Idées et propositions pratiques pour des exercices à pratiquer soi-même pour mieux maîtriser sa moto.
Que l’on soit un vieux briscard ou un jeune loup (ou louve), il est toujours utile de se remettre en question, de se tester, de se former, de vérifier qu’on est pas trop rouillé sur les exercices de base.
Quelques heures par semaine (si on débute), par mois, par semestre (suffisant pour la plupart des motard(e)s), voire par an suffisent. Si on roule régulièrement toute l’année à plus de 20.000 km par an, la route suffit à fournir amplement de quoi s’exercer aux situations d’urgence. Toutefois, une petite piqûre de rappel fait toujours du bien.
Le temps et surtout l’argent manquent souvent pour pouvoir participer aux quelques (rares) stages de perfectionnement à la conduite moto.
Lire l’article “Perfectionner sa conduite moto“.
Faute de pouvoir suivre régulièrement ces formations, il est possible de s’entraîner soi-même avec quelques exercices de base, tout seul ou plutôt à deux (ou trois), avec sa propre moto, dans un endroit dégagé et sûr.
Le terrain de prédilection pourra être une route désaffectée, un parking de supermarché, voire dans l’idéal la piste privée d’une moto-école, pourvu qu’elle soit accessible en dehors des heures d’utilisation par ses propriétaires (le dimanche ou tard le soir en été, par exemple).
Les parkings pour poids lourds peuvent aussi faire l’affaire, les week-ends surtout.
Pensez aussi aux parkings de centre des congrès, de halls d’exposition, de parc de loisirs, de circuits de vitesse auto ou moto… ou si vous avez la chance de disposer d’une piste de stunt près de chez vous.
Evitez évidemment les voies publiques et tout lieu de circulation.
Dans tous les cas de figure, il faut un terrain bitumé, sec de préférence et à l’écart des habitations, avec un revêtement en bon état, pas de trous ni de bosses, pas de flaques d’huile ou de gasoil, sans feuilles mortes, ni plaques d’égout, ni bandes blanches épaisses, sans trop de raccords de bitume, et mesurant plus de 30 mètres de côté, sans obstacles alentours (pour ne pas se faire mal en cas de chute ou de longue glissade).
Une ligne droite bien dégagée de 50 à 100 mètres de long sur cinq mètres de large constitue l’idéal.
Les entraînements que je propose ici n’ont rien d’extraordinaire.
Ils sont dans la ligne des exercices de plateau en moto-école traditionnelle, combinés avec des exercices enseignés dans les stages de formation spécifiques à la conduite moto, notamment à l’école Beltoise Evolution de Trappes, au Centre de maîtrise de la route de Nivelles, et au Centre de formation motocycliste (CNFM, devenu CNFSR, Centre national de formation à la sécurité routière en 2004) de la gendarmerie nationale (à Fontainebleau).
Tous ces exercices peuvent être pratiqués avec n’importe quelle moto.
Dans les faits, les motos “extrêmes” ne sont pas faciles à manier à basse vitesse: les customs, les hypersportives ne se prêtent pas bien aux acrobaties. Au CNFM, on utilise des trails légers (avant des R65GS, maintenant des Honda XT d’abord en 600, puis en 660cc). Mais toutes les motos routières, roadsters, basiques, trails routiers peuvent convenir.
L’essence de ces exercices consiste à mieux appréhender la maniabilité de votre moto, surtout à basse et moyenne vitesse.
Tous les motards connaissent la principe de la force gyroscopique qui maintient la moto debout: au-delà de 37 km/h, la rotation des roues assure leur équilibre. Fondamentalement, conduire une moto à plus de 40 km/h ne présente donc pas de réelle difficulté, elle ne peut pas tomber à moins de perdre l’adhérence. Si vous savez où poser le regard et que vous maîtrisez le contrebraquage et la gestion des appuis, vous savez conduire, le reste est affaire de perfectionnement.
L’entraînement technique vise donc à conserver la maîtrise et l’équilibre de sa moto à moins de 30 km/h.
Au CNFM, on apprend à maîtriser sa moto en permanence sur une demi-voie de circulation (environ un mètre de large) sur tous types de revêtement et d’évolution (virage, bosse, trou, poutre de 15 cm de large, ligne droite avec des barrières de chaque côté, chicanes, courbes relevées…) à des vitesses de 5 à 30 km/h, sans jamais toucher au frein.
Il existe d’autres types d’exercices plus élaborés, pour la maîtrise du freinage par exemple, en particulier sur sol mouillé ou sur obstacle. Ce type d’entraînement requiert un terrain parfait, un bon encadrement, avec la possibilité d’un recours rapide à une assistance médicale. Je juge donc préférable de ne pas les aborder ici.
