Rouler en deux-roues ne s’invente pas. Conduire sur route ouverte, voire en ville, avec un cyclomoteur, un scooter, une 125, une moto, n’est ni inné, ni naturel. Pour survivre d’abord, puis pour éprouver le plaisir de conduire en sécurité, la formation est essentielle. Comment trouver une bonne moto-école ? Suivre un stage d’initiation ? Se former ou se perfectionner soi-même ou avec un organisme ?
Pour en savoir plus sur la formation au permis A, lire l’article “Passer le permis A“
Pour préparer l’examen du permis A, lire l’article “Astuces et conseils pour l’examen du permis moto“.
Pour les détails administratifs et réglementaires, lire l’article “Les arcanes du permis moto“.
Pour rêver à votre première moto, lire l’article “Quelle moto pour débuter ?“.
Si vous êtes un “vieux” débutant, lire l’article “Commencer la moto tard ou reprendre après des années“.
Je ne peux pas vous donner les adresses de toutes les moto-écoles sérieuses et pas chères des 95 départements français, mais juste vous guider dans le choix de celle-ci, donner les précautions à prendre pour en choisir une “bonne”, d’où vous déduirez comme des grands celles à éviter.
De façon générale, vous pouvez vous fier aux professionnels reconnus et labellisés, c’est-à-dire les moto-écoles estampillées AFDM (Association pour la Formation Des Motards) et les CER (Centres d’Education Routière).
La règle de base consiste à prendre le temps de vous renseigner.
Vous vous apprêtez à engager plusieurs centaines d’euros, parfois un millier, voire plus, ainsi que des heures, des jours de votre temps. Cela ne mérite-t-il pas réflexion ?
Passer un permis en urgence, surtout le permis moto, constitue une grosse bêtise. La loi exige de toute façon un délai d’un mois entre l’inscription à l’auto-école et le premier passage de l’examen.
Le permis (formation + examen) n’est pas juste une formalité administrative, c’est (ou cela devrait être) une formation complète qui assurera votre survie sur la route. A moins de faire l’effort de suivre des stages de perfectionnement, ce sera la seule formation que vous recevrez jamais de votre vie de motard(e) !
Peu importe que vous ayez trois ans de 125cc ou 500.000 km de conduite en voiture derrière vous: piloter un gros cube réclame des compétences que vous ne possédez pas.
Si l’argument de sécurité ne vous convainc pas, sachez que beaucoup d’écoles réclament des frais d’inscription, qui ne sont bien sûr pas toujours inclus dans le forfait. Si vous changez d’avis après quelques heures de cours, ce sera autant d’argent de perdu…
Demandez donc un devis préalable, ça ne coûte rien.
Proximité
Pour commencer, faites le tour des écoles susceptibles de vous intéresser de par leur emplacement géographique.
Cela peut être juste à la sortie de votre lieu de scolarité ou de travail, ou bien à deux pas de chez vous. Sauf si vous tenez absolument à vous inscrire dans une école bien précise, n’allez pas au bout du monde pour vous former.
Surtout si vous devez repasser l’épreuve de code de la route (en jargon professionnel: l’ETG, pour “épreuve théorique générale”) dans le cas où votre dernier permis date de plus de cinq ans : il va falloir travailler dur, aller à l’auto-école plusieurs fois par semaine et ce n’est pas très motivant d’avoir 50 bornes à se taper pour aller réviser son code…
Certaines auto-écoles travaillent en collaboration avec des moto-écoles : les élèves travaillent le code dans l’auto-école de leur quartier, et puis les leçons de conduite plateau et circulation à la moto-école plus éloignée.
Parenthèse : l’avantage “nous vous prenons à domicile” mis en avant par certaines écoles peut amener à effectuer toujours le même trajet au détriment du travail par objectif.
Attention, ce n’est pas la même chose si une école vous propose un service de navette pour vous emmener sur le lieu de formation, ce qui est un gros avantage quand on en possède pas déjà un véhicule particulier, que personne ne peut vous déposer ou que le réseau de transports en commun ne correspond pas.
La proximité, c’est aussi une bonne communication entre l’école et ses élèves. Un bon établissement veille à établir une relation pédagogique et non commerciale. Vous êtes un élève, un candidat à l’examen du permis, pas un client. Dans ce domaine, le personnel de l’accueil, la secrétaire, le patron sont tout aussi importants que les enseignants.
Un test pour reconnaître une “usine” qui ne fait pas attention aux élèves : la personne au bureau connait-elle ses élèves ou doit-elle en permanence demander des noms de famille de tous les gens qui s’adressent à elle? Combien de temps devez-vous attendre pour être reçu et avoir des renseignements? Combien de personnes attendent avec vous pour être renseignées? Vous a-t-on fait attendre au téléphone?
Réputation
Demandez à votre entourage s’il connaît une école à vous conseiller : le bouche-à-oreille est la meilleure pub !
Rares sont les mauvaises écoles bénéficiant d’une aura positive.
Plus osé, vous pouvez accoster les élèves à la sortie des cours de conduite : ils sauront vous donner leurs impressions à chaud. Interrogez des motards autour de vous, le moto-club local, demandez sur des forums web. Ne vous fiez pas à une seule source et essayez de recouper les infos.
En revanche, se fier à la beauté de la vitrine et à la taille de l’école pour en déduire sa qualité est une démarche hasardeuse.
A retenir pour se faire une idée : une moto-école saine n’affiche pas des tarifs alléchants en caractères immenses dans une vitrine surchargée.
Une grosse auto-école peut être un commerce pratiquant une politique de prix agressive donc attractive, ou bien un établissement de renom surfant sur son succès mérité, dû à la qualité de ses formations. A contrario, une petite école peut être une entreprise familiale privilégiant l’aspect relationnel et la dimension humaine, ou bien une boîte en perdition… C’est un des paradoxes du monde des auto-écoles.
Tarifs
L’affichage des prix est obligatoire, transparence oblige.
Vous pourrez donc comparer les prix facilement, mais faites très attention au contenu de la formation : code, conduite, présentation.
Regardez tout aussi attentivement les prix à l’unité : une heure de conduite, les frais de (re)présentation aux examens en cas d’échec, etc.
Vous devez vous méfier d’un prix de forfait trop bas, véritable prix d’appel, car les prix à l’unité sont souvent alors prohibitifs, et le risque grand de voir le patron partir avec la caisse. En dessous de 600 €, c’est limite rentabilité ; en dessous de 450 €, fuyez !!! A l’inverse, un prix élevé ne vous assure en rien d’une bonne qualité de formation. Encore un paradoxe…
Si l’école vend un forfait (20 heures, code illimité, deux présentations) à bas prix mais fixe un prix exorbitant à l’unité (leçon de conduite, frais de présentation à l’examen), cela signifie que sa rémunération est basée sur vos échecs, elle aura tout intérêt à vous voir prendre des heures supplémentaires.
