19 août 2007...02:25

Commencer la moto tard ou reprendre après des années

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La population des conducteurs de deux-roues motorisés se diversifie: de plus en plus de très jeunes, de femmes, mais aussi de moins jeunes, voire de motards franchement âgés. Certains n’ont jamais cessé de rouler, mais beaucoup s’y mettent sur le tard ou reprennent la moto après avoir eu leur permis il y a 20 ou 30 ans.

J’ai voulu débuter cet article par le récit d’un motard internaute rencontré sur un forum, Yves, 54 ans, de Pont-Saint-Esprit (Gard). Un texte plein de passion, très bien écrit et instructif à tous égards.

Ça faisait bien deux ou trois ans que je caressais l’idée, mais celle-ci, sans doute un peu frigide, avait du mal à grandir, à prendre forme. Pourtant dès que l’été pointait son museau, les routes s’animaient, coincé dans la file des vacanciers et autres promeneurs dominicaux. Je les enviais, eux qui remontaient les files d’englués. Ho, bien sur, ils devaient avoir un peu chaud sous leur cocotes-minute à hublot. Tandis que moi, hein, la clim’ à fond, la stéréo dans le même état, qu’est-ce que j’étais… CONFORTABLE, mais bon dieu qu’est-ce je m’ennuyais… J’aurais tout donné, enfin presque, faut pas déconner tout de même, pour être à leur place.

Mais voilà, la vie, la routine, l’habitude et l’âge peut-être… Sûrement même… Impossible de franchir le pas. Oh, bien entendu, il y eut quelques tentatives pour le franchir, ce satané pas… L’achat de revues spécialisées, la compulsion avide des “spécial essais”… L’entrée timide dans des boutiques, le désir rivé au coeur, la langue pendante. L’échange de quelques mots anodins avec les employés commis d’office, qui visiblement ne comprenaient rien à mon état… Faut dire que je dissimulais bien… S’ils avaient pris le temps de me toucher la main, comme on dit ici, ils auraient illico senti mon excitation à la vue des objets de mon désir, et couru chercher un rouleau d’essuie-tout. Mais que nenni, aucun n’a sacrifié à cette ancestrale coutume et de là, p’ête bien raté une vente.

Puis l’hiver reprenait ses droits gelant le paysage et mes envies… Jusqu’au printemps suivant, où tout recommençait… Les revues, les boutiques et la mémoire de ces lointains souvenirs : les balades avec les potes, le vent dans le nez, les poignets douloureux, le cul tanné, le dos bloqué, les mains gelées, les yeux qui piquent, en sueur ou congelé selon la saison, le cœur à deux cents pulsations minutes après un peu trop d’optimisme… Enfin rien que des bonheurs, quoi ! Mais voilà, rien n’y faisait…

Et puis, et puis ce printemps, 54 au compteur, le temps commence à presser, pour la énième fois, je pousse cette maudite porte, furète, touche, imagine, compte (ben ouais faut bien tout de même…) Et là… Je m’avance vers le comptoir, les mains moites, les pieds poites et le reste à l’avenant (ça fout l’trac hein !). L’employée commise d’office, ben ouais c’était une fille, lève un œil torve vers moi, je me fais l’impression, au milieu de tous ces jeunots bottés, encuirés, d’être autant à ma place qu’un rappeur à l’Académie Française. Reprenant un peu d’assurance, je lui explique mon cas, j’en recherche une, pas trop grosse, pas trop chère, pas trop pourrie… Je lis dans ces yeux la perspective d’un bonne affaire (pour elle, oeuf corse). Elle consent à faire le tour de son comptoir et me précède à l’extérieur… Elles sont trois : une grosse, une chère, une pas trop chère, pas trop grosse et pas trop pourrie. Bon, je n’aime pas la couleur, mais on ne va pas pinailler non plus, hein ! Allez, donnez-moi les renseignements que je contacte mon assurance pour voir si c’est jouable…

De retour chez moi, je saute sur mon ordi, comme les paras sur Kolwezi, la sueur au front, le doigt tremblotant (j’suis pas un Mozart du clavier) et quelques minutes plus tard, le devis de l’assurance s ‘affiche… Super, c’est jouable… Où j’ai foutu mon portable, ha ! Il est dans la voiture, j’y cours… Zut les clés ? Longues et macabres sonneries dans le vide, qu’est-ce qu’ils foutent, nom de Dieu… Ah oui tiens, il est midi passé. Attendre 14h00, ça va être long… La fourchette en l’air, je rêve… Je m’y vois, m’y sens en fait, j’y suis.