Une fois le terrain choisi, quelques éléments pour mieux s’entraîner.
Il est préférable d’être deux (même avec une seule moto) pour d’évidentes questions de sécurité. Pensez également à prendre un téléphone portable et les coordonnées de votre assurance et des secours. Avertissez un proche de votre activité et assurez-vous qu’une voiture pourra éventuellement venir vous chercher si vous n’êtes plus en état de conduire la moto.
Si vous êtes deux, celui qui joue le rôle de moniteur peut avantageusement s’équiper d’un sifflet (type sifflet d’arbitre de foot, en plastique et à bille, 3 euros dans les grandes surfaces de sport), c’est très utile pour donner un signal bref, facilement perceptible et immédiatement reconnaissable.
Un conseil basique: vous roulerez à basse vitesse pour des exercices de précision, alors mettez des gants fins qui permettent une bonne sensation des commandes. Pas besoin de se protéger du vent ou de la pluie, privilégiez l’efficacité. On ne se rend souvent pas compte de l’importance des gants dans le senti des commandes.
Comme tout le monde n’a pas chez soi des plots coniques oranges, on pourra les remplacer par des bouteilles d’eau en plastique, remplies à moitié d’eau ou de sable pour les rendre plus stables. Autre solution, les bouteilles de lait en plastique blanc, qui se voit mieux que le plastique translucide des bouteilles d’eau minérale. Si vous les réutilisez souvent, peignez-les vite fait de couleur vive pour mieux les voir sur le bitume gris de votre parking favori. Cela dit, il arrive facilement qu’on roule dessus et les pauvres bouteilles ne résistent pas longtemps aux passages répétés des 200 à 300 kilos d’une bécane avec son pilote.
Une dizaine de bouteilles suffit pour un slalom, on peut démarrer avec quatre.
Une planche de bois peut s’avérer utile, si vous avez la possibilité d’en transporter une ou d’en trouver une à proximité (sans démonter la palissade du voisin). Format standard, un mètre de long sur 10 à 15 cm de large et un à deux centimètres d’épaisseur. Elle pourra servir à la fois pour l’exercice d’obstacle en virage et pour celui de la poutre.
Si vous trouvez une brique (pas un parpaing, juste une brique normale), ce sera parfait: avec la planche, vous pourrez confectionner une bascule, un élément basique du gymkhana.
Bon, allez, trêve de blablas, c’est parti…
Ah, non, pas complètement !
Avant de commencer les exercices de maniabilité en tant que tels, on pratique toujours un petit échauffement.
Déjà, on s’étire et on se chauffe les muscles. Si vous avez déjà fait du sport une fois dans votre vie, vous connaissez le principe: étirements des articulations du haut vers le bas (cou, épaules, coudes, poignets, doigts, bassin, genoux, chevilles), échauffement des muscles des bras, du dos, de l’abdomen et des jambes.
Ensuite, on chauffe la moto, son moteur et ses pneus. Le plus simple est de tourner sur un cercle de cinq à dix mètres de rayon, d’abord sur le ralenti du premier rapport, puis en deuxième. On tourne un peu, on prend ses marques, on slalome un poil.
Vous devez posséder une machine avec un moteur bien réglé, capable de tourner au ralenti sans caler et sans sautes de régime, que vous allez pouvoir maintenir facilement à régime stable sur le premier et le deuxième rapport, donc avec une poignée d’accélération et un câble bien graissés, pas trop tendu ni trop souple.
Ces exercices peuvent se pratiquer dans n’importe quel ordre, à vous de voir là où vous êtes le plus à l’aise pour monter progressivement en difficulté.
1. Exercices d’équilibre sur la moto
Si c’est la première fois, faites-le en ligne droite, vous aurez plus confiance. Ensuite, vous pourrez le faire en tournant en cercle, sans beaucoup pencher, d’abord en grand cercle puis de plus en plus serré à mesure de votre progression.
Pour tous ces exercices, le regard est fondamental. Le but est de vous faire comprendre que la moto va là où vous regardez, quelle que soit votre position, pourvu que vous disposiez d’au moins deux points d’appui parmi les six possibles (deux mains, deux genoux, deux pieds).
A partir de la position de base, on se recule sur la selle, de plus en plus, jusqu’à extension complète des bras. Retour à la position initiale.
Puis on se met debout sur les repose-pieds, jambes de moins en moins fléchies.
De là, on s’assied sur le réservoir, pieds toujours sur les repose-pieds.
On lâche les pieds et on les met en avant, de chaque côté de la roue avant, la moto tenue par les mains et les genoux.
Retour progressif à la position initiale.
On passe à la position en amazone. Commencez par poser un genou sur la selle, puis l’autre, avec la jambe dans le prolongement, pied posé sur l’arrière de la selle.