A vous de sentir le juste milieu en fonction de vos moyens. Pour garder une marge de manoeuvre, basez vos calculs sur 30 heures de leçons. Si vous en faites moins au final, tant mieux, c’est ça de gagné pour l’équipement ! Si vous les effectuez, vous ne serez pas surpris et ne serez pas contraint d’arrêter votre formation faute d’argent.
Comme dans tous les commerces, les prix affichés peuvent se négocier. En théorie.
Matériel
Observez la qualité (état, niveau, entretien, type) du matériel pédagogique: véhicules, mobilier, supports de code, locaux, piste, etc.
Le bureau d’accueil ne doit pas ressembler à un vidéo-club en folie et doit être séparé de la salle de cours pour une meilleure concentration des élèves.
Les supports pédagogiques doivent être récents : boîtier de code conforme à ceux utilisés en examen, séries de diapos récentes, ou si possible CD ou DVD.
Côté véhicules, il doit y avoir au moins une moto 125 cm3 pour les évaluations et les débutants.
Un véhicule endommagé, sale et dépassé peut laisser présager un manque de respect du moniteur envers ses élèves, voire une situation financière critique. Bien sûr, des machines soignées inspirent plus confiance que des poubelles roulantes. Mais regardez d’abord si les machines sont équipées de la signalisation réglementaire (deux rétros, quatre clignotants, éclairage et optique en bon état, plaque d’immatriculation). Des motos négligées trahissent un laisser-aller de mauvais augure, mais surtout ne permettront pas un apprentissage dans des conditions normales, si la moto cale sans arrêt et qu’il faut la bricoler sur le bord de la route ou de la piste…
Allez inspecter la piste privée (s’il y en a une) ou le lieu des entraînements. Déterminez avant tout si c’est la même que celle utilisée pour les examens. Si ce n’est pas le cas, en quoi diffère-t-elle ? Est-elle partagée avec d’autres écoles, au risque d’embouteillages entre les cônes ? Est-elle éloignée des locaux de l’école, au risque de payer le trajet sur le temps de conduite ? Si elle est située à plus d’une heure de route, laissez tomber…
Allez sur place pendant que d’autres élèves travaillent pour observer les conditions et l’état de la piste (revêtement lisse et en bon état, marquages bien visibles, abords dégagés, sans obstacles). Evitez les pistes improvisées sur des parkings de supermarchés et tous lieux trop proches de la circulation.
Transparence
L’école ne doit rien vous cacher.
Elle doit être en mesure de vous informer de ses taux de réussite en vous présentant les bordereaux d’examen (mais ce n’est pas une information fiable), les prix doivent être affichés sur la vitrine, un contrat-type doit obligatoirement être signé en cas d’inscription.
Les gens honnêtes ne craignent pas la transparence. Ils ont même tout à y gagner pour se démarquer de leurs confrères véreux. Avant de s’inscrire, obtenir le taux de réussite de son auto-école à la première présentation du permis peut être utile…
Dans chaque département, deux services au moins détiennent les résultats par établissements :
- le bureau de répartition des auto-écoles (à la préfecture),
- le bureau de formation des conducteurs (selon les départements à la préfecture, à la direction départementale de l’équipement ou au centre d’examen du code).
Avant de les contacter, sélectionnez d’abord quelques écoles. Ensuite, muni d’un numéro d’agrément de chacun de ces établissements, interrogez l’un des services administratifs précités pour vérifier la fiabilité de l’information qui vous a été donnée.
Pour info, sachez que moins de 10 % des élèves obtiennent en effet leur permis après seulement vingt heures.
Dans le même registre, vous devez bénéficier d’une évaluation préalable, appelée “pronostic de formation”, telle que prévue par le plan national de formation et non comprise dans le forfait. Dans l’idéal, un novice complet en matière de conduite deux-roues devrait normalement se voir proposer une évaluation d’au moins trois heures sur 125 cm3 en plateau et circulation, qui débouchera sur une proposition de formation avec devis précis. Une heure constitue le minimum des minimums.
Le moniteur, à l’issue de votre formation, doit être capable de vous annoncer une date d’examen sans traîner les pieds.
Formation
Toute formation doit être effectuée par un moniteur diplômé du Bepecaser (brevet d’Etat pour l’enseignement de la conduite).
Fuyez les faux cours de code qui consistent à vous laisser vous débrouiller avec le matériel et à vous auto-corriger. Les cours de code doivent être encadrés par un moniteur, au moins une ou deux fois par semaine, si possible une fois par jour.
Fuyez également les moniteurs qui lisent le journal pendant les heures de conduite, ainsi que ceux qui vont boire le café en vous laissant manœuvrer tout seul, ceux qui roulent avec la musique à fond en discutant de tout sauf de formation, ceux qui se désaltèrent trop souvent à la bière, ceux qui croient que taper verbalement ou physiquement sur leurs élèves est une méthode pédagogique, ceux qui vous font rouler en moto avec trois autres comparses et sans radioguidage, ceux qui vous font payer l’écoute “pédagogique” (deux heures de conduite à trois élèves payant chacun une heure = gros bénéfice).
Rappel: en cas de cours de conduite collectif, seul le temps au guidon doit être décompté comme heure de conduite.
Un bon moniteur s’occupe de tous ses élèves, pas juste des jolies filles, et ne passe pas son temps à discuter avec ses collègues. Il ne vous met pas la pression avec le chronomètre dès le début de la formation, mais seulement à la fin.
Il est indispensable de signaler ces comportements indignes de la profession auprès du délégué à la formation du conducteur de votre département (renseignez-vous en préfecture au service des permis de conduire pour avoir ses coordonnées). Pensez à ceux qui vous suivent afin d’éviter que perdurent ces déviances.
Toujours au chapitre “Formation”, prenez vos renseignements sur le livret de suivi, l’enseignement théorique et la formation pratique.
Chaque élève doit obligatoirement disposer d’une fiche et d’un livret de suivi de formation, remis par l’école lors de l’inscription. Ce livret doit être complété leçon après leçon conjointement par le moniteur et l’élève, et non se trouver relégué au rôle d’agenda pour y noter les rendez-vous et le planning, et être rempli à la va-vite la veille de l’examen. Dans la mesure du possible, demandez à un des élèves déjà inscrits quel est le sort réservé au livret, voire demandez-lui si vous pouvez jeter un oeil sur le sien.
