5 juillet 2007...20:05

Passer le permis A (permis de conduire moto)

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Quelques conseils pour les débutants complets, quelques souvenirs pour les vieux briscards… Comment envisager, se préparer, vivre l’apprentissage et les examens du permis de conduire catégorie A.

Pour préparer l’examen du permis A, lire l’article “Astuces et conseils pour l’examen du permis moto“.
Pour les détails administratifs et réglementaires, lire l’article “Les arcanes du permis moto“.
Pour rêver à votre première moto, lire l’article “Quelle moto pour débuter ?“.
Si vous n’avez pas encore choisi votre moto-école, lire l’article “Trouver une bonne moto-école“.
Si vous êtes un “vieux” débutant, lire l’article “Commencer la moto tard ou reprendre après des années“.

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Questions fréquemment posées

Combien d’heures ?
La loi impose un minimum de 20 heures de conduite obligatoire pour le permis A (8 h de plateau et 12 heures en circulation), plus une heure d’évaluation soit 21 heures au total.
Ce chiffre est de 15 heures si l’on est déjà titulaire du permis A1 (à partir de 16 ans, pour les plus de 50 cm3 aux moins de 125 cm3). Seuls les possesseurs d’un permis A1 passé par examen bénéficient de cettd disposition, et pas les possesseurs d’un permis de moins de 125 cm3 par équivalence, comme les titulaire d’un permis B de plus de deux ans.

Combien de temps pour passer le permis A ?
Compte tenu de la forte demande, des plannings surchargés des sessions d’examen et de la pénurie de moniteurs deux-roues, comptez facilement deux mois avec un enseignement traditionnel (avec deux-trois heures par semaine). Dans les grandes villes et notamment Paris, cela pourra être encore plus long.
En outre, comptez un mois supplémentaire si vous devez repasser le code (si vous avez le permis B depuis plus de cinq ans). Ce ne sera pas le plus facile, passer de 30 fautes à moins de 5 prend plusieurs semaines et de longues heures passées dans une petite salle sombre à essayer d’imaginer quel piège a bien pu préparer le concepteur de cette diapo…

Certaines grandes moto-écoles franciliennes (Zebra, Monneret) proposent des stages intensifs de quatre ou cinq jours qui permettent de passer le permis en une semaine (apprentissage sur cinq jours, examen le lundi suivant). Intéressant, mais risqué. A réserver à ceux qui possèdent déjà une bonne expérience du deux-roues, en 50 ou en 125 cm3. Car si vous ratez votre premier passage, il vous faudra attendre bien plus longtemps avant de repasser.

Combien ça coûte ?
Le coût du permis moto est extrêmement variable selon le lieu (province/Ile de France, ville/campagne) et le nombre d’heures prises.
Les tarifs horaires des cours pour le permis moto A1 ou A se situent entre 30 et 45 €. La plupart des moto-écoles proposent des forfaits allant de 600 € à 1.000 € pour 20 heures de conduite et une seule présentation à l’examen du plateau et de circulation.
Pour ceux qui n’ont aucun permis ou qui l’ont passé depuis plus de cinq ans, il est nécessaire de réussir au préalable l’examen du code et donc inclure son coût dans son budget, coût allant de 35 € à 60 €.
Par ailleurs, n’oubliez pas d’ajouter dans votre budget le coût de l’équipement motard minimal: casque, gants, blouson.
Et encore, ce prix “de base” s’entend à condition de réussir l’examen du premier coup, ce qui n’est le cas que pour 50% des candidats. Pour l’autre moitié, il faudra payer des heures de cours supplémentaires – entre deux et… 40 pour certain(e)s – et les frais d’une nouvelle présentation à l’examen, une fois, deux fois…
A mon sens, il convient de prévoir au total un bon millier d’euros (voire 1.500), à moins que vous soyez particulièrement doué ou possédiez une forte expérience de la conduite 125.

Le “permis à un euro par jour” n’a quasiment rien changé, presque aucune moto-école ne le propose, même celles qui appartiennent pourtant à un réseau ayant signé la convention…

Et pour ce prix, j’ai quoi ?
Les forfaits proposés n’ont presque jamais un contenu identique, tenez en compte lors de vos comparaisons.
Certains forfaits incluent toutes les prestations, y compris l’examen de code, et il n’y aura rien d’autre à payer. D’autres n’incluent pas les frais de dossier, le forfait code, la présentation à l’examen du code et n’offrent parfois pas un nombre d’heures identiques. Lisez bien tout et surtout ce qui est écrit en petit, tout en bas du verso du joli prospectus…

Important: ce ne sont pas forcément les moto écoles les moins chères qui sont les meilleures !
Il convient de prendre avant tout en considération la qualité de l’enseignement pour la sélection de sa moto école. Méfiez vous des prix trop bas qui peuvent cacher quelque chose de louche et parfois une arnaque.
Mais il existe aussi de très bonnes moto-écoles proposant des tarifs intéressants.
Lire l’article “Trouver une bonne moto-école“.

