27 janvier 2007...21:23

Conduire sous la pluie et sur route mouillée

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Chaque année, comme les feuilles mortes, les motards se ramassent à la pelle. Beaucoup se font surprendre par le manque d’adhérence d’une chaussée mouillée. Quelques précautions et conseils élémentaires aident à éviter la chute. Conseils pour une conduite moto plus sûre sur revêtement mouillé.

IMG_0103_editedLe principe de base de la conduite sur route mouillée consiste – paradoxalement – à rouler le plus souvent possible sur le sec. Or l’adhérence et la motricité résulte du contact de deux surfaces: le pneu et la route. Le but est de rechercher les points les plus secs et les plus chauds de ces deux surfaces.

Côté route, il s’agit de trouver la partie la plus sèche de la chaussée. On roule dans les traces des pneus des voitures nous précédant puisque ceux-ci ont évacué une partie de l’eau qui était sur la route.
Dans les ronds-points, on prend à l’intérieur, le plus loin possible du bord extérieur où se trouvent les fuites d’hydrocarbures et autres saletés glissantes.
Et bien sûr, on évite tout ce qui n’est pas du bitume : les surfaces glissantes, pavés, bandes blanches, plaques d’égout, raccords de goudron, plaques en fonte de travaux, feuilles mortes, marrons écrasés, boue laissée par les véhicules agricoles, etc.
Méfiez-vous aussi de tous les endroits où l’eau s’accumule pour former des flaques.

Méfiance dès la première goutte

Ce ne sont pas les grosses pluies qui sont les plus dangereuses, mais les petites averses ou crachins et la première demi-heure de pluie. C’est là que remontent à la surface du bitume les hydrocarbures absorbés par la première couche de macadam. De moindre densité que l’eau, ils sont chassés de l’épaisseur du macadam et forment une pellicule extrêmement glissante, mélange de poussière, de gomme, d’hydrocarbures et d’eau.
Ainsi se forme le « verglas d’été » qui met par terre tant de motards qui reprennent la route aux premiers beaux jours. Ralentissez dès que vous percevez que les voitures devant vous laissent une trace sur la route.

Après la pluie, se méfier aussi des endroits abrités du soleil et du vent (protégés par des feuillages, un mur…), ils sèchent beaucoup moins vite.

Côté pneu, on essaie de rouler sur la partie la plus chaude: la bande de roulement. Seul le milieu du pneu, en contact permanent avec la chaussée, est véritablement chaud en surface. Même si vous avez beaucoup roulé et que l’air à l’intérieur du pneu est chaud, la gomme de surface sur les côtés reste en contact avec de l’eau froide.

Il est vital d’avoir un pneu bien gonflé pour que les sillons évacuent l’eau au mieux. Cela suppose que ces rainures existent, donc de ne pas rouler en pneus lisses… Un pneu usé à 50% entraîne une perte d’adhérence de 20% sur chaussée mouillée. Pire, une usure prononcée du pneu pourra entraîner un « aquaplaning », perte totale d’adhérence critique en cas de freinage appuyé.

Si vous avez la possibilité de changer de monte avant la mauvaise saison, mettez des pneus à gomme tendre, qui monteront plus vite en température et adhéreront mieux que des gommes dures, mais chaufferont moins qu’en été et donc s’useront moins vite.

Enrouler « à la cool »

Gomme tendre ou pas, un pneu mettra toujours plus de temps à chauffer sous la pluie puisque le milieu environnant est froid. Pendant ce temps de chauffe, il reste froid et dur, donc glissant.

Il importe de lui offrir le moins possible d’occasions de perdre l’adhérence en gardant la moto droite. Si on doit la pencher (un peu), y aller doucement, progressivement. Attention, il ne faut pas rester droit soi-même ! Pour tourner, on va déporter le corps à l’intérieur du virage, déhancher légèrement, sortir les épaules voire les fesses pour peser sur le repose-pied intérieur. Il s’agit de prendre le virage sans avoir à freiner et sans élargir la trajectoire.

Dans la même optique, il faut garder le pneu en mouvement et en motricité. Ne jamais rouler au point mort ni débrayer, mais enrouler sur le couple, sans aller chercher la puissance à haut régime. On passe les rapports en souplesse et à bas régime, en réaccélérant et en rendant les gaz doucement, pour éviter tout blocage de roue.