14 heures, 0 minute et 1 seconde… Dring, dring, dring. Le cœur bat la chamade…
-« B’jour, chuis v’nu ce matin, vous savez pour la … »
-« Désolé, m’sieur, mais elle a été vendu juste après votre départ… »
Patatra, tout s’effondre, je suis maudit…
-« Mais repassez de temps en temps, surtout à l’automne nous rentrons de bonnes occasions… »
-« Bon ben tant pis, ce n’est pas grave… R’voir M’dame… Oui, c’est ca … À bientôt…»
Je raccroche, à l’automne, non mais tu rêves, c…asse, p…asse et tout plein de mots en ASSE pas polis du tout… C’est maintenant que je la veux…

Retour dans le fauteuil, le moral en berne… Et puis lentement, le dialogue intérieur s’installe. Après tout hein, l’était pas mal la grosse… Oui mais ça fait longtemps que tu n’as pas pratiqué. Soit, mais tu n’es tout de même pas un novice… Certes, mais plus de 15 ans d’abstinence, ce n’est pas rien… Tu parles, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas… Ah ouais, et l’assurance, t’y as pensé à l’assurance, banane !
Retour sur l’ordi… Quoi ? Le numéro du type dans la série, la puissance fiscale… Mais je n’en sais rien moi… Après quelques hésitations, approximations et agacements, j’ai un devis approximatif… Mouais, un peu plus cher, mais ça va. Allez, on va dire que ça va. Vite le téléphone… Et puis non, j’y vais…

Elle est là, la grosse, posée légèrement de biais, brillante, aguicheuse… Je m’approche, la couve du regard, ose une main sur ses formes rebondies, sa croupe massive … Elle est séduisante, la bougresse… Je craque… Je pousse la porte, décidé, conquérant… Saperlipopette, y’a un monde fou… Je prends ma place dans la file… Surtout, ne réfléchis plus… T’as pris ta décision, non !
Enfin, c’est à mon tour, sourire de l’employée. Je me lance…
« Bon, j’ai réfléchi, je crois que je vais opter pour la grosse… »
Sourire carnassier de la vendeuse.
« Bon choix, Monsieur, c’est une bonne machine… »
Tu parles, tu ne vas pas dire que c’est une daube…
« Vous pouvez me donner quelques infos ? »
Le sourire de l’employée se fige… Elle fouille sous son comptoir… Me sort une pochette défraîchie d’où elle extrait une carte au gris délavé. J’y jette un œil : 1990, ah quand même ! 11 CV, whaou ça va douiller…
Je repousse les papiers, et lance le cœur battant :
« C’est bon, je la prends… »
Alea jacta est…

Huit jours plus tard, je m’avance, comme une profiterole… Rayonnant à l’extérieur, mais glacé de trac dedans. Mes pieds doivent fumer dans mes bottines, mon anorak de ski fait vraiment déplacé par 35° ambiants… Va falloir que je m’équipe… Mais bon, déjà un casque et des gants… Pour le reste, on verra après… Je pousse la porte, personne… Prendre un air détaché, paraître cool, ne pas montrer l’excitation teintée d’angoisse qui fait faire des huit à mon estomac.

Ca y est, j’y suis, le casque à la main, le sourire jusqu’aux oreilles je m’approche de ma grosse, qu’un mécano en cotte graisseuse fait chauffer à grands coups de gaz :
« Hey ! Doucement Totor, respecte un peu son âge… à MA grosse… »
Je l’enfourche, une boule de la taille d’une boule de pétanque m’écrase le larynx. Le mécano m’explique un tas de choses que je n’entends pas… L’esprit entièrement braqué vers le moment, tout proche, où il va falloir démarrer et surtout ne pas caler. D’autant plus qu’une horde de badauds (du moins dans mon souvenir) nous observe, j’suis sûr qu’ils attendent tous le moment qui m’angoisse tant. Si nous étions en Angleterre, les bookmakers prendraient déjà les paris : 10 contre 1 qu’il cale le papy, l’est trop grosse pour lui… Tenu, va y arriver, il a l’air d’avoir de l’expérience…