Faites bien vos calculs avant de vous engager dans l’aventure du permis moto, assurez-vous que vous aurez les moyens d’aller jusqu’au bout et que vous ne serez pas dans l’obligation d’abandonner en cours de route, faute de financement.

Lisez ce reportage du Repaire des Motards sur le passage du permis A par une motarde débutante.

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Le problème avec le permis moto, c’est qu’on a tant envie de l’obtenir…
Tout le monde passe le permis B, celui pour conduire une voiture, une de ces caisses de métal à quatre roues, un des fondements de notre société industrielle et consumériste. Que ce soit à 16 ans, 18 ans, 21 ou 25 ans, le permis B est une nécessité, une étape obligée, et pour tout dire, presque une formalité.

Le permis A, le permis moto, celui que l’on appelle parfois le permis « gros cubes » (par opposition au permis AL ou « A progressif », celui des moins de 21 ans limités à 34 chevaux), c’est autre chose.
On ne passe pas le permis A par hasard ou par obligation. Mais par goût, de sa propre volonté née du désir de conduire une « vraie » moto : en un mot, par passion.
D’où un investissement affectif bien plus grand. Même si l’on a déjà conduit un deux-roues motorisé, un scooter, une mobylette, une 125 cc… la première fois que l’on enfourche la moto d’école, en général une 500 ou 600 cc, reste un moment d’émotion.

L’apprentissage nous fait ensuite prendre conscience de la difficulté que représente la maîtrise d’un tel engin. On tombe ou on voit les autres tomber. On a tant de mal à pencher cette p… de s… de moto, à réussir ce b… de m… de demi-tour sur le parcours rapide, à ne pas toucher ces c… de poteaux et de plots sur le lent, à ne pas dépasser ces s… de 22 secondes au chrono du rapide, à se rappeler ces f… vérifications mécaniques, les fiches théoriques, les panneaux…

Dans le même temps, les moniteurs nous montrent à quel point ce permis A est bien plus difficile que le B, on voit les autres élèves plus expérimentés revenir d’examen l’oreille basse et le casque bien lourd de peine et de sueur au bout du bras.
Bref, on doute !

Les heures de formation passent, le portefeuille s’allège : les heures de cours, le livre de code Rousseau, le casque, les gants, les bottes, peut-être le blouson, voire une combinaison de pluie…
Vient le moment de passer à l’entraînement pour la conduite et là, en général, ça va mieux. Bien sûr, il reste des erreurs, des frayeurs, des engueulades dans l’oreillette. Mais on se sent quand même plus à l’aise et on reprend confiance.
Assez tout au moins pour ne pas s’opposer au moniteur quand celui-ci nous déclare prêt(e) pour l’examen. C’est en se réveillant (en admettant qu’on ait réussi à dormir) le jour fatidique qu’on se rend compte de l’erreur. Les jambes molles, les mains moites, le coeur qui bat trop vite : « put…, le stress ! »

Et c’est bien ce stress lié à l’examen, surtout à celui du « plateau », qui constitue la plus grande difficulté à surmonter pour réussir. Celui qui dit qu’il n’en a rien à faire est un menteur. Que ferait-il ici ? Il aurait dépensé tout cet argent et ce temps juste pour le plaisir de rater l’examen ? Cette bonne blague… Il flippe lui aussi, mais il ne veut pas le dire.

L’anxiété, l’angoisse, appelez ça comme vous voulez selon l’intensité de cette force qui serre le coeur et bloque le cerveau, c’est votre plus grand défi. Les connaissances, les compétences, vous les avez. Tout le monde les a après 20 ou 30 heures d’entraînement.
Après, bien sûr, il y a des seuils à franchir, des peurs à vaincre : intégrer le contre-braquage, oser pencher, ne pas regarder l’obstacle mais la sortie, s’habituer à cette drôle de sensation dans le ventre quand on défie la gravité et que pourtant, ça passe…

Personnellement, le stress et mon incapacité à le gérer a été responsable de mes échecs à l’examen. Les deux premières fois, après juste 24 heures de formation en stage intensif sur cinq jours, je n’étais à mon avis tout simplement pas prêt. Et la dernière fois, des mois plus tard, je l’ai eu, tout bêtement parce que j’avais pris confiance en moi et en ma conduite.