Pour freiner, privilégier le frein moteur et recourir plus largement que d’habitude au frein arrière afin d’éviter tout blocage de l’avant. L’ABS démontre ici tout son intérêt.

Usez et abusez du freinage préventif : une pression légère de quelques secondes sur le levier permet de sécher les disques et de ne pas avoir à freiner fort sur des surfaces glissantes.

L’idéal est de travailler tout cela sur votre trajet quotidien, en repérant les pièges, pour perfectionner le placement de la moto sur la route et du conducteur sur la moto.

Roulez bien équipé !

La première des précautions par temps de pluie, c’est un équipement adapté. Rester au sec, donc au chaud, permet de garder l’esprit serein, de se concentrer sur sa conduite sans être crispé par l’inconfort.

Conseils en vrac :
- habillez-vous dans un endroit sec (abri-bus, sous un pont, dans un hall d’entrée…)
- prenez votre temps pour bien sceller toutes les fermetures
- vérifiez que vos poches sont correctement fermées
- essayez de faire passer les manches de la combinaison de pluie au-dessus des gants

Outre une tenue de pluie complète, priorité à l’écran du casque qui doit être propre, sans rayures, sans impact et si possible antibuée, par traitement chimique ou par film « pinlock ».
La nuit tombe vite en hiver et rien n’est pire qu’un écran couvert de gouttelettes où scintillent les phares: n’hésitez pas à investir dans un filtre jaune pour une meilleure vision et une paire de gants avec raclette « essuie-glace ».

Une autre astuce pour préserver une bonne visibilité sous la pluie est d’appliquer un produit “chasse pluie” sur l’extérieur de l’écran du casque.
Le plus connu est le RainX Anti Pluie, qui convient parfaitement pour les écrans de casques et les bulles de motos. Cela se trouve en centre auto ou en grande surface généraliste, au rayon auto (moins cher).
Le principe est simple: c’est un produit hydrophobe qui va empêcher les gouttes d’eau d’adhérer sur l’écran et faciliter leur évacuation sous la poussée du vent relatif. Du coup, forcément, ça marche mieux à bonne vitesse, à partir de 70-80 km/h. En-dessous, les gouttes ruissellent mieux, mais ne sont pas chassées.

Petit encadré sur l’utilisation du RainX
Contenu dans une petite fiole jaune et noire, le produit est facile d’utilisation, mais demande quelques précautions d’usage.
Déjà, grâce à son système d’ouverture à clapet (un peu pénible à ouvrir), on ne perd pas une goutte du précieux liquide.
La surface à traiter doit être propre, voire impeccable, il faut bien la nettoyer avec un chiffon propre et sec, non pelucheux, de préférence en microfibre.
Appliquer bien uniformément le produit, qui va laisser un voile translucide (qui permet de voir qu’on n’a pas oublié un petit coin).
Attendre quelques instants, le temps de changer de chiffon, pour lustrer la surface à protéger.
On ne frotte pas trop fort, ni trop longtemps, au risque de retirer la pellicule ainsi formée.
Quand il n’y a plus une trace, c’est traité !
Laisser agir, et surtout ne pas essuyer à sec ensuite : sinon, le produit ne fait pas effet.

Il est vital de bien voir, mais aussi d’être vu. Avec la faible visibilité des matins et soirs d’hiver, c’est le moment de penser au gilet orange ou jaune fluo ! Et avant tout de vérifier que votre feu de croisement est bien allumé et réglé à la bonne hauteur.
Voir les conseils d’équipement haute visibilité dans l’article “Rouler de nuit“.

- – -

Pour celles et ceux que ça peut intéresser d’entrer dans les détails :

J’ai suivi en octobre 2004 un stage de perfectionnement à la conduite sur route mouillée au centre de conduite de sécurité BMW, situé sur le circuit JP Beltoise à Trappes (Yvelines).
Le stage a lieu le jeudi soir toutes les deux semaines (entre mars et novembre), de 18h30 à 23h30 environ, encadré par deux motocyclistes de la police nationale, dont un instructeur du centre de formation de Sens (Yonne).

