Ces petits dessins sont assez répandus sur le web, plus personne ne sait d’où est-ce qu’ils sont partis…
Je les réutilise donc sans vergogne, pardon et merci à leur auteur.
Le premier salut entre motard, effectué lorsque l’on se croise, consiste à faire un signe de la main gauche. Le signe de la main gauche peut aussi être fait avec deux doigts en V, pour imiter Barry Sheene après chaque course gagnée, un signe mythique depuis les années 1970.
Comme le “V” n’est pas toujours bien vu de loin ou à grande vitesse, certains lèvent la main ou deux doigts joints. Le V peut être dirigé vers le haut, le côté ou le bas, au gré de chacun.
Par contre, soyez sympa, sortez-vous les doigts du c.. ! Marre de croiser des gars qui lèvent à peine un doigt de leur guidon ! Qu’est-ce qu’ils craignent ? C’est trop dur de lever une main ? Peur d’avoir froid s’ils décollent les doigts des poignées chauffantes ?
Levez donc la main bien haut ou sur le côté ou juste au-dessus du guidon, de façon bien visible. Songez qu’un gant noir sur fond de blouson noir, cela ne se voit pas tellement…
Le salut de la main gauche lorsque l’on croise est remplacé par un signe du pied droit lorsque l’on dépasse un motard ou que l’on remercie un véhicule à quatre roues de nous avoir facilité le passage. En pleine accélération et phase de dépassement, ce signe évite de lâcher le guidon. Attention, sur une sportive où on est tout plié, sortir la jambe à l’horizontale peut être confondu avec l’intention de donner un coup de pied dans la portière. Certains automobilistes peuvent l’interpréter comme une agression. D’autres croient que nous faisons cela pour nous détendre la jambe ! Si vous sortez la jambe, faites-le lentement et laissez le pied sorti pendant deux ou trois secondes avant de le ramener.
Plutôt que de risquer la confusion, faites un signe de tête bien visible en la tournant légèrement vers la droite (attention à ne pas quitter la route des yeux) ou autre solution, levez bien haut la main gauche pour remercier la voiture ou le camion qui s’est poussé pour vous faciliter le passage. Ou encore, débrayez pendant une seconde, le temps de sortir la main droite, à condition d’être dans une situation qui l’autorise sans danger.
Les deux premiers signes sont souvent remplacés par un signe de la tête, surtout en ville, où l’on passerait sinon plus de temps la main en l’air que sur le guidon. C’est un signe bien compris de tous, très visible et le plus sûr des saluts entre motards (surtout pour les débutants).
Malheureusement, dans les grandes villes (comprendre Paris), de nombreux motards l’oublient. Et avec un petit sourire, c’est encore mieux ! A l’arrêt, au stop, au feu rouge, on se met à côté des autres motards, ou juste un peu en arrière, on les regarde et on les salue, si possible avec un sourire. On ne sait jamais, c’est peut-être la fille (ou le mec) de votre vie, là sous le casque d’à côté.
Et pas de sectarisme ! Marre de ces BMistes tout imbus de leur fortune, de ces conducteurs (pas pilotes) de RT qui se prennent pour le Roi-Soleil, des Rossi du dimanche qui se la jouent “roi du circuit”, des pseudo-bikers qui regardent bien droit devant eux… On salue toutes les motos. Et en province, même les 125, même les 50. Les scooters ? C’est peut-être mieux de voir s’ils saluent en premier…
C’est le signal d’un danger, compris ainsi par tous. Il est donc conseillé de ne pas l’utiliser comme salut, car sujet à mauvaise interprétation. Combiné à un signe de la main de haut en bas, il signifie ralentir, surtout pour prévenir de la présence d’un contrôle des forces de l’ordre plus loin. Avertir les autres usagers de la présence d’un radar mobile ou d’un contrôle n’est d’ailleurs pas illégal. Alors n’hésitez pas à passer le message et remerciez ceux qui vous le transmettent. Cela dit, ne vous fiez pas à un seul signe, c’est peut-être un mauvais plaisantin.
Si vous vous apercevez qu’un motard a son feu de croisement éteints ou plus généralement un problème de lumière, il suffit d’ouvrir et fermer plusieurs fois la main de haut en bas (du guidon à la tête) ou d’ouvrir et fermer le poing très vite.
Ce signe n’est pas très utilisé en France et est parfois confondu avec l’avertissement d’un radar. Mais il faut justement s’astreindre à l’utiliser et l’expliquer car trop de motos roulent encore tous feux éteints. Et après, les motards viennent se plaindre qu’on ne les voit pas…
Voilà pour les principaux signes à l’intention des autres usagers.
Mais le langage des signes motards est surtout utile quand on roule en groupe, entre motards (à portée de vue, évidemment) pour se signaler différentes manoeuvres et dangers.