Le volet théorique de la formation, que ce soit pour le code ou pour les fiches d’interrogation orale, s’avère trop souvent réduit à un bachotage plus ou moins forcené. Refusez les établissements qui entassent des élèves dans une salle avec un projecteur de diapos pour tout interlocuteur. Un moniteur doit être présent pour répondre à vos questions. Certaines écoles dispensent de vrais cours de théorie moto, animés par un moniteur, qui vous aideront lors de l’interrogation orale (qui fait partie intégrante de l’épreuve du plateau et ne doit pas être prise à la légère).
Côté formation pratique, un moniteur doit avoir à sa charge un maximum de trois élèves, selon les textes officiels.
Dans les faits, il arrive que les élèves travaillent par groupe de dix, parfois avec une seule moto pour tout le monde…
Allez visiter le lieu d’entraînement pendant une leçon. Si vous voyez un moniteur pour plus de cinq élèves, des élèves qui roulent sans équipement, un formateur au guidon en t-shirt, short et/ou sandales, partez en courant !
Formation traditionnelle ou accélérée ?
Un grand sujet de débat entre motards, chacun défendant la formation qu’il a suivi et qui lui a fourni le permis.
Le premier critère de choix est votre disponibilité, votre emploi du temps. Si vous travaillez 12 heures par jour avec très peu de congés payés et pas de RTT, suivre une formation traditionnelle sera difficile. Même si vous bossez “seulement” huit heures par jour, pensez aussi aux temps de transport. Effectuer ses heures de conduite en fin de journée, quand on est fatigué, quand il faut noir (en hiver) est rarement une bonne idée. Condenser la formation sur une semaine, ou deux ou trois, permet de limiter les contraintes d’emploi du temps.
Deuxième critère de réflexion, la pédagogie. Un stage permet de rester au contact de la conduite et de conserver une logique : d’un jour sur l’autre, il est plus facile aux enseignants de se souvenir de votre progression, des points faibles et des points fort de chacun. A l’inverse, en stage de groupe, le moniteur peut être moins disponible pour ceux qui sont à la traîne et leur consacrera moins de temps qu’il ne devrait, alors qu’un enseignant “classique” sait qu’il a tout son temps pour que l’élève puisse s’épanouir.
Bref, un stage “en accéléré” ne doit pas être un stage “par dessus la jambe”. Ces stages font souvent l’objet de prix “tout compris”, parfois au détriment de la qualité de l’enseignement.
Troisième critère, vos capacités d’apprentissage. “Accéléré” s’avère souvent synonyme d’intensif voire de stakhanoviste, avec des journées de huit heures en selle, à répéter dix fois les exercices, à se gameller, relever la moto, repartir… C’est très fatigant, physiquement et mentalement ! Quand on ne connait pas, cela parait simple, mais rien que rester en selle demande déjà un effort. Vous aurez vite mal au dos, voire aux épaules. Passez une heure à travailler le démarrage-arrêt, à embrayer-débrayer, et vous vous rendrez compte des courbatures dans le poignet et le mollet…
De plus, certaines personnes ont besoin de temps pour assimiler l’enseignement, surtout si elles découvrent complètement la conduite moto. D’un jour sur l’autre, on n’a pas le temps de réfléchir, d’analyser, de prendre du recul sur l’apprentissage. Il faut “ingurgiter” une grosse quantité d’informations en peu de temps. Certaines personnes s’en sortent très bien, d’autres ont besoin de plus de temps pour “digérer” les infos et se mettre en confiance. Le stress lié à ce genre de stage à 100 à l’heure convient très bien à certaines personnes, pas à d’autres.
Pour toutes ces raisons, je recommande de limiter les stages aux candidats possédant déjà une expérience de la conduite moto, en 50 ou en 125, ou pour repasser un permis annulé, par exemple.
En cas de doute, mieux vaut prendre une formule classique, car les stages sont en général plus chers et si on se loupe, on perd de l’argent.
Edito personnel
Je rêve du jour où je verrai des apprentis motard(e)s demander la meilleure moto-école, et non la moins chère…
Quand on ne regarde que le prix, on oublie souvent la qualité de la formation. C’est peut-être bien de payer seulement 600 euros pour 20 heures de cours. Sauf qu’en général, cela veut dire des cours à 4 ou 5 ou 10 élèves pour une seule moto, avec une piste à 20 ou 30 minutes de route (quand ça roule bien) et un formateur qui s’en tamponne le coquillard et passe son temps au téléphone ou à griller des clopes en vous regardant tourner.Résultat, au bout des 20 heures (au mieux), on va à l’examen et on se plante une fois, deux fois, trois fois…
Et à chaque fois, il faut payer de nouveau les frais de présentation et reprendre des heures…
Au total, on paiera aussi cher sinon plus que dans la bonne moto-école qui fait payer 1.000 euros mais qui ne vous présente à l’examen que quand vous êtes vraiment prêt, après 25 ou 30 heures de vrais cours avec des formateurs compétents.Sans parler des conséquences futures. Un bon formateur moto vous apprend à conduire et de préférence à bien conduire, pas juste à obtenir votre permis.
L’argent économisé en pinaillant sur la qualité de votre formation, vous le perdrez très vite au premier accident, quand il faudra payer les réparations et les soins, racheter un équipement, payer les franchises et le malus de l’assurance… Alors qu’avec une bonne école, vous auriez peut-être pu éviter l’accident.
Au final, faites la synthèse entre le taux de réussite, la proximité, la piste, le feeling que vous avez eu du moniteur et du personnel de la moto-école.
De façon générale, sept points cruciaux sont à vérifier avant inscription.
1-Numéro d’agrément
Délivré par la préfecture, il est obligatoire. Ce numéro doit figurer sur tous les documents de l’auto-école.
2-Santé financière
Consultez le registre du commerce (au tribunal de commerce) pour vérifier si l’établissement n’est pas en redressement judiciaire.
Les fermetures brutales, pas si rares, cachent parfois de vraies escroqueries. La tactique ? L’indélicat ouvre une auto-école à grand renfort de publicités en proposant des prix cassés. Une fois les premiers acomptes encaissés, il ferme boutique et s’enfuit avec la caisse. Cela se fait rare, mais ça existe encore.
3-Conditions matérielles
Inspectez les locaux et les véhicules.
4-Taux de réussite
Interrogez l’auto-école sur son taux de réussite au permis et les délais de présentation à l’examen.
Un bon établissement a généralement moins de difficultés pour obtenir des places à l’examen : plus l’attente est courte, plus il est en principe performant.
5-Conditions de paiement
Ne versez pas le prix de la formation en une fois. Privilégiez les écoles qui permettent de payer en deux ou trois fois. En cas de fermeture soudaine, cela limitera la casse.
6-Heure d’évaluation
Avant toute inscription, l’heure d’évaluation, formalité obligatoire facturée, doit permettre à l’école de fixer approximativement le nombre d’heures de conduite (en plus des 20 obligatoires) que l’élève devra éventuellement suivre. En cas d’inscription dans l’établissement qui vous l’a dispensée, cette heure d’évaluation ne doit pas être déduite du volume d’heures du forfait.