Il y a des moyens de combattre l’anxiété.
D’abord l’expérience, directe ou indirecte.
Et puis, des exercices de relaxation, de maîtrise de la respiration, de sophrologie. Voire des médicaments calmants ou de régulation cardiaque : Euphytose et Vagostabyl, à base de plantes, à prendre une semaine avant l’examen.
Si vous éprouvez des problèmes à rester concentré(e), vous pouvez demander à votre médecin traitant de vous prescrire des bêta-bloquants à faible dose.

Evitez les tranquillisants qui engendrent souvent une somnolence.
L’alcool est bien entendu proscrit, à part peut-être une petite bière car le houblon contient des bêta-bloquants qui favorisent la concentration (un truc appris en pratiquant le tir), mais attention à l’effet diurétique.
Quant au pétard, je déconseille : il permet certes une certaine décontraction, mais induit une perte de vigilance et de concentration préjudiciable. Sans parler de l’impact négatif sur votre image de marque au cas où l’inspecteur s’en rend compte.

Pour les mêmes raisons, il est déconseillé de manger, surtout beaucoup, juste avant l’examen.
Le sang affluerait dans l’appareil digestif, au détriment du cerveau et des muscles. Il faut avoir digéré depuis une bonne heure. Mieux vaut arriver un peu le ventre creux, ça stimule les réactions. En cas d’attente prolongée, une orange, une banane, c’est ce qu’il y a de mieux.

Et pensez à passer aux toilettes avant ! Surtout les filles pour qui c’est moins facile d’aller se soulager derrière le cabanon des inspecteurs…

Autre bonne idée, passer l’examen l’après-midi après une dernière séance d’entraînement le matin. Cela permet de se rassurer, de s’échauffer, de bien se mettre la moto « dans les pattes ». Et aussi de discuter avec les élèves qui sont passés le matin pour anticiper les habitudes et l’humeur de l’inspecteur.

Une fois sur le plateau, profitez de chaque occasion de se projeter dans les parcours, d’anticiper. La reconnaissance à pied des parcours est très importante. Si l’inspecteur l’oublie, réclamez-la. C’est votre droit, cela fait partie de la procédure d’examen, il ne peut la refuser. Et ne vous contentez pas de le suivre en ligne droite en regardant en l’air. Parcourez exactement le tracé que vous aurez à suivre. Repérez la largeur des portes du lent, des lignes blanches qui délimitent le demi-tour du rapide. Ne vous fiez pas aveuglément à ce que dit l’inspecteur, exercez votre sens critique, analysez le parcours : j’ai vu un inspecteur se tromper sur le sens du demi-tour, ce sont les élèves qui l’ont corrigé.

A force de passer l’examen, d’en entendre parler, de voir les autres le passer ou le raconter, on s’y habitue, on avance en terrain connu, même s’il n’est jamais conquis. Cette expérience est relativisée par la nouveauté, l’inconnue représentée à chaque fois par l’inspecteur. Chacun a sa méthode, ses habitudes.

Sur six inspecteurs rencontrés, je n’en ai pas vu deux mener toutes les étapes de l’examen de la même manière. Sur six inspecteurs, deux femmes et quatre hommes, de tous les âges, un seul était motard au quotidien. Certains nouaient le contact facilement, surtout les femmes. D’autres affichaient leur volonté de mettre le plus de pression possible sur les épaules des élèves pour tester leur réaction.

Aucune règle ne régit le passage de l’examen, l’inspecteur est entièrement maître de la façon dont il le fait passer, du moment qu’il respecte la loi, c’est-à-dire l’égalité de traitement. Si l’élève n’est pas content, le seul recours possible est le tribunal administratif, avec de faibles chances de succès.

Cela arrive toutefois. A votre avis, pourquoi cette règle des 22 secondes maximum sur le parcours à allure dite « normale » ? Pourquoi sur un même parcours réalisé sans faute, peut-on avoir la note « A » avec un chrono de 21’99’’, « B » à 22’01’ ou 22’49’’ et « C » à 22’51’’ ? Après tout, le temps de réaction humain étant proche de la seconde, le simple délai nécessaire à l’inspecteur pour appuyer sur le bouton « stop » de son chronomètre suffit à faire la différence. D’ailleurs, qu’est-ce qui prouve qu’il n’a pas appuyé sur « start » avant que vous n’ayez passé la ligne de départ ?
La légende dit que la règle des 22 secondes et 50 centièmes pile et pas un de plus a été instaurée après un recours intenté par deux élèves masculins contre un inspecteur qu’ils ont accusé d’avoir favorisé une autre élève. Les deux garçons avaient réalisé des temps entre 22’60’’ et 23’00’’, tandis que la fille avait fait 22’55’’. L’inspecteur avait donné « B » à cette dernière, lui permettant d’obtenir son plateau.