Après un dernier sourire, un peu jaune en direction de la foule, j’enfile le casque… Nom de Dieu comment ca s’attache cette bougrerie de mentonnière… Ah, ça y est… D’abord le gant gauche, puis le droit… (J’suis l’Zizou de la métaphore !) Ma grosse ronronne entre mes cuisses tremblantes.
Embrayage… Merde la béquille… Klong… Première… La sueur ruisselle sous l’intégral… Accélérer, pas trop… Lâcher doucement l’embrayage… CA ROULE…YEAH… Allez soyons fous… Seconde… Ça hoquette un peu… Tu parles à 15OO tours… Mince le portail, et cet abruti qui choisit précisément ce moment pour entrer… Frein… Whaou… Ça change du double cames… Si ça avait été une cour gravillonnée, j’étais bon pour un billet de parterre…Coup d’œil d’abord à droite, puis à gauche…(Tais-toi Zizou !) Clignotant… Embrayage…Klong… Première… Et c’est parti… Seconde… Troisième… Premier carrefour, rétrogradage avec petit coup de gaz, je m’la pète… Mais ou’s’qu’il est donc, ce satané point mort… Petit voyant vert… Ah le v’la.

YEAR… Lettres bleues sur fond blanc, barrées de rouge… Longue ligne droite: Troisième… 8O… Quatrième…110 … Cinquième… 130… Le pied… Mais on se calme Papy, y’a un rond-point pas loin… Le v’là… Ne pas se louper… Rétrogradage, freinage… J’y suis, je penche, enfin c’est l’impression j’ai… Car en fait, j’suis sûr que votre petit dernier me faisait l’intérieur sur son tricycle sans lâcher son chupa chups… Longue montée, ma grosse ronronne, allez Papy voit ce qu’elle a dans le ventre ! Feulement rageur dans les tours… Merde… 140… Rends la main… Surtout qu’un monospace familial se traîne lamentablement… Allez j’y vais, clignotant, coup d’œil dans le rétro… Sont jolis mes coudes… Gazzzzz, rataploc, rataploc… Eh ! Papy t’es à 50 en cinquième… Allez deux d’un coup, Gazzzzzz… Waouh… Ca arrache les bras… Même pas vu les gens dans l’monospace…

Béquille, p’tit coup de gaz pour le fun, neiman. Une p’tite caresse à ma grosse.. Ad’taleur… La greffe a pris. Et puis j’l’aime bien ma mémère, 17 ans certes, mais une pêche de jeunette… Ya pas , le virus est de nouveau installé…

Pour info, la “grosse” d’Yves est une Yamaha 1200 FJ.

Yves précise que son texte se veut avant tout humoristique et comporte beaucoup de second degré.
Pour ma part, je rappelle que je ne connais pas Yves personnellement et que les enseignements que je tire de son texte ne se fonde que sur la lettre de son récit, pas sur sa personne.

Qu’Yves ait romancé la vérité ou non importe peu: ce que dit son récit illustre à la fois la passion et les pièges qui attendent les “born again bikers“, ceux qui reprennent la moto après des années d’interruption.
On en a vu une illustration dans le film “Wild Hogs” (”Bande de sauvages” en français).

Ils ont entre 35 et 60 ans, sont (plus ou moins) libérés des contraintes familiales (les enfants sont grands, madame travaille ou vit sa vie), ils ont (plus ou moins) réussi dans la vie ou sont en tout cas à l’abri du besoin. Leur jeunesse motarde, finalement pas si lointaine, a laissé des traces ou alors, ils ont enfin les moyens de réaliser l’envie qu’ils ont toujours eu de faire de la moto.
Ces motards exigent souvent le “nec plus ultra”, autant pour l’objet moto lui-même et son esthétique que pour les sensations qu’il procure : vitesse, liberté avec plus ou moins de sécurité.

On en retrouve une partie au guidon de supersportives très nerveuses et l’autre sur de gros customs confortables mais lourds, alors qu’ils n’ont plus roulé depuis des années et n’ont souvent pas cru bon de reprendre des cours de conduite, persuadés que la moto, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas.
Malheureusement, le résultat logique ne se fait pas attendre… On observe un accroissement de la proportion des plus de 30 ans dans les accidents de moto.