Un bon moyen de signaler le prochain arrêt, c’est le clignotant et un signe de la main pour désigner le panneau qui borde la route et indique la prochaine station service, la prochaine aire de repos ou la prochaine sortie.
Dans un gros groupe, ne pas hésiter à s’y prendre à l’avance en montrannt le panneau qui avertit de la prochaine aire de repos ou station d’essence à 1 km, sans attendre celui à 300 mètres…
En cas d’instructions plus complexes, comme un changement de formation, on peut brièvement mettre les mains au-dessus de la tête.
Si vous venez brusquement de passer sur votre réserve, faites un signe du pouce en désignant le réservoir pour signaler aux autres motards qu’il serait souhaitable de s’arrêter à la prochaine station. L’urgence de la situation varie selon les types de motos et l’environnement. Certaines machines peuvent couvrir plusieurs dizaines de kilomètres sur la réserve, d’autres sont à sec en 30 bornes en cas de conduite “sportive”. Et le ravitaillement ne représente pas le même problème selon qu’on est sur autoroute, proche d’une agglomération ou au fin fond de la Lozère.
En cas de mauvaise adhérence (sable, huile, graviers, gasoil, plaque de glace), il est courtois de prévenir les motards qui sont derrière en laissant traîner le pied par terre ou tout près du sol, de préférence du côté où se trouve le danger. Au demeurant, ce peut être également un moyen d’anticiper une perte d’adhérence et de prévenir une chute.

Dans la série des signes préventifs sur route, il est d’usage de prévenir tout danger du type trou, plaque d’égout, nid de poule, bosse, bouse de vache… en désignant l’obstacle d’un signe de la main. Ce signe complète le signe précédent et peut très bien lui être couplé.
En général, on désigne de la main les dangers situés à gauche et du pied, ceux situés à droite.
A force de rouler, concentré sur le temps et le chrono, il arrive à l’ouvreur de rater la sortie. Ou on se trompe de route à un croisement. Un seul signe : la main vers le haut, l’index tourne en rond afin de signaler qu’il faut faire demi-tour. Fortement déconseillé sur autoroute…
Quand ce n’est pas le réservoir qui se vide, c’est l’estomac qu’il faut remplir. Un petit signe de la main, ouverte, allant de bas en haut vers la bouche, sera compris de tous. En cas de soif intense, le poing fermé et le pouce vers la bouche remplacera la main ouverte.
Il fautpartir reposé avant de prendre la route et s’arrêter dès les premiers signes de fatigue (battement des yeux, bâillement, paupières lourdes). En début d’endormissement, nous connaissons des périodes de “sommeil” de quelques dixièmes de seconde. Cela suffit pour abréger tout voyage de façon définitive. Alors un petit arrêt fait toujours du bien. Le signe de l’oreiller sous la joue est compris de tous.
Se saluer quand on se croise
Préférez un signe de tête 
Pour prévenir d’un changement de direction
Dangers sur la route
9 commentaires
20 juillet 2008 à 17:35
” On salue toutes les motos. Et en province, même les 125, même les 50. ”
Aujourd’hui par exemple j’ai salué 3 ou 4 motards … pas un ne m’a répondu … c’est dommage.
Mais je les comprends tout à fait … une 50cc n’est pas une moto mais un cyclomoteur .. puis comme je l’ai évoqué dans un de mes derniers commentaires la majorité des ” 50istes ” roulent n’importe comment …
Sinon encore un article bien utile !
Thomas
24 septembre 2008 à 20:29
bien l’article; il rappel les signes que l’on connait tous sans les avoir appris car ils sont d’une expression naturelle. Ici, c’est clair pour ceux qui ne songeait pas à communiquer avec les autres tardsmo. Le p’tit signe au 50cc ?? Compte tenu de la diversité de cette population, je pense également qu’il faille attendre que celui-ci fasse le premier geste. Mais dès qu’il bouge le petit doigt : il faut immédiatement réagir et lui faire le signe des motards. V’là un p’tit gars qui deviendra certainement motard : à nous de faire la démonstration de notre bonne réputation. A tous un grand ‘V’
3 mai 2009 à 13:48
Je conduis une moto 125.
Je réponds toujours aux motards (d’une grosse cylindrée, ou d’une 125) qui font soit un signe de la main soit un signe de la tête.
Mais jamais je ne prends l’initiative de saluer un motard d’une grosse cylindrée que je croise ou à côté duquel je suis à l’arrêt. Je ne suis pas sûre qu’il me considère “de son monde” (ou c’est peut être moi qui ai des complexes ?!). J’aurais pourtant tendance spontanément à saluer.
Bravo pour ce site super intéressant.
Muriel
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Réponse
Si vous ne saluez pas un(e) motard(e) “gros cube” en premier, il y a peu de chances qu’il/elle le fasse…
En saluant la première, vous montrez au contraire que vous partagez un minimum la culture motarde, à la différence de la plupart des conducteurs de 125 et d’une partie des motards citadins.