Bref, en dehors de ces quelques règles, l’inspecteur est seul maître après Dieu. J’en ai vu imposer des parcours et même faire sauter une partie de l’examen. Une inspectrice nous a ainsi évité les affres de la maniabilité sans moteur, nous sommes passés directement au parcours lent.
D’autres font tirer au sort les parcours par le premier élève et les appliquent à ceux qui suivent, parfois sur toute la demi-journée, histoire de ne pas s’embêter à déplacer les plots. Certains choisissent eux-mêmes les fiches théoriques. Quant aux vérifications mécaniques, la gamme des exigences s’avère large : là où l’un se contente de l’énumération, l’autre demande la démonstration de chaque point de détail…

En résumé : ne soyez sûr(e)s de rien, ne partez pas avec des idées toutes faites sur la façon dont se passera votre plateau parce que vous serez presque toujours surpris(e).

Cette incertitude vient s’ajouter au stress de l’examen. Et celui-ci diminue fortement vos capacités mentales, notamment en terme de réflexes. On peut estimer que l’élève qui se présente au plateau, surtout la première fois, perd entre 20 et 50% de ses moyens. C’est-à-dire que tout va se passer beaucoup plus vite et s’il se produit un imprévu, il mettra plus de temps que d’habitude pour réagir.

Or à l’examen, il n’ y a pas de deuxième chance. Certes, les parcours lent et rapide comprennent deux essais. Mais ne rêvez pas. La pression est telle que l’on réussit souvent moins bien le second essai que le premier. Surtout au rapide.
C’est pourquoi il faut bien se mettre dans la tête qu’on doit réussir dès le premier essai. Cela implique d’être certain d’être au moins à 90% de ses capacités dès ce premier essai. Pas de répétition, pas d’échauffement : il faut être efficace tout de suite.

Donc, on doit se présenter en étant au mieux de sa forme et de ses performances. Pas question d’arriver au plateau avec des temps aux limites du chrono, genre « je fais moins de 22 secondes deux fois sur trois, je peux tenter le coup ». C’est l’échec quasi assuré. Si vous n’êtes pas en dessous de 21 voire 20 secondes neuf fois sur dix, ce n’est pas la peine. Le risque est trop grand.

Souvenez-vous qu’en cas d’échec à la première présentation du plateau, il vous faudra attendre 48 heures avant de le repasser, à condition qu’il y ait des places disponibles. Et si vous ratez cette deuxième présentation, il faudra ensuite attendre un mois minimum…

Ne vous laissez pas bercer par un moniteur qui vous assure que vous avez le niveau. Si vous n’êtes pas certain(e) de faire tout le temps moins de 21 secondes sur le parcours rapide sans toucher de plot, si vous n’êtes pas constant à l’entraînement à toutes les épreuves, mieux vaut attendre une semaine de plus et prendre deux ou trois heures de cours supplémentaires. Car si vous vous plantez, vous les prendrez quand même, vous paierez en plus une autre présentation et vous devrez attendre encore plus longtemps.

Pour info et pour vous rassurer un peu, sachez que sur les 114.000 candidats au permis A en 2007, 90% l’ont obtenu dès la première présentation.

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Questions subsidiaires

D’où vient l’expression “passer son plateau” dans le permis moto ?
L’épreuve technique hors circulation, que l’on passe pour les permis A (moto) et du groupe lourd (pour les poids lourds, transports en commun et remorques), est appelée communément “plateau”.
Elle se déroule en effet sur un plateau technique, une large surface plane dédiée à cet effet, protégée de la circulation.

Faut-il repasser le code de la route ?
La validité d’une ETG (épreuve théorique générale, c’est le nom administratif de l’examen de code de la route) est de trois ans si aucune épreuve pratique n’est réussie ensuite ou de cinq ans si une épreuve pratique est réussie.
Cette durée de validité court de la date de succès à l’ETG jusqu’à la présentation de la première épreuve pratique de l’examen suivant. Pour le permis A (moto), il s’agit de l’épreuve hors circulation, dite du plateau.
Attention : gardez la possibilité de passer le plateau une 2e fois car si vous échouez à la première présentation, vous n’aurez pas le temps de programmer une seconde tentative avant la fin de validité de votre ETG.
Vous devrez repasser le code, ce qui entraînera forcément un gros retard dans votre formation.