Puis les deux genous l’un à côté de l’autre (l’un derrière l’autre si votre selle n’est pas assez large ou que vous avez de grosses cuisses). On tient bien le guidon et on regarde toujours loin devant.
Retour à la position initiale.
Maintenant, il va s’agir de passer une jambe complètement de l’autre côté, d’abord en restant debout sur les repose-pieds. Travail de l’équilibre. D’abord d’un côté, puis de l’autre. On peut mettre la jambe devant ou derrière celle qui appuie sur le repose-pied. Tout doit se faire souplement, sans mouvement brusque.
L’exercice suivant est un rien plus dur: même base, même mouvement, mais on pose les fesses sur la selle, assis complètement de côté, en amazone. Pas la peine de poser les pieds, ils ne servent à rien tant qu’on tient le guidon.
Dernière figure, à partir de la position initiale, on pose un pied puis l’autre sur la selle, d’abord en gardant les genous fléchis, position acroupie. Puis on place les pieds le plus en arrière possible, jambes tendues. Bien casser la nuque pour regarder devant.
Chaque position est à garder une dizaine de secondes, juste le temps de bien sentir son équilibre.
Encore une fois, ce n’est pas dur, ce n’est pas de l’acrobatie de haute voltige, il suffit de bouger doucement, en souplesse, en sentant bien ses appuis. Le but est de vous faire prendre conscience de l’équilibre de la moto, de faire sentir quand elle part en déséquilibre, indépendamment de votre position sur l’engin.
Inutile de rouler tout doucement, au contraire. Vous vous apercevrez vite qu’il vaut mieux donner un peu de gaz pour gagner en motricité et en équilibre. L’important est de garder un régime stable, bien tenir la poignée des gaz tout le temps au même point.
Bon là, normalement, vous êtes bien chaud…
2. Exercice de réflexes et de maîtrise du virage
Même dispositif, on tourne en grands cercles autour du moniteur, d’abord sur le deuxième rapport, puis sur le troisième.
A intervalles réguliers (mais pas trop, il faut conserver l’effet de surprise), le moniteur donne un coup de sifflet.
L’élève doit alors tomber immédiatement un rapport et virer vers le centre du cercle, remonter un rapport, passer à côté du moniteur, retomber un rapport et reprendre le cercle. Ne jamais freiner, cela entrave la motricité.
Le but est d’apprendre à effectuer un virage brusque à 90 degrés, sans anticipation.
Inutile de rouler à fond, on ne dépasse pas les 30-40 km/h, l’important est de tourner dans les deux secondes qui suivent le coup de sifflet.
Vous êtes en alerte, votre temps de réaction doit être de moins d’une seconde, une demi-seconde pour tomber un rapport, une autre pour laisser agir le frein-moteur et on vire à fond. Tout doit tenir en moins de deux secondes.
Le coup de sifflet doit être puissant et bref.
Pas la peine de siffler toutes les cinq secondes, il faut veiller à surprendre l’élève. Un coup de sifflet à chaque demi-cercle environ constitue la norme, variable selon la taille du cercle.
3. Exercice de maniabilité en virage à basse vitesse
La base de base. Si vous débutez complètement, vous devez commencer par cet exercice.
On commence par deux plots, espacés d’une dizaine de mètres.
Le but est de tourner autour, en passant le plus près possible de chacun avant de repartir en ligne droite, mais sans rouler dessus. Virage sur le premier rapport, ligne droite sur le deuxième. Pas de freinage.
Vous vous apercevrez vite qu’il vaut mieux aborder le virage le plus large possible pour passer au plus près du plot.
Soignez le regard !!! Quand vous abordez le virage, tournez complètement la tête et regardez la sortie, c’est-à-dire le point d’entrée en ligne droite. Puis dans le virage, vous regardez le milieu de la ligne droite. En sortie de virage, le point d’entrée du virage suivant.
Tournez d’abord dans un sens, puis dans l’autre.
Puis formez des “huit”, en croisant entre les deux plots.
A mesure de votre progression, rapprochez les plots l’un de l’autre, mètre par mètre.
Apprenez à garder le plot dans votre champ de vision sans le regarder. Voir sans regarder, c’est le secret. Ne jamais fixer un point, surtout pas un obstacle, sinon vous irez dedans.
Et apprenez à tourner la tête à fond, à 90 degrés, par-dessus votre épaule, en quittant la moto des yeux. Il faut apprendre à détacher son regard et donc son esprit de la moto. Elle devient une extension naturelle de votre corps, que vous maîtrisez complètement.
Vous êtes bien capable de bouger vos mains et vos jambes sans les regarder ? Ben là, cela doit devenir pareil. La moto devient une partie intégrante de votre corps, que vous pouvez bouger, manier, maîtriser sans effort de concentration, sans avoir besoin de réfléchir.