En vous dévalorisant en tant que motarde en 125, vous vous excluez de la communauté et nourrissez en effet votre complexe.
Osez saluer !
Vous essuierez parfois des refus de la part des cons, tout comme certains motards en japonaise ou en Harley refusent de saluer les autres motards, certains BMistes de saluer les motards d’autres marques, voire ceux qui n’ont pas la même moto qu’eux…
Y a des cons partout, en moto comme ailleurs. La bécane ne rend pas intelligent, au contraire.
Mais faut-il arrêter de saluer à cause d’eux ?
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OK j’ai compris la leçon, pour être intégrée dans la communauté il faut faire le premier pas. C’est logique en fait.
Je vais donc oser saluer les “gros cubes” et les autres d’ailleurs, je trouve tellement sympa lorsqu’un signe de la main ou de la tête est donné.
17 mai 2009 à 17:47
Hello Muriel, tant mieux si désormais tu salues les “gros cubes” On a tous débuté un jour à moto et personnellement avec plusieurs 125cc; la dernière en date était un TDR et là, timidement certains me répondaient, mais ils étaient rares et pourtant je sais que je faisais peut-être plus de Km qu’eux sur 2 roues!
Maintenant, je roule en FJR 1300, très souvent en groupe, et je considère tout ceux qui sont sur 2 roues à partir de 125cc comme des motards à part entière.
Bonne route et sois prudente
17 mai 2009 à 12:59
Bonjour,
Motard depuis peu (permis en avril), j’ai une remarque qui est une question en même temps: autant les saluts sont fréquents sur la route, autant ils sont inexistants sur autoroute et sur le périphérique, même par faible circulation. Une explication?
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Réponse
Bonjour,
Plusieurs explications possibles.
Tout d’abord, sur une chaussée à plusieurs voies de chaque côté d’une rambarde ou d’un terre-plein central, on ne voit pas toujours bien les motos qui arrivent en face. Ou alors, trop tard pour les saluer.
En plus, on roule généralement vite sur ce type de voie express. Donc moins de temps pour voir arriver l’autre moto, encore moins pour réagir, surtout qu’on peut être occupé à gérer un dépassement ou un rabattement.
De façon générale, comme on se croise de loin, c’est vrai qu’on se salue moins.
17 juin 2009 à 16:57
Bonjour Fabrice
On m’a recommandé de visiter ton site il y a quelques jours, et j’en suis ravi. De tout ce que j’ai pu y lire, ce sont des avis ou des pratiques que je partage à +/- 95 %, et il me semble que nous avons pas mal en commun ( après une K75RT ABS je roule en RT850, suis pilote d’avion et ancien pilote sur 4 roues mais à moto ne suis que motard ou conducteur, ai travaillé comme journaliste… automobile…, etc.. ). Peut-être t’écrirai-je un jour à ce sujet.
Concernant le salut motard, ma “tactique” est de répondre à tous les saluts, de saluer de moi-même toutes les motos ( y compris nos “amis” avec un gyrophare bleu, qui ont parfois l’air surpris mais y répondent une fois sur deux )… et les gros scooters quand de loin je les ai confondus avec une GT ! Et quand j’ai une passagère et des mains occupées, c’est elle qui est chargée du salut, faut bien que l’intercom serve à quelque chose !
Sinon je voulais te dire, pour avoir travaillé quelques mois en Angleterre et y avoir emmené ma BM ( plus facile de s’adapter et de dépasser à moto qu’avec un volant du mauvais côté, et non il n’y pleut pas tous les jours, en tout cas pas plus que chez moi ), que là-bas les motards se saluent en basculant la tête sur l’épaule, comme les mains gauche ne sont pas très visibles du fait de la circulation à gauche ! J’ai mis un certain temps à le comprendre/décoder, et n’y suis pas resté assez longtemps pour m’y mettre moi-même, mais c’est encore un exemple de l’adaptation des espèces chère à Darwin !
Amicalement
Stephan
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Réponse
Merci de ton témoignage.
Mais moi, c’est Fabien, et non Fabrice (j’ai l’habitude de ce lapsus).
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oups, désolé….
10 juillet 2009 à 21:04
Salut Fabien, merci de ton glossaire sur les signes j’en avais besoin car je suis débutant (permis il y a 3 jours) et à part que ce soit un signe de politesse entre nous je ne savais pas que cela venait d’un champion de moto je te remercie du fond du coeur pour le renseignement maintenant je connais la cause de pourquoi je le fais en plus d’être courtois ^^
9 septembre 2009 à 16:25
génial ce site!
je roulais en 50cc et on ma fait salut mais je n’avais pas compris. Merci
18 novembre 2009 à 00:37
Merci pour les informations, je roule en 125 et complexe aussi auprès des motards en me demandant toujours si ils me considèrent comme un motard… Je vais donc oser les saluer !