Le voisin d’une amie s’est tué à l’été 2006 : sa femme lui avait offert une moto pour ses 40 ans, il n’a pas repris de leçons, il est parti peu après rouler sous le cagnard. Des témoins ont dit l’avoir vu passer sans casque. Il est sorti de la route un peu plus loin et a été tué sur le coup, choc à la tête. Marié, deux enfants…

Le récit d’Yves montre tous les problèmes que peuvent engendrer l’impatience: trop impatient pour reprendre des cours de conduite, pour s’acheter l’équipement motard de base avant de prendre le guidon…
A quoi servent les années, si ce n’est à acquérir la maturité et la sagesse qui devraient justement empêcher de reproduire les erreurs des jeunes débutants ?

Beaucoup de motards de 40 ou 50 ans que j’ai rencontrés supportent mal de recevoir des leçons (c’est du moins l’impression qu’ils ont) de la part de quelqu’un de plus jeune. La plupart occupent des postes importants, des responsabilités, ils ont bâti et réussi leur vie, leur carrière, leur famille. Il est compréhensible que pour eux, cette réussite doive se prolonger dans leur pratique de la moto, même s’ils n’en ont jamais fait, ou peu, ou il y a fort longtemps. L’assurance que donnent l’âge et la maturité fait parfois oublier l’humilité.

Rouler à moto peut être le pied intégral.
Mais comme vous le disent votre femme, votre mère, vos amis, “c’est dangereux !” Si vous (re-)commencez à rouler autour de la crise de la quarantaine, vous devriez vous interroger sur vos motivations et vous assurer que cette envie perdurera plus longtemps qu’un simple caprice et que vous savez réellement dans quoi vous vous engagez, car cela pourrait bien vous tuer.
Car oui, ceux qui roulent mal à moto finissent au minimum gravement blessés. A moto, l’insouciance se solde dans 99% des cas par la mort ou un état proche…
Cela vous fait peur ? Tant mieux. Les motards paranos restent en vie.
Lire l’article “La notion de risque à moto“.

Un tiers des accidents de moto (avec ou sans autre véhicule impliqué) concerne des motards de moins de deux ans d’expérience, et le risque est maximal dans les six premiers mois sur une nouvelle moto. C’est pendant cette (longue) période que l’on est le plus vulnérable. Et encore, deux ans avec une activité motarde “normale”. Si vous roulez moins de 2.000 km par an en deux-roues, vous n’apprenez rien, même au bout de dix ans. Et si vous êtes resté plusieurs années sans rouler à moto, reprenez des leçons ou suivez un stage, car vous avez retrouvé le niveau d’un débutant.
Lire l’article “Perfectionner sa conduite moto“.

Dire “j’ai 30 ans de permis moto” ne rime à rien après 20 ans d’interruption ou de peu de pratique. Le nombre d’années de permis n’est pas un critère d’expérience en soi. On n’apprend rien quand on ne roule pas. C’est la pratique, le nombre de kilomètres parcourus et la variété de ceux-ci qui comptent le plus.

La moto, ce n’est pas comme le vélo, ça s’oublie. Le monde change, la route n’est plus comme il y a 30 ans. Vous le voyez tous les jours au volant de votre voiture. Pourquoi l’oublier au guidon de votre moto ?

Pour des exercices de remise en forme, lire l’article “Remonter en selle après avoir arrêté la moto“.

20 commentaires

  • Yves fait état de son âge de 54 ans pour reprendre la moto. N’ayant roulé qu’en scooter pendant 50 ans, j’ai pris 12 heures de leçons de conduite moto à l’âge de 67 ans l’année passée et j’ai acheté une BMW F 650 GS. J’ai roulé un peu plus de 4.000 km, et cette année au mois de mai j’ai acheté une BMW F 800 ST avec laquelle j’ai fait 12.000 km jusqu’ici (Pyrénées, Suisse, Autriche, France). Ceci pour rehausser une peu la moyenne d’âge des 35-60 ans que vous indiquez, et pour relativiser la notion “d’âge” à ceux qui pensent que passée la cinquantaine on fait partie des vieux. C’est des jeunes, les cinquantenaires!

    Réponse

    Salut Jean et félicitations pour ton parcours ! La vie n’est en effet pas finie à 50 ans, loin de là (ce qui me rend très optimiste, d’ailleurs). J’ai connu une motarde qui a passé son permis à 54 ans, des motards en RT à 68 ans, voire 70 ans… Et même un “papy” de 78 ans, croisé devant la cathédrale de Beauvais, qui roulait encore en side Ural.