Deuxième exercice de cette partie, le carré.
Avec quatre plots, formez un carré. D’abord grand, genre quatre mètres de côté. Puis à mesure de votre progression, resserrez. Au final, le côté du carré doit mesurer environ une fois et demie la longueur de votre moto.
Le but est de tourner à l’intérieur du carré, sans sortir et sans toucher les plots.
On comprend que le point de contact entre le cercle sur lequel vous tournez et les côtés du carré se fait au milieu entre deux plots.
Tournez d’abord dans un sens, puis dans l’autre. Régime constant, d’abord ralenti de première, puis un peu plus rapide. Jamais de freinage ni d’accélération, sauf en cas de perte d’équilibre, un petit coup de gaz pour revenir en ligne. Et on ne s’arrête pas, on tourne sans arrêt !
Le but de l’exercice est d’apprendre à faire évoluer son regard. Votre regard ne doit rien fixer, il avance en même temps que la moto, il se porte en avant chaque quart de seconde. Cela demande une grande concentration, c’est très fatiguant, l’exercice ne doit pas durer plus de dix minutes à la fois.
Vous apprendrez là aussi à tourner complètement la tête. Il faut tout le temps regarder deux plots à l’avance. Enfin, pas les plots (sinon vous irez dedans et vous sortirez du carré), mais entre les plots. Regardez deux côtés à l’avance, toujours. Tête tournée à 100 degrés, par dessus l’épaule. Vous ne voyez même plus votre guidon.
Bien le tenir, ce guidon, mais pas crispé dessus. Bien serrer la moto avec les genoux, en léger appui sur les pieds. Pieds parallèles à la moto, pas en canard. En appui sur la partie charnue juste derrière les orteils. Position dynamique, fesses légèrement décollées, dos droit. Epaules et coudes relâchés, pas contractés.
Si vous préparez votre permis, c’est cet exercice qui vous permettra de bien exécuter votre demi-tour sur les parcours à allure “normale”, c’est-à-dire le point le plus délicat, là où les élèves perdent du temps et ratent le chrono.
4. Exercices de freinage en ligne
Ces exercices demandent un minimum de maîtrise, ils ne sont pas destinés aux débutants complets.
Le but est d’apprendre à anticiper et maîtriser les blocages de roue avant ou arrière sur un freinage appuyé sur une moto dépourvue de système anti-blocage (ABS).
Concrètement, c’est simple.
En ligne droite (se donner de la place, au moins 100 mètres), départ arrêté, on accélère rapidement pour monter à 40 km/h en troisième ou quatrième. Inutile de prendre des risques en allant plus vite, c’est la technique qui nous intéresse, pas la performance.
On peut commencer à travailler avec un repère fixe. Ensuite, dans un deuxième temps, avec un coup de sifflet donné par un tiers, afin de travailler sans anticipation.
Donc, une fois à bonne vitesse stabilisée, dès que l’aplomb de la roue avant passe le repère de freinage, on écrase le frein.
Je suggère de commencer par l’arrière, c’est le moins dangereux.
La technique reste globalement la même: on tient fermement la moto, bras bien tendus, épaules relâchées, le regard portant loin à l’horizon, plus loin encore que d’habitude. Ne surtout pas regarder devant sa roue. Garder la moto bien en ligne avec les genoux. Et on freine fort, on écrase la pédale du pied droit, d’abord sans débrayer, puis en débrayant tout à la fin, à la limite du calage.
Vous allez vous habituer au blocage de la roue arrière, suffisamment pour vous déstresser à l’idée de bloquer la roue avant.
Entendons-nous bien: le but n’est pas d’apprendre à bloquer. Bloquer une roue sur un freinage est inutile, pénalisant et dangereux. Dans la mesure du possible, vous ne devez pas aboutir à un blocage de roue sur un freinage d’urgence. Mais bon, des fois ça arrive. Le but de l’exercice est d’apprendre à gérer cette situation d’urgence.
Une fois qu’on a bloqué la roue arrière sur cinq mètres en gardant la moto en ligne, sans peur, sans crainte de la chute, on peut passer au frein avant.
Il réclame beaucoup plus de dosage, allez-y progressivement.
Au début, vous ne freinerez pas assez fort, c’est normal. Il faut se forcer psychologiquement.
Il faut surtout veiller à sentir le blocage arriver. Et là, relâcher la poignée, puis refreiner tout de suite. En fait, c’est votre cerveau qui joue le rôle d’ABS, votre corps qui fait le capteur de blocage, vos doigts qui sont la centrale ABS, etc.
Ne cherchez pas le stoppie, on n’est pas là pour ça. Vos deux roues doivent rester constamment en contact avec le sol, même si l’une est bloquée.