Comme pour tous les stages de conduite BMW, la formation se fait sur des roadsters (R850R puis R1200R) récents, prêtés par le centre, ainsi que tout l’équipement: veste et pantalon BMW Voyage 2, casque Evo4, gants. Les bottes ne sont pas fournies et aucune protection dorsale n’est proposée (les vestes n’en comprennent pas).
La qualité de l’infrastructure, le prêt de tous les matériels nécessaires, la présence de deux moniteurs pour sept élèves peuvent justifier le prix du stage, très élevé (275 euros en 2004, 320 euros en 2007) pour cinq heures de présence (dont 3h30 vraiment passées sur la moto).
Perso, je trouve ça cher, surtout que le stage de perfectionnement généraliste, qui se déroule sur une journée entière, coûte 360 euros (365 en 2007).

Le but n’est pas que je fasse la leçon, je ne fais que rapporter les conseils des instructeurs, tels que je les ai compris.
Il se peut que j’ai parfois mal compris ou que certains points soient sujets à discussion entre plusieurs écoles, différents styles, etc.

Je ne vais pas vous raconter le déroulement exact de la formation, cela n’apporterait pas grand-chose.
Je vais juste essayer de donner quelques trucs utiles que vous pourrez appliquer sans avoir besoin de dépenser plusieurs centaines d’euros…
Comme l’a dit l’instructeur principal, la plupart des règles de conduite sur route mouillée relèvent du simple bon sens.

Bien entendu, il faut conduire avec un équipement complet et adapté.
Pas juste pour faire bien ou ne pas être mouillé, mais parce que ne pas être trempé, ne pas avoir froid et savoir qu’on dispose des protections nécessaires en cas de chute permet de garder l’esprit libre et calme, de ne pas se soucier des aspects matériels et donc de se concentrer à 100% sur la conduite sans être crispé par l’inconfort ou l’appréhension de l’accident.
Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il faille foncer vers la mort en toute insouciance…
;o)

Ce souci du bon équipement s’applique en priorité au casque et particulièrement à la visière qui doit être propre, sans rayures, sans impact, et si possible anti-buée (ce qui n’est pas le cas de celles des casques prêtés pour le stage, soit dit en passant).

Même approche pour la moto, avec une attention particulière pour les pneus.
Pour rouler sous la pluie, il est vital d’avoir un pneu bien gonflé et même conseillé de le sur-gonfler légèrement (environ 0,2 bar) pour que les sillons soient ouverts au maximum et évacuent l’eau au mieux.
Evidemment, cela suppose que ces rainures existent, donc de ne pas rouler en pneus lisses… Un pneu usé à 50% entraîne une perte d’adhérence de 20% sur chaussée mouillée. Une usure prononcée du pneu pourra par ailleurs entraîner un aquaplaning, c’est-à-dire une perte totale d’adhérence, particulièrement critique en cas de freinage appuyé. Méfiez-vous alors de tous les endroits où l’eau s’accumule pour former des flaques.
Si vous avez la possibilité de changer de monte avant la mauvaise saison, mettez des pneus à gomme tendre, ils monteront plus vite en température et adhéreront mieux que des gommes dures, mais chaufferont moins qu’en été et donc s’useront moins vite.
Mais gomme tendre ou pas, un pneu mettra toujours plus de temps à chauffer sous la pluie puisque le milieu environnant est froid. Il faut attendre beaucoup plus longtemps que d’habitude pour qu’il atteigne sa température usuelle. Pendant ce temps de chauffe, il reste froid, dur, glissant. Il importe donc de lui offrir le moins possible d’occasions de perdre l’adhérence.

Le principe de base de la conduite sur route mouillée consiste à rouler le plus souvent possible sur le sec.
C’est sûr que ça peut paraître bizarre comme phrase (elle est de moi), mais c’est bien l’idée.

Quand une moto roule (on verra plus loin pour le freinage), l’adhérence et la motricité résulte du contact de deux surfaces: le pneu et la route.
Le but est de conserver ces deux surfaces le plus chaud et le plus sec possible, pour trouver la meilleure adhérence.

Pour la route, on ne contrôle pas tout et même très peu.
La seule chose qu’on puisse faire est d’essayer de trouver la partie la plus sèche de la chaussée:
- rouler dans les traces des pneus des voitures nous précédant puisque ceux-ci ont évacué une partie de l’eau qui était sur la route ;
- aux ronds-points, rouler à l’intérieur, le plus loin possible du bord extérieur où se trouvent les fuites d’hydrocarbures et autres saletés glissantes ;
- éviter toutes les surfaces glissantes, bandes blanches, plaques d’égout, raccords de bitume, plaques en fonte de travaux, feuilles mortes, etc.