  • Personellement, j’ai commencé la moto à 46 ans il y a à peu près six mois. Ma seule expérience précédente remonte à 3 années d’utilisation du 50cc en ville, il y a près de 30 ans. Ceci dit je n’ai pas la prétention de faire de la moto. Ma petite Yamaha Tricker est hyper-légère et maniable. Je l’utilise principalement pour me balader à du 30 km/h dans des chemins agricoles. De temps en temps une petite point sur route jusqu’à 80 km/h. Bien sûr je suis conscient qu’à ce train là je serai toujours un débutant. Ma solution est d’être paranoïaque. Toujours rouler bien équipé. Et éviter toute situation dangereuse (noir, pluie…). C’est luxueux de s’acheter une moto pour l’utiliser si peu. Mais même comme ca je prends vraiment mon pied.

  • 55 ans et près de 27 ans d’abstinence moto après avoir possédé Honda CB350 et CB750, Suzuki TS400, Ducati GT860, Honda 250 XL le virus m’a repris.
    Cela me titillait depuis quelques temps déjà et puis j’ai profité de quelques travaux chez moi annulant un potentiel départ en vacances pour reprendre quelques heures de “remise en selle” associées à une petite gymnastique corporelle (j’en vois dès sourire) mais je vous assure que 1) cela ne fait pas de mal 2) ça aide beaucoup (vu la hauteur/largeur de selle de certaines machines).
    Ceci dit tout n’a pas été si simple, j’en ai bavé les 2/3 premières heures; un permis passé à Tahiti (et quand je dis “passé” c’est pour la bonne règle), alors le plateau …! Mais bon la prise de contact est bien revenue, les sensations aussi (même pas tombé! Trop fort !).
    Comme Marc j’ai opté pour une Yamaha Tricker, juste pour la ballade alentours chez moi. La route à moto; je me rappelle, pluie, froid, crevaisons & pannes diverses . Dans les années 75 c’étaient des Toulon-Paris-Toulon une fois par mois et à chaque fois avec un nouveau problème, donc…la moto, la ballade et le plaisir. La prudence bien évidemment mais là aucun problème, ai toujours été très vigileant des aléas de la route, que ce soit à moto ou en voiture (mon épouse en témoigne).
    Auparavant j’hésitais à louer une moto lorsque nous étions en villégiature (et pour cause) dorénavant si madame veut bien…?
    .
    Aux dernières nouvelles un collègue de train vient d’obtenir son permis avec succès, il a le même âge que moi, un bleu quoi.

  • Je viens d’avoir 50 ans. Adolescent, j’ai eu un honda 350, un kawa 750 et un autre honda 750. Je viens de faire l’acquisition d’un BMW R1150R. J’ai cette passion depuis toujours. Ici même au Québec je roule de mars à décembre. Pour moi l’age importe peu, il s’agit tout de même de se tenir en forme et alerte…

  • J’ai passé mon permis moto à 66 ans.
    Je me suis acheté, le lendemain, une BM R1150R d’occas (2003, 2500kms ). J’ai fait 20 000kms avec, en moins d’un an. Début aout de cette année, je l’ai laissée chez mon conc. et j’ai acheté une R1200RT, neuve. J’ai à nouveau 9000 kms au compteur!
    C’est une super machine pour les “grands voyages” à deux.
    Néanmoins j’ai regretté ma R1150.
    Le mois dernier, je suis allé la reprendre chez le conc (j’ai eu la chance qu’elle ne soit pas vendue….)
    A présent j’ai deux R dans mon garage et je roule quasiment tous les jours, selon mon humeur avec l’une ou l’autre (Quand il fait bien frais, la RT protège mieux, d’autant que j’ai la selle chauffante!). Je viens de faire il y a quatre jours, avec deux copains, 320 kms sur la route des crêtes vosgiennes (que je dois bien avoir fait 15 fois en 1 an…), je suis parti le matin 0°!
    En 2007 j’ai fait en duo, 3 fois les Alpes (tous les grands cols), l’Ardèche, le Vaucluse, la Bretagne, la Normandie etc…
    L’année prochaîne j’ai en projet la Corse, les Ardennes, Les chateaux Cathares, peut être l’Ecosse, la Norvège…
    Bref, l’âge? C’est un facteur très subjectif, la santé un facteur objectif…
    Alors tant que j’aurai la santé….

