements.
Si vous n’avez pas l’habitude de rouler à deux, un petit entraînement dans les conditions de charge du voyage ne sera pas de trop pour se faire de nouveaux repères.
Surgonflez un peu les pneus (environ 0,3 bar de plus), durcissez les réglages de l’amortisseur arrière pour compenser l’écrasement et adaptez la hauteur du faisceau de phare. Certains modèles le permettent plus rapidement que d’autres, beaucoup nécessitent d’utiliser un outil spécifique (qui se trouve en général dans la trousse de bord). Toucher aux réglages des amortisseurs peut être assez délicat, testez les différentes configurations et trouvez le meilleur réglage avant d’ouvrir les gaz.
A propos de gaz, rouler à deux diminue les performances à l’accélération et au freinage. Il faut donc prévoir large pour les dépassements et plus encore pour les arrêts puisque, non seulement vous pesez plus lourd, mais en plus vous accélérez plus fort…
Le bon déroulement du trajet dépend aussi du comportement du passager, mais c’est bien le conducteur qui le détermine.
Pour vous motards, la moto est quelque chose d’évident, de facile. On oublie souvent qu’il a fallu des heures d’apprentissage, des mois voire des années d’expérience pour en arriver là. Votre SDS (“sac de sable”, expression à la fois péjorative et affectueuse pour désigner le passager, en général de sexe féminin) n’a pas vécu tout cela, elle n’y connait rien ou peu. C’est à vous de lui expliquer.
Avant de monter en selle, moteur coupé, casque à la main, expliquez bien comment vous voudriez qu’il (elle) se comporte.
Si votre compagnon/compagne de route n’est pas habitué(e) à la moto, prenez le temps – encore une fois : avant de démarrer, moteur coupé et sans le casque – d’un rappel de vos règles de sécurité: quand monter et descendre, où et comment se tenir, quel comportement adopter à l’accélération, au freinage, en virage, à l’arrêt…
Soyez pédagogue, répétez, assurez-vous qu’elle a bien compris chaque consigne, veillez à ce que rien ne vienne distraire son attention. Vous passerez peut-être pour chiant, elle vous dira peut-être “allez, on y va, on verra ça en route !”. Non, on ne verra pas. Sur la route, avec le vent, le bruit du moteur, le casque qui masque la bouche et bouche les oreilles, on ne s’entend pas. Il faut se parler AVANT !
Une fois prêt, pendant que le moteur chauffe, vérifiez son équipement.
Casque bien mis, jugulaire attachée mais qui n’étrangle pas, col fermé, emmanchures fermées, gants qui ne boudinent pas aux poignets, pantalon qui tombe bien… Il ne faut pas sentir engoncé, on respire mal et cela coupe la circulation sanguine. S’assurer que l’air n’entrera pas par les extrémités, on se refroidit vite à moto.
Rappel: la logique de sécurité qui vaut pour le conducteur vaut aussi pour le passager ! Cela me rend fou de voir des pilotes complètement harnachés qui transportent un(e) passager(e) juste équipé(e) d’un petit casque demi-jet ! Le ou la passager(e) a aussi le droit de se protéger non seulement du vent et du froid, mais aussi des conséquences d’une chute. L’équipement minimal, c’est un casque qui protège le visage, des gants et une surveste coupe-vent.
Dans l’étude réalisée par le Centre d’Etudes Européen de Sécurité et d’Analyse des Risques (CEESAR), Thierry Hermitte et Maxime Moutreuil relèvent chez les passagers une tendance à l’absence de protection des mains et du bas du corps : “les passagers n’ont souvent pas de protection inférieure, or leur position rend leurs membres vulnérables. Globalement, les passagers ne s’en sortent pas trop mal comparativement aux pilotes qui ont affaire à un environnement plus agressif : guidon, fixations de carénages, commandes au pied. Certains ont la bonne idée de s’éjecter avant le choc, ce qui n’est jouable qu’à basse vitesse et a des conséquences dramatiques sur l’équilibre du pilote resté au guidon !“.
Il s’agit de mettre le passager en confiance face à une situation inconnue et potentiellement stressante. Un passager vous confie sa vie, il remet son intégrité physique entre vos mains.