Se méfier particulièrement des petites pluies brèves et de la première heure de pluie, même forte: c’est là que remontent à la surface du bitume les hydrocarbures absorbés par la première couche de macadam. De moindre densité que l’eau, ils sont chassés de l’épaisseur du macadam et forment une pellicule extrêmement glissante avant d’être dilués dans un grand volume d’eau qui les évacue en ruisselant sur les côtés de la route.

En cas d’averse violente, une épaisse couche d’eau va se former, on va donc juste rouler moins vite, anticiper pour freiner très progressivement, ne pas pencher brusquement, tout ça.
La situation est plus piégeuse quand un orage d’été commence par quelques grosses gouttes, avec cette odeur caractéristique des pluies d’été. Les problèmes commencent quand vous percevez que les voitures devant vous laissent une trace sur la route, c’est signe que se forme cette pellicule glissante, mélange de poussière, de gomme, d’hydrocarbures et d’eau.

Après la pluie, se méfier aussi des endroits abrités du soleil et du vent (protégés par des feuillages, un mur…) sèchent beaucoup moins vite.

Pour le pneu, sous la pluie, on essaie de rouler toujours sur la partie la plus chaude, la bande de roulement, le milieu du pneu qui est en général le plus en contact avec la chaussée. Lui seul est véritablement chaud en surface car même si vous avez beaucoup roulé et que l’air à l’intérieur du pneu est chaud, la gomme en surface est elle en contact avec de l’eau froide.

Bref, toujours essayer de garder la moto droite et si on doit la pencher, le faire doucement, progressivement.

Attention, il s’agit bien de garder la moto droite, pas de rester droit soi-même !
Si on doit tourner, il faudra bien opérer le transfert de masses nécessaire à l’intérieur du virage pour faire tourner la moto (quand on est à plus de 37 km/h, vitesse à partir de laquelle entre en action la force gyroscopique qui implique le contrebraquage, on apprend ça au permis, j’ai halluciné que cela semble inconnu à certains participants).
Donc on va déporter le corps, déhancher légèrement, placer les épaules à l’intérieur du virage. Inutile que les fesses quittent la selle. Il s’agit juste de pouvoir prendre le virage sans avoir à freiner et sans élargir la trajectoire de la moto.

Dans la même optique, il faut toujours garder le pneu en mouvement et en motricité, sur sa bande de roulement donc. Ne jamais rouler au point mort et ne jamais débrayer, surtout en virage, pour conserver la motricité et donc la possibilité de manoeuvrer. Et ne pas bloquer les roues, bien sûr.

Ce qui implique une conduite “coulée”, souple, douce, progressive. Sur nos motos (je parle pour les bicylindres de grosse cylindrée), il est facile de rouler sur le couple (entre 3.000 et 5.000 tours/minute), sans aller chercher la puissance à haut régime.
On passe ses vitesses doucement et à bas régime (entre 3.000 et 4.000 tr/min), on réaccélère doucement et on rend les gaz doucement, pour éviter tout blocage de roue.

L’idéal est de travailler tout cela sur votre trajet quotidien, celui que vous connaissez bien, en repérant les pièges, les endroits glissants, les virages pour perfectionner le placement de la moto sur la route et du conducteur sur la moto.
Cela dit, et c’est le principal intérêt pratique du stage, il faut aussi savoir gérer l’urgence, les situations imprévues, et apprendre à ne pas avoir peur de balancer la moto sur l’angle quand il le faut, en évitement par exemple, que ce soit en ligne droite ou en virage.
C’est comme tout, ça se travaille, mais pas sur route ouverte.
Trouvez un parking, une piste, un bon bout de route droite déserte avec un revêtement en bon état, où vous pourrez pratiquer quelques exercices à basse vitesse, c’est là qu’on apprend le plus.

L’avantage du stage, c’est de pouvoir s’entraîner sur une piste adaptée, mouillée (voire détrempée) là où il faut, sur une moto qui n’est pas la sienne, avec des caractéristiques proches de la nôtre (même moteur, même cadre), et encadré par des professionnels (pas toujours super attentifs aux faiblesses de chaque élève, mais pros quand même).