7-Contrat
Un contrat de formation écrit entre l’auto-école et le client est obligatoire et vous facilitera la tâche en cas de litige. Veillez à ce qu’il soit le plus complet possible (prix, possibilité d’annulation des heures et du contrat…) et faites-y porter des clauses que vous jugez essentielles. Par exemple, possibilité d’annuler le contrat et de restituer une partie des sommes versées d’avance en cas de changement d’université, de mutation professionnelle…Sinon vous seriez obligé de rechercher un accord amiable avec l’école pour être remboursé.
Bon à savoir !
En général, un élève doit payer sa leçon s’il se désiste moins de 48 h avant. Si c’est l’école qui annule, elle doit proposer une autre heure à la convenance du client.
Changer d’école de conduite
Votre auto-école vous escroque, elle est au bord de la faillite, votre moniteur vous maltraite, sa voiture sent le rat crevé ?
Vous déménagez et n’avez pas envie de faire 800 km pour prendre une heure de conduite ?
L’école à qui vous avez fait confiance a mis la clé sous la porte et son patron est parti avec la caisse ?
Tout d’abord, faites la part des choses avant de vous inscrire ou de changer d’auto-école. Privilégiez le dialogue et la concertation, sans oublier que “les écrits restent, les paroles s’envolent” et que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
Sachez ensuite qu’il est difficile de changer d’école lorsqu’on a déjà passé des examens pratiques (plateau ou circulation) car les attributions de place aux écoles par la préfecture se font en fonction des premières présentations. La nouvelle école pourrait ne pas se voir attribuer de place en cas de réussite d’un élève qui aurait passé son examen une première fois ailleurs.
Attention : avant de quitter votre établissement actuel, soyez prévenus que la plupart des établissements demandent des frais de transfert, afin de décourager les migrations entre établissements.
Renseignez-vous ! En général, plus il reste des heures à faire, et plus les frais peuvent se négocier.
Documents
Il faut que vous récupériez tous les documents qui vous appartiennent : le dossier 02, le livret d’apprentissage, et éventuellement la copie de la fiche de suivi qui pourra servir au futur enseignant.
Si vous ne devez plus d’argent à l’auto-école, celle-ci doit vous rendre sans contrepartie tous ces documents (notamment les deux premiers). Vous demander de l’argent en échange de leur restitution est illégal.
Le cas échéant, n’hésitez pas à brandir la menace d’une dénonciation à une association de défense des consommateurs.
Si vraiment vous ne pouvez pas récupérer ces documents (faillite de l’auto-école, par exemple), vous pouvez demander un duplicata auprès du délégué à la formation du conducteur (renseignez-vous en préfecture au service des permis de conduire pour avoir ses coordonnées).
Finances
Si vous avez déjà versé la totalité des sommes demandées lors de votre inscription, vous avez peu de chances de récupérer votre argent.
Si votre départ n’est pas dû à une faillite de l’entreprise, consommez ce que vous avez payé ! Si votre changement d’auto-école est dû à sa faillite, vous ferez partie des créanciers les moins prioritaires : peu de chances de récupérer un centime.
Payez de préférence par chèque, dont la traçabilité est assurée. Même chose pour le contrat qui laisse des preuves.
Recours
Plusieurs voies de recours s’offrent à vous. Il reste préférable d’utiliser les solutions amiables, moins onéreuses et plus rapides.
Faute de dialogue, essayez la classique lettre de mise en demeure avec AR avant d’en venir aux solutions plus radicales.
Pour un litige inférieur à 4.500 euros, adressez-vous au Tribunal d’Instance auquel est rattachée l’auto-école.
Les associations de consommateurs, telles que l’INC et l’UFC, pourront vous conseiller sur la conduite à tenir et/ou intervenir directement. Leur influence auprès des consommateurs potentiels est telle que leur intervention suffit souvent à régler les problèmes.
Le délégué à la formation du conducteur gère les inspecteurs. Représentant du Ministère des Transports, et à défaut d’être le médiateur absolu, il est l’interface idéale entre les parties (candidats, inspecteurs, moniteurs). Il pourra vous conseiller sur les démarches pratiques visant à renouveler vos documents.
La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (D.G.C.C.R.F.) recueillera volontiers vos témoignages. Si vous pestez contre un établissement et que vous ne faites aucune démarche pour vous défendre, d’autres consommateurs seront à leur tour abusés.
Réinscription
Les auto-écoles voient souvent d’un mauvais œil les transferts de dossier. Cela peut signifie pour eux une rentrée d’argent supplémentaire, mais aussi une place d’examen qu’on ne leur attribuera pas malgré votre arrivée, un élève retors ou à problème, etc.
Soyez convaincant et conciliant. Que gagnerait une auto-école à vous reprendre juste pour vous attribuer une place d’examen ? Formez-vous, c’est votre deuxième chance. Un dossier ayant vécu ne fait jamais bonne impression, même si vous n’y êtes pour rien.
Si vous voulez en savoir plus sur les fondamentaux de la formation à la conduite, voire vous auto-former, lisez ce document.
13 commentaires
30 avril 2008 à 13:16
Ces recommandations sont d’excellente qualité. Pour ne pas les avoir suivies, je me suis retrouvé plumé de plusieurs kilos d’euros par une école au comportement scandaleux.
C’est d’ailleurs une des écoles indiquées dans votre liste : Carpeaux. Je la déconseille très, très fortement.
Demandé à voir la piste, regarder le comportement des moniteurs, prendre l’avis de 2-3 élèves présents assez avancés dans la formation sont déjà de bonnes bases pour éliminer les plus mauvaises écoles.
14 mai 2008 à 17:52
En effet, de bonnes recommandations qui ne s’appliquent pourtant pas à la dernière école citée : ZEBRA.
En effet les 5 jours de formation prévoient deux jours de formation à la circulation à 4 élèves pour une moto soit 2 fois 20min le matin et l’apres-midi = moins de trois heures au guidon contre 12h requises. 3heures facturés 14*35€ = 490€
Pour la session de rattrapage du samedi matin, même punition : 4heures facturées pus de 100€ pour 40 minutes au guidon.
Par honnêteté je signale que la formation plateau est de bon niveau et qu’on passe vraiment 3jours au guidon.
Pour info formule 5jours (35h) hors frais de dossier et code = 1250€ soit 35€ de l’heure.