    Une précision:
    A part du “Piaggio”à 17 ans, je n’avais jamais fait de deux roues auparavant!
    Si, du VTT…

    Réponse

    Y a rien à dire d’autre que “chapeau bas !”
    (ou casque bas, selon les goûts)

  • Magnifique pour toi Robert, vraiment la passion te tiraille! Cela me fais sourire quand tu mentionnes que tu as fais les crêtes vosgiennes. J’y vais en janvier, mais dans mon cas ceci seras pour le ski! J’aimerais tellement un jour faire votre beau pays en moto. Oui un jour on n’est si jeune encore…

  • Paul, si tu viens faire les crêtes vosgiennes en janvier fait moi signe! Tu seras le bienvenu!
    J’habite à environ 40 km au sud ouest de Strasbourg. C’est quasiment le tout début des Vosges, si tu les prends du nord au sud.

  • Merci pour cet article dont j’ai lu des extraits au fiston.
    Effectivement il faut insister sur le danger ultra present en moto, et meme si la moto c’est le pied absolu, un etat d’esprit, la liberté etc etc
    il faut garder les pieds sur terre et etre conscient de ses limites et le plaisir ne doit pas faire oublier le danger tout autour.
    Tu reprends une phrase que j’utilise souvent, “il faut etre parano” ou “Un bon motard est un vieux motard”
    La formation au 2 roues devrait etre BEAUCOUP plus importante, donner un permis 125 a des personnes qui n’ont aucune experience motarde est irresponsable, il doit y avoir une formation typique incluant surtout des mises en situation etc etc.
    encore une fois, trés bon article.
    V
    Thierry 46ans, motard depuis 25ans, 120.000km au compteur env….

  • Bonjour,permis A le 22/05/2007;56 ans, 6000kms avec une XJN 600 de 2003,gardée 2mois et demi,ensuite FZ6S2,août 2007 ,11000kms avec et depuis Décembre 2007 un 1000 Fazer de 2005, Que du bonheur à condition de rester prudent et en forme bien sûr. Le site est très instructif,c’est vrai que la formation n’est largement pas suffisante et je pense que pour le permis B,ils devraient incorporés quelques réflexions sur les motards , qui sont eux aussi des usagers de la route.Merci et bonne route!

  • je suis en train de passer à bientot 49 ans le permis A ( déjà quel bonheur d’avoir cours avec des jeunes de 20-25 ans!!!), code et plateau validés, conduite dans trois jours; quand je pense à la manière dont je conduisais ma 125 il y a 20 ans: pas de formation, pas de protection autre que le casque… le danger est omniprésent, le plaisir aussi… conduire=prévoir certes, mais aussi se donner de la marge ( effrayant de voir comme très rares sont celles et ceux qui respectent les distances de sécurité ( 6x la dizaine…); ma première moto sera celle de mon auto école, en version carénée toutefois pour moins fatiguer ( kawa er6 f); vivons notre bonheur , dégustons le deuxième demi siècle! Bon vent à tous!

  • bremand laurent

    salut a vous tous, passionné de motos depuis l’age de 16 ans, et l’armée puis petit boulot a g et a d , et ma femme les enfants, voilà. 42 ballets les parents de ma femme m’offre pour mon anniversaire, mon vara 125 temps attendue et 2 ans àprès 16000 kms .
    et a 44 ballets inscription permis moto oblige pour mon future suz 600 bandit.

  • Bonjour à tous,

    moi aussi, femme, 47 ans, passionnée de motos depuis toujours, je passe mon permis A en ce moment…je n’avais jamais conduit de moto à part mon scooter 125…
    par contre malgré mes 30 h de plateau je galère au parcours rapide et ne suis toujours pas prête…parfois je m’en veux et désespère, mais je m’accroche et je sais que j’y arriverais : fazer 600 qui m’attend au garage m’y oblige
    en tout état de cause, que du bonheur …

  • Rigolez pas… bientôt 50 ans et j’ai jamais touché une bécane, alors que j’en rêve depuis l’âge de 15 ans ! Pire : je ne sais même pas comment (le principe oui, mais j’ai jamais essayé) on passe les vitesses.

    Si quelqu’un sait où je pourrait apprendre (stage ?) dans le Vaucluse… merci !