La principale différence au niveau moto est que les R850R sont dotés du freinage EVO, mais sans ABS. Conséquence, ça bloque assez facilement. Alors on apprend à bloquer l’arrière sans paniquer, même sur plusieurs mètres, et aussi à bloquer très brièvement l’avant et à relâcher tout de suite, en première à 10 à l’heure, puis à 40, à 70…

Pas facile, y a un élève qui n’a pas relâché assez vite lors d’un essai, il est reparti dans l’ambulance des pompiers (un bon choc à la hanche, mais rien de grave, rassurez-vous).
Pour ma part, je suis devenu très bon en blocage de roue arrière et je suis resté très nul en blocage de roue avant. Avec l’ABS, je n’ai plus l’habitude de bloquer et j’appréhende beaucoup. Surtout que je garde les séquelles psychologiques d’une chute sur blocage de roue avant.
Et ce n’est pas en trois heures que cela pouvait disparaître…

10 commentaires

  • Merci,
    tout est bon y a rien a jeter!! j’ai trouvé ton site par hasard, j’y ai découvert beaucoup de choses, même si comme M. JOURDAIN, j’en faisais sans le savoir.. Maintenant je sais pourquoi.
    (Je pense sincèrement qu’il devrait être communiqué systématiquement à tout candidat au permis lors de sa formation).
    A plusieurs reprises, tu parles de la montée en température des pneus. Si personne ne doute de l’importance de cette phase préalable à la rotation du poignet droit, je n’ai aucune notion sur la meilleur technique à adopter. On voit certains qui imitent les pilotes de grands prix dans le tour de chauffe (mais les pneus n’ont rien à voir avec ceux de monsieur tout le monde). Bien sur je m’attends à une réponse du genre : ça dépend de la moto, de son poids, du type de pneus, de la route, de la température extérieure, si y a du vent si y en a pas…Malgré tout, quel est ton avis sur la question?
    Merci
    V

    Réponse

    Salut,
    En effet, la montée en température dépend de plusieurs paramètres. Non pas tant de la moto, mais surtout du type de pneus (gomme tendre ou dure) et de la température extérieure, celle du revêtement (le goudron chauffe plus vite que les pavés) et celle de l’air ambiant, sans oublier la vitesse de conduite. A l’évidence, un pneu tendre en été sur autoroute au revêtement abrasif chauffera bien plus vite qu’un Macadam 90X sur pavés en ville en hiver…
    Dans l’ensemble, à moins d’une conduite sportive sur circuit, il ne sert pas à grand-chose de faire des zigzags pour essayer de chauffer le flanc des pneus. Le simple fait de rouler (plus on roule vite, plus le pneu frotte et chauffe) suffit à chauffer l’air dans le pneu qui va aller chauffer l’ensemble de la carcasse.
    Pas de “technique” particulière donc, il suffit de rouler doucement pendant cinq ou dix minutes, puis d’accélérer progressivement.

  • Pour chauffer les pneus, il ne faut pas zigzaguer mais simplement faire une succession d’accélérations/freinages.
    C’est lors de ces deformations que l’ensemble de la carcasse du pneu s’echauffe.

    Autrement trés bon site, utile et plaisant a lire.
    Bravo !

  • Bonjour,
    j’ai posté hier soir, (au rayon pneus) je n’avais pas vu cet article.

    En fait mon problème, c’est la prise d’angle sur le mouillé.
    On ne peut quand même pas se balader à 37km/h sur route sinueuse et humide :o )

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    Réponse

    Non, mais on peut limiter la prise d’angle en se penchant pour tourner avec la moto la plus droite possible.

  • excellents conseils auxquels ils manquent deux précisons importantes à mon sens: 1) savoir faire des compromis entre parties de la chaussée les moins humides et éviter les raccords de bitumes parfois très glissants ou boues , feuilles mortes,etc….; et surtout déterminer les trajectoires en virage par rapport au meilleures conditions d’adhérence en priorité (faut avoir de bon yeux et anticiper davantage!) 2) Pour avoir de bon yeux, faut pas forcément se pencher; et contrairement à ce que tu as dit sous la pluie, il suffit de maitriser la position enduro avec un dos neutre sur la route ou comme l’enseigne aussi l’AFDM, position une fois mâitriser qui à l’exrtême avantage, parmi bien d’autres sur la route, de récuper bcp plus facilement un dérapage imprévu en virage; et de diminuer les forces de transfert latéral des masses, avec moins de brutalité et plus de fluidité.(on n’est pas sur la piste, à la recherche du passage en courbe le plus rapide sur du mouillée!!!)