7 septembre 2008 à 02:43
Bonjour Sébastien,
Je confirme entièrement ce que tu viens de poster pour malheureusement en avoir subi la mauvaise expérience. L’auto-école douai à Paris 9ième est à éviter absolument. Je partage ce coup de gueule et j’ajouterai pour la petite cerise sur le gâteau m’être rendu compte qu’ils allaient jusqu’à mentir sur les chronos réalisés par les élèves sur le circuit rapide en ajoutant deux à trois secondes pour pouvoir ensuite dire : “vous n’êtes pas prêt pour le permis, il faut reprendre des heures supplémentaires….” Ce genre de comportements est indigne d’un professionnel et mérite d’être dénoncer auprès du service des agréments de la préfecture de police. C’est ce qu’envisage pour cette moto-école douai à Paris 9ième et il serait bien que nous soyons plusieurs à réagir ainsi !!!
Je conseille aux futurs candidats pour le permis moto de se renseigner auprès de la préfecture pour les résultats obtenus par les différents établissements. Faites le pour la moto-école douai et vous comprendrez qu’il vous faut passer votre chemin !!
5 octobre 2008 à 17:26
Bonjour,
J’ai commencé à passer mon permis moto à l’auto moto école Douai rue de Douai à Paris 9ème (http://www.aedouai.com/ ) et je considère m’être fait avoir au même titre que beaucoup d’autres élèves que j’ai côtoyé pendant mes trop nombreuses heures de conduite…
Si j’écris ce commentaire c’est pour mettre en garde les futurs candidats qui se laisseront appâter par la réduction de 5 % mise en avant sur le site de l’auto moto école Douai (http://www.aedouai.com/) et qui se laisseront ensuite convaincre par le patron Alain Benguigui qui est un excellent commercial par ailleurs mais en rien un bon professeur de moto !
Tout d’abord, selon la propre expression du patron M. Benguigui l’auto école (moto école) Douai est une boutique et non une école….ce qui annonce directement la couleur pour la suite à venir…
Les modules de 3 heures de cours de moto se décomposent ainsi : (M. Benguigui de Aedouai m’informait que sur 3 heures, il y avait 3 fois 50 minutes de conduite et 10 minutes de pause par heures …en théorie !)
Généralement, nous partions de la boutique en groupe de 5, avec 15 minutes de retard et rentrions avec 10 à 15 minutes d’avance.
Le temps pour aller sur le circuit à Saint Denis était d’environ 30 à 35 minutes car nous roulions toujours en file indienne sans évidemment jamais se faufiler dans les embouteillages pour (sans doute) ne pas être trop de temps sur un circuit embouteillé par les nombreuses autres moto-école auxquelles M. Benguigui loue sa piste. Certes, nous sommes en région parisienne, mais il y a des limites supportables !
Le temps d’enlever les gilets et de commencer à faire les exercices du plateau il était 15 H 00 / 15 H 05 si nous étions partis de la boutique à 14 H 15 (et non à 14 H 00 comme prévu théoriquement…)
Nous étions évidemment plusieurs moto école à se partager le circuit de Saint Denis (….) et donc grosso modo nous faisions 10 à 11 passages au total entre le circuit lent et rapide confondus ce qui est beaucoup trop peu si on veut avoir son permis ne serait ce qu’en 40 heures dans ces conditions la !
La grosse majorité du temps, pendant que nous étions sur les circuits (mal entretenus et très peu éclairés les nuits d’hiver, donc dangereux…), M. Benguigui passait son temps au téléphone pour son autre business Protairbag, ou avec les responsables des autres moto école ou encore au café… au lieu de s’occuper de ses élèves car en théorie, il s’agissait de notre professeur… En réalité, nous étions livrés à nous-mêmes sauf exceptionnellement quand un candidat potentiel se rendait sur place pour se faire une idée avant une inscription. Là, nous avions le droit à quelqu’un de particulièrement attentif ! L’instinct du commercial reprenait le dessus par la suite …
Nous arrêtions les cours de circuit environ 50 minutes avant l’heure théorique de fin de cours, puis nous rentrions, cette fois ci un peu plus rapidement qu’à l’aller, à la « boutique ».
En étant large, on peut dire que sur 3 heures payées il y avait moins d’ 1 heure et quart utile à l’apprentissage des exercices du circuit lent et rapide !
A noter que les cours de conduite sur route étaient utiles quand on prenait un cours spécial de conduite sur route et que les allers et retours pour aller au circuit n’étaient d’aucune utilité pour l’exercice de la conduite sur route (à part bien sûr se familiariser avec la moto) .Pour preuve, il n’y avait aucune formation sur route possible dans la mesure où bien souvent les oreillettes et talkie-walkie ne fonctionnaient pas soient parce qu’ils étaient cassés ou pas rechargés mais Mr Bengugui insistait pour que nous les mettions (sans doute en cas de contrôle de police ou pour des raisons d’assurance !)
Au final la majorité des élèves étaient très largement au dessus de 60 heures payées à l’auto moto école Douai sans avoir leur permis en poche. J’ai même connu 2 élèves qui étaient à plus de 100 heures !!!!
Ça a été mon cas (plus de 60 heures) après avoir raté les exercices de plateau et de conduite (alors que je conduis des quads, motos cross et scooter depuis que j’ai 12 ans et j’en ai maintenant 36).
J’ai fini par aller dans une moto école fort compétente et honnête en dehors de Paris ou j’ai fini par avoir rapidement mon permis (je vous la recommande : Beuzon Gilles 34 rue Rotonde 58000 NEVERS, encore faut il y aller mais à un moment, j’étais tellement dépité comme beaucoup d’autres élèves que j’ai fini par me dire que je ne pouvais plus continuer ainsi à dépenser mon argent inutilement. Certes, on peut comprendre que les choses soient plus difficiles dans la capitale que dans une petite ville de Province mais il y a des limites tout de même car nous avons rencontré des élèves lors du passage de notre permis qui bien qu’inscris en région parisienne, se présentaient au plateau avec 20 heures de leçons , quand nous étions tous à plus de 40 heures à la moto école Douai…
J’ai eu des conversations houleuses ( à la « boutique » en présence d’autres élèves….) avec M. Benguigui de la moto école Douai au sujet du fait que tout était fait pour facturer un maximum d’heures aux élèves et par la même diminuer le temps utile d’apprentissage….
Il n’a jamais reconnu car il est de fort mauvaise foi…, mais a préféré que l’on se quitte « bons amis » en m’offrant des frais de réinscription et des heures de conduite.
A vous d’en déduire les conclusions….
A noter que je ne n’arrive même pas à lui en vouloir, et c’est là sa grande force, tant son capital sympathie est grand, pour mon portefeuille c’est une autre histoire ! C’est en effet quelqu’un de fort jovial qui inspire confiance et qui dans les situations de crises quotidiennes arrive à retourner la situation à son avantage. Quel commercial (et pourtant j’en suis un !), le genre de bonhomme à vendre des lunettes à un aveugle !