Est-ce plus dur pour une fille ?
Il n’existe aucune incompatibilité ou impossibilité pour une femme de rouler à moto, pas plus que pour un homme.
Environ 11 à 12 % des nouveaux permis A (moto) sont des femmes, en moyenne nationale. Ce pourcentage est stable depuis 2004.
Si le poids ou la taille des motos vous effraient, le mieux est de débuter sur une 125, certaines sont très basses et/ou “légères”. Mais n’en faites pas une montagne ! Il s’agit de rouler avec, pas de tomber avec. Les motos sont faciles à tenir en équilibre. Même seule, il existe des techniques pour relever une moto sans effort.
L’important est de commencer très modestement et d’y aller progressivement pour prendre confiance.
Prenez déjà 5-6 heures de cours en 125 dans une moto-école. Si cela vous plait, continuer sur une 500 avec selle basse et tranquillement passer le permis A.
De plus en plus de filles font de la moto et leur moyenne de réussite au permis est plus élevée que celles des hommes.
Le fait d’être une fille ne constitue pas un handicap, au contraire. Les filles sont souvent plus studieuses, plus sérieuses, elles répètent un exercice jusqu’à obtenir le meilleur résultat possible. Tandis que la plupart des garçons se satisfont d’un seul bon résultat et passent à l’exercice suivant.
Ce n’est pas le sexe qui compte, mais l’adéquation entre le gabarit physique, la machine et l’expérience. Je connais des filles de 1,75m qui n’ont aucun souci à conduire un trail. Des bouts de femme de 1,60m qui manient des machines de 300 kilos (mais avec 20 ans d’expérience). Et à l’inverse, des hommes de moins de 1,70m qui galèrent avec leur moto…

Puis-je conduire une moto avec le permis voiture ?
NON, vous n’avez pas le droit de conduire “plus gros” qu’une 125 avec le seul permis B, même obtenu depuis plus de 10 ans, 20 ans, 30 ans…
Le permis de conduire catégorie B (voiture) ne donne en aucun cas l’équivalence de la catégorie A (moto de plus de 125 cm3). Depuis 1996, une ancienneté de deux ans du permis B confère l’équivalence du permis A1, pour les motos et scooters de 125 cm3 et moins (et 15 chevaux maximum).
Depuis 2007, cette équivalence est assortie de l’obligation de suivre une formation d’au moins trois heures à la conduire d’un deux-roues motorisé.
Il a fallu dix ans aux pouvoirs publics pour se rendre compte qu’un automobiliste même expérimenté ne sait pas forcément conduire une moto et que ces “nouveaux motards” ont en moyenne 2,5 fois plus d’accidents que les détenteurs du permis A.

En situation de suspension ou rétention de permis de conduire, puis-je passer le permis moto ?
Une mesure de suspension ou rétention du permis s’applique à toutes les catégories de permis. Si c’est le cas, vous ne pourrez passer aucun examen de permis de conduire pendant toute cette période. Votre permis A serait suspendu automatiquement et ne vous serait d’ailleurs même pas délivré. Par ailleurs, étant sous le coup d’une suspension, vous ne pourrez assurer aucun véhicule.
Si vous êtes en situation de rétention de permis, dans l’attente du jugement qui décidera de la suspension, vous pouvez légalement passer un examen de permis. Sauf que de toute façon, la mesure de suspension à venir vaudra aussi pour le permis que vous viendrez d’obtenir. Tout ce que vous aurez gagné sera une période de quelques semaines pendant lesquelles vous pourrez conduire une moto, mais vous n’aurez ensuite plus le droit de vous en servir.

13 commentaires

  • Je me souviendrai toujours de l’examen plateau.

    J’avais mieux réviser joe bar team que les fiches du code, mais d’unautre coté, mon moniteur nous avait fait réviser sur un plateau “officieux”, moins large (portes pour l’épreuve lente plus courtes et plus resserrées) en devers et plus cours (parcours rapide avec plots plus resérrés aussi).

    La veille révisons sur el plateau officielle et mois qui dis “c’est une blague ou quoi ils ont agrandis les portes :d”.

    Et en plus chose qui n’arrive jamais à nice il venait juste de pleuvoir, donc dans ces cas là c’est facile, l’épreuve rapide c’est le rétrogradage (l’inspecteur m’a quand même demandé de repasser moins vite :-$ si si c’est vrai).