    je ne suis qu un humble motard de 49 ans qui roule par tout temps 40.000km par an, humble enseignant aussi de la conduite moto et qui vient tout juste de créer une association de formation du motard dans l’yonne dont je te ferais part ultérieurement de la communication dès qu’elle sera terminée! suis plus connu chez les motards de ma région sous mon pseudo: “Cousin hub”

    dans l’attente de ta réponse et je ne prétends pas détenir la bible! j’aime bien partager et discuter!

    j’ajoute une référence supplémentaire et plus connue.Elle concerne la conduite en rallye sur route (par tout temps) de Serge NUQUES pour lesquels vous noterez la position de conduite dont j’ai fait allusion. Enfin, je reconnais qu’il est difficile de se remettre en question (quand on a pris certaines habitude avec l’illusion de tout mâitriser), d’accepter de régresser un certain temps pour maitriser et être à même de comparer une nouvelle méthode de conduite.

    Pour ma part je roulais comme vous sur la route, avec la viande dans les virages, mais je suis quelqu un qui est toujours en quête d’apprentissage et de remise en question! et ouvert à la discussion!

    j’ai cité l’AFDM comme un exemple parmi d’autres. Je viens de me rendre compte que cela pourrait prêter à confusion sur mes réelles intentions, et précise que je n’en fais pas parti!

    Cousin hub

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    Réponse

    Salut Hubert,

    J’ai regroupé tes trois commentaires en un seul.
    Y a pas de mal à citer l’AFDM, je parle de leur position “en Y” dans l’article sur les manières de prendre un virage.
    Par contre, je ne suis pas convaincu qu’il existe une seule et meilleure position pour prendre un virage, que ce soit sur le sec ou le mouillé.

    Bonne route à toi !

    • une precision pour les motards qui roule 40000kms /an , lors de vos changement de pneu faites attention a ne pas tomber !!! n’est cepas Mr hubert ……….

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      Réponse

      Je suppose que l’allusion à Hubert relève de la “private joke”…
      Comme beaucoup, je souris quand le mécano me rappelle de roder un pneu neuf sur 100 km. C’est bon, c’est pas la première fois que je change de pneu… Mais d’un autre côté, je sais qu’il en a l’obligation professionnelle et que c’est parfois utile. Un chef d’atelier m’a raconté comment un “vieux” motard l’avait un jour envoyé balader lors du rappel de ces consignes… puis était revenu la queue entre les jambes un quart d’heure plus tard, après s’être gamellé pour avoir accéléré trop fort à un redémarrage.
      Comme quoi, ça arrive !

  • Bonjour à toutes et à tous,
    Pour ma part, je n’ai pas (encore) pu participer au stage “Pluie et nuit” proposé par BMW sur le circuit de Trappes (78). En revanche, j’ai fait le stage “Perfectionnement” d’une journée en novembre 2007. Je dirai simplement qu’au-delà d’une remise à niveau certaine de ses capacités de pilotage, ces cours ont, à mon avis, surtout le grand mérite de faire gagner en assurance et en confiance en soi. On a moins “peur” de notre superbe destrier ;) Savoir ce que peut supporter une moto moderne, connaître ses limites (réelles et non supposées) et remarquer que l’on est bien loin de l’y amener est “bon pour le moral” ! Le moniteur nous avait ouvert les festivités le matin en nous disant que : “la moto ne tombait pas toute seule, mais que c’était toujours le pilote qui la faisait tomber”. Etonnant au départ, mais tellement vrai après une journée remplie de cours théoriques et d’une multitude d’exercices pratiques de freinage d’urgence, de prise d’angle et de virages en tous genres, de manoeuvres d’évitement…
    Je reste persuadé que le calme, la sérénité et l’expérience de milliers de bornes parcourus par tous les temps donnent le meilleur gage de sécurité au pilote sur la route, mouillée ou pas. La moto se pilote avec la tête, si cette dernière est “froide”, le pilote saura tirer partie de son acquis et prendra en compte au mieux la situation qui se présentera à lui. “Le mouillé n’est pas (uniquement) dans la tête”, les conditions d’adhérence sont immanquablement modifiées, mais c’est la tête qui fait qu’on les appréhende plus ou moins bien, que “l’on serre les fesses” ou pas, qui fait, tout simplement, la différence entre un “motard de tous les jours” et le “motard du dimanche” qui ne sort sa machine que par beau temps et pour des (courts) trajets urbains. Un peu méchant, je le reconnais volontiers, mais souvent tellement vrai !
    Bonne année à toutes et à tous.
    Appel de phare d’un 1200 GS 2008 (bleu) ;)