Je n’ai pas toutes les factures de l’auto école Douai, mais mon permis m’a couté plus de 2 700 €……… !!
Pour ceux qui aimeraient s’inscrire à l’auto moto école Douai, je les invite à se renseigner à la préfecture sur les statistiques des réussites et du nombre d’heures des élèves…..
En tapant des mots clés concernant cette moto école sur les moteurs de recherche, vous aurez d’autres appréciations d’élèves forts mécontents qui ont eu recours à la répression des fraudes. Les quelques commentaires positifs ne sont pas signés et curieusement, les tournures de phrases similaires…
Je dois préciser également que j’ai été très gêné par rapport à un de mes amis qui voulait passer son permis moto alors que j’avais déjà commencé depuis peu les cours à la moto école Douai.
Je l’ai fait venir un jour ou j’avais cours, et la, Alain Benguigui s’est comporté comme le meilleur professeur de la terre…
Évidemment aussitôt les cours fini mon ami à signé….et au final son permis lui a couté plus de 2 300 €, inutile de vous dire qu’il me remercie encore…. !!
Je vous conseille à tous de lire ça avant de choisir une bonne moto école :
http://www.motoservices.com/permis/choisir.htm
J’assume mes dires et donc je signe avec ma conscience ces propos car je sais, pour avoir côtoyé plusieurs élèves de cette moto école que personne ne m’ait jamais dit avoir été content de quelque façon que ce soit de cette moto école Douai. Chacun se contentait de dire : « c’est trop tard, maintenant qu’on est inscrit, il faut aller jusqu’au bout sinon on va perdre l’argent investi » C’est faux même s’il est difficile de retrouver une école qui vous accepte en milieu d’apprentissage, c’est possible. J’ai pris 4 heures de bonheur chez la moto-école Beuzon Gilles 34 rue Rotonde 58000 NEVERS pendant lesquelles j’ai appris plus de choses qu’en 60 heures chez Mr Benguigui de la moto-école Douai. C’est pourquoi, je me permets de faire un peu de pub à Gilles car voilà quelqu’un d’honnête et de passionné par son métier…
A vous de trouver la bonne moto-école !!!
Sébastien Pineau
sebastienpineau1@yahoo.fr
9 octobre 2008 à 17:59
Juste une note discordante sur l’école Monneret : très bon circuit privé (Meudon), réputation de Philippe Monneret et quelques moniteurs compétents.
Hélas, aussi des moniteurs incompétents et teigneux : le mien m’a fait rater le plateau 3 fois (plus de 100 heures de plateau payées au tarif plein) avec des conseils du genre “on ne touche jamais la poignée d’embrayage lors du parcours lent ni lors du demi-tour sur le parcours rapide”. J’ai changé d’école, j’ai lu ce que recommandent les sites Internet USA pour améliorer la conduite et les manoeuvres et j’ai eu le plateau sans problème ; la conduite a, par la suite, été une simple formalité.
Pour conclure : chez Monneret j’ai dépensé plus de 2.000 euros, n’ai pas été bien préparé et n’ai pas réussi le permis. Dans l’autre école, j’ai dépensé 480 euros, j’ai été bien formé et j’ai réussi le permis.
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Réponse
Pour avoir passé quelques temps comme moniteur stagiaire chez Monneret, je confirme : y a de tout et la réputation du fondateur ne fait pas tout.
Les plus : infrastructure sécurisée avec circuit privé, bon matériel (une moto par élève, neuve, prêt de casques neufs, gilet airbag pour la conduite), horaires d’ouverture larges, 6 jours sur 7, tôt le matin et tard le soir (8h-21h), large gamme de motos disponibles (mini-motos, scooters 50, motos 125, motos 600), tous enseignements moto (école pour enfants, BSR, permis A et A1, perfectionnement).
Les moins : les motos actuelles (2008) sont des FZ6, pas adaptées pour l’apprentissage car trop raides, peu maniables, trop puissantes ; moniteurs pas toujours pédagogues, pas toujours attentifs aux besoins individuels de chaque élève, pas toujours irréprochables sur la sécurité ; cours de plateau par groupes hétérogènes de 4 élèves ; parcours d’allure lente non représentatif de celui d’examen.
10 octobre 2008 à 12:25
un mot pour dire qu’il y a des moto écoles honnêtes, sympa et compétentes! j’ai tout eu du premier coup à 48 ans ( code + plateau + route) avec Fabrice mon moniteur à Cognac, mais c’est un excellent motard par ailleurs…il m’a même encouragé au point de me dire avant de passer le plateau que c’était le moment et qu’il n’y avait pas besoin d’autres cours! A noter qu’en dehors du plateau ou de la route, où nous n’étions jamais plus de trois, il m’a souvent fait faire les “huit” pour travailler le regard… enfin sa mise en garde: la moto c’est une drogue donc on a toujours tendance à aller de plus en plus vite… à noter que dans son auto moto école Fabrice ne s’occupe QUE des apprentis motards, il laisse les autos à ses ( charmantes) assistantes! prix de revient: environ 1200 euros; comme cela a déjà été souligné par ailleurs il semble bien qu’il vaille mieux passer son permis en Province qu’à Paris…
27 octobre 2008 à 20:36
Bonjour,
J’en ai envie depuis longtemps alors à 44 ans c’est décidé je vais passer le permis moto.
LA question est : version classique ou en stage d’une semaine ? avantages et inconvénients de l’une ou de l’autre ….
et autre question plus matérielle mon mètre 64 et mes 45 kg seront ils suffisants pour manier les motos de l’école où j’irai (pour celle que je m’offrirai c’est déjà décidé : La Triumph Bonneville en premier choix ou Ducati Monstro).
J’attends vos conseils !!
Merci
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Réponse
Bonjour,
Trois points différents.
Enseignement traditionnel ou stage accéléré ?
Ma réponse est dans l’article sur lequel tu viens de laisser ton commentaire, en milieu d’article ôur être précis.
Est-ce impossible ou plus dur pour une femme, surtout de “petit format” ?
Lire l’article “Passer le permis A“, dans les questions subsidiaires, à la fin.
Après, cela dépend des motos, demande à ta moto-école s’ils possèdent une moto rabaissée, tu te sentiras plus à l’aise.
Quelle moto entre Bonnie et Mostro ?
Deux machines qui n’ont rien à voir. La nouvelle Triumph Bonneville est un excellent choix, surtout pour débuter.
Lire l’article “Quelle moto pour débuter ?”
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J’avais opté pour la formule accélérée plus facile à organiser pour moi entre boulot études etc … mais justement en lisant l’article et les avis, le sérieux, le risque de fatigue et le sur-coût en cas d’échec j’ai eu un doute.
J’habite près de Nîmes et j’ai entendu parler (en bien pour l’instant) de Ledenon. Si d’autres son passés par cette école (stage) merci de me donner vos avis.