    Après pour les fiches j’étais un peu moyen mais là coup de bol immense, sur la vois rapide d’à côté, un kéké gt réplica avec un bandit pot carbone se pointe VRAAAAAAOOOUUUUMMM
    donc j’ai vite enchainé sur les bécanes que voxan c’était de la balle etc etc les bandits bof (j’en avais jamais conduit hein mais bon qui voudrait d’un 4 pattes ;-) ) Et donc ça m’a sauvé le permis :d.

    Mais tu as raison la pratique la pratique la pratique y’a que ça :d

    @+ et prudence sur la route

  • Wep!!
    Je viens d’avoir mon code et je vais enfin pouvoir acheter mon casque et mes équipements. C’est fou comme ca soulage!!!…
    Je te tire vraiment mon chapeau Fabien, surtout pour ton article “quel moto pour débuter”. Tes articles sont passionnants et j’ai bien capté que ma première préoccupation doit être de “rester en vie” pour reprendre tes termes.
    Là je continue ma formation et espère que début 2008, je serais sur ma “bécane” avec le max d’enseignements pour bien en profiter.
    Je te salue……..

    Kendy (Guadeloupe)

  • Pas pret d’oublier mon plateau :

    En cours, je suis limite pour le temps du rapide et je stress à fond!!! le lent se passe bien mais je n’ai jamais testé de parcours “officiel” pour la poussette c’est encore pire jamais réalisée… Mais les moniteurs me preparent et me presentent : je dois être prêt… Le matin beau soleil mais il avait pluie la nuit et la piste etait encore bien mouillée (chouette 1s de plus pour le rapide)

    La poussette et les verifs de la rigolade… Pour le lent exactement les conseils indiqués ici : le regard et la position ça passe tout seul !!! (même avec passager)

    Vient le tour du rapide, il faut decompresser !!! Les derniers conseils du mono et hop me voila parti 1ere, 2nd, 3ieme… le premier cône et la catastrophe : le stress me fait oublier de stabiliser la vitesse j’accelère toujours les cones sautent un à un… je decide d’aller jusqu’au demi-tour (merci le conseil du mono) comme ça au moins on le repere. Deuxième essai encore plus de stress : plus le droit à l’erreur… le deuxième cône passe, le troisième le demi tour et un bon retrogradage pour finir : c’est dans la poche…

    Les fiches restent une discution libre avec l’inspecteur qui ne manque pas de saluer mon exploit du premier passage (tous les cônes en l’air) et c’est terminé.

    Le stress retombe… il ne reste plus que la circulation et je vous donnerai bientôt mes impressions cas c’est pour demain matin et il gèle… aie aie aie (vite je file regarder les conseils)

  • Et bien c’est fait… le plus dire reste à faire maintenant.

    Comme on me l’avait indiqué la circul etait une formalité à moins de griller un rouge ou ecraser les passants…

    Nous sommes partis à 8h00 et j’ai terminé à 8h45 par un café payé par l’inspecteur (et oui ca arrive…. et il faisait tellement froid) 3/4 d’heure car 1/4 de bouchons.

    Arrivée sur l’autoroute un “vas-y jeune” résonnait dans mes oreilles : pas d’hesitation troisième file à gauche…

    Les feux, les passages piétons tout est bon.

    Un bouge bien la tête pour que l’inspecteur le remarque.

    Un bon souvenir.
    encore merci pour ce site et à bientôt j’en suis sur pour d’autres sujets.

    Réponse

    Félicitations, Pascal !

  • jean-jacques

    bonjours je contuis des 125cc depuis des annees ma derniere une varadero 125cc achetais en mai dernier elle maque 17028km a ce jour j’ais 50 ans elle ma donner envie de le passer le code durt durt cela ne veut pas rentrer mais je travaille pour moi il me semble que je vais avoir des probleme pour le plateau surtout pour la poucette du a mon age je tien a faire patager mon avençer dans ce permie je le graint a dans quelque semaine pour le code pour le moment 7faute il faut mencourager les jeunes j’ai promie a ma femme de faire le contoure de le france en moto salut a vous

  • bonjour, voilà, je passe mon plateaux au prochain passage (fin octobre), et je stresse a mort.
    aux rapides ca fait plusieurs fois que je suis a 21 secondes (une bonne semaine)
    le lent j’ai du mal avec une quille.
    et la poussette, ok)
    mais ce qui me fait le plus peur c’est les fiches, j’ai du mal a les mémorisées, j’ai peur que le jour de l’examen je ne les sachent plus.
    si tu as un conseil pour les retenir, etc…
    je suis preneur.

    encore merci, super site.