Efforcez-vous de le rassurer, surtout dans les premières minutes, en conduisant souple, sans à-coups et plus lentement que d’habitude. N’oubliez pas que le passager anticipe beaucoup moins que le pilote et n’a pas le contrôle de la machine. Qui n’est jamais monté derrière un autre pilote ne peut imaginer l’angoisse ressentie par le “sac de sable” (SDS) qui se vit véritablement comme un poids mort… mais aimerait bien rester en vie !
D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que la plupart des motard(e)s expérimenté(e)s détestent monter derrière quelqu’un autre. Avant de blâmer votre passagère effrayée, mettez-vous à sa place !
Pour mettre un(e) passager(e) en confiance, il est essentiel de communiquer, de dialoguer.
En tant que conducteur du véhicule, vous êtes responsable de votre passager.
C’est à vous qu’il incombe qu’il ou elle non seulement arrive à bon port, mais surtout apprécie cette façon de vivre la route avec vous. Combien de vies ou simplement de vocations gâchées par des motards qui voulaient en mettre plein la vue à une passagère néophyte ?
Ce n’est pas parce que Monsieur prend son pied à accélérer fort et trouve sa joie dans la recherche de sensations fortes que Madame va aimer les mêmes choses.
Les femmes possèdent en général une plus forte appréhension à l’encontre de la moto car elles ont une plus grande conscience des conséquences physiques d’un accident. En cas de chute à moto, on se blesse facilement, parfois gravement. Et pour une femme, plus encore pour une mère, le corps est très important. Non seulement pour sa beauté esthétique, mais aussi pour ses capacités, ses aptitudes physiques. Un homme handicapé ou défiguré peut continuer à travailler (et encore, difficilement, hélas). Une femme handicapée éprouve bien plus de difficultés à tenir sa maison, élever ses enfants, retrouver un travail, recouvrer une vie personnelle épanouie…
Messieurs les pilotes (c’est encore la très large majorité des cas), pensez-y, soyez responsables et faites en sorte que votre passagère ait confiance en vous. Elle doit absolument se sentir rassurée.
Point particulier sur les assurances
Avant de partir en voyage, relisez votre contrat, notamment les options qui garantissent des services hors dommages, genre assistance rapatriement en cas d’avarie, voire d’accident à l’étranger ou loin de son domicile. S’il est évident que le pilote est couvert, c’est loin d’être systématiquement le cas pour le passager. Or ce type de situation survient surtout lors de longs trajets en vacances, donc souvent à deux…
Pense-bête à l’usage des passagers et passagères débutant(e)s :
- Ne pas faire des mouvements brusques, ne pas modifier son équilibre à l’arrêt, ne pas tourner la tête à vitesse élevée (la tête dépasse en général du pilote), même si c’est tentant en balade pour regarder le paysage ou se retourner sur un détail.
- Il est essentiel de conserver une position à la fois stable, confortable et dynamique.
Pour cela, vous devez utiliser les mêmes points d’appui que le conducteur: les mains, les genoux, les pieds. Ne restez pas avachi(e) à l’arrière !
Vos pieds sont bien en appui sur les repose-pieds, pas appuyés sur les talons mais plutôt sur la pointe, le plus en arrière possible.
Vos genoux doivent bien serrer les jambes du conducteur, les cuisses légèrement en tension, la ceinture abdominale bien gainée. C’est grâce à vos genoux et vos abdos que vous éviterez de partir sans arrêt en avant (à chaque freinage) et en arrière (à chaque accélération). Un test simple: vous devez pouvoir vous lever un peu, décoller vos fesses, sans vous servir de vos mains.
Vos mains ne vous serviront qu’à retenir le haut de votre corps, cela limitera les efforts sur les bras et vous fatiguerez moins. En général, vous aurez le choix entre vous tenir au pilote, vous tenir aux poignées de maintien sur les côtés ou à l’arrière (quand il y en a) ou un mélange des deux. N’oubliez pas que vous avez le droit de changer de position en fonction du contexte: on ne se tient pas pareil quand on roule en ville, sur petite route ou sur autoroute.