    - – -

    Réponse

    Faute de circuit moto dans le Vaucluse, il sera difficile d’envisager un stage d’initiation hors moto-école. Deux idées: si vous n’habitez pas trop loin d’Orange, allez voir Yvon Bodelot, chez Touratech France (ZAC Porte Sud – Tel. 04 90 34 85 24) de ma part, pour lui demander conseil, il connaît mieux le coin que moi. Deuxio, cherchez un établissement d’enseignement de la conduite moto près de chez vous à partir des conseils de l’article “Trouver une bonne moto-école“…

  • Juste pour faire remonter la moyenne d’âge : j’ai passé le permis “B” en 1968 et le “A” en 2008, 40 ans plus tard (donc à 58 ans révolus). Je roule en montagne, dans un région où les cols sont à plus de 2.400 mètres et dans laquelle viennent tous les weekends d’Allemagne, d’Autriche, de France et d’Italie des motards, pour faire des trajets de virages, virages, virages, virages……
    C’est en Suisse, et les cols portent les noms de Furka, Grimsel, Nuffenen, Susten, etc….
    Seul défaut : les routes seront fermées à la circulation dans 20 jours, à la fin du mois, et ne rouvriront qu’en juin prochain.

  • Bonjour à tous,

    J’ai 40 ans depuis le 11 décembre de cette année et je me suis enfin lancé. Il y a 20 ans maintenant que je rève de ce permis. J’ai donc repassé le code et suis actuellement sur les cours de plateau. Je ne suis pas encore trés vieux, mais il est vrai que je trouve le plateau un peu délicat à gérer. Quelques difficultés au lent et sur le demi tour au rapide. Mais quand je vois vos commentaire, ça me fait plaisir, car je constate que le jeu en vaut la chandelle. Je n’avais jamais passé ce permis par manque de temps et je me dit qu’aujourd’hui il faut que j’y arrive pour enfin assouvir mon rêve. Si vous avez des conseils sur le lent ou le rapide merci de me les envoyer. J’espères que je réussirai et que plus tard, qui sait , je vous croiserai sur les routes.

    Pascal

    - – -

    Réponse

    Bonjour Pascal,
    Bravo pour l’aventure du permis A !
    Pour des conseils, regarde ici:
    Passer le permis A (permis de conduire moto)
    Astuces et conseils pour l’examen du permis moto

  • Ben moi, j’ai 55 ans, et je viens de réussir le plateau (et du 1er coup!).
    Dans une dizaine de jours je passe la “circu”. Et je n’ai pas forcemment, contrairement à une idée couramment répandue, l’impression que c’est une formalité.
    Mais bon, j’ai bon espoir.
    Une honda cbf 600 N 2008 m’attend. j’espère ne pas la décevoir.

  • Salut,
    J’ai 56 ans. Fin janvier 2009 j’ai d’obtenu mon permis A (4 A au plateau) après quelques années de scoot et de 125 il y a vingt ans. Je suis le nouvel utilisateur d’une 850 RT de 2004 avec laquelle j’ai fait 2500 km en un mois par tous temps y compris le gel. J’apprends à conduire sur route pour l’instant. La 850 RT est une machine rude à aborder pour le débutant que je suis mais plaisante à conduire car elle a une forte personnalité. Je ne me sens pas du tout au delà de mes capacités. Il me suffit pour cela d’être humble et de faire attention à tout ce qui se passe sur la route et alentour. Pourtant je dois dire que je roule sur des oeufs parfois car de temps en temps je ne sens pas du tout la moto. C’est le cas dans certains virages et rond-points par temps de pluie, j’ai alors l’impression que la roue arrière de la moto flotte, ou glisse, je suis alors à deux à l’heure avec l’impression que je ne vais pas tarder à gouter le goudron ! Y-t-il un réglage à faire ?

    Sinon, je salue tous les vieux sur leur machine et dis à ceux qui n’ont pas encore sauter le pas qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien, la vie est trop courte pour perdre du temps.

    Bravo pour votre site et merci de vos conseils avisés.

    appels de phare !

    - – -

    Réponse

    Salut,
    Ce que tu décris ressemble soit à un mauvais gonflage de pneus, soit à un mauvais réglage de la suspension arrière.
    Sur une R850RT, la pression de pneus doit être à 2,8 bars à l’arrière.
    Quant à l’amortisseur arrière, difficile de donner un réglage idéal, mais pour un pilote de 80 kilos, la molette de précontrainte doit être réglée sur le point rouge “medium”. Sur le ressort de détente, le visser à fond, puis dévisser d’un demi-tour donne un réglage moyen.