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    Réponse

    Bonjour,
    Pas vraiment de recette-miracle pour les fiches de connaissances théoriques: il faut absolument arriver à en retenir les grandes lignes.
    Le jour de l’examen, tu tires un numéro de fiche au hasard, il te donne un carton mentionnant le titre, le thème et les 3-4 points principaux. Donc pas la peine de les apprendre par coeur, tu auras un support pour te rappeler les grandes lignes.
    A partir de là, il t’écoute, c’est à toi de parler, de dire ce que tu as retenu et de montrer que tu as compris l’esprit de sécurité nécessaire.
    Si jamais tu “sèches” et si l’inspecteur est sympa, il peut te poser quelques questions pour essayer de te relancer.
    S’il a mal compris un élément, il va également t’interroger pour que tu précises ton discours.
    A la fin, il te pose une question sur un panneau à identifier.
    Lors de la discussion sur les fiches théoriques, l’important n’est pas forcément de connaître tout par coeur, mais de montrer qu’on a compris l’esprit de l’enseignement de la conduite moto : conduire en sécurité et de façon responsable, en respectant les autres usagers de la route.

  • charmensat thierry

    pour le lent un conseil: le regard, toujours le regard vers la porte suivante, pas celle que l’on est en train de passer… et aussi bien s’avancer sur la moto.
    pour les fiches, le plus simple est de faire un résumé avec les titres et les “mots clés”, car avec les mots clés le reste te reviendra naturellement… tu peux aussi faire des petits papiers avec le seul titre des 20 fiches, les mettre dans un chapeau et tirer au sort pour t’entrainer!

  • Bonsoir à tous,

    J’ai besoin de petits conseils… Je viens d’échouer à nouveau mon plateau aujourd’hui, pour la 2ème fois. Je suis démoralisée… Même erreur qu’au premier: dépassement de la ligne au demi-tour sur le rapide… Je le passe nickel sur la piste de la moto-école… Différence entre les 2 pistes, celle du plateau s’arrête net (fin de piste marqué d’un trait horizontal) alors que celle de la moto école continue, il n’y a que les 2 traits latéraux aux sols. J’ai peur de commettre la même erreur indéfiniment. Avez-vous quelques conseils à me soumettre? Merci de votre aide

    - – -

    Réponse

    Bonjour,
    Le problème est que tu t’es habituée à l’entraînement à prendre ton demi-tour très profond, sans avoir de limites dans le sens de la longueur. Si tu n’élargis plus ton virage de demi-tour, il faut maintenant t’entraîner à virer court, sur une faible profondeur.
    Pour cela, trois éléments à combiner : trajectoire, regard, position.
    Trajectoire : arriver sur le demi-tour le plus à l’extérieur possible, en frôlant la bande blanche latérale, afin de prendre le plus de marge de manoeuvre possible.
    Regard: le réflexe de base doit être de fixer le cône central (qui te sert de “pivot” dans ton demi-tour) dès que tu arrives sur le demi-tour. Cela dure à peine une seconde. Ensuite, dès que tu commences à incliner la moto, il faut fixer l’entrée du slalom de retour et ne pas la quitter des yeux. donc ne plus regarder devant sa roue. C’est fondamental.
    Position : deux écoles possibles.
    - La classique: sur l’élan de la machine, on penche le corps à l’intérieur, coude intérieur cassé, pointé vers le bas, tête à l’intérieur tournée vers la sortie. Avantage: c’est facile, naturel. Inconvénient: si l’élan est insuffisant, la moto “engage” et on va mettre le pied pour se rattraper. Et si l’élan est trop important, on élargit.
    - La technique enduro: on penche la moto vers l’intérieur, mais avec le corps à l’extérieur, en sortant les épaules, poids du corps sur le repose-pied extérieur pour compenser la perte d’équilibre. Le mieux est de combiner avec un travail sur l’embrayage en jouant sur le point de patinage, en freinant de l’arrière si jamais on va trop vite. Avantage: on ne perd pas l’équilibre et on sort plus fort. Inconvénient: c’est plus compliqué, il faut bien maîtriser à la fois l’équilibre et la conduite au point de patinage avec frein arrière.

    Sache que la ligne blanche du fond est située à 5,90m du cône central du demi-tour.
    Tu peux demander à ton formateur de te mettre un mur de cônes à 5m derrière le cône et t’entraîner à passer sans les regarder et sans rentrer dedans.