- Si vous êtes penché(e) en avant (sur une moto sportive), vous aurez plutôt tendance à vous tenir au conducteur. Pour éviter de lui donner des coups de casque, une solution est de poser une main sur le réservoir d’essence qui vous permettra de vous appuyer et d’éviter de partir en avant. De même, si vous craignez de tomber en arrière lors de fortes accélérations, mettez une main à l’arrière (sur une poignée ou sur la selle), le bras bien tendu et verrouillé, vous appuierez dessus quand vous sentez la moto accélérer. Sur une moto de grand tourisme, vous serez plutôt droit(e), sans être collé(e) au conducteur, une position très confortable en ville ou sur route, mais qui génère des turbulences à haute vitesse. Dans ce cas, rapprochez-vous du conducteur, essayez de vous cacher derrière lui pour vous protéger du vent.
Mais basiquement, c’est au conducteur d’adapter sa conduite pour des changements de rapports plus souples. Un bon conducteur sait s’adapter, mettre son passager en confiance en ne conduisant pas comme quand il est seul. Il est responsable de vous, il n’a pas à faire l’imbécile ou à ne penser qu’à son seul plaisir. Un motard qui conduit avec passagère de la même façon qu’en solo pour préserver son plaisir égoïste la met en danger et se met également en danger: si sa passagère est effrayée, elle va se crisper et peut avoir une réaction intempestive qui les enverra tous deux dans le décor.
Gardez à l’esprit que le plus gros risque de chute est à l’arrêt !
Une chute à l’arrêt ne fait pas de gros bobos (en général), mais elle abîme la moto et elle engendre toujours un impact sur la relation pilote-passager. Chacun se sent mal, a l’impression d’avoir fauté ou peut en vouloir à l’autre. A éviter absolument !
Une fois que la moto roule à plus de dix à l’heure, et plus encore une fois passée la barrière des 40 km/h, la moto ne peut plus verser d’elle-même.
A l’arrêt donc, soyez prudents. Signalez au conducteur que vous allez monter ou descendre de selle. Et ne tentez pas de mettre les pieds à terre au stop ou à un feu rouge. C’est au pilote (parce qu’il est au plus près du centre de gravité) de maîtriser l’équilibre de la machine, pas au passager.
Mettez-vous d’accord sur la méthode employée par le passager pour monter en selle et en descendre !
La plupart du temps, la passagère se contente de passer la jambe par-dessus l’arrière de la moto, puis vient poser les deux pieds sur les repose-pieds.
Facile sur les motos basses, plus dur sur certaines routière, trails, GT… surtout s’il y a un top-case !
Depuis toujours, mes passagers montent sur ma moto comme à cheval:
- pied gauche sur le repose-pied gauche, main gauche qui tient le pilote, main droite sur le top-case
- on pousse sur la jambe gauche pour monter et se retrouver presque debout
- passage de la jambe droite par dessus la selle ou le top-case (selon la taille du passager), sa main droite passe sur mon épaule droite
- pied droit sur le repose-pied droit, position debout
- on s’assied, on s’installe, je démarre seulement quand le passager me le dit.
Pour descendre, procédure exactement inverse.
Il faut bien se poser sur la selle, les deux mains sur le guidon, et frein avant serré pour que la moto ne bouge pas du tout.
Pencher la moto légèrement à droite pour anticiper le déséquilibre vers la gauche quand le passager met tout son poids sur sa jambe gauche.
A ce moment, la moto s’enfonce de l’arrière, ce qui facilite son contrôle.
Règle fondamentale : le passager monte et descend quand le conducteur lui dit de le faire, pas avant, jamais, JAMAIS !
Autre solution, pour les enfants ou les filles très petites: moto sur la béquille centrale (ou latérale), aider le gamin à monter et s’installer, puis se mettre en selle après lui en montant bien debout droit sur les repose-pieds pour passer la jambe devant lui.
Avec la béquille latérale, ça marche, mais la moto penche alors beaucoup (mon Adventure est rehaussée) et la plupart des passagers ne se sentent pas en sécurité.
Et en virage ?