Quand au choix de la moto j’ai un vrai penchant pour la Triumph autant pour le look que la fiabilité et la tenue de route !
28 octobre 2008 à 10:06
Salut Fabien,
Je viens de lire avec un grand intérêt tes conseils sur le choix d’une moto école.
Cet article est utile pour les futur(e)s élèves et à le mérite d’appeler “un chat un chat”; cependant, et tu me connais, il y a toujours un MAIS … crois-tu nécessaire de faire des références à tel ou tel établissement ou telle ou telle franchise ? …
Personnellement je ne le crois pas, tes conseils étant déjà assez explicites, clairs et sans “langue de bois”; inutile de prendre peut être le risque de perdre en crédibilité, à moins que tu n’y vois un intérêt personnel ; ce dont je doute pour te connaître.
Bonne route.
Amicalement.
Bruno
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Salut Bruno !
Effectivement, ce n’est pas nécessaire.
Cela répond en fait à des demandes qui m’ont été faites, les gens veulent des noms, qu’on fasse le travail à leur place, en fait… Mais c’est vrai que cela présente un risque, j’ai déjà enlevé des noms après des retours d’expérience négatifs.
Donc je vais peut-être tout enlever.
Merci de ta critique.
1 décembre 2008 à 00:22
choisisez une moto ecole qui dispose de système air bag pour motard .c’est un bon signe revelateur du sérieu de la moto école.
2 février 2009 à 10:52
Bonjour Fred, tout d’abord félicitation pour ce site qui apporte plein de réponses a mes interrogations. Je vais le mettre en favoris!!
Néanmoins je me permet de te poser quelques questions. Je suis actuellement entrain de passer mon permis (que c’est long!) et en plus je viens d’échouer au plateau. Bref ma question est la suivante, étant titulaire du permis 125, suis-je obligé d’avoir 12 heures de circulation avant de présenter cette épreuve. Car actuellement suite à mon échec plateau je suis obligé de reprendre des heures d’après mon moniteur (j’ai 4 heure de circu). Donc mes heures restantes j’envisageais les consacrer à une nouvelle présentation au plateau et non à la route. Et enfin dernière question, dois-je absolument présenter la route avec des chaussures sans lacets ? Je pensais me présenter avec des chaussures de type rangers de l’armée. En tous cas merci encore pour ce site et à bientôt j’espère.
David
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Réponse
Bonjour,
Alors moi, c’est Fabien ou Fab, comme dans FlatFab…
Si tu as le permis A1 (pour 125 cm3), tu n’as besoin que de suivre 15 heures de formation avant l’examen du permis A, soit un minimum de huit heures de leçons en circulation. Mais en réalité, c’est très symbolique… Si tu te sens à l’aise sur route, pas besoin de faire des heures de circu. Privilégie le plateau, puisque c’est quand même la première étape obligatoire.
Les bottes moto ne sont pas obligatoires du tout. La preuve, on peut mettre des baskets ou bottines spéciales moto avec des lacets. Pas de problème pour présenter les épreuves avec des rangers. Assure-toi qu’elles soient bien souples.
2 mars 2009 à 16:43
Les commentaires sur la moto-école de la rue de Douai s’appliquent de manière totalement similaire à celle de Carpeaux (Paris 18ème).
Je rejoins également le tout premier commentaire relatif à cette école qu’il convient effectivement de fuir.
Il serait par ailleurs bien de modifier l’annotation “piste à 20 mn”. C’est le genre d’argument qui est mis en avant lors de l’inscription, que l’on trouve également sur le site, mais qui est totalement faux. Dans les meilleures conditions la piste est atteinte en 35-40 mn. Quand il y a pas mal de circulation, il faut aisément compter une heure.
Je ne ferai pas ici l’étalage de tous les reproches qui peuvent être fait à cet école. Il suffit de chercher un peu pour trouver aisément la liste des errements. De manière très résumée : piste à 3/4 d’heure en moyenne, en très mauvais état, dangereuse, et aux distances non conformes, leçons de toris heures qui ne durent qu’environ 1h15 (temps de trajet, retour systématiquement très en avance…), aucune pédogogie, aucun suivi des moniteurs, progression délibérément bridée pour garantir la prise multiple de forfaits, etc !
Cela peut paraitre excessif, et pourtant vrai. J’en ai fait les frais. Heureusement, contrairement à d’autres qui cumulent parfois jusqu’à 100 heures de leçon sans avoir obtenu le plateau, j’ai choisi de me sauver dès la fin du premeir pour aller voir ailleurs.
Mais je me suis promis, qu’à défaut de revoir mon argent, je ferai en sorte que les méthodes de cette moto-école peu scrupuleuse, soient largement connues pour que d’autres ne tombent pas dans le panneau…
1 avril 2009 à 23:03
Bonjour,
Je suis entrain de passer mon permis moto (j’ai déjà eu le plateau) et j’ai un petit souci avec mon auto école. Samedi dernier j’ai pris des cours de circulation. Nous étions deux élèves pour une moto.
Je commence pendant une heure ensuite je monte dans la voiture et l’autre élève fait une heure, après je reprends le guidon pour une heure et au final je remonte dans la voiture et l’autre élève conduit une heure.
Bref pour faire simple j’ai passé 2 heures au guidon et 2 heures dans la voiture. L’auto école veut me facturer 4 heures à 36 eruos, je dis non à la secrétaire et je paye mes deux heures.
Aujourd’hui coup de fil du responsable de l’auto école qui me dit que si je ne paye pas les deux autres heures ils ne me présentent pas à l’examen de mardi. Il dit que quand je suis assis dans la voiture je profite des conseils du moniteur et que c’est pédagogique.
Ma question est-ce normal ? Et si non qu’est ce que je peux faire qui dois-je contacter ? Vu que je dois passer ma circulation mardi ils me mettent la pression pour que je paye sinon il retire mon dossier. Je dois payer et après essayer de récupérer mon argent ?
Autre question est-ce normal de faire les entrainements du plateau “allure rapide” sur une route ouverte à la circulation?
Merci pour vos conseils.
Gabriel
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Réponse
Bonjour Gabriel,
Cas difficile…
Normalement, l’écoute pédagogique (quand un élève ne conduit pas, mais regarde un autre conduire) est gratuite, puisqu’elle ne coûte rien de plus à l’école. Mais beaucoup d’écoles de conduite la font payer, afin de gagner deux fois plus d’argent. C’est un exemple des pratiques à la limite de la malhonnêteté qui sont courantes dans ce métier. Dans mon école, elle est gratuite, mais je sais que c’est loin d’être la majorité des cas…
Le problème est que l’école peut hélas faire pression sur toi en refusant de te présenter à l’examen, ils en ont le droit en invoquant des motifs pédagogiques.