  • Si vous etes surpris par une pluie sur route et vous n’avez pas aucun produit, le tabac de la cigarette frotter legerement et soigneusement, sur la surface de l’ecran peut eviter la formation des gouttelettes et, permetre une bonne visibilité.
    Solution empirique au Bresil qui fonctionne.
    Bon Voyage a tous du Bresil !!!

    - – -

    Réponse

    Les particules de tabac collées par la pluie sur l’écran ne risquent-ils pas de gêner la vision plus qu’autre chose ?
    On n’aura peut-être pas de gouttelettes, mais on n’y verra pas forcément mieux…

    - – -

    Excusez moi, puisque je croix que je n’ait pas expliquer aussi bien.
    Aprés passer le tabac, il faut enlever (netoyer) les particules du tabac.
    Je ne sui pas chimiste, mais je croix q’il y a une substance dans le tabac qui evite que des gouttelettes se forme, et qui laisse une superficie lisse et, bonne a voir.
    Merci encore une foi pour votre attention.

  • J’ai passer mon permis gros cube à 60 balai et est obtenu mon permis en aôut 2009.
    Je trouve votre site vraiment très bien et surtout avec des explications tres détaillées qui m’ auraient permis de ne pas me casser la figure dans un rond point à 20à l’ heure mais sur route mouillée.
    J’ai un fazer 600, est ce une moto adaptée pour un vieux novice ?
    En tout cas bravo et encore un grand merci pour toutes les explications.Il me reste plus qu’ à bouffer des KM, 5600 depuis aôut et je pense en faire aussi pendant l’ hiver.
    à+ raymond

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    Réponse

    La Fazer 600 peut convenir. C’est une moto un peu haute, avec un moteur de sportive, un poil trop puissante pour débuter, mais ça peut se faire.
    Je conseille en tout cas d’y aller très doucement et de préférer des pneus sport à gomme tendre pour une meilleure adhérence.
    Menés avec une conduite souple, ils tiendront assez longtemps.

  • bonjour,
    un exercice simple, sur du mouillé ou des gravillons,
    a faible vitesse, environ 15, 20 km/h, moto droite et en roulant parfaitement droit, tester le blocage de la roue arrière ( si abs jusqu au déclenchement ) puis idem avec le frein avant ( en prenant soin de ne pas freiner par a coup ce qui fait bouger la fourche et changer la pression du pneu avant au sol ) puis les deux freins.
    que se passe t il, rien de grave, la moto reste droite.
    la chute sur un blocage de roue ( avant ou arrière ) n intervient que si la moto n est pas droite au moment du freinage ou si lors du freinage de la roue avant le conducteur braque en meme temps sa roue.
    cela nous rappelle la technique de l évitement ou il faut attendre de redresser sa moto avant de freiner.
    donc si on arrive trop vite dans un virage ou si une voiture deboite, il faut effectuer un freinage puissant tant que la moto est droite ( diminuer au maximum sa vitesse ) puis se forcer à relacher les freins avant d engager le virage ou d effectuer l evitement.
    cordialement

    - – -

    Réponse

    Bref, c’est à peu de choses près la mise en application de ce qui est écrit dans l’article “Savoir freiner

  • bonjour Fabien,

    Je m’étonne de ce que tu préconises une tenue de pluie complète. Les tenues moto (veste et pantalon) seraient-elles pas si étanches que ça ? Pour le moment, j’ai à peine roulé sous la pluie et ça ne m’a pas posé de souci sans veste de plui, mais je n’ai pas subi de tempête.

    Pour le rain X, ranger son casque dans sa housse supprime t-il la pellicule ?

    - – -

    Réponse

    Quand tu prends vraiment une grosse pluie pendant des heures, aucun vêtement respirant ne résiste. Seule une tenue de pluie non respirante permet de rester au sec, et encore, à condition que l’eau n’entre pas par le col et/ou les emmanchures.

    Pas de souci pour ranger le casque dans sa housse, sauf à vraiment frotter l’écran avec.


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