Pour le passager, il s’agit de ne faire qu’un avec la moto en suivant ses mouvements. Le risque survient lorsque le passager ne se penche pas ou pas assez dans un virage, faisant sous-virer dangereusement la moto.
Le pilote doit avoir conscience qu’il n’est pas naturel pour un(e) débutant(e) de se pencher ainsi au-dessus du vide, qu’il est normal d’avoir peur de tomber. Il faut donc aborder les premiers virages en douceur, amener le passager à prendre lui-même la mesure de la force gyroscopique, de l’adhérence, de l’équilibre…
Pour le confort du pilote, le passager doit faire en sorte de ne pas s’appuyer sur son dos à chaque freinage et d’éviter les coups de casques. A force, ça use (les nerfs, pas le casque) !
Dans l’autre sens, le conducteur devra penser à s’arrêter régulièrement pour que le passager se dégourdisse les jambes et l’avertir des trous et autres obstacles sur la chaussée qu’il pourrait ressentir. Ne pas oublier que le passager se refroidit et se fatigue plus vite que le pilote: sa position s’avère souvent moins confortable et il bouge moins.
Certains pilotes préfèrent sentir leur passager contre eux et qu’il épouse chacun de leurs mouvements. D’autres préfèrent se sentir libres de bouger à leur aise. Cela dépend aussi de la configuration du deux-roues, de la place laissée au passager, de la position droite ou penchée en avant, de la selle qui glisse parfois…
Seul conseil, profitez au maximum de la place prévue, utilisez les repose-pieds et les poignées de maintien.
Pour toutes ces raisons et d’autres, rouler à deux est parfois plus une contrainte qu’un plaisir.
La contrainte physique dépend à la fois du poids du passager et du poids du ou de la pilote: un passager plus lourd, un pilote plus léger aggrave la contrainte, alors que l’inverse la diminue.
Que se passe-t-il lorsque le siège arrière est occupé ?
Le centre de gravité se situe plus haut et plus en arrière. Le rapport entre les bras de levier (depuis le point de contact pneu-bitume jusqu’au centre de gravité total et depuis celui-ci jusqu’au guidon) varie. La moto se tasse à l’arrière et le rapport du poids sur les axes se déplace vers l’arrière.
La tenue de route en virage devient plus aléatoire, la machine a tendance à entrer plus difficilement en virage et à sortir plus large.
Ne parlons pas de la maniabilité à basse vitesse ou à l’arrêt…
Le centre de gravité total – de la machine et du passager – situé plus haut dans ce cas, nécessite un meilleur sens de l’équilibre du pilote. Si la limite de cet équilibre est atteinte, une correction demandera plus de force dans les bras et les jambes que seul sur la machine. Le poids du passager a la même influence qu’une machine à laquelle on aurait ajouté ces kilos.
Une direction plus maniable et plus sensible en roulant est la conséquence de ce plus haut centre de gravité, ce qui se ressent particulièrement lors d’irrégularités sur la route. De plus, la moto est plus basse à l’arrière, ce qui diminue fortement la garde au sol ainsi que l’aptitude à l’inclinaison.
Egalement important: plus le passager est lourd et le pilote léger, plus les changements seront drastiques. Plus la machine est légère, plus les différences du comportement de la moto sont grandes. Cela nécessite une certaine sensibilité au niveau des gaz et de l’embrayage lors des démarrages, sans compter le guidage.
La différence de comportement s’avère encore plus forte sur les machines sportives modernes, sur lesquelles tout est fait pour que la moto soit aérodynamiquement efficace… mais seulement pour le pilote ! Hé oui, on roule rarement avec passager en MotoGP…
Résultat, le passager se trouve perché à 10-15 centimètres au-dessus. Premièrement, cette charge haute relève et déplace vers l’arrière le centre de gravité de l’ensemble roulant, perturbant totalement l’équilibre pour lequel il a été conçu. Deuxièmement, le passager situé plus haut se prend le vent en pleine face et donc augmente la résistance à la pénétration dans l’air, provoquant un effet de basculement de l’avant vers l’arrière : les réglages de suspensions sont donc à revoir.