5. Exercices de passage d’obstacle et de freinage sur l’angle
Là aussi, un minimum de pratique est préférable.
On utilisera un obstacle facilement maîtrisable, comme une planche ou un pneu. Le pneu est plus épais, plus difficile à passer, commencez avec une planche.
Rouler en ligne droite, tout le monde sait faire. Freiner en ligne droite, aussi. Comme je l’ai dit au départ, tant que la moto garde son adhérence, il n’y a aucun risque.
Maintenant, qu’en est-il si on diminue cette adhérence (comme dans un virage) ? Voire qu’on la supprime, un bref instant ?
L’objectif est ici d’apprendre que vous pouvez perdre l’adhérence d’une des deux roues pendant un instant sans que ce soit problématique.
Petit exemple humoristique…
L’idéal pour pratiquer cet exercice est de disposer d’un anneau. Si ce n’est pas le cas, tournez en large cercle. Toujours à vitesse stabilisée à 40 km/h. Pas la peine de chercher l’angle maximal, il s’agit de simuler un passage en courbe.

Le premier exercice consiste simplement à passer sur la planche sur l’angle.
Pendant une demi-seconde, vous perdrez l’adhérence de la roue avant, puis de l’arrière. Et surprise, ça passe bien !
Répéter l’exercice une dizaine de fois pour s’habituer.

Ensuite, on corse un peu, même chose mais sur un changement d’angle. Il s’agit de simuler un évitement sur l’angle, par exemple. Construire un couloir d’entrée avec des plots, comme pour l’épreuve du plateau, et positionner la planche juste avant l’évitement.
Puis la positionner à différents endroits, à l’entrée du couloir, en sortie d’évitement, etc.
Le but est bien sûr d’apprendre à gérer une brève perte d’adhérence à tout moment, sans se crisper, sans en avoir peur.
Voilà un bon début.
Je rajouterai des exercices ultérieurement.
Vous êtes libres d’en proposer également !
13 commentaires
13 mars 2008 à 02:43
quel site sympa et interessant !!! Jean Luc 54 ans, 25 ans de moto, moto actuelle un R1100R de 87000 kms – 10 000 kms/an – Habitant actuellement sur Rome Italie – Merci pour ce site …
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Merci à toi et bonne route au soleil d’Italie !
20 juin 2008 à 12:38
Bravo pour ce site très bien fait ; j’ai une question sur l’exercice du carré :
Tu écris “Avec quatre plots, formez un carré. D’abord grand, genre quatre mètres de côté. Puis à mesure de votre progression, resserrez. Au final, le côté du carré doit mesurer environ une fois et demie la longueur de votre moto.”
Est-ce bien la longuer du carré ou la demi-longueur ? En effet, si on tourne dans un carré de 4 mètres de côté, alors on a un rayon de braquage de 2 mètres ! Est-ce bien celà que tu dis ?
Merci pour des précisions, ça m’aidera (actuellement j’arrive à tourner à l’intérieur d’un carré de 6 mètres de côté et, si je suis à fond sur les butés, je pense pouvoir descendre à 5½ mètres). S’il faut que je descende à 4 mètres ou moins, il va y avoir du sport !
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Réponse
Il s’agit de la longueur du côté du carré.
La plupart des motos ont un empattement (distance entre l’axe de roue avant et l’axe de roue arrière) inférieur à 2 mètres. Les dimensions de la colonne de direction (angle de chasse) et la taille du guidon (sa course) jouent bien sûr sur le rayon de braquage, mais dans l’ensemble, une moto bien maniée doit pouvoir virer dans un carré de 3 mètres de côté, voire 2 mètres.
Il ne s’agit pas d’un demi-tour à l’arrêt en manoeuvrant !
Tout le but de cet exercice est précisément de parvenir à faire virer sa moto à faible vitesse dans un très petit espace SANS mettre le guidon en butée !
L’idée est de travailler la maîtrise de l’équilibre en faisant pencher la moto sans utiliser l’effet gyroscopique. Ce n’est pas en braquant le guidon à fond que tu vireras plus court, mais en modifiant le centre de gravité de la moto pour qu’il ne soit plus dans l’alignement vertical des roues.
Pour cela, on utilise la technique “trial” : bien posé sur les repose-pieds, on déhanche à l’extérieur, on sort les épaules et tout le haut du corps à l’extérieur du demi-tour, la tête complètement tournée sur le côté vers l’intérieur, le regard en anticipation là où on veut aller, c’est-à-dire presque derrière soi.
Le bras intérieur plié, le bras extérieur tendu presque au maximum. Le poids du corps sur le repose-pied extérieur et la jambe intérieure plaquée contre le réservoir pour retenir la moto et sentir son équilibre.