Deux solutions.
1- Ou tu paies les 2 x 36 euros, tu passes l’examen, puis tu fais un dossier auprès de l’UDCCRF et du délégué préfectoral à l’enseignement de la conduite afin de dénoncer ces pratiques. Si l’école est affiliée à un réseau (CER, ECF…), tu peux aussi envoyer un courrier à la direction nationale de ces labels pour dénoncer ces pratiques qui sont officiellement illégales.
2- Ou tu ne paies pas, tu retires ton dossier et tu vas dans une autre école. Problème: cela va coûter des frais de transfert, prendre du temps et retarder ton passage à l’examen de conduite, ce qui te conduira peut-être à devoir reprendre des heures pour conserver ton niveau, d’où des dépenses supplémentaires. En plus, comme tu as déjà obtenu ton plateau, tu as rapporté une place d’examen à ton école actuelle et tu n’en rapporteras pas à ta future école, ce qui fait que beaucoup vont refuser ton dossier…
Si tu paies, je doute fort que tu puisses espérer te faire rembourser un jour…
Essaie de trouver une solution à l’amiable, en menaçant de les dénoncer à une association de consommateurs, type Union fédérale des consommateurs (UFC), et à la Répression des Fraudes (UDCCRF) s’ils ne te remboursent pas.
Pour les entraînements au plateau, que ce soit à allure lente ou normale, aucun texte n’encadre les pistes d’entraînement.
Dans l’idéal, les terrains d’entraînement devraient tous se trouver hors circulation, avec un revêtement en bon état. Dans la réalité… y a de tout.
Donner des cours sur route ouverte n’est pas “bien”, mais ce n’est pas illégal.
Cela prouve bien l’intérêt des démarches de choix d’une moto-école, comme expliqué dans l’article.
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Merci pour les conseils.
J’ai rappelé ce matin et ils ne’ veulent rien savoir pas de payement pas d’examen. Comme j’ai envie d’avoir rapidement le permis et qu’ici en Guyane les associations de consommateurs sont moins puissantes qu’en métropole je vais choisir la solution N°1. Mais après le permis je ferai un courrier à la répression des fraudes et à d’autres organismes. Est-ce qu ça vaut le coup de porter plainte?
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Réponse
Porter plainte pour quel motif ?
Il faudrait se faire aider par un avocat et je n’en vois pas l’intérêt pour 72 euros…
Par contre, un courrier à la DDCCRF me paraît plus susceptible de résultats, au moins pour essayer d’éviter ce genre de mauvaise expérience aux élèves suivants.
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Bon finalement j’ai payé l’auto-école histoire de pouvoir passer mon permis Mardi. J’ai regardé la grille des tarifs et pour la ligne cours de moto il est écrit : cours de conduite de moto ou cours pédagogique/ heure 36 euros, donc à voir si on considère que être assis dans une voiture c’est du cours pédagogique…mais j’ai des doutes. En tout cas je prépare mon dossier pour la répression des fraudes.
Autre chose intéressante l’auto-école n’a pas pu me ressortir une copie du contrat de formation qui doit obligatoirement être signé par les deux parties : « Quelle que soit la formule choisie, un contrat doit être établi entre l’établissement et le candidat (art. L. 213-2 code route). Il doit comporter les conditions et les modalités de l’enseignement,
à titre onéreux, de la conduite. Rappel. Ce contrat ne peut être signé qu’après la séance
d’évaluation de votre niveau. ». Je ne me rappelle pas avoir signé ce document.
Si le contrat n’existe pas qu’elles sont les conséquences pour l’auto-école ? Est-ce-que mardi avant l’examen je dois signer le contrat si l’auto-école me menace de ne pas me présenter à l’examen ?
Et si je signe je mets quelle date sur le contrat ?
Bref encore plein de questions qui j’espère ne me perturberons pas le jour de l’examen ?
En tout cas je vais tout faire pour l’avoir du premier coup, pour ne pas reprendre des cours chez eux.
28 octobre 2009 à 00:37
Bonjour à tous et salut à toi Fabien!!!
Si ca peut aider, j’ai choisi ma moto école en me baladant de forums et forums… Et finalement j’avais opté pour celle-ci (après être aller sur place et de poser toutes les questions nécessaires bien entendu): LM auto école de conflans ste honorine.
Pour info, je n’avais jamais conduit de moto auparavant, j’ai au total (plateau + circu) effectué 26h de conduite (22 plateau + 4 circu) pour un total d’à peu près 1200 euros (je n’avais pas le code à repasser). J’ai donc obtenu les deux examens du premier coup.
Pour tous ceux qui cherchent une moto école et qui sont à proximité de conflans, je vous conseille vivement celle-ci!!! Je vous explique:
.
- il y a 3 bons moniteurs moto dont Fabien (petit clin d’oeil pour toi) qui prennent le temps d’expliquer vos lacunes et qui sont soucieux de vous faire progresser.
- pendant les leçons, il y a une moto par élève (ce sont des FZ6 mais ils vont passer au XJ6) et une 125 pour les débutants comme je l’ai été
- la piste, qui est à 2 minutes de l’école et est en bon état.
- les cours de plateau : il n’y a jamais plus de 3 élèves et aucun d’entre eux n’est livré à lui-même pendant le cour. Je ne me suis jamais senti abandonné par mon moniteur et j’avais vraiment le sentiment de bien être suivi.
- les cours de circu: par créneau de 2h et par deux. Chaque élève conduit une heure (et n’en paye qu’une) pendant que l’autre élève est dans la voiture avec le moniteur.
Je n’ai pas les taux de reussite mais je peux juste vous dire que les élèves que j’ai vu présenter aux examens ont tous réussi. Les moniteurs présents là-bas sont géniaux et vous formeront à une conduite responsable. Pour ma part, je suis heureux d’avoir choisi cette école car grace à eux j’ai obtenu mon permis moto en seulement 2 mois et demi (j’étais dispo tous les jours il faut dire). Je tiens à remercier ces formateurs et en particulier toi Fabien qui à mon sens m’a donné de bons cours et de bons conseils. J’attends maintenant d’avoir ma moto pour les appliquer et c’est long!!!!
Donc en résumé, allez sur les forums, déplacez vous pour voir ce que vaut une moto école et surtout n’hésitez pas à poser le plus de questions possibles avant de faire quoi que ce soit. Il s’agit de votre argent!!!!!
J’espère que mon témoignage pourra en aider certains et fera de la pub à LM auto école
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Bon courage à tous et à bientôt sur la route.
Alexandre
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Réponse
Salut Alex,
Merci de ton commentaire et encore bravo pour le permis !
Je vois que tu as attendu de le décrocher avant de publier ton avis…