Le passager peut fortement influencer tous ces aspects, sauf qu’il (ou elle) ne le sait souvent pas. Pour cette raison, encore une fois: parlez ensemble et avant de monter sur la bécane.
Un truc aussi : avant de rouler en duo, il vaut mieux se sentir déjà sûr de soi en solo sur la moto.
Je comprends bien que le motard débutant n’ait rien de plus pressé que de faire partager sa passion à sa chérie (ou de l’impressionner) ou que d’emmener son pote derrière lui pour se faire mousser, mais c’est juste le meilleur moyen de se ramasser tous les deux.
Vous montrerez bien mieux votre maturité et votre qualité d’adulte responsable en expliquant que vous préférez attendre d’avoir un peu d’expérience avant d’emmener quelqu’un avec vous.
Dernier point, la communication.
Pour indiquer quelque chose à voir, autant rouler tranquillement et se le dire à haute voix – en relevant la visière, ça marche mieux. On peut convenir d’un code pour demander à diminuer la vitesse et pouvoir se parler, avec des tapes dans le dos ou sur l’épaule, jamais sur le casque !
Pour partager ses impressions sans se casser la voix ni gesticuler, des systèmes de communication s’installent dans les casques. En plus de la convivialité qu’ils procurent, ils offrent plus de sécurité au duo.
Rappelons tout de même que toute source sonore distrait une partie de votre vigilance au détriment de votre sécurité, surtout si vous vous consacrez à une conversation suivie.
L’intercom électronique constitue la solution la plus aboutie, composé d’un boîtier, d’un écouteur et d’un micro pour chaque motard, avec la possibilité d’y raccorder un téléphone, un GPS, une source musicale… Certains modèles haut de gamme (Baehr, Autocom) sont intégrés à la moto, mais la plupart sont indépendants, à porter sur soi et auto-alimentés (Chatterbox, Nextel, TechnoGlobe). Les modèles d’entrée de gamme pèchent par leur faible autonomie et la mauvaise qualité du son, surtout à haute vitesse.
La technologie Bluetooth permet aussi de communiquer en duo, qu’on soit sur la même moto ou non, mais pas à plus de quelques dizaines de mètres (environ dix mètres pour la génération actuelle, 100 mètres pour la suivante, vers 2008-2009).
Chaque casque devra être équipé d’écouteurs, d’un micro et d’un petit boîtier de transmission. Testez bien avant d’acheter, les systèmes actuels comportent encore des défauts techniques.
Techniquement simple et très économique, l’intercom “Tuyaucom“.
Un Tuyaucom avec des oreillettes bien moulées se révèle très efficace et ne tombera jamais en panne.
Lire l’article “La communication à moto“
Quelques boutiques se consacrent exclusivement aux intercoms, notamment
RENOVE CASQUES – 22, boulevard Jules Ferry 75011 Paris – 01 43 38 56 11
CASQUE HOUSE – 97, avenue de Paris 94160 Saint-Mandé – 01 43 98 35 47
12 commentaires
25 juin 2008 à 15:19
je trouve cet article interréssant, néanmoins est-ce la même chose en 50 cc ?
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Pourquoi pas ? Les 50 cm3 ne seraient pas des deux-roues moteur ???
Certains détails peuvent varier d’un modèle à l’autre, mais l’ensemble reste valable pour tous les 2RM.
1 juillet 2008 à 13:18
Merci pour les conseils. Fallait y penser!
un sac de sable satisfait
24 juillet 2008 à 08:01
bonjour! enfin je viens de mettre ma chère et tendre sur la moto, trois mois et demi et 3500 km après l’obtention du permis… mais pourquoi faire aujourd’hui une “place” passager en hauteur: déséquilibre ( centre de gravité plus haut), prise au vent, glissade de la passagère en descente sur le conducteur: pourquoi diable avoir abandonné la selle “horizontale” des années 60-80???position idéale de la passagère sur autoroute? départementale torturée? ville? moto idéale pour le duo: guzzi 1200? bmw r1200r ( pas trop lourde,basse , mais pas de carénage et efficacité de la bulle sur cette bmw?) Merci
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Salut Thierry,
C’est un peu “fouillis”, j’ai eu du mal à comprendre ce que tu voulais…
C’est vrai que la quasi-totalité des motos proposent aujourd’hui une place passager plus haute que celle du conducteur. J’avoue que je n’ai pas d’explication précise. Cela évite au conducteur de glisser en arrière, mais je crois que c’est surtout pour permettre à la passagère (souvent plus petite) de voir la route et pas juste le dos de son pilote. C’est aussi pour faciliter l’inclinaison de la passagère vers l’avant, au moins sur les motos avec une position de conduite penchée.