Il faut éviter que le guidon arrive en butée, sinon la moto risque d’engager et de verser à l’intérieur du virage.
S’il faut freiner, le faire du frein arrière, surtout pas de l’avant. Donc garder le bout du pied droit sur la pédale de frein.
C’est pour cela qu’il est plus facile de s’entraîner à faire le demi-tour vers la gauche, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Rester d’abord sur le ralenti de première, puis diminuer encore la vitesse en jouant de l’embrayage, sur le point de patinage.
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Merci de tes explications claires, précises et détaillées. C’est sympathique d’avoir pris le temps de me répondre ce façon complète.
J’aimerais bien voir une “exhibition” de motards (ou une vidéo),pour comprendre comment il faut faire.
Je pense que je fais un “blocage mental” à cause de ma formation : si l’empattement de la moto est de 1,55 mètre, comment peut elle tourner dans un carré de moins de 3,10 mètres ? La roue arrière recule pendant que l’on tourne ? J’ai essayé de faire tourner un bâtonnet de 15,5 cm dans un carré de 30 cm de côté, ça ne passe pas !
Mais comme je ne veux pas être dogmatique, et suis prêt à apprendre, j’aimerais bien voir des motards qui le font ! Y-a-t-il un site Internet où on peut voir ça ?
Bien amicalement.
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J’ai trouvé quelques vidéos qui peuvent t’aider à visualiser comment ça peut se passer, je vais t’envoyer des photos aussi.
http://www.youtube.com/watch?v=yZ9SkOgrv6I
http://www.youtube.com/watch?v=d0yIjauLGRE
Si tu es en Ile-de-France, on peut s’essayer de se fixer un rendez-vous pour une petite démo.
17 juillet 2008 à 16:50
Bonjour,
Je trouve vos articles (surtout celui-ci) trés bien rédigés et trés constructifs !
(Malgrés que je ne roule qu’en 50cc …)
Je trouve que la plupart des jeunes de mon age n’ apportent que trés peu d’importance au pilotage (et à la sécurité) alors que je trouve ça passionant !
C’est vraiment dommage car la majorité des 50cc que je croise ont un comportement TROP dangereux … Enfin bon il ne faut pas généraliser !
Voilà
à Bientot et merci pour ces articles !
Thomas, 15ans
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Bonjour Thomas,
Merci de ton appréciation et bravo pour ton état d’esprit, hélas trop rare effectivement parmi les jeunes. Mais c’est la caractéristique même de la jeunesse de ne pas se poser de questions sur la sécurité et de ne pas penser aux conséquences de leurs actes…
18 août 2008 à 21:42
Bonjour à toi,
Je rentre d’une ballade à moto où j’ai rencontré les difficultés habituelles (maniabilité de la moto à faible vitesse) et en cherchant un site où ce type de difficulté soit abordé, je suis tombée sur ton site que je trouve très bien fait et très convivial (réponse détaillée aux questions qui te sont posées).
Pour me situer, j’ai passé le permis moto il y a 5 ans à 42 ans, je mesure 1,58 m pour moins de 50 kg et j’ai dès le début de mon apprentissage été confrontée à la difficulté d’avoir les pieds qui touchaient peu par terre et au poids important de la moto : en bref, je suis tombée un nombre de fois incalculable sur le circuit lent et à l’arrêt (presque toujours du coté droit…).
Paradoxalement, je n’ai pas rencontré de problèmes dans le circuit rapide et sur route, je ne me débrouille pas trop mal dans les virages.
Quand j’ai enfin obtenu le permis, j’ai donc cherché une moto basse et j’ai trouvé une Suzuki 400 Bandit sur laquelle j’ai parcouru environ 25000 km en 4 ans et demi. J’ai depuis Mai 08 une Yamaha Fazer 600 surbaissée (biellettes) sur laquelle j’ai déjà parcouru 5000 km.
Malgré tous ces kilomètres parcourus, je me désespère car je ne suis toujours pas à l’aise dans tout ce qui est maniabilité à faible vitesse : parcages de la moto, arrêts en bord de route, demi-tours et pire que tout, les départs à droite après arrêt à un stop sur une chaussée assez étroite : c’est comme si j’avais un bout de bois à la place du bras droit, je n’arrive pas à tourner serré et je me déporte carrément sur la voie d’en face… J’ai en fait une trouille pas possible de tomber dans tous ces exercices de maniabilité.
Tout cela me handicape tellement, que j’ose de moins en moins sortir en groupe et que je préfère les sorties avec mon mari qui doit souvent parquer lui-même ma moto ou la sortir d’un stationnement un peu limite : ce n’est pas une vie et cela gâche mon amour de la moto.
Que pourrais-tu me conseiller comme stage ou autre pour que je puisse régler ces problèmes qui gâchent ma vie de motarde ?