  • bonsoir, merci les gars, c’est sympa!
    bein ca yé ,le grand jour arrive, demain apres midi, 14h45, plateaux, les temps sont bon, le lent aussi, tout est bon! les fiches a peu pret, ca devrait passer je pense!
    bon, encore de l’entrainement demain matin (9h a 12h), petite bouffe et hop! en avant!
    sous la pluie (enfin c’est parti pour) lol
    bah merci bien pour tous ces conseils
    a+

  • kikou a tous
    je doispasser mon plateau en janvier et je ne me sens pas prète du tout.L’éternelle manque de confiance en moi bien sur, je suis a 21.10 dans le meilleur chrono sur sol geléééé!une dingue oui mais j’aime tellement sa , je suis viruséé par le gros cube, lol.
    j’éspère l’avoir du 1er coup, c’est un super défi pour moi. J’en ai les dents qui clak.

  • Bonjour a tous…
    le plateau pour moi,c’etait cet apres midi,et c’etait la deuxieme fois(la derniere fois,c’etait il y a deux mois)…
    resultat: IN THE POCKET…..oufffffff

    nous etions 9 a passer l’epreuve,et c’est long 9,surtout quand on passe le neuvieme…on a le temps de regarder les boulettes des autres,surtout quand le premier qui passe se fait shooter a ses deux essais,ainsi que le deuxieme,etc…(6 recalés sur 9)

    Alors,conseil…faites comme moi pour ne pas focaliser sur les boulettes des autres,et qu’elles ne deviennent les votres quand ça sera votre tour,allez faire un tour ailleurs,ronger votre stress loin du plateau….

    Pour le reste ,no probleme….poussette,technique,parcours lent..

    Pour les fiches,pour avoir un C,c’est vraiment que l’on a rien a dire,donc tout le monde peut s’en sortir en ayant lu le bouquin plusieurs fois,inutile de connaitre tout par coeur,juste d’avoir une idée saine du sujet …

    si vous avez la chance,comme moi d’avoir programmé 2 heures de cour collectif plateau,le matin de l’examen,n’hesitez pas,ce n’est pas un luxe….

    Bonne chance a tous….et n’oubliez pas,si la premiere fois,ça passe pas….

    “L’echec,ce n’est pas de tomber…c’est de rester là ou on est tombé…….”

  • D’abord, un grand merci pour ce site.
    Explications claires, nettes et d’une grande utilité.

    Pour mon plateau, réussi à la première tentative, j’ai du quand même passer un deuxième essai au “rapide” (Freinage d’urgence). Au 1er essai, demi tour catastrophique. J’ai faillis tomber, rattrapé en posant le pied! Et bien sûr hors temps.
    Et au 2ème, demi tour très mauvais. J’ai joué mon va tout dans le slalom retour, en “envoyant”…Et freinage juste avant la ligne A…
    J’ai obtenu un B….Ouf!
    Tout ça, devant les deux autres candidats, mais surtout devant quelques routiers, qui attendaient sur la piste supérieure, pour leur cours de poids lourds!
    J’aurais aimé quelques applaudissements..lol!
    Je précise que je faisais le plus souvent entre 21 et 22 sec à l’entrainement. Mais ce jour là, le stress m’a motivé!
    Après le rapide, je “savais” que le plateau, c’était bon! J’avais bien bossé mes fiches! Un mois avant, j’en apprenais deux, chaque jour. Et une semaine avant le plateau, je me les récitais toutes, 2 fois par jour.
    Je sais, c’est contraignant, mais je vous assure, avant les fiches, j’étais sur de mon coup! Trop c.. de se planter aux fiches! Alors bossez les, ça vaut le coup!
    J’espère que ce stress qui me tient depuis une semaine(Je passe la circu bientôt), va aussi me motiver pour cette dernère épreuve.
    A tous ceux qui stressent dans l’attente de “leur” plateau, croyeez en vous! On vous demande de faire des trucs que vous SAVEZ faire… Alors un immense M…..!

  • orangesanguine

    bonjours a tous
    je passe mon permis d’ici peu ! je gere le stress car c’est ce qui ma fait rater!( mais l’auto ecole n’etait pas top ,g changé ça va mieux ) pour le moment j’y pense pas meme si c’est dans 1 semaine ! pas de pression ! mais j’en chie , je le veux tellement ! je suis une vrai gosse quand je vais au leçon je fais des bons ! ça fait rire les copains !grace aux infos que tu laisses ça m’aide beaucoup pour le lent et je relis avant d’aller au cour ,ça me mets dans ton d’entrée; maintenant j’ai confiance en moi et je m’eclate ! c cool !


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