Sur autoroute, je suis partisan d’une passagère la plus collée possible au conducteur, pour éviter les turbulences.
Sur petite route viroleuse, cela dépend des goûts de chacun. Certains motards préfèrent sentir leur passagère contre eux pour s’assurer qu’elle suit leurs mouvements. D’autres préfèrent rester “indépendants” et pouvoir bouger sans se soucier de la passagère.
En ville, je préfère une passagère qui reste droite et bien appuyée sur le top-case.
Quant à la moto “idéale” en duo… Quelle Guzzi 1200 envisages-tu ? La Norge ?
La R1200R est une très bonne moto. Le petit saute-vent est assez surprenant d’efficacité pour sa taille et l’option grand saute-vent permet de longs trajets, à condition de ne pas être grand. Un copain qui mesure 1,68m vient de la prendre, avec l’option surbaissement, il en est content, elle est “presque” trop basse.
26 juillet 2008 à 07:04
Bonjour, je suis un sac de sable lol; ton article sur la conduite a deux m’a vraiment plus et beaucoup apporté théoriquement pour le moment.
Mon homme vient d’avoir sa Z750(2008); il a son permi depuis 3 ans accompagné de petites expériences sur différentes moto.
J’aimerais avoir quelques conseils au niveau de la posture que je devrais avoir contre lui et en tant que débutante ?
Actuellement j’ai un peu mal au niveau des pieds(engourdissement rapide) et de mes reins (mauvaise retenue je pense : s) je suis petite en plus sa aide pas !
Qu’es ce que je pourrais faire pour lui facilité la tâche.( Le pauvre des fois il ne me sent meme plus derriere lui, moi je me sent bien par contre lol )
Merci de tes conseils d’avance.
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Réponse
Bonjour Carole,
La Z750 est de base une moto très inconfortable pour le passager.
Si tes pieds s’engourdissent, c’est à cause des vibrations dans les repose-pieds et/ou des jambes trop pliées qui réduisent la circulation du sang et/ou d’un manque de protection des pieds contre le vent et le froid.
Quant à la position, débutante ou pas, il n’y a pas beaucoup de solutions : sur une Z, tu devras te tenir à lui. Le truc, c’est qu’au début, tu ne te pencheras sans doute pas beaucoup en virage. Essaie par contre de faire porter ton poids sur le repose-pied intérieur.
S’il ne se sent pas à l’aise parce que tu le tiens par la taille, mets une main derrière toi et l’autre appuyée à plat sur le réservoir d’essence, cela permet de bien s’appuyer et ne pas partir en avant / en arrière.
Le mieux est clairement d’en parler avec lui, de faire des essais et de vous mettre d’accord.
Mais si le but est de faire souvent des balades à deux, pas de chance, il n’a pas choisi la bonne moto…
11 août 2008 à 06:53
re bonjour, deux questions sur le duo: existe t il des selles spécialement adaptées au duo? il me semble que lorsque ma chère et tendre m’accompagne, il y a plus de turbulences qui me reviennent de mon arrière, un peu comme dans mon cabriolet alfa quand je ne mets pas le wind stop: cela est il vrai ou bien est ce que je me fais des idées au vu de conditions climatiques particulières ( vent latéral-trois quart avant)…?
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Salut Thierry,
Pas de selles spécifiques au duo, à ma connaissance. Mais il existe des selles dites “confort”, retravaillées pour convenir aux besoins des motards qui ne se satisfont pas de la selle d’origine. Chez certains artisans selliers, tu peux faire réaliser une selle personnalisée, non seulement sur la décoration, mais surtout sur l’épaisseur et la dureté de la mousse, le dessin de l’assise, etc.