Merci d’avance de ta réponse.
Bien amicalement.
Claude
20 août 2008 à 18:26
Bonjour et félicitations pour ce site qui est une mine d’or de renseignements et d’approfondissement de la conduite moto ! Merci !
20 octobre 2008 à 21:10
c’est une réponse pour claude :
j’ai vu des motos-école qui n’utilisaient pas les commandes pour le parcours lent, mais uniquement le ralenti. il est alors impossible de maitriser sa moto à allure lente en situation réelle, ou les commandes (freins arrière et coup de gaz) sont indispensables.
on peut alors obtenir son permis et se retrouver dans la même situation que toi : peur de déhancher inverse et de pencher sa moto à allure lente, peur des redémarrages avec virage juste derrière etc…
si personne ne peut t’aider, au pire tu peux reprendre des cours de plateau lent sur une moto école sérieuse, vu ton expérience, quelques heures pourront te débloquer
22 octobre 2008 à 20:27
Réponse pour Phil : Salut Phil et merci pour ton message ! En effet, je n’ai pratiquement pas travaillé le parcours lent à l’aide des commandes, mais presque toujours avec le ralenti (qui était rarement bien réglé : trop lent (au secours, ça broute !!!), trop rapide (ciel, je vais me vautrer !!!).
Bon bref, je suis bien embêtée, mais je me soigne comme on dit et ça finit par venir (lentement…), d’autant plus que le Fazer braque beaucoup mieux que le 400 Bandit.
J’aurais bien aimé que Fabien me réponde (stages, formations pour maîtriser la maniabilité).
Je pourrais pratiquer les exercices qu’il conseille plus haut, mais je préfère être “encadrée” par des pros, donc plutôt suivre un stage.
Merci encore pour ton message et bonne route.
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Réponse donnée par email privé.
2 novembre 2008 à 22:42
Bonjour,
Merci beaucoup pour toutes ces informations qui me seront très utiles pour mieux appréhender le plateau.
Par ailleurs, connaissez-vous les distances réglementaires entre chaque plot car je souhaiterais m’entrainer au plus près de la réalité ?
Encore merci et bonne route
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Réponse envoyée par email privé.
Merci à Yan Colombel de m’avoir communiqué un schéma récapitulatif.
10 novembre 2008 à 11:39
bonjour
je decouvre ce tres bon site avec de super conseils
j ai 52 ans je roule en gsxr 750 il faudra que j essaye le test de la planche en courbe ma grand peur est de decrocher de l avant en virage
29 janvier 2009 à 01:50
Bonjour et merci pour vos conseils de grandes qualités. futur nouveau dans le monde des motards, je suis heureux de voire qu il y a encore des gents comme vous qui ne sont pas avare de conseil. vraiment bravo et je ne parle pas seulement de cette article mes de tous que j ai lu avec un grand plaisir devant leur soucis du detail. D une grande aide pour moi. Deux mots MERCI MONSIEUR! non pardon trois BRAVO
8 février 2009 à 23:08
bonjour à toi,
tout d’abord merci beaucoup pour ce site superbement rédigé, on sent que tu as la fibre pédagogique en toi et ça , ça fait vraiment plaisir.Voilà, cela fait maintenant deux ans que j’ai le permis moto et je dois dire qu’en vitesse normale je ressents beaucoup moins de difficultés qu’à faible vitesse.C’est pour cela que je t’écris! j’ai essayé de réalisé les exercices que tu proposes mais si je ne réhausse pas le ralenti de ma première(méthode utilisée lors de mon passage du plateau!!!) c’est la cata! je rencontre d’énormes difficultés si je dois gérer moi meme les commandes( moto donne des accoups, déséquilibre de la machine, guidon en buté, etc…) .Je voulais savoir si tu pouvais me proposer des exercices même basiques, ou même me prodiguer quelques conseils.Je t’en serais très reconnaissant! merci d’avance.
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Réponse
Bonjour,
Quel est ton modèle de moto ?
Le ralenti moteur est peut-être mal réglé. Par ailleurs, il faut aussi savoir le tenir avec juste un filet de gaz, ce qu’on appelle le “jeu de poignée rattrapé”, juste un peu plus que la garde de rotation. Et il faut aussi éviter de mettre le guidon en butée, mais le tenir pour l’arrêter juste avant, sinon la moto “engage” très vite.
Il est normal d’avoir plus de difficultés à vitesse “normale” qu’à basse vitesse, c’est bien pour ça que ces exercices sont techniques et font les “bons” motards.
Tu as peut-être tout simplement un problème de position sur la moto. C’est très difficile à dire à distance, sans te voir faire.
26 février 2009 à 17:27
Bonjour !