  • J’ai 32 ans et je veux passer mon permis moto. Il y a 10 ans, j’ai commencé à le passé et pour des raisons perso, j’ai du arrêter. C’était dans une agence qu’un ami m’avait conseillé car le prof était soi disant…..bien. Ok, je mesure 1,50 m mais s’il ne voulais pas me prendre, il fallait le dire avant ! J’avais un moniteur qui passait son temps sur son tél portable !
    Et quand je me renseigne autour de moi, beaucoup me dise la même chose….moniteurs non attentionnés, passant son temps avec ses “potes au tél portable “…Je ne veux pas en faire une généralité mais passer son permis est déjà un budget mais pour perdre son temps. ..
    J’habite au sud de la région parisienne… si je suis les conseils, il faut en effet, une auto école pas loin de chez moi…Y’en a mais…. je ne sais pas ce qu’elles valent…. et ma 1ere expérience m’a rendu méfiante !
    Si certaines personnes connaissent une bonne auto école sur Etampes ou aux alentours…. merci de m’en informer ! Ce serait vraiment super !

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    Réponse

    Je ne connais pas les moto-écoles de cette région.
    Mais ta question (et ses réponses) trouverait sans doute mieux leur place avec l’article “Trouver une bonne moto-école“.
    Je comprends tout à fait ta préoccupation de trouver avant tout un formateur attentionné et pédagogue. Je considère que c’est le moins qu’on puisse attendre, mais hélas, il faut bien avouer que la majorité de mes confrères ne se comporte pas ainsi.
    Dans ton cas, la seconde contrainte, importante sera de trouver une école qui dispose d’une moto basse et encore rabaissée. Comme une 500 CBF. L’Er-6 risque d’être déjà trop haute, même rabaissée. Et je ne parle pas de la FZ6 ou de la XT 660… Demande à essayer la moto d’école avant de commencer les cours.

  • Je viens tout juste d’avoir 60 ans et j’essaye de passer la A. Il y a un an que j’ai commencé. Grosse galère sur le plateau, même après 15 heures, rien à faire avec le lent ! Alors que sur la route, pas de problème, moniteur en sac de sable et ses félicitations pour mes trajectoires… Mais de lent, quel horreur.
    Alors, j’ai acheté une 125 Varadero en août : que du bonheur avec cette moto et dejà plus de 5000km au compteur. Mon mari sur sa grosse et moi sur ma petite, de grandes balades de plusieurs jours, vacances motardes …
    Après quelques mois d’arrêt, je vais reprendre les cours pour la A et je crois bien que cette fois, même si je galère encore un peu au début, ça marchera ! Il me le faut ce permis car j’en ai assez de ne pas avoir assez de puissance pour doubler les poids lourds en toute sécurité sur les nationales !

  • bonjour ,
    je viens de fêter mes 52 ans .
    l’année dernière au mois de juin j’avais choisi ma première moto , une Bmw g 650 x country c’était la première fois que je me posais sur un tel engin.
    Au mois d’août suivant j’obtins mon permis gros cube.
    Cette année au mois de mai j’ai opté pour une Bmw r1200gs.
    Après un cours de perfectionnement à la Cornu master school , j’ai décidé de demander un coach à l’organisation swissmoto.ch.
    Pour la somme de 40 euros par année vous pouvez
    être suivi par un coach qui corrigera vos défauts à raison de deux à trois roulages par semaine et ceci pendant 3 mois.
    Pour les détails ça doit être à peu près comme ça je sais pas encore avec précision je viens de m’inscrire.
    En tout cas c’est génial de pouvoir se faire aider par un bénévole passionné , le bénéfice pour le coaché est énorme j’en suis convaincu .
    A bientôt

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    Réponse

    Bonjour,
    Le hasard fait parfois bien les choses…
    J’ai justement entendu parler très récemment de cette initiative de sécurité de l’association suisse Swissmoto, en partenariat avec le Touring Club de Suisse (TCS).
    Cela ne vaut hélas que pour la Suisse (j’espère voir un jour cette démarche relayée en France).
    Tous les détails sur ce site.


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