Sur la mienne, par exemple, j’ai fait élargir l’assise qui était trop étroite, remplacer la mousse d’origine par une autre plus ferme, ajouté un dosseret pour soutenir le bas des reins et épaissir la partie arrière, le tout revêtu d’une matière anti-dérapante.
Par contre, il est clair que la présence d’un passager qui ne serait pas collé au conducteur crée des turbulences à haute vitesse. C’est normal, puisqu’il constitue une barrière à l’écoulement naturel de l’air. Une dépression va se créer entre le passager et le conducteur, d’où les turbulences.
Quand tu roules à plus de 100 km/h, ta femme doit se rapprocher de toi.
6 août 2009 à 10:29
très touchant tes conseils j’enmène mon sds dimanche dans les Vosges sur mon 9OO ninja (6OOKM), je suivrai tes conseils au mieux…merci
gaazzz prudent en perspective , je viens tout juste avec un pote de transformer l’ar. , elle était en mono avant , par contre il y a deux poignets pour elle lol!!!!!gaz…en douceur promis!
18 août 2008 à 13:50
Excellents conseils, à dire avant de mettre les gaz.
25 septembre 2008 à 15:58
bonjour,
je suis à la recherche de renseignements, je suis handicapée et mon ami viens d’avoir son permis moto et je voudrais en faire avec lui, mais le gros soucis est que je n’arrive pas à tenir mes pieds sur les cales-pieds.
auriez-vous quelques conseils à ce sujet ??
à l’avance merci.
jess.
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Réponse
Bonjour,
Difficile de vous répondre sans connaître le modèle exact de la moto de votre ami…
Cela dépend beaucoup de votre position et des repose-pieds en question, donc du type de moto.
S’il s’agit d’une GT ou d’un trail routier, vous devriez pouvoir trouver une solution chez les accessoiristes allemands Touratech et Wunderlich qui proposent des repose-pieds élargis, rabaissés, plus accrocheurs…
Sinon, une idée serait de bricoler vous-même des plaques repose-pieds, comme le font les motards du Tour de France pour les cameramen afin qu’ils puissent bénéficier d’appuis stables.
11 avril 2009 à 18:13
Bonjour,
J’ai des motos depuis 1969 et je pense que les constructeurs sont délirants pour la position passager. Ma femme ne s’est jamais plaint de ne pas voir la route, sur des motos à selle “horizontale” alors qu’elle est plus petite que moi. En revanche elle est paralysée de devoir monter sur l’arrière de l’Hayabusa qu’on vient d’acheter il y a 6 mois et n’est pas encore montée ! J’ai gagner du poids et supprimé les pots à brûlures d’origine, cela permet de s’approcher davantage de la moto, je me penche maintenant sur le problème de la selle qui à l’avant fait 15 cm de longueur en trop…
et de faire cintrer un tube pour le 4 en 1 pour abaisser les reposes pieds passager. C’est honteux d’être obligé de bricoler comme ça une moto neuve. La mode fait faire n’importe quoi !!!
6 juillet 2009 à 11:16
Salut, tu as oublié, à mon sens, un point très important sur la tenue.
Quand j’organise des balades ou que je prends un(e) SDS j’interdis formellement TOUS les vêtements synthétiques, à l’exception des “spécial moto” bien sur.
on oublie trop facilement qu’une chute, quelle que soit la vitesse, peut se révéler bénigne avec un minimum d’équipement, mais que le synthétique fond sous l’effet du frottement et se combine aux chairs donnant des séquelles irréversibles. Ne jamais mettre autre chose que des fibres naturelles, sauf l’exception ci-dessus.
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Réponse
Salut,
Il est vrai que je donne peu de conseils sur l’équipement dans cet article consacré à la conduite en duo. Tout simplement parce que ce n’est pas le sujet.
J’insiste sur l’importance de ne pas porter de fibres nylon dans l’article “Choisir son équipement motard“.
Cela dit, je ne condamne pas forcément TOUTES les fibres synthétiques pour chanter les louanges de TOUTES les fibres naturelles.
Oui, le nylon va fondre sous l’abrasion et pénétrer la peau. Mais le coton ne protège pas mieux. Il provoque juste moins de dégâts en cas de glissade.