Je suis actuellement les cours d’une moto-école pour passer mon permis. En ce qui concerne le plateau, je ne compte plus les heures mais je commence à voir, enfin, la fin du tunnel… Heureusement ! Je passe la lente à tous les coups et je commence à frôler le chrono dans l’allure normale. mais il me reste surtout à maîtriser l’évitement. J’ai toujours du mal, aussi, dans le demi tour. J’ai l’impression de ne pas progresser sur ce point. Et je n’ai pas la possibilité de m’exercer en dehors des cours. L’exercice du “carré” que tu proposes pourrait m’aider à surmonter l’épreuve mais comment le faire durant les cours, avec mon moniteur? Il ne va certainement pas installer des plots rien que pour moi dans un coin du parking…
Sinon, j’aimerais prendre des cours de “pilotage” une fois mon permis obtenu (épreuve prévue fin mars). Ainsi, je pourrai mieux maîtriser la moto et prendre de l’assurance. As-tu une adresse à me conseiller ? Merci pour ta réponse et pour le temps que tu passes sur ce site ! Bravo !
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Réponse
Bonjour,
Tu peux essayer de demander à ton formateur de te dédier un coin de la piste et quatre plots. Ou amène quatre bouteilles de lait remplies d’eau ou de sable, ça marche aussi.
Sinon, si tu connais un copain motard avec une moto pas trop grosse, tu peux lui demander de te la prêter, il restera à côté de toi en cas de chute.
Tu peux aussi demander à un pote motard expérimenté de louer une moto roadster pour toi et lui rembourser les frais de location.
Tu peux encore voir avec une association de formation des motards, comme la Casim.
Dans quel coin es-tu ?
Un lecteur de ce site pourra peut-être te dépanner.
Pour des cours de perfectionnement de conduite après le permis et avec ta moto, lis cet article:
“Perfectionner sa conduite moto”
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Hello !
Pourquoi dis-tu qu’il faut commencer à s’inquiéter au bout de 40 heures de plateau ? C’est mon cas, j’ai mis du temps à apprivoiser l’engin et à surmonter, surtout, mes peurs… avoir besoin de pas mal de cours, ça ne veut pas forcément dire qu’on est une “brêle”ou que le formateur cherche à faire de la tune sur notre dos… Passer du temps en formation, ça veut dire qu’on n’est pas faits pour la moto ? qu’on sera forcément de mauvais motards ? Suis sûre que tu ne penses pas ça. Mais alors, en tant que formateur, qu’as-tu voulu dire avec cette remarque ?
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Réponse
Personne n’est “pas fait pour la moto” (sauf handicap physique et/ou mental profond).
Et un “mauvais motard” est surtout quelqu’un qui ne fait pas attention, qui se croit seul sur la route.
Donc, non, je n’ai pas voulu dire que “40 heures de plateau = brêle”, mais que ce volume important de formation implique à mon avis qu’il y a un problème entre l’élève et le formateur. Soit le formateur n’est pas un bon pédagogue (c’est la majorité des cas), soit l’élève ne suit pas correctement les instructions.
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Dans mon cas, je ne pense pas que le moniteur soit mauvais ni que je ne suive pas correctement les instructions… Il peut y avoir d’autres raisons : il peut notamment arriver que la peur soit un facteur déterminant. En ce qui me concerne, elle est liée à la naissance de mes deux enfants (le petit dernier a 5 mois). Une jeune maman est concentrée sur ses bambins et leur avenir. Du coup, elle est moins “kamikaze”… et elle a besoin de plus de temps pour apprivoiser ses peurs. Et dans ce cas, il n’y a pas grand chose à faire que de persévérer.
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Réponse
Je comprends bien ta situation, Magali, je l’ai rencontrée avec une amie maman de deux jumeaux.
Sans affirmer que ton formateur soit “mauvais”, je dis simplement que ta situation particulière appelle une pédagogie particulière, qu’il n’a peut-être pas le temps ou les moyens matériels de mettre en place, ou dont il n’a pas eu l’idée.
J’espère que tu trouveras sur ce site des conseils, des exercices et des règles qui te permettront de concilier plaisir et sécurité à moto.
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Merci, en tout cas !
4 novembre 2009 à 22:58
Merci pour ce site très bien fait et très intéressant pour continuer de progresser sur sa moto ,même après le permis! Il y a une technique dont j’ai entendu parler mais que je ne retrouve nulle part sur le Net: la technique du fauchage! Il parait que c’est très intéressant en cas d’évitement à réaliser: Peux tu nous expliquer cette technique que je n’ai pas eu la chance de travailler avec mon formateur?
D’avance merci
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Réponse
Alors là, jamais entendu parler…
Je connais peut-être, mais pas sous ce nom-là, en tout cas.
Cela ressemble à quoi ? Quel est le principe ?