Côté fibres synthétiques, les polyamides s’avèrent eux bien plus résistants que les fibres naturelles.
Sur le fond, on est d’accord, les seuls matériaux vraiment recommandés sont le cuir et les textiles synthétiques renforcés, comme le Cordura, Dynatex, Keprotec…
3 octobre 2009 à 14:02
Salut Fabien,
si tout va bien, je récupère mon vstrom jeudi chez le concessionnaire. Ensuite ce sera un A/R domicile travail quotidien (environ 40 bornes par jour).
J’aimerais pouvoir emmener ma meilleure moitié début novembre pour un trajet de plusieurs heures. Cela suppose que nous ayons fait au moins un essai avant sur un trajet Paris/banlieue.
avec un peu moins de 1000 km et des trajets quotidiens, trouves-tu raisonnable de se lancer dans un voyage duo (400 km majorité autoroute) 1 mois après mes débuts ?
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Réponse
Salut,
Y a pas moyen de faire d’abord une balade de 150 km à deux sur des petites routes tranquilles un dimanche d’octobre ?
Faire un long trajet autoroutier à deux n’est pas difficile en soi, il faut juste penser à faire des pauses régulières, chaque heure par exemple. Tu seras plus stressé que d’habitude, tu vas fatiguer plus vite et elle aussi. Ta moto sera plus lourde, moins maniable, cela demande un petit entraînement.
Te connaissant, j’imagine qu’elle sera bien équipée. C’est nécessaire, indispensable pour un long trajet, surtout en novembre.
Avec le risque de mauvais temps, tu cumules beaucoup de contraintes et de facteurs de risques.
Tout cela après juste un petit trajet “bout d’essai” et alors que tu ne maîtriseras pas encore bien ta moto, cela fait beaucoup pour des débuts…
J’aurais tendance à déconseiller. Notamment parce que cela risque de la dégoûter de la moto. Et surtout parce que tu mets une autre vie que la tienne en jeu.
18 octobre 2009 à 22:33
Salut Fabien,
comme vu dans d’autres commentaires, je commence à me sentir un peu à l’aise, mais je patiente avant de faire un long trajet avec Mme. En revanche, je compte essayer rapidement les exercices de maniabilité de base avec elle (2 plots : cercles et 8).
Mon inquiétude porte sur le moment où elle montera sur la moto, sachant que je ne suis pas assez grand pour poser les deux pieds à plat (vstrom et 1m68…). Sachant que Mme est plus grande que moi, que j’ai un gros top case, je pensais la faire monter comme tu l’indiques (technique cheval donc) en penchant la moto un peu à droite, mais en laissant la béquille au cas où…
ensuite, si, et seulement si les exercices se passent bien, on rentrera chez nous en moto (qques kilomètres urbains seulement)
Comme je suis juste en taille, as-tu des préconisations supplémentaires ?
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Réponse
Si ta moto est dotée d’une béquille centrale, le mieux est de faire monter Madame avec la moto sur centrale et tu montes ensuite. Un peu acrobatique, mais sûr. C’est ce que je fais avec les enfants. Il faut évidemment que la moto soit béquillée sur une sol ferme et plan.
Avec la béquille latérale, la technique “comme à cheval” fonctionne bien. Bien sûr, le moment critique est celui où la passagère monte sur sa jambe gauche, avec tout son poids (heureusement moindre que le nôtre, dans la plupart des cas) sur le repose-pied arrière gauche. Gros risque de déséquilibre de la moto.
Laisser la béquille latérale sortie constitue clairement une sécurité indispensable.
Par contre, je préfère pour ma part assurer mon appui côté gauche avec le pied gauche bien à plat par terre, quitte à avoir le pied droit sur la pointe. Ensuite, quand la passagère s’assied, son poids est bien réparti des deux côtés, la moto s’enfonce sur l’arrière, c’est plus facile de poser les deux pieds à plat au sol.
Ne pas pencher la moto vers la droite, mais garder le guidon bien droit et tenu fermement, le frein avant serré, en se préparant à pousser sur le guidon droit quand elle monte.